Me revoilà.

Désolé pour le retard, mais je n'ai malheureusement pas eu une seconde à moi au cours des deux dernières semaines, pas même pour poster ce chapitre, pourtant déjà prêt depuis un petit moment.

Je vais avoir quelques petites choses à dire, mais je le ferais en fin de page, en plus des annonces déjà citées dans Keiki no Atarashii et Due Cieli.

Pour le moment, tout ce qu'il me reste à vous dire est de profiter de votre lecture et on se revoit en bas.


Chapitre 6 : Révélations et entrainement...

Naruto cligna des yeux. Deux fois. Trois fois. Consciencieusement, il se frotta les paupières et regarda la pierre commémorative une fois de plus. Non, le nom était toujours là. Pourtant, c'était impossible. Il le savait, il l'avait vérifié plus d'une fois, dans un de ses moments de désespoir. Alors pourquoi continuait-il d'avoir cette étrange hallucination ?

Kushina Uzumaki.

Ce nom était celui d'un fantôme. Plutôt d'un mirage. Naruto savait qu'elle n'avait pas pu exister. En tant qu'orphelin, il avait toujours eu le désir de découvrir qui étaient ses parents. Débrouillard comme il l'était, il avait été en mesure de se faufiler dans les archives de Konoha et de lire les attestations de recensement de tous les habitants. Pour les civils, cela avait été relativement simple, mais n'avait abouti à aucun résultat. Le nom Uzumaki n'avait pas appartenu à une famille de civils du village.

Pour ce qui était des shinobis, ce fut quelque chose de plus difficile à trouver, étant donné que les documents en question étaient stockés dans le bâtiment du Hokage lui-même. Certes, les archives étaient une section relativement peu sécurisée comparé au reste de la structure, mais cela restait néanmoins très difficile de s'y introduire. Et ce alors qu'il connaissait l'emplacement de tous les pièges, ainsi que les horaires des rondes des Anbus patrouillant à l'époque.

Il était malgré tout parvenu à infiltrer les archives et à rechercher une quelconque mention d'un shinobi ayant pour nom Uzumaki né à Konoha. Il n'en trouva aucune. Aucun clan de ce nom. Et il ne pouvait pas s'agir d'un shinobi, ou d'une kunoichi, issu d'une famille civile puisque Naruto avait alors déjà éliminé cette hypothèse. Néanmoins, il avait refusé de perdre espoir et avait cherché ailleurs.

L'Uzumaki avait alors supposé que ses parents pourraient avoir vécu hors du village avant de devenir supposément shinobi. Auquel cas, il était logique de ne pas trouver leur acte de naissance ici. Et il ne risquait pas de trouver de databook dans les archives, pas même ceux des shinobis morts. Ils contenaient des données bien trop importantes pour ne pas être fortement gardés en tout temps.

Un databook était en quelque sorte la compilation de toutes les données connues d'un shinobi donné, les compétences, les jutsus, les réussites et les échecs de mission… Quiconque mettait la main sur l'un d'eux pouvait presque littéralement lire la vie du shinobi. Certaines personnes étaient prêtes à payer très cher pour les acquérir, car c'était ces données qui permettaient l'élaboration de bingobooks, livres dont ceux cités à l'intérieur avaient leur tête mise à prix. Pour cette raison, les databooks étant conservés et dans le bureau du Hokage, là où la sécurité était la plus élevé du village.

Cependant, si Naruto ne pouvait pas accéder au databook de l'un de ses parents, et donc prouver qu'ils avaient été shinobi, il existait une alternative. Il n'était pas orphelin sans raison, c'était l'attaque du Kyubi qui en avait été à l'origine. Donc, il avait raisonnablement supposé qu'il pourrait trouver un indice sur qui étaient ses parents en fouillant dans les actes de décès shinobis, également présents dans les archives.

C'était là qu'il avait trouvé… Rien du tout. Aucun shinobi du nom d'Uzumaki n'était décédé durant l'attaque du Kyubi, douze ans plus tôt. Il n'y avait même jamais eu d'Uzumaki au village, civil ou shinobi, au cours des cinquante dernières années. Naruto en était venu à l'amère conclusion que son nom lui avait été donné justement parce qu'il était orphelin de parents inconnus. Il avait cherché pendant des heures, des jours durant dans les archives, lorsque cette révélation l'avait finalement frappé. Et ça lui avait fait mal.

Mais ça… C'était… Il se sentait… Il n'avait même pas de mots pour le décrire correctement. Naruto n'était même pas certain de comment il se sentait à ce sujet. Etait-il heureux de découvrir enfin un indice ou énervé de la découverte de ce complot. Car c'était un complot, il ne pouvait en être autrement. Rien d'autre ne pouvait expliquer le fait que tous les documents concernant Kushina Uzumaki étaient absents des archives.

En fait, c'était un simple coup de chance qui lui avait même fait lire cette stèle en premier lieu. Il ne s'agissait après tout que d'une simple pierre sculptée servant de mémorial aux shinobis de Konoha tombés au combat et uniquement à eux. En dehors des quelques fois où la mort oblige l'inscription d'un nouveau nom sur la stèle, elle ne servait à rien. Elle n'était utilisée dans aucune cérémonie et pratiquement personne ne s'y recueillait sauf en cas de circonstances spéciales.

Pas étonnant que personne n'avait remarqué un nom parmi tant d'autres, même si tout le reste des données liées audit nom avait disparu. En fait, le faire disparaitre de la stèle aurait été beaucoup plus voyant que de le laisser en l'état. Dans tous les cas, le nom « Kushina Uzumaki » était présent sur le mémorial, alors que toute autre preuve de son existence avait été effacée des archives de Konoha.

Néanmoins, ce simple fait était étrange. Certes, il avait assez peu de connaissances sur la politique du village, mais il savait que même les criminels et les nukenins n'étaient pas retirés des fichiers de Konoha. Qu'avait bien pu faire cette Kushina pour être ainsi évincée des documents officiels ? Il se tramait quelque chose, et Naruto était bien décidé à comprendre de quoi il s'agissait.

De plus, le blondinet était à peu près certain que cette femme et lui étaient liés. Le mémorial indiquait que la date de sa mort était du 10 octobre, il y a douze ans. Autrement dit, elle était morte le jour de l'attaque du Kyubi et très probablement de cela. Elle pourrait n'être qu'un parent éloignée, mais le fait qu'elle soit la seule Uzumaki qu'il ait pu trouver en l'espace de plusieurs années l'incitait à penser qu'il s'agissait de sa mère.

Une mère… Il avait été préoccupé pendant si longtemps de trouver qui étaient ses parents qu'il n'avait jamais pris la peine de se demander ce qu'il ressentirait lorsqu'il le découvrirait. Pour tout dire, il n'était pas certain de comprendre ce qu'il ressentait actuellement. C'était très confus pour lui. La seule chose qu'il pouvait affirmer avec certitude, c'était qu'il était heureux de connaître le nom de sa mère. Restait à mettre un visage sur ce nom.

Cependant, quelque chose fit froncer les sourcils de Naruto. C'était une incohérence qu'il n'avait pas relevé plus tôt, à cause du choc de cette découverte, mais maintenant qu'il prenait du recul, cela lui semblait évident. Kushina était sa mère, mais elle était Kushina Uzumaki. Uzumaki était le nom de sa mère, pas de son père. Il n'y avait qu'un seul Uzumaki inscrit sur la stèle, ce qui voulait dire que ses deux parents avaient un nom de famille différent.

Selon toute logique, Uzumaki était donc le nom de jeune fille de sa mère, mais c'était cela, le nœud du problème. La tradition voulait que les enfants d'un couple, même non-marié, porte le nom de famille du père, pas de la mère. Alors pourquoi Naruto portait-il le nom d'Uzumaki ? Qu'est-ce qu'il manquait ?

Sa mère avait été une kunoichi, comme son nom sur le mémorial l'indiquait. Elle était morte le jour de l'attaque du Kyubi, le jour où Naruto était né. Sa mère était un kunoichi… Sa mère était une kunoichi ! Contrairement aux hommes, les femmes shinobis se voyaient parfois confier un type de mission assez peu reluisant. Il s'agissait de la séduction d'une cible, soit pour acquérir des informations, soit pour l'éliminer lui ou l'un de ses proches. Il était dit que certaines kunoichis ne reculaient devant rien pour accomplir leurs missions, et que sur ce point elles étaient parfois plus impitoyables que leurs homologues masculins.

Naruto pâlit lorsqu'un schéma commença à prendre forme dans son esprit. Sa mère était une kunoichi. On lui confiait une mission de type séduction. Elle accomplissait ladite mission sans se soucier de l'éthique, allant jusqu'à avoir des relations sexuelles avec sa cible. Le hasard voulait qu'elle ait oublié d'utiliser un jutsu contraceptif, ou que celui-ci n'ait pas fonctionné, la faisant tomber enceinte. Elle décidât de garder le bébé, lui donnant son nom de famille plutôt que celui de son père, car il n'était qu'une mission parmi d'autres…

Naruto combattit l'envie de vomir qui l'assaillit soudainement. Il ne se sentait pas bien. Pas bien du tout. Rester ici, devant ce mémorial, était la dernière chose qu'il désirait faire à présent. Pour autant, il savait ne pas être en état de se déplacer. L'Uzumaki inspira à fond pendant plusieurs minutes afin de combattre sa nausée persistante. Finalement, au prix d'un effort de volonté, il parvint à se calmer suffisamment pour se lever. Prenant à peine le temps de réfléchir, il partit en courant, abandonnant sur place les restes de son repas. Il avait besoin d'entendre des explications d'une certaine personne.


- Entrez ! Ordonna Hiruzen lorsqu'il entendit quelqu'un frapper à sa porte.

Le vieil hokage sourit lorsqu'il vit entrer Naruto. Cependant, cela se transforma rapidement en un froncement de sourcils inquiet lorsqu'il vit l'expression du garçon. Il avait le teint pâle, maladif, et le regard vague. Il ne semblait vraiment pas bien. Hiruzen le vit s'installer sur un siège en face de lui, faisant à peine attention à son environnement. Il resta assis là, sans bouger ni dire un mot, ce qui ne fit rien pour apaiser le Sarutobi.

- Comment s'est déroulé le test de ton équipe ? Demanda finalement le sandaime au bout de quelques minutes de silence.

- Kakashi-sensei est probablement déjà venu donner ses conclusions à ce sujet… Répondit Naruto, d'une voix absente.

- C'est vrai, mais j'aimerais entendre ton avis. Lorsque j'étais encore jeune, j'ai été le juunin-sensei de l'équipe numéro 7, la seule à laquelle j'ai enseigné personnellement. D'un point de vue sentimental, je me soucie de son avenir.

Naruto hocha la tête distraitement. Il en avait entendu la rumeur. Environ 40 ans plus tôt, Hiruzen Sarutobi fut le juunin-sensei de trois genins, qui devinrent trois des plus puissants shinobis du village. Depuis cette époque, une légende fut associée à l'équipe numéro 7, qui était considéré comme la plus forte. Il était dit que les jeunes aspirants ninjas étant intégrés à celle-ci seraient destinés à faire de grandes choses.

Il y avait une autre particularité propre à l'équipe numéro 7, contrairement aux autres équipes. Il s'agissait d'un cercle très fermé. De façon plus explicite, le juunin-sensei de l'équipe numéro 7 avait systématiquement été genin de cette même équipe auparavant, et ce, depuis Hiruzen lui-même. Kakashi n'y faisait pas exception, il l'avait lu dans son dossier.

Prenant quelques secondes pour rassembler ses pensées, Naruto réfléchit à ce qu'il avait ressenti au contact de son équipe. Il eut plus de mal que prévu, à cause des informations choquantes qu'il venait de découvrir. Néanmoins, il parvint finalement à exprimer ses impressions.

- Mes impressions sur cette équipe sont… Mauvaises. Admit l'Uzumaki à contrecœur. Honnêtement, j'ai des doutes sur un avenir à long terme.

- Peux-tu m'expliquer pourquoi ? Voulut savoir Hiruzen, concerné.

- Eh bien, pour commencer… Il y a Sasuke. Son attitude arrogante limite fortement notre capacité à travailler en équipe. Il se croit au-dessus de tout le monde et qu'il ait été le numéro 1 à l'académie n'arrange rien. Il a les compétences, mais pas le bon état d'esprit. Ensuite, il y a Sakura. De ce que j'ai pu voir, elle n'a rien d'une kunoichi. Elle connait la théorie sur le bout des doigts, mais en pratique, elle ne vaut rien. Si rien d'autre, elle est juste un fangirl de Sasuke.

Bien sûr, son évaluation était sommaire et incomplet, ainsi que fortement influencé par le peu qu'il avait vu lors du test. Néanmoins, il était à peu près persuadé de ne pas être trop loin de la vérité. Après tout, Naruto avait largement eu le temps de connaitre leur comportement lorsqu'il était à l'académie, pas que les deux concernés le sauraient, en particulier sous son déguisement de Menma.

Hiruzen, pour sa part, grimaça légèrement aux observations de Naruto. Il y avait une large part de vérité dans ces déclarations, et ils le savaient tous les deux. Sasuke, de par son histoire, avait grandi imbu de sa propre importance, ne considérant rarement quelqu'un comme digne de son temps. Sakura, à l'inverse, n'avait pas « d'histoire ». Issue d'une famille civile, elle ne connaissait qu'une version idéalisée de ce qu'était la vie de shinobi.

Si ce n'était pour son obsession du garçon Uchiwa, il était évident qu'elle n'aurait jamais fait assez d'effort pour recevoir son bandeau frontal. La preuve la plus évidente était le fait que lors du test pour devenir genin, Sakura n'avait joué aucun rôle. Même Kakashi avait admis ce fait, bien qu'il l'ait justifié par l'inexpérience.

- Il est possible que la nature du test soit la cause de ma mauvaise impression, voulu tempérer Naruto. Concentré sur l'objectif, il est tout à fait possible pour moi de ne pas avoir vu leur potentiel. Il ne me reste plus qu'à attendre et voir ce qu'il en sera.

Hiruzen hocha sagement la tête. C'était une bonne ligne de conduite. Attendre et voir, avant d'agir. C'était une méthode de pensée que beaucoup de shinobis utilisaient au cours de leurs missions, lorsqu'ils n'étaient pas limités par le temps. La plupart du temps, la prudence permettait d'augmenter les chances d'accomplir le ou les objectifs.

- Je vois… Se contenta de dire le Sarutobi.

Discrètement, tout en remplissant sa paperasse, Hiruzen observa Naruto. Il avait toujours le regard aussi vague, et ne semblait pas décidé à prendre la parole, même s'il était celui à s'être présenté à son bureau. Et cet air hébété qu'il affichait inquiétait beaucoup le vieil hokage. Il avait déjà vu cette expression sur bon nombre de visages, en particulier de shinobis. C'était la même que lorsqu'ils étaient confrontés à un choc émotionnel intense, comme la première fois qu'ils ont tué en mission. Il fit signe à ses Anbus dissimulés de quitter leur poste pour la prochaine heure avant de reporter son attention sur l'Uzumaki.

- Naruto… Demanda doucement Hiruzen. Nous sommes seuls actuellement, personne ne nous écoute. Est-ce que ça va ?

- Jiji… Commença le genin, avant de baisser la tête. Si je te pose une question, y répondras-tu ?

- Bien sûr, lui répondit immédiatement le Sarutobi. Il suffit de demander.

- Je vois… Murmura Naruto, avant de poursuivre lentement, en cherchant ses mots. Dans ce cas, peux-tu me dire… Qui était Kushina Uzumaki ?

La question prit de court Hiruzen et il faillit en laisser tomber sa pipe de surprise. Il s'était attendu à beaucoup de choses, mais pas à ça. Relativement peu de gens à Konoha connaissaient ce nom et encore moins s'en souvenaient. Pour une kunoichi de son niveau, et en dépit de sa nature sulfureuse, Kushina avait eu une carrière relativement discrète. Comment Naruto avait-il même eu connaissance de son existence ?

- Naruto… Demanda prudemment le Sarutobi. Où as-tu entendu ce nom ?

- Il était sur le mémorial des shinobis tombés au combat. Révéla Naruto, d'une voix effroyablement calme. Jiji… Qui était-elle ?

Hiruzen grimaça. Il avait oublié que le mémorial était sur le terrain d'entrainement de l'équipe numéro 7. C'était une malencontreuse erreur, car il avait espéré que Naruto serait plus âgé et expérimenté avant d'apprendre certains secrets le concernant. Le sandaime avait prévu de les lui révéler lorsqu'il serait devenu chuunin. Et pourtant, l'Uzumaki en découvrait de plus en plus, sans personne pour lui expliquer le contexte.

Tout d'abord, il y avait eu le Kyubi. Mizuki lui avait révélé la vérité sur son statut de jinchuriki, bien que Naruto avait affirmé l'avoir connu depuis un certain temps déjà, pas si difficile à comprendre si on réunissait ensemble la haine des villageois, sa date de naissance ainsi que le jour de l'attaque du Biju. Ça sautait pratiquement aux yeux. Et à présent, il y a la découverte sur la stèle des trépassés.

Hiruzen savait qu'il ne pouvait pas mentir au garçon, mais autant que possible, il voulait éviter de lui en dire trop dans l'immédiat. Sa filiation était probablement le secret le mieux gardé de ce village, car beaucoup de gens pourraient vouloir la mort de l'enfant si elle venait à être découverte. Choisissant soigneusement ses mots, le Sarutobi commença à parler, en espérant que la curiosité de Naruto serait rassasiée.

- Kushina était une kunoichi de Konoha, qui est morte lors de l'attaque du Kyubi, il y a 12 ans.

- Il y a plus que ça à son sujet. Affirma l'Uzumaki, catégorique. Si elle n'était qu'une kunoichi parmi d'autres, ses dossiers seraient encore présents dans les archives. Qui était-elle vraiment ?

Hiruzen faillit réprimander Naruto d'avoir fouillé les archives sans autorisation, mais se retint de peu. Ce n'était pas du tout le bon moment de parler de ce détail, alors que le blondinet semblait dans un état bien plus dépressif que lorsqu'il avait cru ne jamais pouvoir devenir shinobi. Il se demandait encore pourquoi, d'ailleurs. Qu'est-ce qui avait mis le garçon dans un tel état ?

- Pour tout te dire, Kushina est un cas un peu particulier. Expliqua Hiruzen. A l'origine elle n'est pas vraiment une kunoichi de Konoha. Elle venait d'un village allié, nommé Uzushio, qui se situait à Nami no kuni. Elle faisait partie d'un programme d'échange de shinobis, bien qu'à lépoque elle n'était encore qu'étudiante à l'académie. Lors de la troisième guerre shinobi, Uzushio a été détruit par une alliance de plusieurs villages cachés, ou plutôt serait-il plus juste de dire que c'est la destruction d'Uzushio qui a été à l'origine de la troisième guerre shinobi. Quoi qu'il en soit, Kushina, n'ayant plus d'endroit où aller, demeura une kunoichi de Konoha.

- Cela explique l'absence d'acte de naissance dans les archives, mais pas celle de l'acte de décès. Déclara Naruto.

- Tu as vraiment cherché partout. Constata le sandaime en souriant tristement.

- Lorsque l'on est seul et désespéré, on est prêt à tout pour se raccrocher à une lueur d'espoir.

Hiruzen broncha, mais ne répondit pas. Il l'avait cherché. Néanmoins, il ne s'était pas attendu à devoir expliquer autant. Cependant, à présent, le Sarutobi commençait à se faire une petite idée de ce que cherchait vraiment. Avec cette prise de conscience, le vieil hokage décida de changer de stratégie d'approche.

- Je suis désolé Naruto, mais je ne peux rien te dire à ce sujet. Expliqua doucement Hiruzen. Il s'agit d'une information classée confidentielle car liée à la sécurité de certaines personnes du village. Et si, à la place, tu me demandais ce que tu veux savoir exactement à son sujet ?

Naruto ne répondit pas, plongé dans ses pensées. Le Sarutobi attendit patiemment qu'il formule sa question, sachant déjà ce qu'elle serait. Après tout, quelle autre raison un orphelin pourrait-il avoir pour s'intéresser à une personne qu'il n'avait jamais rencontrée, mais qui possédait le même nom que lui ? Après une minute de silence, l'Uzumaki demanda finalement :

- Est-ce que Kushina était ma mère ?

- Oui. Répondit Hiruzen.

Le Sarutobi anticipait déjà la prochaine question. Naruto allait vouloir savoir pourquoi il avait été considéré comme un orphelin de parents inconnus. Cela allait être délicat, mais il allait devoir lui expliquer ses raisons sans pour autant dévoiler des secrets qui pourraient mettre en danger le garçon. Il ne serait sans doute pas satisfait par ses réponses, mais Hiruzen espérait qu'il n'insisterait pas trop.

- Est-ce qu'elle était de celles qui recevaient ce genre de mission ?

Ce n'était pas la question à laquelle le Sarutobi s'était attendu. Il fronça les sourcils de confusion en essayant de comprendre de quoi parlait exactement Naruto. Cela lui prit quelques instants, mais il finit par mettre le doigt dessus. Et lorsqu'enfin il le fit, il pâlit légèrement. Le garçon lui demandait si sa mère recevait des missions « séduction ». La compréhension le frappa si fort qu'il faillit en avaler sa pipe.

Les missions « séduction » étaient un type de mission peu reluisant et parfois même assez dégradant. Pour cette raison, seules quelques rares kunoichis les accomplissaient. Il y avait trois critères à remplir pour se voir confier ce type particulier de mission : être volontaire, être belle, et être en contrôle de ses émotions.

Être volontaire était la base, car la tache elle-même était si rabaissant que le Sarutobi ne se sentait pas capable d'ordonner à une kunoichi réticente d'accomplir cela. De façon évidente, celles qui se portaient volontaires étaient majoritairement des femmes célibataires et sans enfant, donc libre de toute obligation au village.

Être belle était nécessaire car, pour séduire un homme, souvent des hommes arrogants et orgueilleux, une belle apparence était l'une des premières choses qu'il recherchait. Pour cette raison, il était plus que déconseillé pour une kunoichi de porter des cicatrices pouvant trahir leur couverture. Il était possible de les camoufler avec du maquillage, mais ne pas en avoir était mieux, car une technique de transformation pouvait être détectée.

Être en contrôle de ses émotions, enfin, était le plus important. En effet, il était difficile, pour ne pas dire impossible, de conserver sa couverture si à la moindre contrariété une kunoichi s'énervait et révélait accidentellement certaines compétences. Ainsi, les femmes acceptant de recevoir ce genre de mission étaient soumises à un entrainement dans le but d'apprendre non seulement à dissimuler leurs émotions, mais également à afficher celles qu'elles ne ressentaient pas.

- Non ! S'écria frénétiquement Hiruzen, s'attendant presque à voir son fantôme apparaitre pour l'effrayer à mort. Absolument pas. Jamais elle n'aurait reçu ou accepté ce genre de mission !

Kushina avait été belle, il était impossible de le nier. Elle avait eu une beauté brute qui avait rendu plus d'une femme jalouse par le passé. Cependant, elle avait également été fidèle à son mari. Pour cette seule raison, elle n'aurait jamais accepté ce genre de mission. Et même en admettant cette possibilité, Kushina Uzumaki avait été doté d'un caractère volcanique. Elle avait toujours affiché ses émotions sur son visage et n'avait jamais été capable de les dissimuler, ce qui la rendait inéligible à ce genre de mission.

- Pourquoi demander une chose comme ça ? Questionna finalement Hiruzen, une fois qu'il se fut suffisamment calmé.

- Mon nom est Uzumaki. Expliqua Naruto.

- Oui, et ? L'encouragea le Sarutobi, qui ne voyait pas où il venait en venir.

- Elle est ma mère.

- C'est vrai aussi. Admit Hiruzen, toujours confus par la direction que prenait la conversation.

- Et il n'y a eu aucun autre Uzumaki à Konoha, en dehors d'elle et de moi. Ni civil, ni shinobi. C'était donc le nom de jeune fille de ma mère. Alors pourquoi est-ce que je ne porte pas le nom de mon père ?

On arrivait finalement à la question qu'avait attendue Hiruzen, bien que de façon fortement détournée et indirecte. Mais quel était le rapport avec les missions « séduction » ? A peine le Sarutobi se l'était-il demandé que la réponse lui vint, causant les quelques couleurs restantes de quitter ses joues. Naruto ne pensait quand même pas… C'était tout simplement absurde de même supposer une telle chose.

Mais l'était-ce vraiment ? Pour Naruto, qui n'avait pas tous les éléments en sa possession, il était facile d'en arriver à une conclusion de ce genre. Pas étonnant qu'il avait semblé si malade et perdu. Une fois de plus, la culpabilité assaillit Hiruzen. C'était malheureusement l'une des conséquences de conserver des secrets. Rapidement, le Sarutobi s'empressa de rassurer le garçon, car l'Uzumaki avait pris la pâleur soudaine du vieil homme pour une confirmation et s'était mordu la lèvre inférieure jusqu'au sang pour s'empêcher de fondre en larmes.

- Ce n'est pas du tout ce que tu crois. Kushina était une femme mariée et heureuse en couple.

- Alors… Pourquoi… Essaya de demander le genin, mais ne parvint pas à rester calme pour aligner une phrase cohérente.

- Naruto, il faut que tu comprennes une chose dont toutes les familles shinobis sont pleinement conscientes. Il n'est pas rare, et même assez commun dans notre profession, que les actes des parents aient des répercussions sur les enfants. Ton père et ta mère se sont fait beaucoup d'ennemis de leur vivant, et certains d'entre eux ne demandent rien de plus que d'une occasion de se venger. Or, comme orphelin, tu ne disposes pas de la protection de tes parents ou de ton clan, comme c'est le cas pour les autres enfants de shinobis. Donc, par mesure de précaution, ta filiation a été dissimulée. Il était prévu que tu en sois informé lorsque tu deviendrais informé en devenant chuunin où à l'âge de 18 ans.

- Je… Je vois. Parvint finalement à articuler Naruto. Mais pourquoi m'avoir appelé Uzumaki si ma filiation devait restée secrète ?

- Tu as raison sur ce point, mais je ne voulais pas te retirer totalement ton identité. Le fait que ta mère était une Uzumaki était une chance en ce sens. Tu dois comprendre que les Uzumaki étaient un clan, et un puissant. Ils étaient également les fondateurs d'Uzushiogakure no Sato. Ils se sont taillé une réputation telle qu'ils ont été considéré comme une menace par plus de la moitié des nations élémentaires. Il aura fallu l'alliance de deux des cinq grands villages shinobis pour les éradiquer.

Hiruzen s'arrêta pendant un instant, gardant un silence respectueux pour ces alliés d'autrefois, et qui n'étaient plus de ce monde désormais. Uzushio avait été décimé par l'association des forces d'Iwa et de Kiri, bien qu'au prix de lourdes pertes pour les deux villages. De plus, cette attaque avait été l'origine de la troisième guerre shinobi, qui avait essentiellement été divisé en deux grands conflits : Konoha contre Iwa d'un côté et Suna contre Kiri. Plus tard, Kumo avait décidé de joindre ses forces à celles du vent pour vaincre l'eau.

Cette guerre s'était terminée par la victoire de Konoha et de Suna/Kumo, bien que Suna ait subi de lourdes pertes dans ce conflit. Deux événements majeurs en étaient ressortis. Le premier était le début de la légende de l'éclair jaune de Konoha. Le second était la haine subite de Mizu no kuni pour les détenteurs de lignée. Kiri commença à procéder à une purge, et le village fut rapidement renommé la brume sanglante. Avec un soupir, Hiruzen reprit son récit.

- Depuis, en dehors de quelques survivants, il ne reste plus rien du clan Uzumaki. Cependant, depuis la seconde guerre shinobi, il était devenu chose commune de donner aux orphelins le nom de clans shinobis disparus. En dehors de Kiri, la pratique est restée, même aujourd'hui. Il n'y a donc rien d'étrange à ce qu'un orphelin soit nommé Uzumaki, d'autant que ton apparence physique est assez différente d'un membre de ce clan.

- En quoi ? Voulut savoir Naruto, un peu plus calme.

- Eh bien… La particularité la plus évidente était que pratiquement tous les membres du clan Uzumaki avaient les cheveux roux. En fait, rouge serait plus approprié. A ma connaissance, tu es le premier à ne pas avoir ce trait distinctif… Enfin quand tu n'es pas sous le déguisement de Menma. Là, tu as exactement la même couleur de cheveux que le clan.

- Donc… Ma mère avait aussi les cheveux rouges ? Demanda timidement l'Uzumaki.

- Oui, une magnifique chevelure flamboyante. Répondit Hiruzen d'une meilleure humeur. D'ailleurs, quand elle était l'académie…

Et avec cela, le Sarutobi commença à lui conter quelques-unes des histoires qu'il connaissait au sujet de Kushina. Il lui raconta à quel point elle était un garçon manqué dans sa jeunesse, comment elle avait d'abord été surnommé « la tomate », avant qu'elle ne mette une raclée à ceux qui se moquaient d'elle et que son surnom ait été modifié en « Habanero la sanglante », ainsi que d'autres récits amusants. Il montra même à Naruto les différentes photos de sa mère inclus à son databook.

Naturellement, Hiruzen ne lui parla pas de la relation/rivalité qu'elle entretenait avec Minato Namikaze, avant que celui-ci ne devienne le flash jaune de Konoha puis Hokage, ni de l'amour naissant lorsque le blond la sauva d'une tentative de kidnapping. Il hésita à lui parler du fait qu'elle était le second jinchuriki du Kyubi, faisant de Naruto le troisième, avant de décider de ne pas en parler pour le moment. Le genin avait déjà suffisamment d'informations à assimiler sans en rajouter, d'autant que cela entrainerait la question de savoir comment le Kyubi s'était libérer de Konoha pour attaquer le village, auquel il n'avait pas la réponse.

En revanche, il lui parla de ce qu'il savait du clan Uzumaki, et donc de son héritage. Il lui expliqua qu'ils étaient connus pour leur maîtrise inégalée du fuinjutsu. Il y avait également certaines rumeurs à leur sujet, comme celle déclarant qu'ils possédaient une longévité de près de deux cents ans, ou celle à propos de leur capacité de régénération seulement surpassé par certains jinchurikis, Naruto inclus. Ils étaient également connus pour leur caractère bourru. Il semblait que Kushina et son fils étaient des exceptions à ce sujet.

L'heure passa rapidement. L'ambiance était désormais bien plus détendue que lorsque Naruto s'était présenté. Néanmoins, étant Hokage, Hiruzen avait des obligations et fut obligé de mettre fin à leur conversation. L'Uzumaki se leva de bonne grâce et accepta de partir sans poser de question. Il s'arrêta cependant au moment d'ouvrir la porte et posa une question qui lui tenait à cœur :

- Quand aurais-je finalement la chance de connaître le nom de mon père ?

Hiruzen soupira. Il comprenait la demande presque désespérée de Naruto, mais ne pouvait pas malheureusement pas la lui accorder. Du moins, pas dans l'immédiat. Il était à peine genin, sans la moindre expérience du monde shinobi. Si sa filiation venait à être découverte dès à présent, il serait dévoré, à la fois par les ennemis de son père mais également par la politique de Konoha.

- Comme je te l'ai dit plus tôt, ce sera à tes 18 ans, ou plus probablement lorsque tu deviendras chuunin. Comme tous les shinobis, ton père avait des ennemis, mais les siens étaient plus nombreux et plus puissants que la moyenne. S'il te plait, promet-moi de ne pas essayer de chercher des informations à ce sujet.

- … Très bien. Soupira finalement Naruto, avant de sortir avec une courte salutation : Bon, à la prochaine, Jiji.


De retour au terrain d'entrainement de son équipe, Naruto soupira de soulagement. Un grand poids avait été retiré de ses épaules. Il s'était fait une véritable frayeur concernant son père supposé et sa propre conception. A présent qu'il en savait plus sur sa mère, il se sentait vraiment plus léger. C'était un sentiment apaisant d'enfin savoir qui il était, et même d'où il venait.

Souriant, il créa une multitude de clones d'ombre et leur ordonna de retirer et de ramasser tous les pièges qui n'avaient pas été déclenchés pendant le test. Pendant les vingt minutes suivantes, Naruto et ses nombreux sosies ratissèrent l'ensemble du terrain dans tous les sens afin de ne pas être pris dans l'un d'eux au cours d'un entrainement futur. Une fois qu'il fut totalement certain que la zone était sécurisée, il dissipa ses clones et se permit un court repos.

L'Uzumaki retourna au mémorial en espérant pouvoir terminer son bento, avant de grogner de frustration en découvrant que celui-ci était infesté de fourmis. Tant pis, il en avait déjà assez mangé pour pouvoir se passer de nourriture jusqu'au repas du soir. Son regard dériva vers les trois poteaux, plantés un peu plus loin sur le terrain d'entrainement, et ses yeux s'écarquillèrent.

Avec toute l'agitation récente, il avait à peu près oublié les découvertes qu'il avait fait lors du test pour « devenir » genin. Naruto ramassa une feuille d'arbre sur le sol et la posa sur son front, du moins la partie non recouverte par son masque. Il concentra ensuite son chakra au point de contact et essaya de créer une adhérence. L'Uzumaki lâcha alors la feuille et tenta l'exercice de contrôle de chakra qu'il n'avait jamais pris la peine d'apprendre à l'académie, ayant d'autres priorités à l'époque.

Sa première tentative fut déplorable, et le mot était faible. A peine avait-il lâché la feuille qu'il ne sentit plus celle-ci sur son front. Presqu'au même moment, cependant, ce qui semblait être de la poussière lui rentra dans l'œil, l'obligeant à le frotter pour le soulager de l'intrusion soudaine. Il essaya ensuite de trouver la feuille qu'il avait utilisée, mais constata qu'elle n'était présente nul-part sur le sol.

Confus, Naruto se gratta la tempe avant qu'un doute le fasse regarder ses mains. Ce n'était pas de la poussière qui lui était entré dans l'œil, contrairement à ce qu'il avait d'abord pensé. C'était des morceaux de feuilles. De très petits morceaux. Le garçon gémit lorsqu'il comprit ce qui était arrivé. Il avait mis tellement de chakra dans sa tentative de contrôle qu'il en avait pratiquement désintégré la feuille qu'il avait utilisé.

Soupirant, l'Uzumaki en prit un autre et répéta l'exercice, en tentant de réduire la quantité de chakra. Il n'eut pas plus de succès qu'à sa première tentative, pas plus qu'à sa troisième, quatrième, ou même cinquième. Après avoir désagrégé plus d'une vingtaine de feuilles, Naruto commença à cerner le problème qu'il rencontrait, ou du moins une partie de celui-ci.

L'Uzumaki disposait d'un contrôle de son chakra de 0%, cela, il le savait déjà. Cependant, il commençait seulement à en comprendre l'ampleur des conséquences. C'était un peu comme si la totalité de son chakra essayait d'accomplir l'exercice alors qu'il n'en fallait qu'une minuscule quantité. Le résultat était qu'il surchargeait la feuille, la désintégrant. Naruto se réprimanda de ne pas avoir pensé que cela pourrait arriver. Après tout, il avait le même problème avec la technique de clonage illusoire, et parfois aussi avec celle de substitution.

Finalement, l'Uzumaki comprit qu'il n'arriverait à rien de mieux avec sa quantité actuelle de chakra. Réalisant un mudra, Naruto concentra la totalité de son chakra et s'en servit pour créer le plus de clones possible. Instantanément, la clairière fut inondée de fumée qui, lorsqu'elle se dissipa, révéla une véritable marée de sosie de lui-même, toujours déguisé en Menma. D'un regard, il essaya de compter combien il y en avait, mais renonça rapidement. Ils étaient trop nombreux.

- Ecoutez-moi tous ! S'exclama le véritable Naruto. Je veux que vous vous dispersiez tout autour de Konoha, mais pas dans le village, et que vous continuiez l'exercice de la feuille jusqu'à ce que vous soyez à court de chakra. Ça va prendre du temps, mais tôt ou tard, on va en venir à bout.

- Yosh ! Hurlèrent tous ses semblables avant de s'exécuter.

L'idée de Naruto était que, si effectivement son problème était un surplus de chakra qui l'empêchait d'avoir de contrôle dessus, alors il avait simplement à réduire la quantité qu'il voulait apprendre à contrôler. Ainsi, en divisant son chakra par le nombre de clones présents, les risques de surcharger la feuille seraient considérablement réduits, et il pourrait enfin faire des progrès.

Bien sûr, ce n'était pas une solution miracle. Après tout, 0% de 100 et 0% de 1 000 000 000 étaient la même chose. Et même s'il arrivait à obtenir un contrôle de 1% pour un clone, cela ne donnerait un contrôle que de 0,000000001% pour l'original lorsqu'il retrouvait ses pleines réserves de chakra. C'était ridiculement peu, mais cela restait mieux que 0. De plus, les clones avaient l'avantage de ne pas ressentir de fatigue ou de lassitude, pleinement consacré à leur tâche.

Naruto pouvait donc les laisser s'entrainer, jour et nuit jusqu'à épuisement de leur chakra, pendant que lui-même se concentrait sur autre chose. Ensuite, il ne lui resterait plus qu'à les renouveler et répéter le cycle jusqu'à ce qu'ils atteignent un contrôle, peut-être pas de 100%, mais idéalement de 75% de leur quantité de chakra donnée. Après quoi, l'Uzumaki pourrait commencer, doucement, à réduire le nombre de clone, augmentant ainsi leur réserve de chakra et donc diminuant leur contrôle dessus.

Et le cycle recommencerait encore, et encore, et encore… Et ce jusqu'à ce que finalement, Naruto ait un contrôle de chakra décent. Bien sûr, cela allait prendre un très long moment, surtout avec un exercice aussi basique que celui de la feuille, mais il avait la chance de pouvoir délégué cette tâche plus qu'ingrate, alors il n'allait pas s'en priver. Et pendant que ses clones font ce travail, l'original pourrait commencer des recherches plus approfondies sur son contrôle du sang, qui contrairement au reste, ne pouvait pas être confié à une copie. Quelque chose à propos de posséder du sang dans les veines…

De plus, les clones de sang étant les zombies qu'ils étaient, ne pouvaient pas s'en charger non plus. Sans compter que Naruto ne pouvait pas récupérer leurs souvenirs ou leur expérience. Cependant, l'Uzumaki était optimiste, et il savait qu'une fois cet obstacle franchi, il serait sur la bonne voie pour devenir l'un des plus puissants shinobis ayant existés…


Au cours des deux mois qui suivirent, une routine commença à s'installer pour l'équipe numéro 7. Le trio de genins se réunissaient à un point de rendez-vous donné à 8 heures, et attendaient généralement jusqu'à 10 heures que leur sensei arrive pour commencer les missions de la journée. Ou plutôt LA mission de la journée. En effet, perdant systématiquement une bonne partie de la matinée chaque jour à attendre le bon vouloir de Kakashi pour se présenter, ils n'avaient que rarement le temps d'en faire davantage.

De plus, les missions confiées à une équipe de genins fraichement promue n'étaient certes pas dures à réaliser, mais elles étaient longues, monotones et parfois assez humiliantes. Une en particulier l'était plus que les autres : la mission de récupération de Tora, le chat de la femme du daimyo. Enfin chat… Il n'en avait que le nom, car il était plus considéré comme un démon.

Personnellement, Naruto supposait que Tora, ou l'un de ses parents, était membre d'un clan d'animal shinobi. Ceux-ci signaient généralement des contrats d'invocations avec des ninjas qu'ils jugeaient dignes d'eux. L'Uzumaki ne connaissait pas bien les détails concernant les invocations. Quant à savoir comment la femme du daimyo aurait pu mettre la main sur un chat shinobi, cela restait un mystère. Néanmoins, cela expliquerait comment cet animal exaspérant parvenait à battre presque toute équipe de genin qui le traquait à la fois en vitesse, en endurance et en furtivité.

Naruto, ou plutôt Menma, était à peu près le seul genin connu à parvenir à le suivre sans difficulté, ses propres capacités légèrement supérieure à celles de Tora. Bizarrement, le blondinet ne retirait aucune satisfaction de savoir qu'il était meilleur qu'un chat, même si celui-ci parvenait à mettre à la honte la plupart de ses congénères.

Pour en revenir à la routine de l'équipe numéro 7, celle-ci effectuait donc une unique mission par jour, quand leurs homologues en accomplissaient deux, parfois trois. Cependant, malgré la faible activité de leur groupe, Kakashi ne compensait pas cela par autre chose. Il n'y avait pas d'entrainement collectif, ni individuel, pas plus qu'il n'y avait de cours théorique ou de simulation de missions de rangs plus élevés.

Pour l'absence d'entrainement collectif, le Hatake justifiait cela en expliquant qu'ils devaient d'abord renforcer leur travail d'équipe, ce que faisaient les missions de rang D. Pour l'absence d'entrainement individuel, il expliquait qu'il s'agissait de leurs propres compétences, et qu'il était de leur devoir de les travailler par eux-mêmes. Kakashi expliquait cependant qu'il était tout à fait prêt à prodiguer des conseils pour les aider à progresser.

Pour ce qui était de l'absence de cours théorique, Naruto n'avait rien à redire. Il ne les aimait pas de toute façon. Quant au manque de simulation ou d'exercices pratiques, il avait préféré ne pas poser la question. L'Uzumaki était doté d'un excellent instinct de survie et il n'avait pas du tout envie de titiller le sadisme de son juunin-sensei. Restait néanmoins le fait que l'équipe ne faisait pas beaucoup de progrès.

Heureusement, Naruto disposait de sa propre routine indépendante. Chaque matin, avant de rejoindre son équipe, il créait autant de clones que possibles et leur ordonnait de continuer l'exercice de la feuille. Comme il l'avait supposé, il commençait déjà à disposer d'un meilleur contrôle global, bien qu'encore immensément trop faible pour être d'une quelconque utilité dans l'immédiat.

S'il devait donner une estimation, il dirait que celui-ci se trouvait quelque part entre 1 et 2%, à cause des variations. Il avait estimé qu'à ce rythme, et en prenant en compte la diminution du nombre de clones par la suite, il lui faudrait un peu plus de quatre ans pour atteindre un contrôle de chakra d'environ 40%. C'était trop long, mais à défaut d'une meilleure méthode, il allait devoir faire avec…

Pendant les deux heures passées à attendre l'arrivée de Kakashi, l'Uzumaki avait commencé à étudier son héritage, à savoir le fuinjutsu. Selon les dires d'Hiruzen, il s'agissait d'un art au potentiel infini. Naruto avait donc acheté plusieurs tomes et volumes concernant les bases et étudiait chaque jour. Il espérait secrètement pouvoir par la suite comprendre un peu mieux le sceau sur son ventre.

Cependant, il semblerait que, pour une raison quelconque, il n'ait pas hérité du talent naturel de ses ancêtres pour le fuinjutsu. Oh, il y arriverait tôt ou tard, mais comme pour le reste, ce serait long et difficile. De plus, lorsqu'il commencerait à réduire le nombre de clones à l'exercice de la feuille, il pourrait commencer à les réaffecter à l'étude des sceaux. Vraiment, le multiclonage de l'ombre était une technique fantastique.

Le soir, une fois que Naruto en avait terminé avec ses obligations, il dissipait tous les clones qui n'avaient pas complètement épuisés leur chakra durant la journée et, avec celui qu'il avait reconstitué depuis le matin et celui récupéré des clones, il en refaisait une nouvelle vague pour la nuit avec les mêmes instructions que pour leurs prédécesseurs. Ainsi, même de nuit, il continuait d'améliorer son contrôle.

Naturellement, cela lui causait de violentes migraines certains jours, même lorsqu'il les dissipait de façon progressive. Cependant, comme le dit l'expression : nul sacrifice, nulle victoire ! Et puis, ce n'était pas comme s'il risquait d'en mourir. Niveau douleur, il avait connu bien pire à de nombreuses reprises pour ne pas se formaliser de si peu. Il se faisait pire rien qu'en pratiquant son contrôle du sang.

Parlant de cela, il avait choisi de consacrer chaque dimanche, unique jour de la semaine où les genins n'étaient pas de service, pour pratiquer. Malheureusement, il était plus ou moins dans une impasse à ce sujet. Il ne savait pas trop dans quelle direction se tourner. Il n'était même pas certain de savoir comment répondre à la question : quelle pouvait être l'utilité du sang pour un shinobi en dehors de son rôle évident ? Il avait beau se saigner à blanc, littéralement, aucun déclic ne se produisait en lui.

Il avait bien remarqué que l'amélioration du contrôle de son chakra améliorait également celui sur son sang, presque proportionnellement. Pour Naruto, c'était logique, dans la mesure où les deux systèmes circulatoires étaient confondus l'un dans l'autre. Cependant, cela ne l'avançait pas beaucoup. L'Uzumaki devait bien l'admettre, à sa grande frustration, mais il manquait d'imagination.

Et puis, il y avait seulement quelques jours, Naruto avait fait un progrès inattendu. Le blondinet s'était souvenu de son combat contre Mizuki ainsi que les effets étonnants de son sang lors de l'affrontement. Honnêtement, l'Uzumaki était assez honteux d'avoir oublié quelque chose d'aussi important, mais il avait tellement l'habitude de réprimer les mauvais souvenirs qu'il avait fait de même avec Mizuki, ce qui avait failli lui faire oublier complètement un indice primordial.

Ainsi donc, lors de son combat contre le traitre, Naruto avait été largement surpassé en force, à défaut de la vitesse. Pourtant à mesure que son sang coulait et le recouvrait, la différence entre les deux combattants se réduisait, jusqu'à complètement s'inverser. L'Uzumaki finit par vaincre Mizuki presque sans difficulté, bien qu'il lui ait d'abord fallut être presque mort pour y parvenir.

Naruto avait théorisé que son sang, imprégné de chakra, permettait à son corps de passer outre la limitation habituelle des 20% de potentiel musculaire total imposée par le cerveau. Comme le combat contre Mizuki l'avait prouvé, c'était une arme à double tranchant, car son corps n'était pas capable de gérer sa pleine puissance physique, sans restriction. Contre le traitre, l'Uzumaki estimait avoir utilisé environ 50% de son potentiel musculaire, et il s'en était cassé le bras. Cela le rendait curieux de savoir ce que cela donnerait s'il était capable d'atteindre 100% sans effet indésirable.

Cependant, malgré sa découverte sur cette étrange propriété de son corps, Naruto n'avait pas encore trouvé un moyen de l'exploiter efficacement. Il n'allait pas à moitié se taillader les veines chaque fois qu'il devait s'en servir… Sa carrière était déjà suffisamment compliquée pour ne pas avoir à y ajouter de l'automutilation volontaire. Peut-être que s'il faisait quelques progrès en fuinjutsu, il pourrait arriver à quelque chose d'utile. Après tout, la plupart de cet art requérait du sang à un moment ou un autre.

Un matin, deux mois après ses débuts en tant que genin, l'équipe numéro 7, dirigé par Kakashi, se dirigea vers le bureau du Hokage, comme chaque matin, dimanche exclus, dans l'intention de recevoir une mission. A ce stade, ils avaient touché à peu près à tous les types de mission de rang D disponibles au sein de Konoha. La seule véritable question était : De quelle corvée allaient-ils hériter ?

Oui, corvée était bien le bon mot, pas besoin d'enjoliver les choses à ce sujet. Entre courir après Tora et finir les genoux et les bras dans la terre à désherber un jardin, Naruto avait perdu toute illusion à ce sujet. Cependant, l'Uzumaki avait une sorte de pressentiment, comme si aujourd'hui serait différent. Il n'y avait bien sûr aucune raison de penser cela, mais son instinct le titillait, et Naruto se sentait assez curieux de ce sentiment qu'il ressentait.

Arrivant enfin devant le bureau du Hokage, Kakashi s'arrêta et frappa. Une fois qu'il eut reçu la permission d'entrer, il dirigea son équipe dans la salle, avant d'attendre leur ordre de mission. A aucun moment il ne détourna les yeux de son livre, pas même lorsqu'il salua son chef de village.

Hiruzen, de son côté, observa le trio de genin. Sasuke Uchiwa se tenait droit et fier, sa posture révélant une pointe d'orgueil. Pour avoir vu de nombreux membres de ce clan dans ce même bureau auparavant, le Sarutobi savait que le sang de sang garçon était très pur. Cela pourrait être une grande force, mais également sa pire faiblesse. Il lui faudrait apprendre à canaliser ses désirs et ne pas se laisser submerger par son passé. S'il y parvenait, il deviendrait un grand shinobi. Sinon… Il risquait de mourir prématurément en mission.

A côté de lui, il y avait Sakura Haruno, la seule genin de l'équipe issue d'une famille civile. Cela faisait deux mois qu'elle était devenu une kunoichi, et pourtant Hiruzen avait de la difficulté à voir le moindre signe d'une formation personnelle. Comme le lui avait dit Naruto deux mois plus tôt, elle n'avait de shinobi que le titre, ne semblant pas avoir de véritable motivation pour former son corps et son esprit. Si ce n'était pour Sasuke, elle ne serait même pas dans ce bureau en premier lieu.

Le dernier membre de l'équipe, et celui en qui Hiruzen plaçait le plus d'espoir, était Naruto lui-même. Ou plutôt, il s'agissait de Menma, le personnage qu'avait forgé le garçon pour ne pas être entravé par les idées préconçues du village. Des trois, il était le plus digne d'être un shinobi. Débrouillard, logique, implacable, il était un matériau brut de grande qualité. Dans quelques années, il deviendrait probablement l'un des plus puissants shinobis du village, et un candidat sérieux au poste de Hokage, tout comme son père avant lui…

Reportant son attention sur leur juunin-sensei, Hiruzen se demanda une fois de plus si Kakashi était un bon choix pour diriger l'équipe numéro 7, malgré le fait qu'il était le dernier ex-genin de ladite équipe comme le voulait la tradition. Certes, il avait les compétences, mais il était d'un naturel plutôt paresseux. Pourtant, le Hatake, qui n'avait jamais été motivé à enseigner auparavant, avait soudainement émis le souhait d'avoir deux personnes en particulier dans la prochaine équipe testée par ses soins.

Le premier était Sasuke, le dernier Uchiwa de Konoha. La raison pour laquelle Kakashi le voulait était évidente. Le juunin ne s'était jamais vraiment pardonné la mort de son équipier Obito, lui aussi un Uchiwa. Le désir d'enseigner à Sasuke était pour lui comme une forme de rédemption, et Hiruzen était plus que prêt à lui accorder ce souhait, d'autant plus qu'il était également le seul autre possesseur du sharingan du village.

Le second était Naruto. Cette raison était beaucoup moins évidente, pour ceux qui ne connaissaient pas l'histoire à la fois de l'Uzumaki et du Hatake, en particulier les parties qui ont été scellés comme secrets de rang S. Pour faire simple, le père du blondinet, Minato Namikaze, avait également été le juunin-sensei de la précédente génération de l'équipe numéro 7, dont Kakashi avait fait partie.

Kakashi avait donc été à la fois satisfait de recevoir Sasuke, et déçu de ne pas avoir Naruto, qui officiellement n'était pas shinobi. Hiruzen appréciait plutôt l'ironie de la situation, étant donné que l'Uzumaki était réellement dans son équipe, bien que le Hatake n'en ait pas conscience. Le sandaime se demandait assez souvent combien de temps mettrait le juunin à découvrir la vérité, s'il la découvrait jamais.

- Bien ! Déclara Hiruzen en reportant son attention sur l'équipe dans son ensemble. Cela fait exactement deux mois depuis vos débuts comme genins de la feuille. Jusqu'à présent, et malgré leur nombre relativement peu élevé, toutes vos missions de rang D se sont soldées par une réussite. Vous avez même établi un nouveau record de temps sur la mission de récupération du chat Tora.

Naruto se permit de grimacer légèrement au souvenir. Cela avait sans doute été la plus humiliante mission à son actif. L'Uzumaki s'était demandé, sans vraiment y croire, si l'utilisation d'herbe à chat pourrait aider à capturer Tora. Avec du recul, il admettait sans la moindre honte qu'il s'était probablement agi de l'une des pires idées, pour ne pas dire la pire, qu'il ait jamais eu.

En effet, sitôt que Naruto avait été dans la portée de l'odorat de Tora, il s'était presque fait agressé par sa cible. Pendant près de vingt minutes, les rôles avaient été inversés. Le chat, toutes griffes dehors, avait poursuivi l'Uzumaki à travers la moitié du village. Ce fut d'ailleurs l'unique fois que le genin ne fut pas capable d'être plus rapide que Tora. S'il n'avait pas possédé son incroyable facteur de guérison, il en aurait encore des cicatrices…

- En conséquence, poursuivit Hiruzen, j'ai décidé qu'il était temps pour vous de recevoir la chance de faire quelque chose de différent. Il est temps pour vous de recevoir votre première mission de rang C.

Aussitôt, Sakura poussa un petit cri de joie, tandis que Sasuke montra un visage emplit de suffisance. Naruto pour sa part, commençait à mieux comprendre la raison de son pressentiment, bien qu'il ait l'impression qu'il y avait plus encore. Kakashi, de son côté, se frotta les cheveux d'un air soucieux.

- Hokage-sama, je suis le premier à admettre que mes trois mignons genins ont réalisé un travail plus que satisfaisant jusqu'à présent. Cependant, ne pensez-vous pas qu'il est encore un peu prématuré de leur confier leur première mission de rang C ?

- Non, je suis tout à fait certain qu'ils se montreront à la hauteur de cette tâche. A moins bien sûr que tu ais une raison qui pourrais me faire réviser mon jugement. Est-ce le cas ?

- … Non, Hokage-sama.

- Dans ce cas, c'est réglé ! S'exclama le sandaime en claquant ses mains ensemble. Tazuna, vous pouvez entrer…


Et voilà pour ce chapitre !

A présent, il est temps pour les annonces, que certains auront peut-être déjà lu dans mes chapitres récents, mais j'en ai d'autres à faire, donc lisez tout !

La première est la clôture des votes pour le nouveau projet. Voici les résultats :

Projet A: 166 votes.

Projet B: 162 votes.

Le vainqueur est donc le projet A: Naruto, piégé dans le Mugen Tsukuyomi, doit revivre sa vie sous la forme d'un jeu vidéo. Avant de passer à la suite, je tiens tous à vous remercier pour votre participation et votre implication dans ce vote. Honnêtement, j'ai été énormément surpris de voir le nombre de personnes qui ont donné leur avis. Comme vous pouvez le voir, la lutte a été serrée. J'ai l'espoir que, lorsque mes autres fictions en seront à un stade beaucoup plus avancé, je pourrais revenir vous proposer ce projet.

Passons à la suite. Certains d'entre vous se demandent sans doute pourquoi j'ai clôturé les votes si tôt, alors que j'avais annoncé précédemment qu'il ne le serait que lorsque l'une de mes fictions les plus récentes auraient atteint 10 chapitres. La raison est ailleurs. Il se trouve que pendant mes deux mois d'interdiction d'écrire de chapitre, j'ai consacré une partie de mon temps à relire mes fictions de A à Z, parfois plusieurs fois, pour me les remettre en mémoire et repartir sur de bonnes bases. J'ai honte d'admettre que ma relecture m'a laissé un gout étrange dans la bouche.

Le Kitsune, m'a première histoire, est bourrée d'incohérence. On peut voir que, d'un chapitre à l'autre, j'essaie de rafistoler les choses comme je le peux, parfois de façon très peu discrète. Il y a aussi le fait que les premiers chapitres manquent énormément de profondeur, ce qui m'a vraiment choqué quand je les compare à ceux que j'écris actuellement. Enfin, j'ai remarqué qu'à l'époque je ne maîtrisais pas du tout mon histoire. J'ai voulu aller trop vite, dans trop de directions différentes, sans me soucier des conséquences... La naïveté de la première histoire, si je devais le justifier.

Burakumin, ma seconde histoire, est... étrange. J'ai voulu faire quelque chose d'unique, et je peux affirmer y avoir réussi. Cependant ce style d'écriture théâtral, que beaucoup m'ont reproché, est effectivement insipide à lire. De plus, mes chapitres sont bourrés de théories très longues et parfois compliquées voire incompréhensibles, rendant la lecture lourde et maladroite. Combiné cela à l'histoire sombre de nature, cela en fait une histoire difficile à lire et à comprendre pour certains.

Blood and Legacy, ma troisième histoire, est la dernière dont je vais parler ici. Je n'ai pas de gros reproches à faire à cette histoire, en dehors de parfois être un peu trop proche du texte original. Non, ici, la faute en revient à mes goûts personnels. Une chose que je n'aime pas lorsque j'écris, est de disposer d'un univers fermé, ou du moins fortement restreint. Or, à la réflexion, l'univers d'Harry Potter est plutôt limité et dispose d'une histoire extrêmement balisée, rendant parfois difficile de prendre des libertés tout en restant fidèle aux livres. La majorité de l'histoire se passe dans un château. Il y a relativement peu de personnages disposant d'une vraie histoire, et pas de juste quelques fragments en passant. La chronologie structurée en sept ans rend également difficile d'écrire l'histoire, parfois de peur de se précipiter, parfois de peur de ne pas avancer. C'est un équilibre délicat.

Ainsi, je suis au regret d'annoncer que les trois histoires citées ci-dessus sont désormais en hiatus. Pour ceux qui ne savent pas ce que cela signifie (si, il y en a), cela signifie que ces histoires sont à l'arrêt, en pause. ATTENTION, je ne les abandonne pas. Je ne veux pas, et n'ai pas l'intention de le faire. Cependant, je vais les laisser de côté pour un temps, me permettant de me consacrer à mes histoires plus récentes, incluant le nouveau projet, sans avoir à me soucier de ces trois histoires. Les deux premières, en particulier, auront besoin d'une réécriture partielle, sinon totale. Pour cette raison, n'attendez plus de chapitres de ces histoires pour le moment. Il arrivera parfois qu'un chapitre soit publié sans prévenir, mais ce sera tout pour l'instant. Lorsque j'aurais plus avancé dans mes autres histoires, je me permettrai de revenir dessus.

La dernière nouvelle, et pas la moindre, est assez particulière... Honnêtement, je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle (vous allez comprendre pourquoi en lisant). Pour commencer, vous devez savoir que j'ai une petite amie (oui, je ne l'avais encore jamais dit jusqu'à présent, voilà qui est désormais fait). Or, il se trouve que, pour fêter les deux ans de notre relation, ma copine a émis un souhait. Elle m'a demandé de lui écrire une histoire. J'avoue que, sur le coup, je n'ai pas trop compris ce qu'elle a voulu dire par là. En fait, ce qu'elle voulait, c'était effectivement que je lui écrive une fiction sur un fandom de son choix.

Naturellement, j'ai accepté sans arrière pensée, pensant qu'elle voulait simplement que je lui écrive un One Shot, mais il s'est avéré qu'elle voulait une véritable histoire, de plusieurs centaines de milliers de mots. Le problème, comme vous l'aurez deviné, est là. J'ai déjà plusieurs histoires en cours, la plupart relativement récentes, dont une que j'ai commencé tout récemment (et qui sera mis en ligne à partir de la semaine prochaine, aka projet A). Aussi, je me suis admit assez réticent à commencer une histoire rien que pour elle, surtout si cela devait entraver l'avancée de mes autres projets.

La bonne nouvelle, pour ainsi dire, c'est qu'elle est d'accord pour que je publie "son" histoire sur le site, à condition qu'elle lise les chapitres avant. C'est son histoire après tout. La mauvaise, c'est que passer du temps sur cette histoire signifie mois de temps sur les autres. Néanmoins, ma petite-amie est raisonnable (je suis obligé de l'écrire, parce qu'elle n'est pas loin et qu'elle lit ce que j'écris, mais chut...), et ne me demande pas de monopoliser mon temps sur son histoire, tant que j'y mets la même ardeur qu'avec mes autres.

Pour l'histoire en question, il s'agit de quelque chose d'assez nouveau pour moi, même si le fandom ne m'est pas inconnu. Il s'agit de Fate/Stay Night, et plus généralement le Nasuverse. Si possible, elle m'a demandé la possibilité de le faire en Cross-over avec Sword Art Online, et j'avoue que le défi est intéressant, même si le Nasuverse es immensément complexe, bien plus que le Narutoverse, Potterverse DxDverse ou Rebornverse. Autrement dit, pour faire du travail de qualité, je vais avoir quelque recherches à faire, mais j'ai déjà quelques idées à ce sujet.

Pour ceux qui l'auront remarqué, oui, Fate/Stay Night et Sword Art Online sont des fandoms très centrés sur les épées. Personnellement, et malgré ses réfutations, je pense qu'elle a un fétichisme sur les épées, allez savoir pourquoi... Probablement que cela n'a rien de phalique, comme de se faire empal...

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*Transpire*

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(Je crois qu'elle a vu ce que j'ai écris...)

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(Vais-je mourrir ?)

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(Probablement pas, ce serait me permettre d'échapper à mes obligations...)

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*Ahem* Veuillez pardonner cet idiot pour ses divagations, il est fatigué et ne sait plus ce qu'il écrit. Je suis une personne tout à fait équilibrée et saine d'esprit, aux intentions très pures. Mon intérêt pour les épées est totalement désintéressé et n'est en aucun cas sujet à sous-entendus... Il n'y a absolument rien d'étrange à s'intéresser à de... Grosses épées...

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Désolé pour ce petit interlude, mais la raison voulait que j'abandonne le clavier au profit de ma petite amie. Mais c'est bon, je suis de retour (allez savoir pourquoi, mais elle a soudainement eu le regard vide et commencé à baver en écrivant les deux derniers mots, mieux vaut ne pas y penser...). Donc, pour résumer, un projet croos-over Fate/Stay Night/SAO verra le jour dans un avenir assez proche (juillet pour être précis, même si la publication pourrait être postérieure). Cela me laisse un peu de temps pour avancer dans mes autres fictions avant de commencer celle-ci.

Voilà pour les nouvelles. Je sais que cela ne fera pas plaisir à certains, mais j'espère vraiment que vous comprendrez mes raisons. Sachez que je n'abandonne aucune histoire (oui je l'ai déjà dit), et que je n'ai pas l'intention de le faire. Même si cela doit prendre 10 ans, j'arriverai au bout de chacune d'entre elles.

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, matin, ou quelque soit le terme utilisé à l'heure à laquelle vous lirez ce message.