Le lendemain :
Éric avait parlé et planifié avec son médecin son départ pour Austin. Le centre avait une place pour lui dans deux jours. Il était heureux, au moins Tami n'aura plus à faire des aller- retour incessant à l'hôpital. Elle pourra se concentrer sur son emploi au lycée. Buddy était passé ce matin et c'était arrangé que Tami retourne au lycée de Dillon Est pour cette année. Il avait demandé à Buddy aussi de s'occuper de stopper la vente de sa maison. Il avait tous planifié, Tami et Grace resteront a Dillon et lui partira à Austin. Le médecin lui avait dit que les frais médicaux seraient pris en charge par le club des Panthers. Éric ne voulait pas mais les fans, les joueurs ainsi que l'équipe avait insisté et que c'était non négociable. Ils regrettaient amèrement d'avoir suivi McCoy à l'époque. C'était une façon pour eux de se faire pardonner. Éric fini par accepter, au moins Tami n'aurait pas besoin de se tuer à la tâche pour payer sa rééducation. Buddy lui avait parlé de l'enquête en cour sur son accident, le responsable était le coach McGregor. Il lui raconta tous ce qu'il avait trouvés sur lui dans son appartement. Éric était vraiment secoué qu'on pouvait tuer juste par jalousie, de plus ce mec il l'avait croisé deux ou trois fois dans sa vie. Quand Buddy parti, Éric resta seul, pensif, devant la fenêtre de sa chambre, il pensait à comment il allait annoncer son départ à Tami, surtout sans elle. Il savait dans son fond intérieur qu'elle le prendrait mal.
Quelques heures plus tard, Tami et Julie arrivèrent dans la chambre.
Tami : bonjour mon amour
Julie : bonjour papa, comment vas-tu ?
Éric : bonjour, ça peut aller aujourd'hui. Je suis mieux dans cette chaise que dans mon lit c'est certain.
Tami : tant mieux. Je crois qu'il faut qu'on parle sérieusement Éric. Buddy est venu me voir tout à l'heure. C'est quoi ces histoires de poste à Dillon Est et de stopper la vente de la maison ?
Éric : écoute Tami, je ne veux pas que tu te retrouves à la rue et sans emploi quand je serai parti à Austin.
Tami : tu pars à Austin ? Mais quand ? Pourquoi tu…
Éric : je pars seul à Austin dans deux jours. Et toi tu resteras ici à Dillon Est. C'est pour ça qu'il fallait faire quelque chose pour ton emploi et la maison.
Tami : mais Éric, je veux venir avec toi à Austin, je veux rester à tes côtés. Pourquoi tu me mets à l'écart comme ça ? Depuis ton accident je ne compte plus.
Éric : je t'aime plus que tout Tami. Je veux te préserver le plus possible. Je veux que tu penses à toi et à toi seul. Je veux que tu continues à vivre, à t'épanouir avec ses jeunes que tu remettes dans le droit chemin scolaire. S'il te plaît Tami, comprend moi.
Tami les larmes aux yeux : comment veux-tu que je continue à vivre comme si rien ne c'était passé. Tu te souviens le jour de notre mariage, je t'ai épousé pour le meilleur et pour le pire. Et quand tu t'es réveillé, souviens-toi de ce que tu m'as dit, on traversera cette épreuve ensemble. Tu l'as déjà oublié on dirait. (Elle sorti de la chambre en colère et en pleure).
Éric resta silencieux, la larme à l'œil. Julie se décida à briser le silence.
Julie : papa ? Ne t'inquiète pas, maman va revenir.
Éric : je savais qu'elle le prendrait mal mais pas à ce point. Tu sais ma chérie, j'aime ta mère.
Julie : si tu l'aimes pourquoi tu n'acceptes pas qu'elle vienne avec toi ?
Éric : j'ai vu sa réaction quand ils m'ont cloué dans ce fauteuil. Je sais en quoi consistent ces centres de rééducation. Julie, ce que je vais te dire personne n'est au courant. C'est un mauvais souvenir pour moi.
Julie : d'accord papa, je t'écoute.
Éric : quand j'avais 12 ans, ton grand père a eu un grave accident qui la paralyser partiellement. Pendant 6 mois, ta grand-mère et moi l'avons suivi dans son centre de rééducation, on n'y a habité même. J'ai été traumatisé pas cette période-là, tu ne peux pas savoir à quel point tu te sens inutile, fragile émotionnellement aussi. Voir un être cher se battre tous les jours pour apprendre à marcher de nouveau. Combien de fois j'ai retrouvé ma mère en pleure dans notre chambre ? Combien de fois je l'ai consolé ? Combien de fois j'ai vu mon père souffrir silencieusement pour nous préservait ? Après cette période, mes parents se sont séparés pendant quelques mois, histoire de faire le point. Moi j'étais en ballottage entre un père qui reprenait petit à petit son train-train quotidien sans sa femme, et ma mère qui avait pris un abonnement chez un psy. Aujourd'hui encore quand je les vois, je pense à cette période. Je suis heureux pour eux de s'être retrouvé mais moi je n'ai jamais pu oublier, et mes rapports avec eux n'ont jamais été comme avant. Tu comprends maintenant Julie ! Je veux vous préserver de tout ça. Je ne veux pas vous perdre toutes les trois.
Julie : oh papa, je suis désolé. Pourquoi tu n'en parles pas à maman ?
Tami entra dans la chambre au même moment, elle avait tout entendu de la conversation.
Tami les yeux qui brillait : Éric pourquoi tu m'en n'a jamais parlé ?
Éric les yeux qui brille également : je ne sais pas ! J'ai jamais pu en parler à quiconque. Je suis désolé Tami.
Tami : je t'aime Éric. Je respecterai ton choix mais a une condition.
Éric : laquelle ?
Tami : hier, tes joueurs sont venus chez nous pour discuter et Jason veut t'accompagner. Il veut t'aider comme tu l'as aidé, comme Herc l'a aidé. S'il te plaît Éric, fait le pour moi, je serai plus rassuré si tu n'étais pas seul pour traverser tout ça.
Éric, par amour pour sa femme, accepta de mettre sa fierté de côté et de se faire aider par un de ses ex-joueurs.
Tami : merci Éric, je t'aime.
Éric : moi aussi je t'aime Tami. Je veux que vous m'accompagniez toutes les trois, après-demain au centre, m'aider à m'installer là-bas.
Tami : bien sûr Éric.
Julie : oui papa on t'accompagnera. Et Grace aussi je ferai le nécessaire. Tu sais ça l'intimide un peu de te voir dans ce fauteuil, immobile.
Éric : merci mes amours. Et je veux que tu dises à Grace que je comprends parfaitement et que je ne lui en veux pas. Et sinon j'ai eu l'autorisation du médecin pour rentrer chez moi jusqu'au départ. Et ce qu'il y a une place pour moi.
Tami : oh c'est merveilleux.
Julie : Oh papa, est ce qu'on peut organiser une petite fête avant ton départ. Juste les amis et les joueurs ?
Éric : oui pourquoi pas mais pas ce soir je suis fatigué.
Tami et Julie rentrèrent à la maison pour préparer le retour d'Éric dès ce soir. Pendant ce temps, le médecin examina Éric et donna les dernières consignes pour l'aide-soignante qui l'accompagnera chez lui pour l'aider. Ensuite le personnel médical conduisit Éric jusqu'à une ambulance dehors. Éric avait des sentiments mitigés, il était heureux de rentrer à la maison pour un court moment, il détestait les hôpitaux, mais au moins il était à l'abri des regards curieux et indiscrets. En tant que coach il y était habitué mais depuis qu'il était paralysé il n'aimait pas qu'on le dévisage, la pitié dans le regard des gens. Éric appréhendait également de se retrouver en famille. Quand le médecin lui avait annoncé la bonne nouvelle il était tellement heureux de quitter l'hôpital qu'il n'avait pas pensé que dorénavant les taches de la vie quotidienne gênante pour lui se feront devant sa famille.
Chez les Taylor:
Tami attendait avec impatience son mari. Julie avait appelé Buddy et les joueurs pour organiser une petite fête avant le départ de son père, mais que sa mère ne voulait personne ce soir à la maison. Les amis comprenaient parfaitement que les Taylor avaient besoin d'intimité.
L'ambulance arriva enfin devant la maison. Le médecin porta Éric pendant que l'aide-soignant déplia le fauteuil. Tami alla les rejoindre, mais elle s'aperçue que l'ambulance avait attiré les curieux du voisinage. Éric s'en aperçu aussi et supplia du regard Tami de l'emmenait rapidement à l'intérieur de la maison.
Une fois à l'intérieur de la maison, Tami installa Éric dans la salle à manger, Julie et Grace étaient là.
Julie : c'est super de te revoir ici papa. On t'a préparé ton repas préféré pour ce soir.
Éric : merci c'est gentil mais tu sais je n'ai pas très faim en ce moment et je suis fatigué. Ça va Grace ?
Grace : oui papa ça va, je suis désolé d'être pas venu te voir. Tu m'en veux ?
Éric : mais bien sûr que non ma chérie. Je peux comprendre ce que tu ressens.
Grace embrassa son père, heureuse qu'elle ne lui en veut pas.
Éric : je t'aime ma chérie. Je vous aime tous et je suis très heureux d'être ici mais comme je vous ai dit je suis très fatigué. (Il s'adressa à l'aide-soignante) vous pouvez m'emmener au lit s'il vous plaît ?
Aide-soignante : oui bien sûr allons s'y. Madame, vous pouvez me montrer où je dois l'installer et m'aider un peu.
Tami : oui j'arrive.
Tami emmena l'aide-soignante et son mari dans la chambre conjugale, Éric ne protesta pas. L'aide-soignante demanda à Tami de soutenir son mari pendant qu'elle détache Éric de son fauteuil, puis elle le porta dans son lit, Tami le borda et l'embrassa sur le front en lui disant bonne nuit.
Grace : pourquoi papa ne mange pas avec nous ?
Tami se voulant rassurante: je suppose qu'il a eu une journée fatigante et préfère dormir que manger. Vous s'inquiéter pas les filles, votre père ira mieux demain.
Dans le fond Tami était aussi inquiète mais elle se doutait bien que la scène de tout à l'heure avec les voisins n'était pas étrangère à son comportement. Elle, ce promis d'avoir une conversation avec lui plus tard.
Vers 23H, les filles allèrent ce coucher et Tami aussi. En entrant dans la chambre elle trouva Éric pensif, les yeux ouverts et un peu brillant.
Tami : ça va mon amour ? Qu'est ce qui ne va pas ?
Éric : je suis désolé d'avoir gâché le repas familial. Je n'étais pas prêt à faire face à mes filles pour le manger. C'est déjà gênant pour moi qu'on me nourrit comme un enfant en bas âge. Je supporte plus d'être dépendant des autres.
Tami : ce n'est rien Éric. Raison de plus pour te battre et redevenir un homme droit et charismatique.
Tami se mit à l'embrasser, de plus en plus passionnément. Éric la stoppa net en lui expliquant qu'il ne savait pas si son « matériel » fonctionnait encore et qu'il ne pouvait pas bouger.
Tami : laisse-toi faire mon amour, tu sais même les handicapés fait l'amour. On n'en n'a besoin tous les deux. .
Tami se mit à lui faire des massages du cuir chevelu, puis l'embrasser les lobes, des petits massages sur le cou, sur le visage. Éric ferma les yeux est ce concentrait sur les caresses de sa femme. Il sentit qu'il perdit le contrôle de lui-même, Tami accéléra le rythme et descendait un peu plus bas, au niveau du torse, elle savait qu'il avait aussi des sensations là. Soudain, Éric explosa et se mit à embrasser sa femme fougueusement. Son sexe se dressa et ils se regardèrent heureux comme jamais, ça fonctionnait. Tami se mit à califourchon sur lui et guida le sexe d'Éric dans le sien. Tous deux jouissaient comme jamais. Après un moment, Tami et Éric étaient couchés l'un à côté de l'autre, le calme de leur ardeur retrouvé, heureux de cet retrouvé intimement.
Éric : merci ma chérie, je t'aime ! Grâce à toi je suis redevenu l'ancien Éric. Je ne pensais pas être capable de faire l'amour depuis l'accident.
Tami : moi aussi je suis rassuré. Je t'aime mon amour. Promet moi de te battre pour nous, pour nos filles et pour toi aussi. Je ne veux pas que tu fasses une croix sur ta vie de coach.
Éric : je me battrai pour vous et pour moi je te le promets. Je ne supporte plus d'être dépendant d'autres personnes. Je veux que tu me fasses également une promesse ma chérie
Tami : oui ?
Éric : je veux que tu penses à toi.
