J'ouvris les yeux. Je me sentais engourdi, cotonneux. Tout autour de moi était blanc, encore. J'avais senti l'odeur des potions, la sensation du drap un peu rêche sur ma peau, du matelas assez souple, de la lumière que je savais éblouissante après tant de ténèbres. Et à mon réveil, je découvris Minerva et Dumbledore à mon chevet. Je fus reconnaissant à Minerva, mais irrité de la présence du désormais directeur. Je demandais l'année et appris qu'on était en 1978. Dumbledore me proposa de devenir le professeur de DCFM, et je ne pus qu'accepter. Cependant il insista pour que mon nom de famille devienne Anvers. C'était une famille française, certes proche des Evans, mais cela éviterait des soupçons par rapport à une filiation avec Lily, qui était encore étudiante, en dernière année, avec les maraudeurs, Snape et Malfoy.

Cependant, je ne savais pas tout ça. J'avais accepté le poste, et les cours reprenaient la semaine suivante, j'avais été un mois et demi dans le coma. Je me dépêchais de faire quelques plans de cours, surtout pour les premières années où je n'avais pas vraiment eut des bons modèles. La troisième année était simplement un peu plus riche, et la cinquième beaucoup plus porté sur la pratique, un peu comme ce que j'avais fait avec l'AD.

La semaine sans les élèves me permis de me faire à mon statut de professeur. Je retrouvais mon amitié d'avec Hagrid, Minerva aussi, et je me liais assez rapidement à mes anciens professeurs. Enfin, la rentrée arriva, et les élèves aussi. Mon regard fut immédiatement attiré par deux groupes, les maraudeurs+Lily et leurs ennemis Serpentards.

Mes premiers cours furent laborieux, mais très vite ça s'arrangea, et mon jeune âge fit que les élèves se confiaient à moi. Prétendument venu de France, toutes les maisons m'appréciaient puisque je n'avais été dans aucune d'entres elles. Et j'en fus ravi. Les plus rapides à venir me trouver furent les maraudeurs. Chacun leur tour. Ils me demandaient des conseils, mais je développais vite une amitié avec eux, ainsi qu'avec les Serpentards ennemis. Je me rapprochais en particulier de Sirius. Il me rappelait Aloïsius, avec le petit truc que je n'avais jamais trouvé chez lui. Et je compris que j'étais amoureux.

Cependant, la montée au pouvoir de Voldemort commençait, et je me servis de Plumargent pour le contacter. Il fut difficile à convaincre, mais je fini par retrouvé mon frère, même si je savais d'ors et déjà ce qu'il me ferait dans le futur. Et je rejoignis ses rangs, mais dans l'ombre. Et je retrouvais ainsi l'amitié d'Aloïsius, qui compris vite mon attirance pour son fils et qui m'encourageais à le rendre heureux. Dumbledore n'était pas contre le fait que j'ai une relation avec un élève tant que je restais discret et que ça n'influençait pas mon attitude en cours. Donc quand Sirius commença plus ou moins à me draguer, je cédais, et essayais au maximum de lui donner le bonheur qui lui ferait tant défaut.

Et ainsi, j'atteins un stade de ma vie où je ne comprenais plus rien. J'avais retrouvé tout mes souvenirs, et je me sentais blesser par la confiance que j'avais eut en Dumbledore quand j'avais été adolescent. Je révélais tout à Tom, sans jamais lui révéler mon vrai nom. Mais je vis pleinement les manipulations de Dumbledore, et je mis Tom en garde.

Je savais que tout se déroulerais comme ça c'était déjà déroulé, et ça m'exaspérais. Je ne pouvais pas changer mon passé. Je risquais de créer le chaos. Alors je me taisais, profitant de la présence de Sirius, me liant d'amitié avec pratiquement tout les 7e années Griffondor et Serpentard.

Je profitais d'être là pour apprendre à connaitre mes parents, sachant qu'ils n'avaient plus que 3 ans à vivre. Alors je leur disais de profiter, de vivre pleinement et ne rien regretter. Et je glissais des conseils à Severus et Lucius, pour leur future vie de mangemort. Et c'est là que je compris: à l'origine, c'était à moi qu'ils étaient fidèle, pas à Tom, et je compris que Severus n'avait jamais changé de camp. Car il avait comprit, comprit que Kiarian Anvers serait Harry Potter, ou que Harry Potter serait Kiarian Anvers.

Et je fis tout pour que personne ne puisse oublier cette année là. Je sentais que je devais tout faire pour. Pour qu'ils soient heureux, pour qu'ils en profitent et n'aient pas trop de souci, juste pendant un an. Parce que je sentais comme si je le leur devais. Comme si je me le devais, à moi. Et je ferais tout pour que pendant un an, ils s'amusent et profitent du reste de leur adolescence, du début de leur vie d'adultes.