Après que Zoro soit parti pour son entraînement de kendo, le blondin décida de jeter un œil à la petite feuille blanche gribouillée de hiéroglyphes incompréhensibles se disait-il. Il put cependant déchiffrer au moins le titre écrit en lettres capitales

'' For all lovers ''. Malgré le titre gigantesque, son regard fut stoppé net sur ce qui ressemblait d'un peu trop prêt à une caricature grossière de leur groupe avec sur un trône le stupide batteur entouré de ses fidèles esclaves Luffy, Nami, Usopp, Robin, Franky, Chopper et Ace; et de son fidèle toutou le ''boulet en amour et bien plus en maths''. Il ne fallut pas plus d'une minute au guitariste pour devenir rouge de rage et jeter la feuille à la poubelle. Après s'être préparé un bon café viennois pour décompresser il s'installa dans son canapé, alluma son home cinéma et commença à siroter son délice en même temps de regarder le journal télévisé. Il était sur le point conclure avec la jolie fée Morphée qu'il fut aussitôt extirpé de son rêve par le bruit de la sonnette résonnant dans la pièce. Il se leva péniblement mais fut vite agréablement surpris de rencontrer le regard plein de charme et de mystère de la belle brune.

« Bonsoir Sanji, j'espère ne pas te déranger à une heure aussi tardive. » S'inquiéta la contrebassiste tout en posant sa main sur l'épaule du cuisinier sortit depuis peu de sa rêverie.

« Madame, c'est toujours un plaisir d'être en votre compagnie, car vous êtes la dame de mes nuits ! » Expliqua Sanji tout en faisant une petite courbette, signe de son entière satisfaction.

Il proposa à sa belle d'entrée pour ne pas qu'elle attrape froid et dès qu'elle fut confortablement installée dans le canapé et recouverte d'un plaid rouge carmin contrastant à merveille avec le brun de sa chevelure, son hôte lui apporta un café suivit de d'un magnifique fondant au chocolat couvert d'un filet de sirop de framboise qui enchanta son invitée.

« Alors ma merveilleuse Robin, quel est le motif de ta venue ? » Demanda le guitariste avec son air charmeur.

« Et bien voilà, je suis venu te parler des différentes représentations que nous devons donner. » Dit la brune en serrant son café dans ses mains aussi blanches que les perles du collier qu'elle portait autour du coup.

Elle commença par lui donner les dates de chacun des événements :

Le 15 décembre serait le jour de la représentation devant l'arbre géant du centre commercial.

Quant au 21 juin, ce serait celui du concours des jeunes talents , compétition décisive pour leur entrée dans le monde de la musique.

Sanji écouta avec attention toutes les indications données par sa charmante camarade tout en les notant dans son petit calepin en cuir noir utilisé pour son travail de serveur.

Robin posa l'une de ses mains d'ivoire sur l'épaule du maître cook pour capter son attention.

« Tu t'entends de mieux en mieux avec notre batteur il me semble ? » Ricana la passionnée d'histoire.

« Moi ? 'entendre avec l'algue verte ? j'espère que tu n'y songes pas ! » Répliqua le marmiton qui, à l'entente de la réplique de son invité, avait bien failli se brûler avec son briquet.

« Prouves moi alors que j'ai tort, mon cher cuisinier. » Dit la brune en se levant du canapé.

En se dirigeant vers la porte, elle montra du doigt la boîte métallique disposé dans la cuisine ou dépassait grossièrement une boule de papier.

« Les choses commencées doivent toujours être achevées. » Finit-elle par dire mélancoliquement en passant le seuil de la porte en bois blanc cirée.

Quand la porte claqua derrière le corps svelte de la future archéologue, le blondin s'avança d'un pas lent vers le vide ordures. Le conseil mystérieux bien qu'avisé de Robin ne quittait pas ses pensées.

Il récupéra la petite boule de papier, la défroissa puis essaya tant bien que mal de retranscrire les paroles de la nouvelle chanson sur un autre bout de papier car l'original ne pouvait même plus être appelé ''brouillon''. Après un décryptage plutôt périlleux, le blondin s'étira avec le sourire aux lèvres. Il était fier de son travail bien qu'il est grogné tout du long à chaque fois que son regard croisait les idiotes caricatures faite par le marimo.

Son travail finit, Sanji décida d'aller se coucher mais un bruit étrange l'arrêta dans son élan.

Il se concentra sur ce drôle de sons il était doux, léger et étonnamment faible.

Le blondin chercha d'où pouvait- il provenir et au beau milieu de ses recherches, il se retrouva devant la grande bais vitrée menant à son petit balcon.

Il fit coulisser celle-ci et s'aventura sur son balcon devenu invisible dans l'obscurité de la nuit. Dès qu'il posa un de ses pieds nus à terre, il ne put retenir un petit cris de surprise en sentant sous lui une masse glacée à lui en faire dresser l'épiderme. Le blondin remarqua alors que l'air était devenu nettement plus sec et froid alors qu'il aperçut au loin, un réverbère qui grâce à la lumière qu'il émettait faisait apparaître comme par magie de petits points blancs virevoltants au grès du vent pour se déposer finalement sur le sol. C'est avec un léger sourire à la commissure des lèvres que le jeune cuisinier alluma une cigarette tout en admirant les cristaux gelés descendre un par un d'un ciel noir de jais. La neige était finalement arrivée.

C'est au beau milieu de sa rêverie que le marmiton fut réveillé par un bruit d'estomac affamé.

En entrouvrant son seul œil visible, le blondin regarda péniblement son réveil affichant 6h puis, remarquant qu'il était encore trop tôt, il décida de s'enfouir sous sa couette, là ou il pourrait continuer à nager dans son rêves interrompus tantôt. Mais ce ne fut sans compter les hurlements de ventre qui résonnaient à tue-tête dans l'espace encore sombre.

N'en pouvant plus, Sanji décida de faire taire son appétit en essayant de s'étouffer avec son cousin.

Après près d'une dizaine de tentatives, le blond abandonna son idée de ''suicide improvisé'' et se demanda s'il n'était pas préférable d'aller nourrir son estomac même s'il trouvait étrange que celui-ci fasse un bruit monstre alors qu'en réalité il n'avait pas très faim. C'est en se posant ces questions qu'il remarqua dans le silence pesant, de petits ronflements provenant d'en dessous des draps de son lit. Son sang ne fit qu'un tour et c'est d'une main tremblante qu'il prit un bout de couette et la leva lentement pour découvrir à qui pouvait appartenir ses grognements. Sans une onde d'hésitation, son poing partit cogner la petite tignasse brune de l'intrus qui dormait comme un bien heureux.

« Luffy, mais que fait tu dans mon lit ?! » Demanda Sanji.

« Aie, mais Sanji, j'étais si bien ! » Se plaignit le brun tout en baillant, sans même prendre la peine de répondre au cuisinier.

« Comment as-tu fais pour rentrer, et depuis quand tu es là d'ailleurs ? » Questionna le blondin.

« C'est ton vieux qui m' a ouvert, il est très sympa et sa bouffe est excellente ! » Expliqua Luffy, un filet de bave sortant de sa bouche en repensant au petit déjeuner préparé par Zeff.

Sanji étonné de la gentillesse dont avait fait preuve le vieux demanda au guitariste si c'était bien la même personne qui l'avait fait entrée et eut comme réponse un petit hochement de tête accompagné d'un grognement de ventre du brun.

A l'entente de ce son plus que mélodieux, Luffy cria famine et demanda au ''cuisinier personnel du groupe'' de lui préparer un bon petit déjeuné ce qui lui valut quelques remontrances de la part du guitariste.

En descendant les quelques marches qui montaient à l'étage, Sanji entendit le bruit de la sonnette retentir et alla directement ouvrir sans se soucier de son ami qui commençait déjà à dévaliser le stock de viande séchée.

Derrière le palier se tenait un homme d'une extrême élégance, doté de cheveux mi-long roux flamboyant et de trois cicatrices sur l'œil gauche.

« Bonjour jeune homme, Monkey D. Luffy serait-il chez vous ? » Demanda l'homme roux avec un grand sourire.

A l'entente de la nouvelle voix dans l'entrée, Le brun arrêta net de manger le sachet vide de viande et commença à paniquer.

« Non Shanks, il n'est pas dans la cuisine ! » Cria-t-il pour donner une fausse piste à l'homme qui semblerait-il le connaissait aussi.

Sans demander quoi que ce soit le dénommé Shanks entra, une corde à la main et disparu une dizaine de secondes dans la cuisine pour en ressortir avec un luffy saucissonné sous le bras.

« Je m'excuse encore pour le dérangement qu'a put causer ce petit monstre. » S'excusa Shanks tout en donnant un petit coup sur la tête du ''monstre''.

« Mais non voyons, comme je suis le nouveau membre du groupe il faut bien que je réponde aux attentes de mes aînés ! » Justifia le blond pour sauver la peau du leader des White Star.

« Ah mais tu dois être le jeune Sanji, Luffy m'a beaucoup parlé de toi... enfin de ta cuisine plutôt ! » Rigola le roux.

« Mais quelle surprise, je ne m'en serais jamais douté ! » Ironisa le guitariste quand il vit quelques quelques traces autour de la bouche du jeune homme saucissonné.

Les deux hommes parlèrent de tout et de rien pendant une bonne heure, échangeant des fous rires au sujet de Luffy qui encore saucissonné ne pouvait attraper le moindre amuses bouches qu'avait préparé Sanji.

Après que Luffy se soit endormi sur le tapis, désespéré de n'avoir pu manger un seul des délicieux apéritif, Shanks pris avec affection le benjamin dans ses bras et informa le blondin que tout les membres du groupe avaient rendez-vous au studio pour décider du design de la nouvelle jaquette avant de laisser celui-ci seul chez lui, ce qui laissa Sanji perplexe sur le fait que Luffy soit vraiment leur chef de groupe.

Cela faisait déjà une demi-heure que le groupe s'était retrouvé dans le studio du centre ville pour choisir la jaquette de leur nouvel album.

« Très bien, je demande votre attention pendant les trois prochaines heures ! » S'exclama Nami tout en levant son bras pour attirer l'attention de son auditoire.

« Ça va être dur pour une certaine personne. » Remarqua Usopp en voyant Luffy plongé dans une pile de vêtements en tout genre posée au sol.

« Ma Nami d'amour, que font tout ces vêtements ici ? » Demanda Sanji.

« C'est pour choisir lequel d'entre nous serra sur la jaquette. » Informa le colosse au cheveux bleu.

« En fait, vu que le vote peut apporter des conflits au seins du groupe, il est préférable de choisir lequel d'entre nous rendra mieux sur la pochette du disque. » Finit Ace le regard égaré sur la bassiste.

« Ça j'avais compris, mais pourquoi faut-il se déguiser ? » Renchéri le cuisinier, regardant à son tour la rousse croyant que quelque chose clochait.

« Bah, faut bien avoir une certaine classe pour attirer le publique. » Expliqua Usopp tout en montrant au cuisinier quelque photos prises lors des derniers essayages.

C'est vrai que le métissé n'avait pas tord sur ce point, avec un peu de maquillage et un certain style de vêtements, les qualités physique d'une personne pouvaient alors être révélés. A cette pensée, le blondin pris des mains les photos que tenaient Usopp et chercha en vain les formidables formes de la rousse, les yeux mystérieux et pleins de malice de la brune ou encore le sourire éclatant de la jeune manager. Il dut se contenter comme lui avait dit Brook plutôt, des formidables pectoraux d'un Ace en tenu branché, des yeux mystérieux d'un Zoro en tenue de gardien de prison et enfin de l'éclatant sourire de Luffy en indien. En cherchant un peu plus loin dans l'album, il trouva une photo qui le perturba Sur un fond rose pâle rappelant les pétales de pivoines séchés, se tenait un petit animal à la fourrure marron, au nez de couleur bleu, portant un grand chapeau rose avec dessiné en son centre une croix blanche.

« Depuis quand on a un raton laveur dans le groupe ? » Demanda Sanji.

« Je ne suis pas un raton laveur mais un renne imbécile ! » Grogna Chopper tout en donnant de petit coup de pied dans les jambes du cuisinier.

Sanji se retourna prestement devant son interlocuteur et le dévisagea de la tête au pied craquant pour la petite frimousse de son ami déguisé. Sans hésitation il le prit dans ses bras et commença à faire voler son ami dans les airs comme on ferait pour consoler un enfant triste tout en s'excusant de s'être trompé. Quand il reposa Chopper au sol, il se tourna vers les autres membres du groupe qui le dévisagèrent avec des regards perplexes.

« Sanji-chan tu ferais un bon père de famille ! » Déclara la rousse.

« Une femme au foyer tu veux dire ! » Rectifia le batteur entre deux fous rires.

« Et si Sanji était en robe pour la photo de la jaquette ? » Demanda Luffy lui aussi parti dans son délire.

« Je pense qu'un beau bleu roi ferait ressortir celui de tes yeux. » Intervint Robin le sourire aux lèvres.

Voyant le cuisinier devenir rouge de honte, le petit brun lui pris la main tout en le remerciant de son geste qui lui avait fait plaisir et l'emmena dans les cabines pour lui faire essayer quelques tenues.

Après quelque essayages il sorti de sa cabine seulement habillé d'un kimono bleu avec quelque motif représentant des grues en pleine envolée. Après quelques applaudissements et sifflements de la part de la gente masculine, Nami amena le blondin dans une salle ou elle lui montra comment s'installer pour prendre la photo. Avant de quitter la pièce, la rouquine interdit formellement à son ami d'ouvrir les yeux avant qu'elle lui est autorisée. Sanji se demandant si sa belle allait participer avec lui à cette séance photos et devint rouge à l'idée de la voir elle aussi en kimono à ses côtés. Entendant la porte grincer, Sanji se retint d'émettre un petit cri d'anxiété pour ne pas passer pour un pervers avide de chaire fraîche. Mais quand sa tête quitta le sol pour être recueillit entre des mains chaudes et posée sur une jambe ferme, le cook ne put s'empêcher de faire balader l'une de ses mains sur la soyeuse peau blanche des jambes de sa déesse.

« Nami chérie, laisse moi ouvrir les yeux pour admirer ta beauté divine ! » Implora Sanji ne pouvant plus se contenter d'imaginer la jeune femme.

« Sanji, vraiment tu ne devrais pas, je suis sur que je ne serais pas à ton goût. » Refusa la rousse avec une pointe de nervosité.

« Ma chère, si tu pense être honteuse dans cette tenue, pense alors aux moments que nous passerons ensemble dans le lit conjugal. » Continua le guitariste tout en attrapant le coup de sa belle pour rapprocher leur deux visages.

C'est à se moment la que Sanji choisit d'ouvrir les yeux pour découvrir à deux centimètres de son visage une peau mat ressemblant de trop près à celle du bretteur. Commençant à se rappeler de son petit dialogue avec la rouquine il continua de remonter la peau basanée et finit par découvrir le visage de son pire cauchemar essayant tant bien que mal de laisser un espèce raisonnable entre leur deux visages.

« Marimo, pourquoi est tu en permanence là ou il ne faut pas ! »

« Ne dis pas ça voyons, et puis ce n'est pas parce que tu n'es pas doué avec les femmes qu'il faut en profiter pour me faire des avances. » Se moqua Zoro tout en rabâchant au cuisinier la dernière phrase de son dialogue avec la bassiste.

Après quelques échanges grossiers entre les deux membres des White Star, Robin intervint pour annoncer au batteur que c'était lui qui serait sur la jaquette car même s'il était déjà très populaire, il n'en était pas moins l'un des premiers membre de leur groupe. Sans demander son reste, le bretteur se leva laissant seul Sanji qui ne pouvait plus détacher son regard du kimono pourpre au motif de lotus que portait son imbécile de coéquipier.

Après les dernières photos de Zoro dans sa nouvelle tenue baptisé ''Red Shiver'' par quelques fans folles à lier; le groupe se sépara pour que chaque membres retournent à ses occupations.

Sur le chemin de son domicile, le marmiton croisa la route d'Ace assit sur le bord d'un trottoir le regard dans le vide. Il décida de s'approcher de son ami pensant que celui-ci était en pleine réflexion quand il le vit s'effondrer en larmes jurant contre lui même. S'inquiétant de son état, Sanji accéléra le pas et finit à sa hauteur d'où il l'interpella.

« Ace, mais qu'est ce qui t'arrive bon sang ?! » Demanda le jeune cook inquiet pour son ami.

« Laisse moi s'il te plaît. »

« Pour que ce soir Luffy te retrouve dans cet état, jamais tu m'entends ! » Refusa le blondin.

« Je ne veux poser de problèmes à personne, alors je te le redemande une seconde fois, rentre chez toi. » Répéta le brun la voix chevrotante.

« Je te répète une seconde fois que c'est non ! »

« Alors répond moi franchement, as-tu des sentiments pour Nami ? » Demanda le chanteur les yeux rouges.

Sanji connaissant maintenant la raison pour laquelle son ami pleurait il le prit avec affection dans ses bras en lui répondant que son éducation lui avait apprit à aimer toute femme de ce monde et s'excusa de son comportement envers Nami qu'il considérait simplement comme une bonne amie. A l'écoute de ses paroles, Ace se sentit ridicule mais avait la sensation que son cœur était devenu plus léger. Il remercia le guitariste pour son réconfort avant de partir déterminé à avouer son amour pour la jeune bassiste.

Il était maintenant 19h30 Sanji habillé en serveur débutait son service de nuit. Son lieu de travail était bondé mais grâce à l'aide de quelques serveurs recrutés avec soin, il réussit à ne pas se perdre avec les commandes et la confection des plats. Quand les clients commencèrent à partir, le marmiton remarqua la présence d'une mauvaise herbe assise au beau milieu d'une horde de jeunes filles en extases devant sa face de mousse. Ne pouvant supporter que son cher camarade soit aussi populaire, il décida d'aller lui même prendre sa commande histoire de faire ressortir son côté macho cassant ainsi le rêve de ces demoiselles.

« Bonsoir mesdames, bonsoir monsieur que puis-je vous servir ? » Demanda le blondin en parfait gentleman.

« Nous prendrons six sodas melon. » Répondit Zoro sur un ton noble.

« Mais enfin, un homme de votre carrure est plus attiré par une bonne chope de bière accompagné de quelques amuses-bouches ne me trompe-je ? » Répliqua Sanji avec ironie.

« Sachez monsieur, que l'habit ne fait pas le moine et il se trouve que ce soir un soda melon fera parfaitement l'affaire. » Déclara le bretteur avec un regard de défit.

Toute les jeunes filles commencèrent à glousser devant le bel apollon qu'était Zoro contrairement à Sanji qui était prit d'un malaise en imaginant le marimo se comportant en aristocrate. Le serveur apporta donc les six sodas melon à la table où se tenait l'algue verte géante, mais en repartant pour les cuisines il fut interpellé par quelques hommes provenant de la haute société.

« Bonsoir mon nom est Sir Don Krieg, j'aimerais une table pour trois personnes s'il vous plaît. » Demanda avec une extrême politesse l'un des trois nobles.

« M-mais bien sur, tout de suite ! » S'alarma Sanji, étonné de voir de tels personnalités dans son petit restaurant.

Complètement absorbé par l'élaboration des plats commandés par ses nouveaux clients, le blondin en avait complètement oublié sa petite mise en scène avec le sabreur ce qui déplut fortement à celui-ci à la vue du cuisinier servir avec dévouement la bande de riches qui s'était tout bonnement incrustés.

« Garçon, je n'ai jamais rien mangé de tel ! Ne seriez vous pas le fils de Zeff ? »

« C'est exact, mais je tiens à rajouter que ce n'est pas parce que je suis son fils que je n'ai pas du travailler dur pour en arriver là ! » Insista le blondin de peur d'être mal juger.

« Je vous crois, mais ne voudriez vous pas travailler pour moi, il me semble que vous perdez votre temps à travailler dans un si petit local entouré de personnel mais aussi de clients de basse qualité ? » Demanda le noble aux cheveux couleur lavande.

« C'est que je... » Commença le cook embarrassé.

« Ce jeune homme est mon cuisinier personnel ! » Intervint Zoro le ramenant contre lui.

« Ah voyez vous ça, et comment un jeune homme de votre classe peut-il se payer de si bon atout ? » S'énerva Krieg.

« Et bien, je vous laisse le deviner. » Susurra le batteur tout en plaquant le cuisinier contre un mur rapprochant son visage de celui de son serviteur.

Ne pouvant plus ignorer le comportement grossier du vert à son égard, Krieg déposa violemment l'argent du repas sur sa table et partit entouré de ses deux hommes.

«Cette fois, mon cher cook tu m'en doit une, sert moi donc une bonne bière ! » Ordonna Zoro fier de sa prestation même si ses fans étaient parties au moment du conflit entre les deux hommes.

Elle était partie toute seule. Le bretteur ne s'attendant pas du tout a ce geste de la part de son ami, tomba de sa chaise avec une douleur déplaisante au niveau de la joue. Sanji lui, était là, devant lui, se tenant la main qui avait giflé tantôt le vert.

« Mais t'es pas bien, pourquoi tu m'a giflé !? » Demanda Zoro, énervé par le geste de son ami.

« C'est toi qui a un problème, à quel moment de la soiré ai-je demandé ton aide ! » Cria le marmiton fou de rage.

« Tu tremblais comme une feuille quand Krieg t'a demandé de le rejoindre ! » Argumenta le vert du mieux qu'il pouvait.

« L'excitation, l'anxiété, ce sont des facteurs qui chez l'homme peuvent provoquer des tremblements du corps ! » Continua Sanji, les yeux vitreux.

« Mais je ... » Commença le vert.

« Je, je, je tu ne connais que ce pronom, tu ne peux pas penser un peu aux autres, c'était peut être ma seule chance de pouvoir réaliser mon rêve et tu viens de la gâcher. » Commença Sanji le souffle court « Je te déteste, tu m'entends, je te déteste ! » Hurla le blondin avant de s'enfermer en cuisine.

Zoro, toujours assit à même le sol commença à paniquer quand il entendit des fracas de bruits métalliques provenant de la cuisine et s'empressa donc de se rendre dans l'antre du cook. Il trouva celui-ci cassant une par une les assiettes soigneusement empilées sur le plan de travail.

« Mais arrête, t'es devenu complètement fou ! » S'exclama le batteur en attrapant le poignet tenant la pauvre assiette.

« Sort d'ici, tu n'as rien à faire dans ma cuisine ! » S'énerva le cook en essayant de dégager son poignet.

« Écoute, je suis désolé. Je ne pensais pas que tu voulais rejoindre les rangs de ce riche. » S'excusa t-il.

« Alors là, si tu crois que de simples excuses vont suffirent, je préférerais mourir que de te pardonner ! » Annonça Sanji en donnant un coup de pied dans la jambe de son souffre douleur.

Le batteur réussit à bloquer le coup en renforçant l'appui qu'il avait sur sa jambe ce qui fit tomber Sanji dont la tête heurta le rebord du plan de travail. Sous le choc et à cause du surplus d'émotions, il commença à sombrer alors que ces larmes sortaient d'elles même de ses prunelles couleur océan. Zoro laissa le blondin dériver et commença à nettoyer le sol recouvert de débris d'assiettes pour enfin revenir vers son ami inconscient qu'il décida de ramener chez lui.