Je suis de plus en plus nul en titres :p
Bref, le titre est assez explicite, on avance un peu dans l'histoire et Dobby revient d'un façon toujours aussi fracassante :D
On se retrouve en bas, bonne lecture ;)

Le Lundi, les Poufsouffles avaient cours d'Histoire de la Magie en première heure, ce qui ne les enchantait pas vraiment. La plupart en profitaient pour finir leur nuit de sommeil, ou suivaient vaguement tout en dessinant ou en bavardant avec leur voisin. La seule élève studieuse du cours était Eileen qui parvenait à résister au pouvoir soporifique de la voix du Professeur Binns, le seul enseignant mort du Collège. Cependant ce lundi là était un lundi particulier parce que ce lundi-là, une élève avait une question à poser au Professeur Binns. Quand ce dernier vit la main tendue d'Eileen il fut particulièrement étonné tant et si bien qu'il en perdit le fil de son discours et ne sût d'abord pas comment réagir.

« Oui Mlle...

-Rogue, Professeur. Je voudrais savoir si vous pouviez nous parler de la Chambre des Secrets. »

La phrase eût l'effet d'un coup de canon dans la salle de classe, la plupart des élèves se réveillèrent, ceux qui dessinaient levèrent le nez de leur feuille et le Professeur Binns hoqueta un instant, surpris par cette question.

« La Chambre des Secrets ? Je regrette Mademoiselle Orgue, mais je m'occupe d'histoire, pas de légendes.

-Mais Professeur, ne dit-on pas que sous toutes les légendes il y a une vérité qui se cache ?

-Eh bien... c'est souvent vrai, Mlle Morgue, mais cette légende est si farfelue, si invraisemblable... Il ne peut pas y avoir quoi que ce soit de fondé derrière tout ça.

-Mais Monsieur, dit Neville, ne sommes-nous pas chez les sorciers ? En quoi la Chambre des Secrets est-elle plus farfelue que la magie ?

-Voyons Monsieur...

-Londubat.

-Voyons Monsieur Pont de bois, la magie obéit à des règles précises et n'a rien de farfelu si tant est qu'on ait été élevée avec elle durant son enfance... Mais, je suppose qu'on peut en discuter, dit-il en voyant que toute la classe était suspendue à ses lèvres pour la première fois depuis des siècles, eh bien vous savez tous que Poudlard a été fondé par les quatre plus grands sorciers de leur temps, Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard. Bien, ces quatre sorciers avaient décidé de fonder un lieu où chacun pourrait transmettre son savoir à des dizaines de jeunes sorciers. Et au début tout se passait bien, ils recherchaient des jeunes gens doués de pouvoir magique, et les éduquaient ensemble, en harmonie, à l'abri des Moldus qui étaient à l'époque effrayés par les sorciers. Bien sûr, nous sommes vers l'an mil, c'est à dire trois-cent ans avec le Code du Secret Magique International.

Mais une dispute éclata ensuite entre Salazar Serpentard et les trois autres, Serpentard estimait que les sorciers issus de familles moldues n'étaient pas dignes de confiance, qu'ils pouvaient mettre la sûreté de l'école en danger. Mis en minorité, il quitta l'école, voilà ce que l'on sait d'après des sources historiques dignes de foi. Mais une légende est venue troubler cette histoire, d'après cette légende, Serpentard ne s'est pas contenté de quitter l'école, il aurait utilisé ses pouvoirs pour créer une chambre secrète sous le château, cachée des trois autres Fondateurs, une chambre renfermant un monstre hideux qui n'obéirait qu'à son Héritier, lequel pourrait l'utiliser pour chasser de l'école ceux qui ne sont pas dignes de recevoir l'éducation des Quatre Fondateurs.

Mais ce n'est bien sûr qu'une légende, aucun monstre n'a été trouvé, ni aucune chambre. Des sorciers parmi les plus puissants de leur époque ont fouillé l'école à plusieurs reprises dans son histoire, elle a même subi des grands travaux qui ont obligé à démonter une grande partie des murs, et pourtant jamais aucune chambre n'a été découverte. C'est une légende idiote destinée à effrayer les esprits faibles. Selon moi, je dirais que c'est une rumeur lancée par des partisans du sang-pur pour effrayer les Nés-Moldus qui ignoreraient l'histoire de l'école.

-Mais, l'interrompit Eileen, si la chambre est secrète, peut-être que personne n'a pu la trouver.

-Sottises Miss Ogre, riposta le Professeur, certains des plus grands Directeurs et Directrices ont fouillé ce château ou ont supervisé des travaux majeurs. S'il y avait le moindre placard à balais secret dans ce château, il serait déjà connu depuis des siècles. Les Trois Fondateurs ont eux-même fouillé le château, sans succès alors qu'ils étaient chacun aussi puissants et sages que Salazar Serpentard.

-Mais peut-être faut-il pratiquer la magie noire pour l'ouvrir, proposa Ernie McMillan.

-Monsieur...

-McMillan.

-Monsieur McTiernan, ce n'est pas parce que des sorciers ne pratiquent pas la magie noire qu'ils ne la connaissent pas. Je vous assure que des mages aussi puissants que Dumbledore savent tout des secrets les plus noirs de la magie sans y avoir touché eux-même.

-Mais, commença Hannah Abbot.

-Ça suffit, coupa le Professeur Binns, nous avons assez perdu de temps avec les mythes, revenons aux informations sûres et vérifiables ! »

Quelques minutes plus tard, la classe avait retrouvé sa torpeur habituelle, ce qui rassura le vieux fantôme, il n'avait pas l'habitude d'être interrompu pendant son cours et tout ce qui brisait sa routine lui faisait peur. Il chassa cependant vite l'incident de ses pensées, et à la fin du cours, il était persuadé que tout s'était déroulé comme d'ordinaire et que personne ne l'avait interrompu pendant qu'il parlait. Les Poufsouffles, quand à eux discutèrent avec animation des nouvelles que leur avaient donné le Professeur fantôme.

« Eh bien, dit Susan, je savais que Serpentard était à moitié fêlé, mais je ne savais pas qu'il avait inventé toute cette histoire de sang-put, ni que c'était lui qui avait conçu la Chambre des Secrets.

-Donc tu penses que la Chambre des Secrets existe vraiment, demanda Neville un peu perdu.

-Bien sûr, répondit Susan, n'écoute pas ce vieux barbon de Binns ! Je suis persuadée que la Chambre des Secrets existe, qui d'autre qu'un monstre pourrait pétrifier une chatte ? Dumbledore l'a dit, c'est un acte de très haut niveau, et je ne vois pas un Professeur pétrifier Miss Teigne comme ça pour s'amuser.

-Tu as peut-être raison, dit Eileen, mais je trouve ça bizarre cette histoire de monstre et de chambre. Je veux dire, si Serpentard était un mage noir sans scrupules qui déteste tous les Né-Moldus, pourquoi être parti en cachant le monstre ? Il aurait juste pu pétrifier les trois autres avec son monstre, prendre possession de l'école et n'y accepter que les sang-purs.

-Peut-être que son monstre était trop jeune ? Ou peut-être qu'il a été vaincu par les trois autres ?

-Mais alors pourquoi garder la maison de Serpentard, se demanda Neville, s'il était vraiment maléfique. Je veux dire, tous les Serpentards ne sont pas forcément maléfiques...

-Tu trouve, dit Susan, pourtant la maison de Serpentard est celle qui a produit le plus de mages noirs !

-Oui, mais Severus aussi est allé à Serpentard, rétorqua Neville. Et moi aussi j'ai failli y aller, le Choixpeau me l'a proposé, mais j'ai refusé à cause des avertissements de Eileen.

-Ah, dit Eileen, moi il m'a proposé Gryffondor, mais j'ai refusé à cause de mon père. Et puis mon père m'a dit qu'il y avait des bons sorciers qui sont allé chez Serpentard, et il ne se comptait pas dans le tas.

-Ah bon qui ? Et pourquoi il ne se comptait pas ?

-Merlin par exemple, dit Eileen. Et... il se considère presque comme un Mage Noir, à cause des histoires de Mangemort et tout ça. Je sais pas vraiment, il refuse de m'en parler le plus souvent. Il essaye de me protéger.

-Bon, bon, d'accord, dit Susan, Serpentard n'est peut-être pas aussi diabolique que ça. Mais n'empêche, cette Chambre expliquerait toutes ces agressions.

-Peut-être, dit Neville, peut-être que la Chambre a été conçue pour abriter un monstre qui devait défendre Poudlard. Peut-être que Serpentard aimait beaucoup l'École, puisqu'il l'avait fondé, et a voulu la protéger. Alors il a demandé à son héritier de continuer. Mais au fur et à mesure, les héritiers de Serpentard sont devenus des mages noirs qui voulaient éliminer les Né-Moldus. Et dans ce cas, l'Héritier de Serpentard serait un fils de vieille famille, qui déteste le Né-Moldus et rêve de les détruire...

-Malefoy, s'écria Susan, c'est sûrement lui ! Vous vous rappelez le soir de l'agression, quand il a dit que les prochains seraient les Sang... je n'arriverais pas à dire ça. Bref, il a tout de suite dit que ce serait les Né-Moldus qui seraient les prochains sur la liste, alors que rien ne l'indiquait. « Ennemis de l'Héritier prenez garde ! », ça ne veut rien dire si on ne sait pas que c'est censé être l'Héritier de Serpentard.

-Oui, mais comment le faire avouer, demanda Eileen. Je me vois mal aller dire à mon père « Papa, on est sûrs que c'est Malefoy qui a fait le coup, tu dois l'arrêter. ». Il se moquerait de moi.

-Il faudrait qu'on puisse tirer les vers du nez de Malefoy, proposa Neville, et qu'on enregistre sa voix pendant qu'on le fait parler. Je pourrais demander un magnéto à ma Tante...

-Un navet d'eau, demanda Susan, pourquoi tu voudrais demander un navet à ta Tante ?

-Mais non, dit Nevile en riant, un ma-gné-to ! C'est un truc qu'on utilise chez les Moldus, ça enregistre les voix.

-Ça ne marchera pas, répondit Eileen, Poudlard est trop magique, rien d'électronique ne peut y fonctionner. Une Plume à Papote serait trop voyante et en plus on aurait pu écrire n'importe quoi...

-Mais, dit Neville, vous avez bien une radio chez les sorciers, non ? Alors vous devez avoir des micros ou des appareils pour enregistrer les sons ?

-Mmmm, oui, on pourrait prendre un magiphone, il faudrait que j'essaie d'enregistrer quelque chose en le réduisant de taille...

-Oui, mais ça ne nous dit toujours pas comment faire avouer Malefoy, intervint Susan, on n'est pas vraiment en odeur de sainteté avec les Serpentards, et surtout avec celui-là.

-Oh pour ça j'ai mon idée, dit Eileen avec un grand sourire. Par contre, il va falloir violer une bonne dizaine d'articles du règlement... On va utiliser du Polynectar !

-Attends, c'est une potion du niveau des ASPICs, ça, dit Susan, ton père nous en a vaguement parlé la semaine dernière, mais il a bien précisé qu'on ne verrait pas ça avant la sixième année...

-Eh bien, dit Eileen avec un petit sourire satisfait, on verra si je suis aussi doué que mon père et ma mère en Potions. Par contre, il y a quelques difficultés, premièrement on va devoir emprunter un livre dans la Réserve, donc avoir l'autorisation d'un Professeur...

-J'ai mon idée là-dessus, dit Neville avec un de ses rares sourires machiavéliques.

-Ensuite, il y aura certainement des ingrédients qu'on a pas dans nos nécessaires à potions... et ne comptez pas sur moi pour voler quoi que ce soit à mon père, c'est un maniaque qui refait l'inventaire de sa réserve tous les soirs !

-Oh pour ça, j'ai un oncle apothicaire, il ne fera pas d'histoires si on ajoute un petit pourboire à la commande.

-Tu lui diras de se servir dans mon coffre, intervint Neville, quelques Gallions de moins ne feront pas une grande différence dans la fortune des Fawley.

-Et enfin troisièmement, il faudra un bout de celui dont on veut prendre l'apparence... Ne faites pas cette tête, j'ai un très bon sortilège de sommeil pour s'occuper des Serpentards dont on devra prendre l'apparence.

-En fait, c'est surtout l'idée de boire de l'extrait de Serpentard qui nous dégoûte, fit remarquer Neville. Imagine une potion avec une rognure d'ongle de Goyle...
-En général, dit Eileen en soupirant, on prend un cheveu. Après, si tu veux t'amuser avec des rognures d'ongles, des poils d'aisselles ou je ne sais quel immondice, libre à toi. »

Les trois amis éclatèrent alors de rire, ce qui détendit l'atmosphère. Puis Eileen retrouva son sérieux et demanda à Neville.

« Alors, quelle est cette idée géniale pour avoir une autorisation d'un Professeur pour pénétrer dans la Réserve ? Je te préviens tout de suite, mon père ne doit pas savoir qu'on emprunte des livres de potions de Septième Année, il me soupçonnerait tout de suite de les préparer en cachette.

-Lockart, dit Neville avec le retour du sourire machiavélique, il signe tout ce qu'il voit on n'aura même pas à trouver une excuse crédible.

-Mais... c'est génial, dit Eileen, au moins cette andouille servira à quelque chose. »

Deux jours plus tard, pendant le cours de Défense Contre les Forces du Mal, ils mirent leur plan en route. Le cours était rapidement devenu le plus détesté de Neville, alors qu'il aimait bien la Défense avec Quirrell, les cours de Lockart étaient inutiles, il reconstituait les scènes de ses livres au moyen d'un cobaye, de préférence Neville. Ce cours-ci il devait imiter un loup-garou menaçant un village à chaque pleine lune dont Lockart s'était débarrassé d'un simple coup de baguette. Neville se sentait parfaitement ridicule, accroupi sur le bureau en train de hurler à la lune et il devait se faire violence pour ne pas exploser, puisqu'il avait un service à demander au Professeur ensuite. Eileen était elle aussi à bout, chaque fois qu'elle entendait Neville imiter un hurlement de loup, elle imaginait son parrain à sa place et elle oscilla entre l'explosion de rage et la crise de larmes pendant tout le cours, parvenant cependant à contenir les deux.

« Voilà, très bien Neville, dit Lockart, et lorsque je me suis retrouvé coincé dans cette cabine téléphonique, essayant de retenir la bête pour l'empêcher de me mordre, j'ai sorti ma baguette et j'ai lancé un sort compliqué du nom d'Homomorphus, qui l'a fait redevenir humaine. Et c'est ainsi que les habitants de Wagga-Wagga n'ont plus jamais été menacés par le terrible loup-garou. Bien, pour le prochain cours je voudrais que vous m'écriviez un poème relatant ma victoire sur le terrifiant loup-garou de Wagga-Wagga. »

Alors que les élèves rangeaient leurs affaires, pour ceux qui les avaient sorties, et se dépêchaient de sortir dans le couloir, Neville, Eileen et Susan s'approchèrent avec leur morceau de parchemin. C'est Susan qui s'avança avec l'autorisation.

« Professeur, excusez-moi, je... j'aurais besoin d'emprunter un livre de la Réserve. Je pense qu'il m'aiderait à mieux comprendre votre livre Marche avec les Monstres, et...

-Tu l'as aimé, demanda Lockart en sortant une magnifique plume de paon sans regarder ce qu'il y avait marqué sur le parchemin, je crois que c'est mon livre préféré. Je suppose qu'on ne peut pas me reprocher d'avoir aidé trois excellents élèves de perfectionner leurs connaissances.

-Merci beaucoup Professeur, dit Susan en reprenant le parchemin.

-De rien. »

Il semblait vouloir ajouter quelque chose mais Neville fuit le plus vite possible par la porte, entraînant ses amies avec lui. Une fois éloignée de la salle de Défense d'une bonne distance, Eileen laissa éclater sa colère.

« Non mais quel crétin ! Par le caleçon de Merlin, il a quoi dans la cervelle, de la sauce à la menthe ?!

-Eh calme-toi Eileen, dit Neville, ça nous arrange qu'il soit trop stupide pour lire ce qu'il signe.

-Ce n'est pas de ça que je parle, mais de son cours. Non mais vraiment ? Un simple sortilège qui guérit les loups-garous. S'il y avait un sortilège qui guérissait les loups-garous, il n'y aurait plus de loups-garous !

-Ah ça, oh il se vante un peu, il a dû s'en sortir par un autre moyen.

-Pfff, il a tout inventé oui. Comme si on pouvait en réchapper en se faisant enfermer dans une cabine téléphonique avec un loup-garou...

-Ça t'es déjà arrivé, demanda Susan qui n'aimait pas qu'on critique le Professeur Lockart.

-Enfin, c'est évident, non ? Les morsures de loup-garou sont empoisonnées, un coup de croc et il serait devenu un paria lui aussi !

-Eh calme-toi Eileen, dit Neville, ça ne sert à rien de se mettre dans des états pareils...

-Désolée, je sais que ça ne sert à rien, répondit-elle en sanglotant. Mais... je suis toujours sur les nerfs quand ça concerne Parrain.

-Ne t'en fais pas Eileen, lui dit Susan, Remus c'est un cas particulier. Après tout, il a de très bons amis, Dumbledore l'aide parfois à trouver du travail, il vit beaucoup mieux que la plupart des loups-garous.

-Oui, désolée, dit Eileen en reniflant, je me calme, je me calme. Venez, on va à la bibliothèque pour récupérer le livre. »

A la bibliothèque, Mme Pince fit des difficultés pour les laisser aller dans la Réserve,elle vérifia plusieurs fois le parchemin puis fut forcée d'admettre que c'était bien une autorisation et les laissa emprunter un livre. Eileen fureta partout en allant le chercher, mais elle parvint à se contenir et n'emprunta que les Potions de Grand Pouvoir. Une fois à l'abri de leur Salle Commune, Eileen le feuillette, s'arrêtant à presque chaque potion jusqu'à ce que Neville lui arrache à moitié des mains pour consulter le sommaire.

« Ah voilà dit Eileen en reprenant le livre, oh Merlin elle a l'air compliquée comme potion. Voyons, on aura besoin de chrysopes, de polygonum, ça c'est facile. Ce qui va être compliqué, c'est la corne de bicorne en poudre et de la peau de serpent d'arbre du Cap. Ton Oncle peut nous trouver ça Susan ?

-Sans problème, répondit cette dernière en notant ce dont ils auraient besoin. Bon, elle sera prête quand cette potion ?

-Un mois, pas moins, répondit Eileen, il y a la pleine lune à respecter, les chrysopes doivent macérer pendant vingt-huit jours, etc... De toute façon je vais m'occuper de tout ça, par contre il va falloir trouver un endroit discret pour la préparation.

-Pourquoi pas les toilettes de Mimi Geignarde, proposa Susan, personne n'y va jamais.

-Pourquoi pas en effet, répondit Eileen, si tu arrives à allumer un feu dans un endroit aussi humide. »

Ils décidèrent de faire une reconnaissance des toilettes ce week-end, après le match de Quidditch qui devait opposer Poufsouffle à Serdaigle, le premier match de l'année, toute l'école y assistait et il était une fois de plus commenté par Lee Jordan. Les Serdaigles étaient survoltés, après l'humiliation de l'année dernière ils avaient entièrement remplacé leur équipe et espéraient, si ce n'est gagner, au moins sauver l'honneur en donnant du fil à retordre aux Poufsouffles qui étaient pour la première fois depuis longtemps donnés comme favoris. L'équipe de Poufsouffle se sentait parfaitement bien, leurs Poursuiveuses étaient au meilleur de leur forme et de leur complicité et Liva estimait que Digorry était encore meilleur que Nellie au poste d'Attrapeur.

Le match débuta par une magnifique action des Poursuiveuses de Poufsouffle, comme d'habitude, elles marquèrent le premier but en moins d'une minute, provoquant une ovation parmi les tribunes jaunes et noires. Mais le match prit une toute autre tournure dans la tribune jaune et noire lorsqu'un Cognard faillit la percuter, provoquant un mouvement de frayeur. Le Cognard repartit vers le centre du terrain puis, sans avoir été dévié par un Batteur, obliqua en direction des tribunes de Poufsouffle, et fonça dessus à toute vitesse. Dai qui était dans le coin le renvoya d'un grand coup de batte vers un Poursuiveur de Serdaigle qui n'eût même pas à l'éviter, le Cognard obliquant à nouveau en direction des tribunes.

Voyant qu'ils étaient la cible d'un Cognard fou, les Poufsouffles quittèrent les tribunes en hâte, tandis que les joueurs réclamaient un temps mort pour s'occuper du Cognard. Ce dernier, voyant que les tribunes étaient vides changea de direction et alla pourchasser les spectateurs qui s'enfuyaient. Il apparut rapidement que c'était Neville qui était visé, il avait beau courir dans toutes les directions, toujours le Cognard le rattrapait, les Batteurs de Poufsouffle tentèrent de le protéger, mais ils avaient du mal à évoluer aussi près du sol et au dessus d'une foule d'élèves paniqués. Finalement le Cognard percuta Neville au bras, l'envoyant à terre, il revint à la charge, tentant de s'abattre sur son ventre mais Dai parvint à le dévier au dernier moment et Jenny l'agrippa au vol et le plaqua au sol. Mme Bibine qui arrivait avec la caisse de rangement des balles eût toutes les difficultés du monde à l'y transvaser.

« Je ne comprends pas, dit-elle, jamais les Cognards n'avaient attaqué les spectateurs jusque là.

-Ouch, dit Neville en tentant de se relever, je crois que j'ai le bras cassé.

-Excusez-moi, dit une voix bien connue, laissez-moi passer, je peux l'aider.

-Oh non pas vous, dit Neville en reconnaissant la robe pervenche.

-Le pauvre garçon, il n'a plus toute sa tête, dit Lockart avec un grand sourire. Ne t'en fais pas Neville j'ai l'habitude de ce genre de choses, je vais te soigner.

-Non, protesta Neville, je préférerais aller à l'Infirmerie. Ou allez chercher le Professeur Rogue.

-Mais non, ne t'en fais pas ton bras sera comme neuf. Alors voyons, Reparis Cubitus ou alors c'est Sine Ossum ! »

La deuxième formule eût apparemment un effet puisqu'il se produisit une petite explosion et un grand flash de lumière blanche. Neville ne sentit plus de douleur dans son bras.

« Eh bien, peut-être que vous êtes pas si nul que ça... Eh mais... Je peux plus bouger mon bras, qu'est-ce qu'il se passe ?

-Oh euh, dit Lockart gêné, c'est un effet secondaire qui arrive parfois. Je suis sûr que ça passera dans quelques heures.

-Espèce de malade, cria Neville, vous avez fait disparaître tous les os de mon bras !

-Neville, dit la voix inquiète de Severus, tu vas bien ? Que... qu'est-ce qui s'est passé ?

-Lockart a essayé de soigner un bras cassé, résuma Eileen qui oscillait entre le rire et l'inquiétude, et il a réussi à faire disparaître tous les os du bras de Neville. Il faudrait l'emmener à l'Infirmerie.

-Gilderoy, vous n'êtes qu'un imbécile, dit Severus d'une voix tranchante, venez Londubat, je vous emmène à l'Infirmerie. »

Neville suivit Severus docilement, derrière lui les joueurs des deux équipes entouraient Mme Bibine pour savoir s'il fallait reprendre le match ou le rejouer la semaine d'après, seule Eileen ne participait pas à la discussion, trop inquiète pour son ami. Finalement, il fut décidé de reporter le match d'une semaine, le temps que l'on examine le Cognard et qu'on le remplace, les élèves furent donc invités à quitter le Stade pendant que Mme Bibine et le Professeur Flitwick emportaient le Cognard fou dans le bureau de la Professeure de Vol. Neville quand à lui faisait face à Mme Pomfresh qui était furieuse qu'on ait essayé de soigner un élève sans son accord et surtout que ça ait tourné si mal.

« Non mais vraiment, dit-elle en faisant s'allonger Neville sur un lit, quelle idée de lancer des sorts quand on est incapable de savoir ce qu'ils font. Il fallait venir me voir toute de suite, je sais réparer une facture en un tour de baguette, faire repousser tous les os du bras c'est une autre paire de manches.

-Mais vous allez y arriver, n'est-ce pas, demanda Neville qui s'inquiétait un peu.

-Bien sûr mon grand, j'ai déjà vu pire. Par contre, ça ne va pas être plaisant, et tu vas devoir rester toute la nuit à l'Infirmerie. Mais tu devrais être remis sur pied dès Lundi, ne t'en fais pas. »

Après que l'Infirmière l'ait fait s'allonger, elle accepta que Susan et Eileen viennent lui rendre visite, les deux jeunes filles s'assirent d'un côté du lit et s'enquirent de la santé de leur ami.

« Ça va, dit Neville, ça ne me fait pas mal du tout. Je ne peux juste plus contrôler mon bras, mais sinon ça ne me fait pas mal.

-Lockart ne t'as pas raté sur ce coup là, dit Eileen, tu n'as vraiment pas de chance. Je suis sûre que mon père aurait pu t'arranger ça lui.

-Ou même Mme Pomfresh, j'aurais passé cinq minutes à l'Infirmerie.

-Ça suffit maintenant, les interrompit la voix de l'infirmière, il va avoir besoin de repos. Vous pourrez revenir le voir demain matin. »

Une fois que ses deux amies furent sorties, Neville dût boire une potion que Mme Pomfresh présenta comme du Poussos, puis il s'allongea à nouveau dans le lit, sentant son bras le picoter un peu. Il se dit que ce n'était pas si terrible que ça, mais révisa vite son jugement. Deux heures plus tard, ce n'était plus des picotements mais de violents élancements qu'il ressentait dans tout son bras, mais il parvint malgré tout à s'endormir. Quand il se réveilla, l'Infirmerie était plongée dans le noir et il ne distinguait que des formes indistinctes, mais il voyait parfaitement deux sphères jaunes devant lui et eût un mouvement de recul.

« Dobby, dit-il en comprenant à qui appartenait ces yeux, qu'est-ce que tu fais là ?

-Neville Londubat doit quitter Poudlard, Monsieur, couina l'étrange créature, je vous en supplie, il faut que vous quittiez le Château, Monsieur.

-Mais je ne peux pas, Dobby, dit Neville, ma place est ici. Et de toute façon, je ne pense pas qu'il soit autorisé de quitter le château en pleine année scolaire.

-Dobby pensait que s'il empêchait Neville Londubat Monsieur de prendre le train, il pourrait le sauver, mais Neville Londubat a trouvé un autre moyen, Monsieur, très malin.

-C'est toi qui a bloqué la barrière, siffla Neville, on a failli être renvoyés ! Et pas que moi, Eileen et les jumeaux Weasley aussi !

-Mais ça vous aurait sauvé la vie, Neville Londubat Monsieur, vous courrez un grand danger, Neville Londubat Monsieur !

-Pour le moment, la chose la plus dangereuse qui m'ait menacée c'est un Cognard fou, et encore sans cet imbécile de Lockart j'aurais été sur pied en un rien de temps.

-Dobby est désolé Monsieur, Dobby pensait que son Cognard blesserait Neville Londubat suffisamment gravement pour qu'on le renvoie chez son Oncle et sa Tante, Monsieur.

-C'est toi qui m'a envoyé ce Cognard aussi Dobby ? Tu veux me tuer ?!

-Oh non pas du tout, Dobby ne veut pas tuer Neville Londubat, Dobby veut sauver Neville Londubat, Monsieur, vous courrez un grave danger ici... Ça a déjà commencé, Neville Londubat Monsieur.

-Mais qui voudrait me voir mort, Dobby ? Voldemort ?

-Neville Londubat Monsieur est très brave de prononcer le nom de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, dit Dobby en frissonnant, mais ce n'est pas lui qui menace Neville Londubat Monsieur.

-Alors qui ? Ses partisans ? Ils sont tous en prison, non ?

-Non, beaucoup ont échappé à la justice, dit Dobby d'une voix terrifiée, par exemple en trahissant leurs amis comme Severus Rogue ?

-Mais tu vas arrêter avec Severus bon sang, protesta Neville, il est très gentil et il n'a jamais vraiment rejoint Voldemort.

-Il faut chercher avant Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, dit Dobby très vite, vous comprenez Neville Londubat Monsieur ?

-Non, je ne comprends rien à ce que tu me dis, s'emporta Neville, tu ne pourrais pas parler clairement ?

-Je ne peux pas Neville Londubat, Monsieur, ce serait désobéir à ma famille. Je ne devrais déjà pas être là, ma famille aimerait beaucoup voir Neville Londubat mort, Monsieur.

-Ils sont si méchants que ça tes sorciers ? »

L'Elfe hocha la tête, puis il bondit vers la lourde carafe d'argent qu'il saisit mais Neville la lui arracha des mains et il dût se tordre les oreilles avec ses mains que Neville immobilisa aussi. Alors qu'ils étaient en train de lutter sans bruit, l'Elfe tentant de se punir pour avoir offensé sa famille et l'humain l'en empêchant du mieux qu'ils le pouvaient, ils entendirent un bruit qui venait du couloir, au moins trois personnes s'approchaient. Neville se réfugia sous les couvertures tandis que Dobby transplanait avec un petit claquement de fouet. Entrouvrant les yeux, Neville observa les nouveaux arrivants, il avait souvent fait cette manœuvre pendant son enfance feignant le sommeil pour observer les adultes.

Il vit alors entrer Dumbledore accompagné de McGonagall et de Severus qui faisait léviter un petit corps raide devant lui, en voyant la silhouette rigide il comprit tout de suite ce qu'il s'était passé et son cœur se glaça. Severus déposa le corps sur un lit tandis que McGonagall allait chercher Mme Pomfresh. Celle-ci poussa un petit cri horrifié en voyant le corps sur le lit et l'ausculta en questionnant Dumbledore.

« Que s'est-il passé Albus ?

-Severus a trouvé ce pauvre Colin pétrifié dans un couloir il y a deux heures, on ne sait pas quand est-ce qu'il a été agressé, mais Minerva va interroger les Gryffondors demain.

-Il a un appareil photo, dit McGonagall, il a peut-être pris une photo de son agresseur.

-Voyons-ça dit Dumbledore en prenant l'appareil, il l'ouvrit avec dextérité mais seule une fumée âcre en sortit qui les fit tousser. Brûlée, dit-il, la pellicule a entièrement brûlée.

-Qu'est-ce que ça signifie Albus, interrogea McGonagall, c'était la première fois que Neville la voyait aussi bouleversée.

-Cela signifie Minerva que la Chambre des Secrets a été ouverte à nouveau, et que Poudlard va vivre une nouvelle année sombre. J'espère qu'il n'y aura pas de morts cette fois-ci.

-Albus, dit Severus, il faudrait peut-être...

-Je sais à quoi vous pensez Severus, et il en est hors de question. Il a toute ma confiance et je suis persuadé qu'il n'était pas le coupable la dernière fois. Maintenant, allons nous coucher, ça ne sert à rien de se morfondre jusqu'au matin. »

Les enseignants retournèrent donc dans leurs appartements tandis que Neville se tournait pour éviter de voir le corps pétrifié de Colin Crivey, en cherchant le sommeil il s'interrogeait sur le mystérieux personnage que Severus soupçonnait malgré la confiance de Dumbledore. Il sombra finalement dans un sommeil torturé par la douleur de son bras et la peur du Monstre de la Chambre. Il était toujours dans l'Infirmerie, mais ce n'était plus lui qui était dans le lit mais des élèves de l'école pétrifiés, il vit ainsi Eileen, Susan, les sœurs Patil ou Luna, mais aussi Severus et même son Oncle et sa Tante. Et pendant qu'il pleurait parce qu'il n'avait pas pu les sauver, Dobby lui disait de penser avant Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom en lui brûlant le bras. Il s'éveilla en sursaut et se rendit compte que son bras le brûlait vraiment.

Mme Pomfresh accourra quand il cria de douleur, et elle lui donna une potion de Sommeil sans Rêve, le plongeant dans un sommeil bien plus réparateur. Le lendemain, il n'avait plus du tout mal au bras et lorsque l'Infirmière l'examina elle lui dit qu'il pouvait sortir, tous ses os avaient bien repoussé. Il commença par aller dans la Salle Commune des Poufsouffles mais n'y trouva pas ses deux amies. Ce fut un Premier Année qui lui indiqua qu'elles avaient parlé de toilettes, il se précipita alors vers les Toilettes de Mimi Geignarde dans lesquels une cabine était de toute évidence occupée.

« Vous êtes là, dit-il en l'ouvrant, qu'est-ce que vous faites ?

-Les ingrédients sont arrivés ce matin, dit Eileen, et on appris pour Colin, du coup on a décidé qu'il serait plus prudent de terminer la potion au plus tôt. Je dois préparer la macération pour les chrysopes, et l'Oncle de Susan indique qu'il nous enverra les sisymbres dans une semaine, puisqu'il faut les cueillir à la pleine lune. Ah et il a bien pu avoir accès à ton coffre, ça t'as coûté une dizaine de Gallions, je te donnerais la facture. Et toi ça va, Pomfresh t'as bien rafistolé ?

-Tu la connais, répondit-il, si j'avais encore le moindre petit bobo je passais une nuit de plus à l'Infirmerie. Au fait, j'ai vu ton père amener Colin hier, et il a évoqué quelqu'un, je crois que c'est celui qui a été accusé la dernière fois que la Chambre a été ouverte...

-Attends, la Chambre a déjà été ouverte, demanda Susan.

-D'après Dumbledore oui, donc je suppose que c'était il y a moins de cent ans pour qu'il s'en souvienne. Et apparemment une des personnes qui se trouve à Poudlard a été accusé, mais Dumbledore ne le croit pas coupable.

-Je demanderais à mon père tout à l'heure, proposa Eileen, parce que je ne vois pas vraiment qui ça pourrait être.

-Tu sais où sont les Patil et Luna, demanda Susan, je ne les ais pas vu ce matin.

-Luna ne se sent pas bien, indiqua Eileen, donc Padma a décidé de l'aider à se changer les idées et Parvati les a rejoints. Je pense qu'elles se promènent sur les bords du Lac. »

Eileen donna un dernier coup de baguette à sa préparation, puis y plongea les chrysopes et mit le tout de côté. Ils sortirent ensuite prendre leur petit-déjeuner, les deux filles ayant attendu Neville pour aller manger.

Et voilà, qu'est-ce que vous en pensez?

Est-ce que vous avez aimé mon cours d'Histoire de la Magie? Je me suis éclaté avec Binns qui se trompe sur tous les noms de famille. Ah et je pense vraiment que Binns est tellement vieux qu'il oublie en fait tout ce qu'il se passe pendant son cours et pense que rien n'a jamais changé, sinon il aurait fini par remarquer qu'il passe par le mur ^^'
Ah et je crois aussi que ce que Neville dit sur Serpentard est ce qu'il s'est vraiment passé, enfin je ne vois pas Serpentard être un gros méchant mage noir qui hait les Moldus comme Voldemort, ça n'aurait aucun sens de garder les Serpentards dans ce cas ^^'
Au fait en parlant de Serpentard, d'après Rowling, Merlin est passé par Serpentard. Sauf que Merlin a vécu, d'après la plupart des légendes, entre trois et quatre-cent ans avant la fondation de Poudlard, du coup Merlin est-il plus jeune de quatre siècles, ou les Serpentards de gros vantards? XD

Bref, à part ça, est-ce que vous avez aimé mon plan pour s'infiltrer chez les Serpentards? On colle au canon, mais on va pas piquer des trucs à Severus, parce qu'il aurait pas apprécié je pense que Neville jette un pétard mouillé dans un chaudron XD

Ah et la semaine prochaine, je suis en vacances et je pourrais recommencer à écrire :D
Oui, ça fait trois semaines que je vous file des chapitres que j'avais en réserve et que je n'écrivais plus que des OS ^^

Au fait j'espère que ces OS vous ont plu. J'en écrirais sûrement d'autres, et aussi peut-être un gros OS sur Serpentard ^^

RAR :

Queen Cassandra : Coucou !
J'ai bien aimée ce chapitre, je me demande dans ton histoire c'est aussi Ginny qui utilise le journal de Voldemort ?
En tout cas impatiente de lire la suite ;)
Bisous !

Salut, merci j'espère que tu as aussi aimé celui-là. Ah qui mène les attaques dans le château ? :p

Je pensais que c'était assez évident, je pourrais faire du suspense, mais je trouve que ça sert à rien, c'est Luna qui a récupéré le journal, c'est pour ça qu'elle est si bizarre après l'attaque ^^

Bisous !