Voici la suite de cette histoire, en espérant que ca vous plaise
Bisous !

Lilly tragdie : Merci pour ton message, ça fait toujours du bien d'entendre l'avis des autres. J'avais peur que le fait de mettre Chad en premier plan ferait fuir n'importe qui. Enfin, je trouvais que pour faire mieux évoluer une relation, il fallait montrer la vision des deux parties.

Pour l'amitié entre Yumi et Xana… Je ne sais pas. Disons que je savais que l'humour d'Odd allait être difficile au départ pour Xana, et qu'Ulric serait trop borné… Aussi borné que Yumi en fait, mais je sais pas… Ca était un coup de poker. Mais ne t'inquiète pas, il va peu a peu se lier au reste du groupe…
Et tant mieux que cette histoire te plaise XD

Menu : Colère a la poêle, Psychiatre perdue, et révélation patriarcale…
Qu'est ce que l'on ferait pas pour sa famille.

Ps: Il y aura, pendant ce chapitre et pour d'autres, mentions de la communauté LGBT (Normal, c'est une romance homosexuelle ) dit avec des mots sortant de la bouche d'ignorants... Donc ayez pitié, et ne pensez pas que je partage cette opinion.
Toute opinion n'engage que le personnage ! C'est lui la cible !

Sur ceux, bonne lecture, et bisous !

Chapitre 06 : Pourquoi ?

Jour 36 :

Suite a l'escarmouche avec Nicolas et Hervé, les gens m'évitent encore plus.
Déjà, j'ai des bandages sur mes mains et mes bras, et le haut du nez devenu violet, mais en plus, Nicolas est resté deux jours à l'hôpital.
Le premier pour les points de suture et les examens cérébrales et le second pour l'apposition définitive d'un plâtre sur le nez et pour qu'il puisse comâter tranquille en attendant les résultat des examens. Résultat brillant : Il est aussi bête qu'avant mes coups.

Cependant maintenant, dés qu'ils passent, je suis sur les lèvres des gens qui les voit.
Qui voit mon œuvre.
La destruction d'un visage humain pour le réduire a l'image de son créateur.
Rien.

L'école me fait voir une psychologue.
Elle doit se régaler d'avoir autre chose que des fillettes qui parlent de leur amour avec les stars et des mecs qui se rendent compte qui sont homosexuels.
Là, elle est devant un arnorexique, asociale et sociopathe.

La première séance a été une catastrophe.
Je n'ai pas parlé, et elle était trop stressée pour que je puisse la prendre au sérieux. Elle n'a fait que de me poser des questions sur tout est rien. Je ne voulais pas parler aujourd'hui donc je ne le ferait pas.

Je rêve toujours de repartir sur Lyoko et de quitter cet endroit.

Mais quelque chose m'empêche de m'enfuir la nuit pour y aller, ou bien a un autre moment.
Je pourrais dire que c'est mon étude de l'humain qui devient intéressant, mais je me mentirais. Non, c'est quelque chose d'autre.

Bien sur il faut prendre en compte les pilules que Yolande me fait prendre pour que je dorme, mais ce n'est pas ça non plus.
A creuser.

J'ai essayé de manger, même le quart d'une assiette, mais je ne fais que de vomir ce que j'avale. Ce n'est pas de la maigreur dont j'ai peur mais du fait que je ne gère rien du tout dans ce phénomène.
Ce n'est pas moi qui décide de rejeter la nourriture, mais mon corps seul.
C'est ça que je ne supporte pas.
La perte de contrôle.

Et depuis le début je ne l'ai plus.


Je refermais le carnet et quittait la chaufferie. J'écrivais plus facilement, donc plus vite.
C'était l'heure du déjeuné et j'avais quitté le classe d'anglais plus rapidement que les autres pour me réfugier dans mon antre. Je m'installais souvent, le dos contre le vieux radiateur qui commençait doucement à répandre de sa chaleur à l'approche de l'hiver.

Je trottinais vers le réfectoire où Chad et Yumi me firent de grands signes.

-Tu ne sors pas d'anglais ?

-Non, j'ai été viré du cours.

-Encore, tu va avoir des problèmes avec le directeur si tu continus.

-Je sais.

Cette réponse était la plus approprié, car elle faisait comprendre la vrai raison de son acharnement a Yumi, Retourner sur Lyoko, et Chad comprenait plutôt une envi de se faire remarquer par ma famille avec qui j'étais en conflit.

S'installant au coté des quatre, je me mis au bout, créant un barrage entre les quatre et moi. Jouant avec ma nourriture, je dépouillais le « riz cantonnais » de sa viande et de son omelette pour garder que les légumes et les féculents dont je ne mangeais que difficilement 1/6éme.

-Fait un effort, Xana… Mange au moins la moitié.

-Je fais des efforts Yumi, mais ça prend du temps.

-Laisse le tranquille Yumi.

-Chad ne prend pas sa défense.

Celui ci ne fit que de me jeter un regard complice qui me fit ricaner.
Pour Chad j'avais déjà fait de gros effort en acceptant mon problème et en essayant d'y remédier. D'un coup, le brun fouilla dans sa poche, et sortit… Une sphére emballé par un papier brillant et jaune.

-Tiens. A chaque fois que tu mangeras autant, t'aura le droit a…

-Une boule empaquetée dans du papier coloré ?

-… A un bonbon.

-Tu te rends compte que tu essayes d'acheter quelqu'un qui ne mange pas avec des sucreries?

-Essaye, ça va te redonner le gout de la nourriture.

Je le fixais pour le prendre et le fourrer dans ma poche.

-Je le mangerais plus tard.

Chad me fis un petit sourire alors que je passais mes restes à Odd.
Fallait bien qu'il serve a quelque chose, ce morphale.

Puis le transfert finis, je mis mon poing sous mon menton et regardait dehors.
Bientôt ce serais mon 5éme rendez vous avec la psychologue. Une heure à ne rien dire autre que « je suis stressé », et pour qu'ainsi, elle me foute la paix.

Autant c'est dur d'accepté le fait qu'on est besoin d'aide, autant ça l'ai encore plus quand la personne « qualifiée » pour ce genre de boulot a l'air aussi paumé que vous.

-Je dois y aller.

Je me levais pour prendre mon plateau et le ranger dans une sorte de casier grillagé.
Les autres ne me posaient jamais de question par rapport a mes rendez vous avec elle, et tant mieux.

Je descendais les quelques marches pour atterrir dans la cour, vide a cette heure.
J'humais l'air frais qui congela mon gosier.
Puis me retournant, je vis que les autres parlais de nouveaux. Tout allais pour le mieux. Si je disparaissais, en allant sur Lyoko par exemple, tout irait pour le mieux.

-Alors, aujourd'hui ?

-Quoi aujourd'hui ?

Et me voilà dans ce bureau.
Deux fauteuils, un ou il n'y a que quelques personnes qui s'y sont assis, et l'autre ou des milliers de personnes s'y sont installé, la morve au nez pour parler de Steeve ou de Clara qui a dit… répété par… Entendu à et par… Qui l'a dit lui même a…

Et après il y a moi.
C'est très narcissique comme phrase, mais c'est la vérité.

-Tu veux parler de quelque chose ?

-Non.

Réponse simple, pas chercher une tournure polie.
Elle est payée pour me supporté, au pire, elle me jetteras dehors et fin de l'histoire.

-Je voudrais que tu me parles… Du moment ou tu as frappé Hervé et Nicolas…

Tiens, elle commence la conversation.

-Ils m'ont agressé et je me suis défendu.

-Non, ce n'est pas une justification que je te demande, mais de ce que tu as ressenti quand tu les a frappé.

Je ne pus répondre à cette question car je ne comprenais pas ce qu'elle voulais que je lui dise…

-C'était la première fois que tu te battais ?

-Oui…

-Et qu'as tu ressentis ?

-Je me suis fait mal aux mains.

Je vis son visage se décomposer de perplexité, et puis redevenir neutre.

-Ce n'est pas ma question. As tu eu du plaisir a les battre ? Ou de la peur ?

-Je ne sais pas.

-Tu n'as rien ressenti ?

-Non, mais… Je n'arrive pas à mettre un mot dessus.

-Pourquoi étais tu énervé ce jour là ?

Je triturais mes doigts qui me faisaient mal.
Je décollais mon pansement à mon auriculaire gauche pour passer mes doutes et ma nervosité dessus.

-Je… Ils m'empêchaient d'aller ou je voulais.

-Et où voulais tu aller ?

-Loin d'ici. Respirer.

-Loin d'ici ?

J'allais pas lui sortir que j'était en fait un être immatériel qui sort tout droit des circuits déréglé d'une bécane d'un scientifique fou que j'aurais moi même éliminé par haine envers mon créateur…
Ça faisait trop « film d'Odd ».

-Autre part. Vous savez, quand vous marcher au hasard parce que vous n'avez pas de « chez vous ». Quand pour vous sentir mieux, vous marcher jusqu'à vous faire mal aux pieds pour vous éloigner ? Et bien, c'est ce que je voulais faire.

-Tu ne te sens seul ici ?

-Seul ?

-Oui. Tu dis que tu n'as pas de chez toi.

Je pense que j'ai mal interprété cette expression, car je ne savais pas que ça concerné l'entourage.

-Je ne sais pas si je me sens seul, mais je n'ai pas de chez moi.

-Veux tu dire que tu n'a pas d'endroit a toi, ou que tu ne te sens pas a l'aise partout ? Ou étrangers a cet environnement ?

-Option 3.

-Tu dis que tu ne sais pas si tu te sens seul… Recherches tu la compagnie des autres ?

Non. Ils me dégoutent !
-Pas vraiment. Je ne suis pas a l'aise avec les gens.

-Mais tu as des amis ?

Je ne connais toujours pas vraiment la définition de ce mot.

-Chad Anders et Yumi Ishiyama.

-Pourtant on m'a dit que tu côtoyais aussi Jérémie, Aelita, Odd et Ulric.

-Je ne les considère pas comme mes amis. J'évite seulement à Yumi de faire un choix difficile. Pouvez vous comprenne ma démarche ?

La psychologue me regarda, puis soudainement ses yeux devinrent plus sévères.
Elle croisa les jambes pour me toiser.

-Cet empêchement provoqué par Hervé et Nicola d'aller où tu le souhaites n'est pas la seule raison de ton énervement, n'est ce pas.

-Si, elle l'est.

-Tu mens mal.

J'en fus estomaqué.
Comment avait-elle su ? Pourtant j'avais gardé une respiration normale, un regard neutre, et un ton simple.
Je baissais la tête, pour une fois, je pouvais la considérer comme une psy. J'humectais mes lèvres et repris un souffle.

-Je vois… En effet, ce n'est pas la seule raison.

-Quel est l'autre ?

-Avant de tomber sur les deux crétins, je m'étais… Disputé avec Chad.

-Chad ? Pour quel raison.

-… Je ne veux pas en parler.

Je triturais mes cheveux maintenant.
Je savais que ce genre de geste voulait dire beaucoup de chose dans le langage humain, pourtant je ne pouvais m'en empêcher.

-Je suis là pour t'écouter, tu sais.

-J'ai dit que je ne voulais pas en parler.

Mais qu'est ce qu'elle comprend pas dans « je ne veux pas en parler » ?
Elle fait chier celle là.

Je croisais les bras et les jambes pour regarder le sol, vers la droite pour démontrer mon mécontentement et mon refus de coopérer.

-Je ne suis pas la pour te juger.

-Ecoutez moi bien. Je suis ici, car j'ai quelques problème d'accord, et que j'ai compris que vous pourriez m'apporter des réponses. Je me fiche de votre « jugement » sur ma personne, comme pour tout le monde. Seulement, je n'ai pas besoin de votre aide pour cette histoire, donc arrêtez de me poser des questions sur elle !

-… Tu te fiches du jugement des autres ?

-Exactement.

-Pourtant, tu semblais touché par la remarque de Chad.

Je la regardais pour me lever, prendre mes affaires et aller vers la porte. Je mis la main sur la poignet quand la femme m'interpella.

-Hé, nous n'avons pas finis la séance.

-Votre travail est de m'écouter, mais vous ne faites même pas votre boulot. Aussi simple soit il ! Alors je coupe cours a cette conversation qui me semble futile. Je ne veux pas perdre de temps !

Je partais en claquant la porte. Les bruits brusques font peur et intimides, un reflexe purement animal. Furieux, je déboulais dans la cour, affaires en main pour aller vers ma salle de classe.
Histoire.
Je soufflais. Je ne voulais vraiment pas y aller.

J'allais vers la chaufferie où je déposais mon sac en sécurité, puis remis ma veste, cuir synthétique noir, pour sortir dehors.
Je retraversais la cour, puis passa face a la classe de Chad qui m'aperçut par la fenêtre. Il me fit les gros yeux en me voyant hors cour, mais je lui répondit en lui tournant le dos et en fuyant vers la forêt.

Je gagnais le cœur de celle ci, passant au dessus de multiple buisson et autre plante desséchée par l'hiver rude qui arrivait à grand pas.
Je glissais mes doigts le long des arbres, sentant l'écorce irrité ma peau, arracha les débris morts du tronc.

Je continuais mon chemin, griffant chaque arbres tour a tour quand un de mes pansements de décolla. Celui que j'avais trituré pendant ma séance.

Je le regardais un peu pour l'enlever lentement en entier.

La croute d'hémoglobine s'était enlevé, laissant ma plaie a l'air glacial.
Ma peau était violette autour de l'écorchure profonde qui libérait déjà du sang sur mes doigts. Regardant de prés cette étrange substance, je mis mon articulation contre mes lèvres, sentant la chaleur de l'intérieur de mon corps.
Puis je me mis a gouter le liquide incongrue.

C'était amer, salé… Mais le gout était d'une morbidité fascinante, éclipsant presque le coté malsain de se gouté soit même.
Instinct de cannibalisme ?

Je continuais mon chemin, quand je tombais sur un carrefour inconnu. Enfin, pas si inconnu que ça, vu que je le connaissait par les yeux de mes anciennes marionnettes…
L'hermitage…

Maison d'Aelita et de Hopper…

Je fixais la voie qui me conduisais a mon lieux de naissance, mais aussi celui de mes ennemis. Un toit empoisonné ou je pourrais me sentir chez moi, pour être finalement chassé…
Un faux espoir.

Mes pas décidèrent pour moi, m'emmenant là-bas sans mon total consentement, mais puisque j'y étais je pouvais toujours jeté un coup d'œil.
Passant le portail de bois blanc, je pénétrais dans un endroit sur lequel j'avais révé, fantasme d'être accepté par mon créateur.

Mais la seule fois que j'y avais réellement été, c'était pour tuer Aelita.
Encore. Encore un echec.
Et maintenant, mes pieds étaient sur le palier, mon nez proche de la porte et l'humidité de la buée qui s'échappait de ma bouche s'échouait sur le bois déjà humide de la porte…

Tout y était pourris, tout y était mort. Il n'y avait plus rien à faire. Je n'avais que des débris, des ruines pour comprendre mon créateur que je n'avais vu que sous le mauvais jour.

Si Hopper avait compris tout ce que j'avais fait pour lui… Tout ce que j'avais accepté et fabriqué pour sa personne. La discussion avec la bécasse de psy me revint en mémoire. Hopper n'avait pas vu mon évolution, et l'apparition de l'option « dévotion » dans mes fichiers.

Oui. Hopper fut la première personne dont l'opinion comptais pour moi.

Mais il avait voulu m'éliminer parce que j'étais devenu dangereux.
En même temps, il faut être stupide pour créer un virus destructeur et laissait un fichier sur l'extermination du dit virus sur le bureau de l'ordinateur où le virus peut aisément entrer… C'est a dire moi.

Je posais ma tête sur la porte qui émit un grincement. Je devais entrer pour comprendre quelque chose. Une question que j'avais préféré enterré depuis longtemps car ce n'était pas dans le réseaux que j'allais avoir la réponse.
Seul Hopper l'avait, mais je n'avais jamais osé le pirater pour avoir la réponse.

Pourquoi ?

Je poussais la porte, m'ouvrant sur un couloir vide et gris, froid et en désordre.

Des papiers, des punaises, des livres encombrés de poussières m'attendaient, me souhaitant bienvenus dans cette autre dimension. Un pas.

Pourquoi Hopper…

Je caressais la couverture froissée d'un bottin, le ramassant pour le poser sur le buffet. Puis, je m'engouffrais dans la première porte entrouverte.

Le salon. Désordonné, poussiéreux et attaqué par les affres sans pitié du temps qui passe. Je me tourne pour voir la pièce dans son entièreté.

Je vois une trace blanche contre le mur.
Il y avait un piano ici.

Hopper aimait jouer du piano, il disait que c'était comme des mathématiques.
Ce que je trouvais purement ridicule.

Pourquoi tout rapprocher à sa matière, à sa science alors que ça ne fait clairement pas parti de cela. Les mathématiques sont simples.
Ce sont des règles à mettre, à appliquer. Des suites de chiffres ayant qu'un seul sens, qu'une seule réponse…

Les maths ont une limite, la musique non. C'était en tout cas mon opinion là dessus. Je retraversais la salle rapidement pour tomber sur la cuisine.

Dans un réflexe j'ouvris le frigo qui me fit rencontré un nouveau écosystème constitué principalement de pourriture et de lait caillé depuis des années.
Ça en deviendrait presque intéressant si je n'avais pas le reste de la maison à fouiller.

Ils étaient partis en trombes, poursuivis par qui ?
Les agents en noirs qui étaient resté un moment devant l'usine sans en comprendre le fonctionnement et qui avait éteints le supercalculateur pour se protéger de quelque chose qu'ils ne comprenaient pas ?

Pourquoi elle ?

Je montais a présent les escaliers pour aller dans la porte qui me faisait face.

Une chambre d'adulte.
Double lit, moquette devenue crasseuse avec le temps et… Le piano ?
Qu'est ce qu'il fout là ? Il doit être en bas.

Puis je vois les tags non appropriés sur ce type d'instrument, me faisant comprendre que ce devait être des « Squatteurs » qui avait fait les con et qui avait apporté le piano ici.
Pourquoi ?
Là aussi pas de réponse.

Je m'avance pour soulever le couvercle, laissant les touches d'ivoire a l'air libre.
Certaine ont perdus leur dallage blancs, d'autre ont simplement disparue créant un désaccord dans l'harmonie du rangement des touches. D'autres ressortent et je ne parle même pas du son.

Mauvais, grinçant, crachotant des cliquetis immondes qui déforment les quelques notes que je tape.

Je connais l'air que Hopper jouait.
Il y avait la playlist de ces musiques dont celle-ci qu'il écoutait en boucle.

Pour moi, ce n'était que des codes, des chiffres qui se baladaient sans queue ni tête. Voilà pourquoi, malgré le fait qu'elle soit retranscrite en codage sur mon écran, ce n'était pas des mathématiques.
Jamais !

Je posais mon index sur la première note, puis mon majeur sur la suivante, retraçant grossièrement la mélodie.
Les sons étaient hideux…
On reconnaissait à peine la mélodie qui sonnait fausse et lugubrement comme une marche funèbre.

Et mon tempo hésitant n'arrangeait pas celle ci. Je claquais le couvercle du clavier violemment créant un faux accord dérangeant et bruyant.
La résonance du vacarme fuyait dans le couloir, me poussant à repartir dans mon exploration.

Une autre porte était platée au bout du corridor, moins poussiéreuse que les autres. Je m'y engouffré pour tombé sur une chambre d'enfant. Celle d'Aelita…

Pourquoi Hopper l'as tu toujours préféré…

Les murs d'une couleur pastel rongée par les rayons brulant de la lune, s'infiltrant par la fenêtre sans rideaux, un lit défoncé, des peluches éparpillés… Ils avaient aussi fouillé ici. Je passais une main sur le béton peint. Ça aurait pus être ma chambre…

Pourquoi n'as tu jamais voulu de moi comme fils et non comme un simple dossier… Une arme…

Une boule monta dans ma gorge.
J'avais accepté d'être une arme pour une cause que je ne comprenais pas.

Protéger des humains, pour faire quoi ? Pourquoi ?
Mais je m'étais plié aux règles que Hopper m'avait fixé. J'avais fait ce qu'il m'avait demandé.

Mais en retour, je n'eus rien. Pas même de la gratitude. Pas même de fierté ou de reproche.
Juste une indifférence froide qui m'avait rendu violent et qui m'avait fait prendre conscience de mon pouvoir de destruction si je brisais les règles.

Je les avais brisé une part une.
J'avais fait des choses non demandé par mon créateur. J'avais fait du mal au humain. J'avais voulu les éliminer. Seule la dernière règle avait tenu plus longtemps.
Ne faire de mal ni a Hopper, ni a sa fille Aelita. Celle ci aussi je la brisa, par haine, par survis…

Tu m'as créer alors je suis un peu ton fils, non ?

Je me mis sur le lit, tourné vers le mur défiguré par les fissures et l'humidité.

Pourquoi tu ne m'as jamais aimé Hopper ?

Pourquoi ne m'as tu jamais considéré comme un fils ? Pourquoi as tu voulu m'éliminer alors que j'étais d'accord. Je voulais bien que vous viviez avec moi sur Lyoko…
Avec moi… Alors pourquoi ?

Je fermais les yeux pour ne plus les rouvrir pendant quelques heures.


Chad sortis de sa classe, attendant Xana pour avoir des explications. Il devait être avec les cinq inséparables. Lui avait allemand alors que Ishiyama avait Espagnol, c'est donc le groupe au complet qu'il trouva… Sans Xana dedans.

-Chad ? Tu n'es pas avec Xana ?

-Non… Et il n'est pas avec vous a ce que je vois.

-Merde… Ou est il passer encore celui là…

-Je l'ai vu ce diriger vers la forêt, mais je pensais qu'il allait revenir au bout d'une demie heure…

-Il est partis vers la forêt ?!

Aelita mit ses mains devant sa bouche comme pour cacher une mine de désarroi totale, alors que Belpois, Stern et Dellarobia semblait prés a le tabasser sur place.

-Il a dût se perdre… Murmura Yumi, une mine soucieuse sur le visage.

-On va le chercher ! S'écria Odd.

Chad s'avança pour proposer son aide quand Ulrich l'apostropha.

-Non, toi tu restes ici.

-Je ne vois pas pourquoi je devrais suivre tes directives, Stern.

-Chad a raison, nous allons nous séparer et chercher Xana chacun de notre coté.

-Ok.

Autant Chad pensait bien à fouiller la forêt, autant les cinq autres pensaient à regarder sur Lyoko.
Pourtant, Xana avait semblait plus calme ces derniers temps…

Comme quoi c'était le calme avant la tempête…

Et voici comment, Chad Anders se retrouva dans la forêt a suivre la piste d'un albinos pas doué…
Allant dans des chemins hasardeux il fit par tomber sur un pansement et quelques gouttes de sang sur les plantes des alentours.

C'était bien Xana d'arracher ses bandages alors qu'il pissait le sang…

Chad suivit un peu la trace qui le mena à un carrefour. Regardant les possibilités tour à tour, il décida de prendre un chemin au pif, quand un détail lui sauta au visage.

De l'écorce… De l'écorce arrachée qui hantait le pied des arbres, formant presque un chemin vers une autre direction. Suivant aussi cette trace, il tomba sur un autre chemin de terre ou quelques pousses recommençaient de pousser.
Il n'y avait pas de passage ici. Seule des traces dans la terre humide et des mottes d'herbes écrasées par une marche rapide démontraient bien un passage récent.

Xana sûrement.

Continuant son avancée, Chad finit par découvrir la maison abandonnée a l'orée du bois, fondue dans la végétation…
Il y alla, le cœur battant, espérant que le blanc soit dedans, en une seul morceaux, car en chemin, il avait pus faire beaucoup d'hypothèse macabre sur la cause de la disparition du blanc.

De l'accident forestier, a l'enlèvement jusqu'au meurtre, il s'apprêtait à voir le sang du blanc sur les murs.
Oui car, dans cette forêt on ne peut pas s'y perdre, pas pendant 2 heures entière !

C'est comme se perdre pendant 20 minutes entre une douzaine d'arbre…

Bon, il exagérait un peu. Il poussa la porte, la laissant finir sa lente ouverture et son atterrissage un peu brusque contre le mur adjacent.

C'était sale, vieux et plein de moisissure. Le genre de maison que les enfants, durant Halloween, visitent en racontant des histoires macabres pour faire flipper les copains. Quoi que là, Le brun n'avait aucune envi de rigoler.

Scrutant les alentours du regard, il monta directement a l'étage après avoir vérifier l'absence d'albinos dans le salon, la cuisine, les toilettes, le garage, le sous sol… Bizarre en fait celui ci… Bref, il grimpa les escaliers pour se diriger vers la porte au fond du corridor.

Il était là.
Recroquevillé sur lui même sur un lit en lambeau, les cheveux éparpillés sur un oreiller humide.
Au doux souffle qu'il produisait, Chad conclu qu'il dormait. Son excuse pour son absence.

Le brun furieux se dirigea vers le blanc, prés à en découdre.
Il s'arrêta juste à coté, détaillant sa futur victime endormi. Son visage était détendu, sans cette touche de morosité hautaine et de mélancolie latente. Les yeux clos, sa poitrine se soulevait lentement, expulsant l'air dans un silence parfait. Les bras enroulé sur eux même, créant un vide entre ses avant bras et son torse.
Il dormait sur le coté, offrant juste un vu de son dos à toute personne entrant dans la pièce. Son T-shirt remontait un peu, découvrant son ventre plat et un peu de ses hanches.

Chad ne pus que ce dire que Xana était beau. Il l'était au naturel, mais ici, seulement les yeux clos et détendus, il l'était encore plus.

Chad n'était pas plus choqué que ça. Il avait compris très rapidement son homosexualité et le vivait sans grand complexe. Il savait juste bien le cacher et trouvait des partenaires plutôt discret.

Xana avait attiré son œil très vite, par son physique atypique et son comportement plus ou moins… étrange.

Puis en faisant connaissance, ses attitudes s'était gravé dans la rétine du brun, ses rires étaient devenu un cadeau et ses discussions un moment sacré de la journée.

Il fallait le dire. Chad succombait au charme de Xana.
Une sensualité unique et éthérée, le rendant encore plus fascinant.
Mais cela ne lui enlevait pas des fois l'idée de lui gueuler dessus quand il faisait ces conneries, comme celle-ci par exemple.

-Xana !

Un geignement. L'étirement du dos, un relâchement bref, puis un torsion de sa colonne vertébrale pour voir son interlocuteur. Chad sentis son cœur partir en vrille quand, Xana murmura son prénom, pas encore complètement sorti de son sommeil.

-Chad…

-Ça fait deux heure que tu es partis ! Nous nous faisions un sang d'encre !

-Je… Je me suis endormis je crois…

Chad regarda Xana frotter ses yeux d'une manière un peu gauche. Regardant de plus prés, le brun vis des traces de larmes, sur les tempes du blanc, effacées vite fait par celui-ci. Mais cela n'adoucissait pas sa peine. Au contraire.

-Oui bah la prochaine fois tu appelles, tu préviens… N'importe quoi mais ne disparaît pas comme ça !

Face a l'engueulade du brun, Xana se leva prés a en découdre.

-Je voulais être seul ! C'est tout ! J'en ai bien le droit non ?!

-Mais se n'est pas une raison pour disparaître comme ça ! Et de quitter l'école brusquement.

Xana allait cracher son venin quand Chad fit quelque chose d'étrange. Il le prit dans ses bras, le calant contre son torse, les bras passant au dessus des siens pour se refermer dans son dos.


Ma joue rencontra sa poitrine alors que je m'étais crispé dans ce contact incongru et non souhaité. Ses mains remontèrent pour finir sur mes omoplates. La chaleur quittant ses paumes pour fusionner a mon dos.
Il faut avoué que j'étais pétrifié par ce qu'il se passait.

-J'ai eu très peur. Je t'imaginais déjà démembré dans un fossé.

-Merci de ta confiance…

-Ne joue pas au sarcasme. Je ne plaisante pas.

Xana ne bougeait plus, comptant les respirations de Chad qui finit par poser la question fatale.

-Ça c'est mal passé avec elle ?

j'étouffais un hoquet, repensant a ma fuite dans ces lieux puis ces questions sans réponses.
Mes vrais questions. Les plus importantes. Celles qui resteront a jamais inconnue.

-Je ne… Je ne veux pas en parler.

-Rien ne t'y force.

Je fermais les yeux, profitant de cette proximité qui devenait agréable.
Sentir cette chaleur venant d'autre part que d'un radiateur en métal ou grâce a l'eau brûlante des douches. Rien de comparable.

Celle-ci n'était ni agressive, ni volatile. Elle entourait mon corps comme un cocon, comme Chad le faisait.
Je répondais à l'appel d'affection que Chad me lançait.

Avec peine et timidité, je réussi à répondre à l'étreinte, posant mes mains sur le haut du dos de mon amis.
Ne voyant pas de geste de répulsion, ni de mécontentement de la part du brun, je restais en place.

Respirant a l'unisson, chacun dans ces pensées, les deux adolescent restèrent planté ici, silencieux et profitant de la chaleur de l'autre.

Chad pensait a ce qui adviendrait si son attirance pour Xana se métamorphosait en amour.
Ça pouvait être une catastrophe comme une relation durable.

Le blanc était instable et lui trop exclusif avec ses compagnons. Fallait mieux éloigner tous cela. Essayer de garder une amitié, certes ambiguë, mais au moins sincère avec l'autre.

Xana respirait faiblement car il avait peur de casser ce moment. La tête dans ses pensées sombres, une seule revient encore et encore malgré la présence réconfortante du brun.

Pourquoi ne m'a t-on jamais aimé pour ce que je suis ?


-Alors, vous avez trouvé quelque chose ?

-Non, jérémie… Toujours rien.

-Mais merde, il nous attaque même pas ! Grogna Stern.

-Et je ne sens même pas de pulsation… Jérémie, tu es sur qu'il est allé sur Lyoko ?

-Bah… Euh non. Mais sinon, il serait allé ou ? Ça fait plusieurs heures qu'il a disparus.

-Que deux heures et demie Jérémie…

-Oui, mais c'est déjà beaucoup trop Aelita.

-Au moins il nous fait rater le cours de français ! On pourra le remercier !

-Non Odd. Si il est bien sur Lyoko, on éteindra le supercalculateur…

-Quoi ! Tu vas pas faire ça !

-Je suis désolé Yumi, mais nous n'avons pas le choix. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre le contrôle sur lui.

-Le contrôle sur lui ?! On dirait que l'on parle d'un chien enragé !

-Non, un chien enragé est moins dangereux que Xana ! Et bien plus amical…

-La ferme Ulrich ! Mais vous comprenez que vous parlez d'un meurtre !

-Yumi a raison, Jérémie. On ne peux pas décider a la légére d'éteindre le super calculateur.

-Aelita, tu sais a quel point Xana est dangereux.

-Oui, je le sais, mais ça ne nous donne pas le droit de le tuer si on veux.

Le silence s'abbattis sur le groupe quand Odd pris parole.

-Il n'a pas l'air d'être là, donc je pense qu'il est à l'extérieur dans le monde réel. Arrêtons de perdre du temps et cherchons sur terre.

-Non pas temps que…

Dring dring… Dring dring….

-Jérémie ?

-Attendez deux secondes… C'est Chad… Hmm… Quoi !... Oui, mais… C'est que… Bon d'accord… A toute suite… Il a retrouvé Xana.

-Quoi ?!

-Chad… Il a retrouvé Xana…

-Ah ! Qu'est ce que je vous avez dit ?! Mais on ne m'écoute jamais.

-En tout cas, il n'est pas repartis dans le super calculateur, donc l'extinction des feux est annulé !

Un grommèlement de Stern plus tard, ils se retrouvèrent sur terre.

-Chad parle avec lui, donc on ne le verra pas de l'après midi…

-Oui, mais pour l'instant, on va tous être collé pour avoir séché les cours…

-Dés fois Xana m'énerve… Mais à un point...

-Arrête Odd. T'es habitué au heure de colle.


Chad appuya sur la touche stop de son téléphone, nous laissant de nouveau qu'a deux dans cette maison hanté par des souvenirs factice.

-Ils sont prévenus.

-Ah.

-Tu sais, ils étaient inquiets.

Je me mordis les lèvres pour ne pas m'exclamer qu'ils étaient surtout peur pour eux. Et non pour moi.
Chad me tenait encore contre lui, cette fois assis sur le lit, j'avais ma tête contre son épaule gauche, aspirant la chaleur que le brun émanait.
J'étais glacé de la tête au pied.

-Pourquoi es tu venu ici ?

-Pour me rappeler d'une autre vie qui était la mienne, il n'y a pas si longtemps… Pour comprendre ce qui m'a fait atterrir ici…

-Est tu si malheureux ici ?

-Je ne sais pas. Disons qu'avant, je ne me posais pas vraiment la question si je l'étais ou non. Je me contentais de vivre… Je pense.

-Tu raconte n'importe quoi. Tu es fatigué. Tu dois rentrer.

Je ne peux pas rentrer.

-Je parlerais à tes professeurs si tu veux. Ils peuvent comprendre que tu es encore secoué par ton changement de pays, que tu ne fait que de subir un contre coups…

Ce n'est pas de pays que j'ai changé, mais de monde.

-Puis… Je vois que tu fais des efforts pour régler tes problèmes. Même si ça ne porte pas encore ces fruits, je sais que tu en fais… Et je t'en remercie.

J'essaye… Je te jure que j'essaye…

-Rentrons…

-Pas encore. Reste encore un peu.

Je ferme les yeux.
Il n'a pas tord, je suis fatigué.

Mais je ne veux pas être seul, donné en pâture a des adultes ignorants qui ne feront que de me prescrire des médicaments pour me « soulager » de ma peine.
Je ne veux pas être drogué.

Le corps de Chad se relève, prés a partir. Je m'accroche a lui pour le forcer à s'asseoir. Mais mon poids n'est rien face a lui. Cependant il s'arrête, puis se réinstalle a coté de moi, hésitant, pour ne plus bouger.

-D'accord, mais juste un peu.

Je suis satisfait de sa réponse et ferme les yeux, écoutant sa respiration comme un rythme a suivre.
Respiration lente, quoique un peu désordonnée des fois.

J'écoute les sons qui nous entoure et sens que le brun commence a se détendre, lui qui était un peu crispé.
Sa respiration ralentis et il pose sa main sur mon épaule.

-Tu devrais laisser un chance a ce monde. Il finira peut-être par te plaire.

Pourquoi arrive t-il toujours a me comprendre ?

Jour 48 :

J'essaye de faire ce que Chad m'a conseillé de faire.
Je laisse une chance a cette psychologue.

Depuis le jour 36, je lui fais part de mes journée, m'ouvrant peu à peu a elle. Mais je sens que le point de rupture vas se déchirer.
Pour une fois je veux parler, mais pas que a la psy.

Surtout a Chad et a Yumi, car je veux un avis d'amis et non de professionnel.

Bien que le sourire de cette femme soit accueillant, je ne ressent rien d'autre qu'une courtoisie polie. Je me sens que comme un job alimentaire, et non comme une personne à part entière.
Mais après tout, je ne lui raconte rien de très intéressant…

Il me faut du temps.

Chad n'arrête pas de me répéter que j'en ai.
Quand on passe de l'éternité a 60 ans, alors non ! On a pas de temps ! 48 jours et si peu de changement. Je ne sens pas les heures défilés et je les vois s'écouler entre mes doigts.

Le bouquin est fini, et je n'ai rien appris d'utile. Cependant, il y a des questions que je veux poser, celle qui semble logique pour tous, mais pas pour moi.

Chad me regarde bizarrement car je le fuit.
Je le fuit car je veux poser une question a Yumi, en tête à tête, car je sens que la réponse est compliqué. Je veux savoir ce que veux dire l'étreinte de deux personnes.
Pour quel raison ce rituel est fait ?

Qu'est ce que cela signifie dans le langage humain ?

Je veux des réponses et je les aurait.


Je ferme mon carnet alors que ma grande amie, Sisi, arrive avec les deux blessés de guerre. Il ne me reste plus rien de la bataille, et Hervé a encore un sparadras sous son œil, mais le pire est pour ce débile de Nicolas.

-Salut le timbré.

-Salut la quiche.

-Grr ! Je te rappelle mon rang au sein de ce lycée, alors respecte le, monsieur je-vais-voir-la-psy ! Regarde toi, tu es une brindille qui se fait vomir a chaque repas !

-Et toi une bouffonne qui bouffe des Twix en regardant le remake de "Twilight".

-Mais Twilight n'a pas de remake, crétin.

-Laisse tomber, je ne perd pas mon temps avec des film à l'eau de rose, et à propos, éloigne toi de moi. J'ai pas envie d'être imprégné par ce parfums.

-Ce ne sont pas des films à l'eau de rose! Ce sont des films romantiques !

-Et on se demande pourquoi ce mouvement artistique s'est éteint…

Elle grogne de nouveau et repart.
Elle fait souvent ça quand elle ne comprend pas mes répliques.

Pourtant. Je lâche mon sac sur le coté de mon banc après y avoir glissé mon carnet.
La phrase qu'elle a dite m'a fait mal. Assez pour que je sente des larmes poindre au coin de mes paupières.

Mon estomac se noue et fait remonter le peu d'aliment que j'ai pus ingurgiter.
Je les ravale, mais non. Impossible.
Il faut que ça sorte.

Je me lève doucement, nous sommes en inter-cours donc j'ai bien 10 minutes avant ce dernier. Je me dirige vers les toilettes et croise Odd en chemin. Le blond me voit, fait un tête interloquée avant de m'interpeller :

-Xana ? Ou vas tu ?

-Au toilette.

Je passe devant lui. Rien que le fait de parler fait remonter mes entrailles dans ma gorge.
Cette dernière se resserre.
J'ai peur de ne plus me contenir et de rejeter mon déjeuné sur le sol.

Je me dirige à présent a pas rapide, sentant ma vue défaillir, puis atteins la porte des toilettes.
Je la pousse puis me précipite vers les toilettes où je dégobille tous ce que j'ai dans l'estomac. Mais ce ne sont pas que mes tripes que je recrache, mais aussi ma honte et mon honneur.

Dans les convulsions de mes intestins, des larmes échappent à mon contrôle, retraçant la maigreur de mes joues et se perdant parmi mes rejets et l'eau de la cuvette.
J'ai mal par rapport au parole de cette pétasse.
Des paroles simples mais qui me blessent pourtant. Ce ne sont que des mots… Mes gémissements de douleur sont ainsi accompagnés de quelques sanglots. Inlassablement, je me repose la question :

Comment ai je fait pour en arriver là ? Accroupis devant des toilettes de Lycée, rendus malade par les paroles d'une humaine insignifiante ?
Pourquoi ?

-Xana ?

C'est la voix de Dellarobia. Celle ci toujours assuré d'habitude a perdu de son entrain, ne laissant que des notes d'hésitation frôler les parois carrelées des murs.

-Vas… Vas t-en !

Mon cri deviens un vomissement, me faisant courber l'échine que j'avais relevé pour crier.
J'entends des pas, et la porte des cabinets s'ouvrir sur moi.

Et voilà, le grand et fier Xana, à quatre pattes devant les cuvettes en train de rendre à la nature les coquillettes du midi.

Je le sens s'approcher, puis une main se cale contre mon dos, alors qu'un ultime spasme prend possession de mon corps. Je sens a travers mes vêtements le dégout au toucher de mon dos osseux, où l'on ne voit que de faibles muscles se contorsionner pour me faire respirer entre chaque rejet.
Mais, il repose cependant la main contre mon dos, créant une petite friction apaisante.

-Ça va passer…

Encore un rejet, déformant mes sanglots en un geignement rauque et déformé.
Puis je respire, fortement rapidement tous en me relevant.
J'appuis sur mon ventre creux qui se calme soudainement. La main d'Odd n'a pas quittée mon dos, créant une chaleur entre mes omoplates… Ma respiration redevient stable alors que j'essuie ma bouche du revers de mon poignet.

Je suis faible…

-Ne parle de ça à personne… S'il te plaît…

-Tu sais… Tout le monde a plus ou moins comprit que tu étais anorexique.

Je baisse le regard. Je ne vomissais plus trop ces derniers temps et voilà que des crises comme celles ci recommençaient…
A mon silence, Odd compris que ce n'était pas a cause de mon anorexie…

-Oh…

Après ce son, je tentais de me lever pour me rincer la bouche dans l'évier quand Odd me rattrapa par le bras.

-Ecoute… Je ne dirais rien à personne, mais… Règle ce problème.

-Je fait ce que je peux !

Je cris, retire mon bras et ma dirige vers les lavabos pour y nettoyer ma bouche et me passer de l'eau sur le visage. Je me redresse, mes mains contre la faïence de l'objet pour parler à nouveau au blond.

-Tu crois que c'est facile ? Que l'on peut se débarrasser de ça en deux trois cuillère a pot !

-Ce n'est pas ce que je voulais dire…

Je soupire et repasse mes doigts mouillés sur mes yeux.

-Repartons en classe, ils doivent se demander où nous sommes passé.

-Oui.

Je me dirige vers Odd qui sort des toilettes pour se retourner vers moi.

-Tu sais… Tu devrais arrêter d'utiliser des expressions que tu ne manies pas trop encore…

Je vois à son sourire qu'il essaye de me faire rire. Le meilleur remède dirait un philosophe.
Mais mettez un film comique face a un cancéreux, il ne vas pas guérir pour autant.

Mais devant cet effort a l'égard de ma personne, je ne peux m'empêcher de sourire.
Lui rigole. Il rit pour deux. Et tant mieux.


Je m'avance vers Yumi. Cette fois, nous sommes seul.

-Yumi, je peux te parler ? Seul à seul ?

Ishiyama me regarde, puis se tourne vers les autres. Odd me gratifie d'un sourire que je lui rend poliment.

-D'accord, je te suis.

Malgré le visage neutre de Jérémie, celui calme de Aelita, je ne peux que voir le faciès furieux de Stern. Je lui dédie un sourire narquois qu'il reçoit par un grognement.

Yumi et moi s'éloignons du groupe.

-Tu n'es pas avec Chad.

-Non, et c'est pour ça que je te pose cette question maintenant…

Je respire regarde autour de moi avant de poser la question tant attendue.

-Qu'est ce que ça veux dire une étreinte entre deux personnes ?

-Quoi ?!

-Bah... Quand une personne fait ça.

Je la prends dans mes bras, nouant mes mains dans son dos. Elle se crispe, je sens un rejet de surprise, je me plis à celui ci et me dégage rapidement.
Alors qu'elle semble ébranlée par ce geste, je la regarde avec impatience.

Etait-ce si osé comme geste ? Peut-être que ce n'était qu'entre mâle ?
Je baisse la tête, mais Yumi reprend vite contenance.

-Eh bien… Pourquoi cette question ?

Je ne veux pas qu'ils sachent que je suis allé à l'Hermitage, ni que Chad y était lui aussi.
Donc je lui sors un mensonge... Pas si faux que ça en fait.

-Je l'ai vu dans la rue. Et je me demandais ce que c'était…

-Eh bien, c'est ce qu'on appelle communément un "câlin" et c'est une manière de dire a une autre personne qu'on l'apprécie.

-Mais qu'est ce que ça signifie… Je veux dire par là « Qui fait ce genre de chose ».

-Ça dépend les circonstances, mais les câlins peuvent se faire entre deux personnes d'une même famille, ou bien entre amis, entre couple.

-Donc ça se fait entre amis… Pourquoi as tu reculer quand je l'ai fait ?

-Pour tout dire, tu m'as un peu surprise, mais surtout entre garçon et fille… Ça peut sous entendre qu'ils forment un couple.

-Oh… Donc ça ne se passe que entre garçon ou que entre fille…

-C'est pas tellement ça… Et entre deux garçons, c'est mal vu.

-Pourquoi ?

-C'est… Je te répondrais plus tard a cette question.

-Mais pourquoi c'est « mal vue » ?

-Je veux dire par là que ce n'est pas bien dans le code de la société.

-Ah… Pourquoi ?

-Demande à Chad.

Je me mordis les lèvres amèrement.
Je ne pouvais pas, c'était lui qui m'avais fait un « câlin »…

Je restais silencieux alors que Yumi partais de nouveaux vers sa classe et que la cloque me rendais, avec tous les autres élèves en prime, a moitié sourd.

Je sortis mon carnet pour griffonner la question. Demain, ce seras mon rendez vous chez ma psy et j'aurais des questions a lui poser.


-Bonjour Xana…

Et me voilà de nouveau dans cette salle tant haïs.
Elle me montre le fauteuil. Bien que je sache que ça fait parti de la politesse terrienne, je ne peux m'empêcher de me demander si elle me voit comme le dernier des débiles.

Mais valait mieux ne pas faire le difficile, sinon elle allait me poser des questions sur la source de mon énervement, et je ne pense pas que « le monde entier » soit une réponse acceptable en soit...

Je croise les jambes, installant mon dos contre les vieux rembourrages du dossier. Elle m'inspecte rapidement avant de reprendre son éternel sourire.
Je lui coupe toutes paroles pour lui dire mon attention :

-Ecoutez, je sais que nous sommes partis du « mauvais pieds », c'est pourquoi j'essaie de changer mon opinion sur vous, et que –j'espère – vous allez faire de même.

Elle m'écouta silencieusement, alors je continuais.

-J'ai des questions à vous posez… Et étant donner la confidentialité de votre travail, je peux compter sur votre discrétion, bien qu'elle est présente que pour votre travail.

Oui, je préfère lui faire relire certain passage du règlement de son travail, au cas ou :

-Puis je espérer alors une réponse de votre part ? Sans que vous en parliez a qui conque ?

-Oui, mon travail est scellé sous le sceau du silence, mais si ton problème est trop grave…

-Ce ne sont que des questions.

-Alors c'est d'accord.

-Bien…

Je sortais mon carnet, l'ouvrit à la bonne page et commençais à triturer mon stylo dans ma main droite. Je ne savais pas vraiment la réaction de la jeune femme, mais je voulais des réponses.

-Pourquoi un signe d'affection entre deux garçons n'est pas accepté par la société ?

La jeune femme me regarda pour poser son menton contre la paume de sa main, un air perplexe sur le visage… A moins que ce soit une réflexion intense de sa part…

-Que veux tu dire par signe d'affection. Par ce que ça peux être une poignée de main, une embrassade ou bien une relation plus… Charnel disons…

Elle me parlait avec des mots compréhensibles… Elle remonta grandement dans mon estime.

-Disons… Une étreinte. Un « câlin » comme vous l'appelez ici.

-Eh bien… Si je peux le formaliser ainsi… La communauté masculine et féminine ne fonctionne pas de la même manière. Les relations entre fille sont naturellement plus charnelles, alors qu'avec les garçons, il y a toujours une distance réciproque. Donc, deux individus masculins qui se prouvent leur attachement envers l'autre par une manifestation de ce genre est tous de suite vu comme homosexuel.

Je fronçais des sourcils.
Homo : Même. Donc une relation homosexuel : relation entre deux individu du même sexe. Ce qui contrariait le processus de reproduction de l'espèce, car il faut bien un individu masculin et féminin pour avoir un descendance et donc, l'apparition d'une nouvelle génération.

-Oh… Et c'est un problème dans le processus de reproduction, je vois. Donc c'est « mal vue ».

Alors que j'écrivais la réponse dans mon carnet, je sentais le regard de la femme sur moi. Je comprenais que mes questions n'étaient pas conventionnelles.

-Et… Pourquoi les filles se mettent du noir sur les yeux ?

La psy me dévisagea alors que je soupirais. Cette séance allait être longue.


Jour 50 :

J'ai eu certaine réponse, mais j'ai préféré arrêter de poser des questions avant de passer pour un barré.

Bon, j'ai compris que la relation entre moi et Chad pouvait être vu comme une relation homosexuel, donc mal vu si l'on apprend ce qui c'est passé à l'Hermitage. Mais malgré ce fait, je continuerais être ami avec lui, car, me voyant comme asexué, je ne pense pas que je puisse avoir des relations autre que amical.

Puis, je ne pense pas qu'il fasse parti de cette catégorie, sinon je l'aurais remarqué, je pense. Parce que vu comme les gens en parle, ça à l'air tellement grave... Je n'ai toujours pas compris pourquoi...
Savent-ils qu'ils sont en surpopulation, les conduisant vers la destruction globale de leurs planètes ?

Enfin, cette réponse m'a apporté le doute, mais je crois sincèrement qu'il n'y a rien à craindre.
Je ne suis pas complètement humain après tout. J'ai été créer pour être utiliser, et non pour vivre, bien que j'ai l'impression d'apprendre peu à peu ce que veux dire ce mot.

Voila, c'était la suite de cette histoire étrange. La vision de la communauté LGBT est fait par le biais de personnes jeunes et quelques peu malaxés par ce qu'on leur dit. Et Xana ne compte pas. Lui c'est ignorance power 45.
Merci de votre compréhension et garder vos tomates pour une prochaine fois. Quoi que...
A la prochaine, et en espérant que cela vous a plu ! Dites moi si cela vous conviens, vos impressions, ou remarques, ou critiques... Bisous a tous !