Chapitre 6
Wouah ! Je viens de voir le final de la saison 5. Dur, dur ! Pauvres de nous, petits spectateurs, qui allons devoir attendre la rentrée prochaine pour avoir la suite. Bref, cette fin m'a inspirée même si les histoires ne se recoupent pas vraiment, enfin, voici la suite.
Et Mrs Elizabeth Darcy, d'abord merci pour ta review et je suis désolée mais les mois ne vont pas spécialement passer vite. ^^
Enjoy =)
Booth recherchait dans le hublot les quelques nuages qu'il pouvait à peine apercevoir dans la noirceur de la nuit, tentant de canaliser sa rage pour ne pas égorger l'homme assis à ses côtés. Il revit le visage de Bones lorsqu'il avait fermé derrière lui la porte de son appartement et qu'il lui avait confié ses clefs. Il resserra sa prise sur l'accoudoir et ferma les yeux. Cela faisait déjà trois heures qu'ils avaient décollés, il leur restait encore au moins neuf heures pour rejoindre leur escale à Paris et il ne décolérait pas.
Se sentant sur le point de craquer, il se leva, enjamba le siège de son nouveau collègue, amplifiant ses mouvements pour le bousculer au passage alors que celui-ci dormait. Il rejoignit les toilettes en vitesse et rentra dans la première cabine inoccupée qu'il trouva. Il posa ses deux mains sur le rebord du lavabo et souffla un bon coup. Un coup d'œil dans le miroir lui apprit qu'il allait devoir relaxer son visage s'il ne voulait pas effrayer les gens sur son passage. Il frotta ses yeux de ses mains et se remémora encore une fois ce qu'il s'était passé hier soir.
"L'agent Marsters était assis sur les marches à côté de la porte d'entrée de Booth. Tempérance repris sa main et ramena son bras contre son corps tandis que Seeley s'avançait pour ouvrir la porte. Ils saluèrent tout deux l'agent et après un signe de tête ils rentrèrent tous les trois dans l'appartement.
- Que me vaut l'honneur de ta visite.
James Marsters qui était en train de reluquer discrètement Brennan se détourna vers Booth et lui répondit d'une voix calme.
- C'est confidentiel.
Booth vit l'agent regarder avec insistance Bones qui le défiait du regard. Il intervint avant que les choses ne s'enveniment.
- Marsters, c'est ma partenaire, tu peux parler devant elle.
- Non ! Si Cullen ne voulait pas qu'elle soit au courant, je suppose qu'il a une bonne raison. Donc soit tu demandes à ta copine de sortir dix minutes soit nous sortons.
Au vu du regard peu amen que lui lança Bones, Booth préféra sortir sur le palier avec l'agent avec qu'elle ne lui saute dessus. Il referma la porte soigneusement et posa ses mains sur ses hanches, exposant inconsciemment son arme.
- Alors, qu'y a t-il de si important ?
- Notre avion décolle à 21h20.
- Quoi ? Mais non, Cullen a dit qu'on partait demain.
- Les vols sont complets … Et oui, même pour des agents du FBI. Il a réussi à nous trouver deux places sur un charter ce soir donc on part ce soir, point.
Réprimant l'envie d'arracher les yeux de l'homme face à lui, il se contenta d'acquiescer. Il le salua une dernière fois alors qu'il descendait les marches. Booth souffla un bon coup pour se donner du courage et rentra dans son appartement. Bones était assise sur son canapé en train de zappé les chaînes de télévision sans même prendre la peine de voir ce qui se passait."
Deux coups secs à la porte de la cabine le ramenèrent dans l'avion. Il se regarda une nouvelle fois et sortit pour voir une hôtesse.
- Excusez-moi Monsieur, mais nous traversons une zone de turbulences, pourriez-vous rejoindre votre siège et attachez votre ceinture, s'il vous plaît.
- Bien.
Il partit avant de remarquer à quel point cette femme lui faisait les yeux doux. Il s'assit à nouveau sur son siège, donnant un coup de pied dans les genoux de l'agent au passage. Son regard dirigé vers le hublot, il repartit dans ses pensées, incapable de dormir avec toutes ces choses en tête.
Les tic tic des touches de clavier frappés résonnaient dans le bureau de Bones. Incapable de penser à autre chose qu'au départ de son partenaire chez elle, elle était venu à l'institut Jefferson pour avancer dans l'enquête. Elle était arrivé il y a vingt minutes et en était encore à consulter les mails qu'elle avait reçu ce week-end. Après avoir fini, elle éteint son ordinateur et partit examiner le squelette.
Tout était silencieux, elle prit deux minutes pour apprécier le calme de la nuit et se concentrer. Sur la plateforme, le corps était exactement comme elle l'avait laissé. Seul le crâne avait été rajouté, sûrement reconstitué par M. Vaziri. Elle vérifia son travail avant de reprendre le sien. L'examen complet fini, elle reprit la direction de son bureau pour faire son rapport sur les circonstances de la mort de l'homme. Elle alla ensuite dans le bureau d'Angela voir si elle avait trouvé l'identité de la victime ou pas. Elle repartit bredouille dans son bureau et se fit un café pour tenir le reste de la nuit. Elle s'installa ensuite avec sa tasse et son ordinateur portable sur son canapé. Une fois le dossier de son nouveau roman ouvert, elle voulut laisser libre cours à ses idées mais tout ce qui lui venait en tête étaient les souvenirs de la veille.
"- Alors, qu'avait-il de si important à te dire ?
Sa voix claqua dans le silence du salon. Il sourit légèrement et vint s'asseoir à côté d'elle. Son bras au-dessus de ses épaules, il la ramena un peu contre lui. Il lui embrassa le haut du crâne avant de répondre.
- Je me trompe ou tu ne l'aimes pas trop ?
Elle tourna la tête vers lui.
- Non tu ne te trompes pas mais ne changes pas de sujet.
Booth enleva son bras et se releva.
- Tu veux quelque chose à boire ?
- Booth !
Elle l'entendit soupirer de la cuisine et partit le rejoindre. Il la regarda s'approcher et laissa tomber la sentence.
- Je pars ce soir. Mon avion décolle à 21h20.
Il y eut un petit silence avant qu'elle ne soupire. Elle s'avança encore jusqu'à pouvoir sentir son souffle sur son visage.
- Je crois qu'on va arrêter de venir chez toi.
Il leva les sourcils en signe d'incompréhension.
- A chaque fois, tu m'annonces des nouvelles qui ne me plaisent pas du tout.
Il lui sourit doucement. Sa main remonta jusqu'à sa nuque qu'il ramena encore plus près de lui pour pouvoir l'embrasser. Bones s'écarta rapidement.
- Tu dois partir à quelle heure ?
- Vers 19 heures.
Elle jeta un coup d'œil à l'horloge du four avant de se retourner vers lui avec un grand sourire.
- Hmm, ça nous laisse trois bonnes heurs à occuper. T'aurais pas une petite idée.
Tout en parlant, elle passa ses mains sous le tee-shirt de Booth et lui enleva avant de le jeter par terre. A présent, elle faisait le contour de ses pectoraux. Les yeux plongés dans les siens, elle essaya d'enregistrer cette image de Seeley, torse-nu sous ses doigts avec un sourire à damner une nonne. Il combla l'espace entre eux et l'embrassa de nouveau, la plaquant contre le plan de travail.
- Je t'aurais bien proposé une partie de Scrabble mais ton idée semble beaucoup plus intéressante.
Il passa à son tour ses mains sous le tee-shirt de Bones qui partit rejoindre rapidement celui de Booth par terre, il la souleva légèrement afin qu'elle se retrouve assise sur le plan de travail. Elle s'attaqua rapidement à la boucle de sa ceinture pendant que sa bouche descendait dans son cou. Alors qu'elle allait passer ses mains dans son caleçon, il intercepta ses poignets qu'il ramena au dessus de sa tête.
- Vous n'êtes pas vraiment une fille sage, Dr Brennan.
- J'y peux rien si tu me fais cet effet-là.
Il la vit mordre sa lèvre inférieure, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration accéléré et ses pommettes commençaient à rougir. Pour lui c'était cette image qu'il voulait garder en tête pour les prochains mois. Il plongea à nouveau sur ses lèvres, ayant besoin de la sentir tout contre lui."
Le voyant des ceintures s'éteignit lorsque les moteurs de l'avion se coupèrent. Les deux agents récupérèrent leurs affaires et descendirent de l'avion. Après avoir récupéré leur valises, ils se dirigèrent vers la porte d'embarquement de l'avion pour Dublin. L'aéroport était bondé, partout des gens criaient, d'autres courraient, d'autres encore étaient perdus et restaient plantés en plein milieu des couloirs, gênant le flot de passagers sans s'en rendre compte. Deux enfants de moins de dix ans passèrent rapidement devant eux, l'un d'eux percuta la jambe de Marsters et tomba. Après lui avoir lancé un regard glacial, l'agent continua sa route comme si de rien n'était. Booth, lui, se baissa et aida le petit à se mettre sur ses jambes.
- Tu n'as mal nulle part ?
L'enfant le regardait avec de gros ronds, visiblement il ne parlait pas français. Booth lui sourit doucement et se releva pour rejoindre Marsters. Il adressa un petit signe de main au garçon et disparut dans la foule. Retrouvé un blond décoloré dans la foule ne fut pas bien difficile.
- Pourquoi tu l'as aidé ?
- C'est un gosse. Pourquoi, toi, tu ne l'as pas aidé ?
- S'il faisait plus attention, il ne serait pas tombé. Et si tout le monde l'aide à chaque fois qu'il en a besoin, il se reposera toujours sur les autres sans savoir se débrouiller seul.
Interloqué, Booth regarda attentivement Marsters qui gardait les yeux rivés sur le panneau des départs. Avec un sourire en coin, Booth reprit la parole.
- Laisse-moi deviner. Personne n'était là pour te ramasser, toi ?
Marsters se retourna vers lui et le regarda droit dans les yeux avant de répondre.
- Exact.
Il fit une grimace mais n'ajouta rien de plus. Leur avion fut annoncé dans les hauts parleurs et ils se dirigèrent vers la porte indiquée. L'enregistrement des bagages fait, ils s'installèrent sur les sièges dans l'attente du bus qui les emmènerait jusqu'à l'avion. Le silence reprit place entre eux. Ils décollèrent une heure plus tard. Le voyage fut beaucoup plus rapide cette fois parce-qu'à peine deux heures plus tard, ils atterrissaient enfin sur le sol irlandais.
Durant le vol, Marsters avait eu le temps de lui parler de leur mission. Infiltrer un réseau de terroristes leur impliquait de créer une nouvelle identité, un nouveau passé. Il apprit aussi que Marsters avait déjà réussi à prendre contact avec eux via un mec arrêté il y a un mois. Le FBI avait passé un marché avec lui pour qu'il les introduise tous les deux dans le réseau. A leur descente, ils allaient devoir loué une voiture et continuer leur voyage vers Glendalough. Le réseau étant caché dans les montagnes de Wicklow. A partir de là, ils devraient les retrouver et amasser le plus de preuves possibles contre eux et espérer un nouveau projet pour intervenir au plus vite puisque Cullen voulait les prendre en flag.
Ils obtenirent rapidement leur voiture, une petite clio noire, autant dire que Booth avait l'impression d'être couché par terre. Il fut convenu que les deux agents se partageraient la conduite à tour de rôle. Ils firent un pile ou face pour savoir qui commencerait et Marsters gagna. Ils prirent donc la route. Booth observa le paysage défiler et repartit dans ses pensées.
"Bien calé entre ses jambes ouvertes, Booth défit le soutien gorge de Bones de sa main gauche tandis que la droite tenait toujours ses deux poignets contre le placard. Il sentait la respiration de Bones s'accélérer contre sa bouche alors qu'il massait un de ses seins.
- C'est pas juste, lâche-moi.
Il l'observa le souffle court. Elle se débattait pour récupérer ses poignets alors il les lâcha doucement. Elle lui sourit et reprit ses activités. Une fois son pantalon ouvert, elle l'aida à le faire glisser le long de ses jambes, puis se releva et se colla à lui des pieds à la tête. Il reprit ses lèvres sauvagement pendant qu'elle passait ses mains sur ses fesses sous son caleçon. Il défit à son tour le bouton de son pantalon puis la leva pour l'en débarrasser. Le dernier rempart contre l'objet de ses désirs rejoignit bientôt la pile de vêtements par terre. Mais alors qu'il enlevait son boxer, une idée vint le perturber.
- Et merde.
Surprise, Bones s'écarta légèrement.
- Quoi ?
- J'ai plus de préservatifs.
Elle rigola doucement puis après deux secondes de réflexion, elle l'embrassa de nouveau.
- Tu as confiance en moi ?
- Bien sûr.
- Alors c'est parti. Je prends la pillule donc pas de risques et la dernière fois que j'ai fait le test c'était bon.
- Pareil pour moi.
Il répondit à son sourire et l'emmena dans ses bras sur le canapé."
Un coup de klaxon et un virage sec le ramenèrent à la réalité brutalement. Il se frotta les yeux tandis que Marsters remontait l'allée tortueuse doucement. Enfin ils virent un chalet en bois qui semblait confortable. Ils descendirent tous deux et prirent connaissance de ce qui serait leur refuge pour plusieurs mois à partir d'aujourd'hui.
