Princesse

Chapitre 6 : Nous ne sommes pas SALE ! La libération des elfes de maison

« Je suis désolée. » dis-je faiblement, avec humilité. « Je jure que je ne savais pas ! »

« Tu ne savais pas que ton meilleur ami apprenait le Français, et transplanait la moitié du temps jusqu'en France pour compter fleurette à une satanée Princesse ? »

« Non. » répondis-je timidement, sentant mon visage s'empourprer d'embarras. « Je pensais qu'il s'en allait se morfondre dans un coin. »

« Se morfondre ? » s'exclama Susanne, en s'y mettant à son tour. « Harry ? »

« Oui. » acquiesçai-je faiblement, réalisant à présent que j'étais parvenue à rater un gros lot d'indices importants. Comme, eh bien, le fait que l'un de ses livres avait un titre Français.

« Le même Harry qui a organisé une bataille de boules de neige à l'intérieur de la Grande Salle pour les plus jeunes à Pâques ? Le même Harry qui a décidé que ce serait une idée géniale d'amener des rollers à Poudlard et apprendre à tout le monde comment les utiliser, ce Harry ? »

J'opinai, me demandant si mon visage pouvait devenir si chaud et empourpré que j'en aurais des marques de brûlures au troisième degré.

« C'est en partie ma faute aussi. » déclara Ron, en entrant d'un pied ferme dans la fosse aux lions « J'ai réussi à rater le fait qu'il passait beaucoup de temps avec mon frère. »

« Tu es Ron, » balaya Tracy. « C'était à prévoir. Alors, pourquoi exactement nous as-tu choisies Susan et moi, comme personnes à humilier ? »

« Je pensais qu'il appréciait les brunes ! »

« Tu t'es rendue compte que tu es une brune, n'est-ce pas ? » demanda Susanne d'un ton acide, « et qu'il a rendu très clair le fait qu'il n'était pas intéressé par toi ? »

« Erm, » dis-je éloquemment.

« Cho a des cheveux noirs. » continua Tracy, « la Weasley inconsciente, qui de par sa réaction, ne semble pas approuver le point de vue 'juste amis' de Harry, a des cheveux roux. Alors, s'il te plaît répond à ma question. Pourquoi as-tu choisi deux brunes ? »

« J'ai donné à Harry des magazines de charme enchantés. » déclara Ron, avec un peu plus de franchise qu'il n'en était peut-être nécessaire à ce stade. « Nous avons analysé les résultats. »

« Et Harry les a donnés à quelqu'un d'autre. » conclut Susanne avec un soupir. « Granger, je savais que je n'aurais pas dû t'écouter quant toi et Davies êtes venues à moi. S'il te plait, fais-moi une grosse faveur : la prochaine fois que tu as une fichue idée brillante comme celle-là, ne m'entraîne pas dedans. »

« Je plussoie. » martela Tracy.

Susanne reporta son regard sur Tracy. « Shopping ? »

« Il semblerait que nous ayons un mariage auquel assister. » acquiesça Tracey. « Nous pouvons prendre d'avance le raz-de-marée. »

Ensemble, les deux filles me foudroyèrent de nouveau du regard, et quittèrent la Grande Salle, la tête haute.

« Wow. » commenta Lavande. « Tu t'es vraiment ratée sur ce coup-là, hein ? »

« Oui. » acquiesçai-je dans un soupir.

« En ce cas, je ne te ferai pas remarquer le fait que Harry aime les blondes, et que je suis blonde, » continua-t-elle, « seulement parce qu'il a déclaré qu'il ne voulait sortir avec personne de l'école. »

« Tu dois avouer qu'il a une sacrée paire par contre. » ajouta Seamus. « Premièrement, il botte les fesses écailleuses de Voldemort, et ensuite il s'attaque à rien de moins qu'une Princesse Vélane ! »

Ron lui lança un sourire complice. « Je sais. » dit-il avec fierté.

« Hermione. » appela le Professeur McGonagall. « Sans tenir compte de ce problème d'entremetteuse, vous ne sauriez pas, je suppose, comment Harry parvient à créer des Portauloins qui peuvent outrepasser les champs protecteurs de l'école ? »

« Je sais. » intervint Colin Creevey avec excitation.

« Mr Creevey ? »

« Il est Harry Potter. » déclara Colin. « Il peut tout faire ! »

Assez bizarrement, cette réponse sembla satisfaire la grande majorité de l'école. Cela ne me satisfit pas. Ni la Directrice d'ailleurs.

« Non. » répondis-je, ignorant les éclats de rire autour de moi. « La majeure partie de cette matinée a été une grande surprise pour moi aussi. »

La pauvre Professeur McGonagall paraissait encore comme si elle avait éprouvé un peu trop de chocs cette matinée. J'aurais pensé qu'ayant enseigné Harry pendant presque sept ans, elle se serait accoutumée à lui faisant tout ce qui lui passait par la tête.

Et voyons les choses en face, se marier à une Princesse Vélane, n'est pas de beaucoup plus susceptible de lui faire éprouver un infarctus que de sauter sur un balai et aller à la chasse au Voldemort.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, et les jumeaux Weasley entrèrent.

« Qu'est-ce que Harry fait maintenant ? » s'enquirent-ils, en se campant devant moi.

« Huh ? » s'enquit Ron.

« Tous les elfes de maison ont disparu ce matin, pour ensuite réapparaître comme une nuée de sauterelles au Chemin de Traverse, achetant toutes sortes de choses. » informa Fred.

« Alors nous somme venus ici immédiatement. » continua George. « Parce que c'est le genre de chaos qui ne peut être causé que par un seul jumeau non-Weasley. »

« Harry James Potter. » acheva Fred, dans une démonstration impeccable de logique. « Oh et pourquoi notre sœur est-elle dans les pommes là-bas ? »

« Je me marie. » annonça Harry en revenant avec Bill, et deux personnes, que je présumai être les parents de Mélissa.

Eh bien , je dis présume, mais le fait que l'homme paraissait tout droit sorti de l'atelier de Michel-Ange, dans lequel il aurait posé pour 'David', et que la femme ressemblait à une version plus âgée de Mélissa, avec des seins défiant-la-gravité-qui-devraient-être-illégaux, étaient autant d'indices révélateurs…de même que les couronnes qu'ils portaient.

« Félicitations. » le congratula George. « Ca explique probablement Ginny. Quand ? »

« Sept heures tapantes ce soir. »

« Quand lui as-tu demandée ? » demanda Fred avec curiosité.

« Il y a quinze minutes. »

« Depuis combien de temps sortez-vous ensemble ? » s'enquit George.

« A peu près trente minutes. »

« Est-ce qu'elle est aussi magnifique qu'elle ? » interrogea Fred, en indiquant d'un mouvement de tête la mère de Mélissa.

« Bien plus. »

« Harry. » déclara George. « Tu sais que tu es notre héros et que nous t'aimons ? »

Harry leur lança un large sourire.

« Alors, comment pouvons-nous aider ? » demanda Fred.

« Oui. » approuva George. « Commande-nous. »

Avant que Harry ne puisse dire quoi que ce soit, Rufus Scrimgeour pénétra en trombe dans la Grande Salle, accompagné d'une équipe d'Aurors, incluant Kinglsey et Tonks, ainsi que Percy Weasley.

« Pour quelle raison les elfes de maison ont-ils quitté leur poste ? » rugit Scrimgeour.

« Bonjour, Mr le Ministre. » dit sèchement Harry. « Comme c'est bon de vous voir. Bienvenue à Poudlard. »

« Epargnez-moi vos salamalecs. » ordonna Rufus. « Les elfes du Ministère doivent immédiatement reprendre leurs postes. »

« Oh ? » s'enquit Harry, en devenant soudainement taciturne.

Il est à présent temps pour une brève primeur sur les diverses humeurs de Harry James Potter. La plupart du temps, il est jovial. Cela veut dire que vous êtes sur le point de vous faire taquiner et que vous rirez énormément. Puis il y'a l''humeur grognon, c'est quand il peut se mettre à crier et dire des choses qu'il ne pense pas vraiment. Cette humeur ne dure pas vraiment longtemps, et il est toujours penaud et contrit ensuite. Il y a l'humeur boudeuse, quand il ne veut parler à personne, et c'est le meilleur moment de le laisser tranquille. Puis il y a l'humeur taciturne.

Lorsque Harry devient taciturne, il y a deux choses que vous pouvez faire. Si c'est dirigé contre vous, la meilleure chose à faire est de s'excuser rapidement et de prendre la poudre d'escampette. Si ce n'est pas dirigé contre vous, la chose prioritaire à faire est d'espérer que l'autre personne ne s'excuse pas, prendre de la Bièrraubeurre, et apprécier le spectacle.

Le pauvre Ministre ne connaissait pas les humeurs de Harry.

Sans que je ne sache comment, Ron avait une bouteille de Bièrraubeurre dans la main.

« Les elfes doivent stopper les sottises que vous leur faites faire et retourner à leur travail, sur le champ ! » rugit de nouveau Rufus . Cet homme a de sérieux problèmes de volume.

« Yeah. » acclama doucement Ron. « A votre avis, qui va être le prochain Ministre de la Magie ? »

La plupart des Gryffondors à portée d'oreille éclatèrent de rire.

« Je sais exactement comment résoudre le problème. » dit Harry. « Je reviens dans un instant. » Avec un autre sort Portus, il disparut, laissant derrière lui le Ministre foudroyer du regard le vide.

« Le comportement du Ministre est intéressant, n'est-ce pas ma chérie ? » observa nonchalamment le père de Mélissa.

« En effet. » acquiesça sa mère.

Rufus fit volte-face et sembla ravaler sa langue.

« Roi de Flandres. » souffla Rufus effaré. « Que faites-vous là ? »

Le Roi fixa simplement du regard Rufus avec un sourcil haussé.

Harry revint avec deux personnes de plus. Un homme aux traits communs portant une boîte, et un gobelin aux bras chargés de rouleaux de parchemin.

La vitesse à laquelle il était revenu me fit penser qu'au moins une partie de ce qui se passait avait été prévue d'avance.

Je fus un peu blessée qu'il ne m'ait pas impliqué dans ses plans.

Mais d'un autre côté, connaissant Harry, ce n'était probablement pas ce que je pouvais qualifier de plan, il s'agissait probablement d'un certain nombre de discussions qui avaient traînées sur une durée indéterminée de temps, et dont il avait soudainement joint les bouts.

« Juste besoin de deux autres personnes. » annonça Harry, alors que le gobelin affichait l'expression de mépris propre à sa race, et que l'homme prenait place dans un coin, se faisant instantanément oublier. « Dobby, Leena ? »

Les deux elfes de maison apparurent dans un 'pop'.

« Nous sommes occupés. » fit observer Dobby.

Harry opina du chef.

« Désolé. » s'excusa-t-il. « Mais le Ministre exige que vous renvoyiez tous les autres elfes de maison à leur place au Ministère. »

Dobby et Leena se retournèrent et fixèrent du regard le Ministre.

« C'est ça. » dit Rufus en les regardant avec mépris. « Renvoyez vos sales elfes là où ils appartiennent. »

Dobby et Leena échangèrent un regard, puis exécutèrent leur frappement de mains magique. Environ soixante-quinze pourcent des elfes précédents apparurent.

Les autres envoyèrent leurs oreilles.

Je ne peux pas vous dire ce qu'on ressent en voyant des milliers d'oreilles flottantes apparaître, parce qu'il n'y a aucune analogie qui me vient à l'esprit.

« Les elfes sont occupés. » expliqua Dobby à Harry, de manière un peu redondante. « Alors ils ont envoyé leurs oreilles pour pouvoir écouter. »

Dobbly s'éleva dans les airs afin que tous les elfes puissent le voir

« Il demande que nous arrêtions d'organiser » déclara Dobby en pointant du doigt Rufus Scrimgeour « Il exige que les sales elfes retournent où il dit qu'ils appartiennent »

« Dobby est propre » cria l'un des elfes « Hinky est propre. Hinky s'est lavé ce matin. »

Il y eut une tonitruante clameur d'approbation.

Dobby se regarda et hocha la tête. « Il n'y a pas de saleté ici. » dit Dobby à Scrimgeour. « Tous les elfes sont propres et font leur travail. »

« Assez d'impertinence. » hurla Scrimgeour en prenant une teinte violacée. « Punissez-vous ! »

Certains des elfes commencèrent à faire exactement cela, mais Harry prononça seulement un mot.

« Non. »

Les elfes s'arrêtèrent et lancèrent un regard reconnaissant à Harry.

Rufus lança un regard torve à Harry.

« Je sais comment résoudre cette affaire. » déclara Harry, avec un sourire jovial – le genre de sourire dernièrement vu quand il avait annoncé qu'il venait juste de réduire Voldermort en composte.

« Voici mon bon ami Gobbececk. » présenta Harry. « Il établit des contrats à titre indépendant à Gringotts. »

« Vous. » continua Harry. « Vous êtes des elfes du Ministère, n'est-ce pas ? »

Les elfes hochèrent timidement la tête, en baissant le regard.

« Quand avez-vous reçu votre jour de congé pour la dernière fois ? »

« Le 14 Juillet 1976. » répondit un elfe avec fierté.

« Et quand avez-vous eu une fête pour la dernière fois ? »

L'elfe qui avait répondu fronça les sourcils. « Lanky est désolé, monsieur, Lanky ne se rappelle pas. »

« Tout va bien. » dit Harry. « Merci d'avoir répondu. »

Les yeux de l'elfe parvinrent à doubler de volume alors qu'il levait les yeux vers Harry. Je pus presque voir la phrase 'Harry Potter est le plus grand Sorcier du Monde' , flottant dans son cerveau et celui de la majorité des autres elfes.

« Levez vos mains si vous pouvez vous rappeler de la dernière fête que vous avez eue. »

« C'est ridicule ! » s'exclama Scrimgeour. « Aurors ! »

« Je ne ferais pas ça si j'étais vous. » déclara tranquillement Harry.

« Pourquoi pas ? »

« Parce que cela m'irriterait, et la dernière fois que j'ai été irrité, j'ai tué quarante Mangemorts et Voldemort. »

Kinglsey déglutit audiblement. « Je pense, » dit-il lentement, « que les Aurors devraient laisser le bras politique du Ministère s'occuper de cette affaire. »

« Nous n'avons pas besoin d'Aurors. » lança Percy, son nez si haut qu'il devait être quelque part dans la stratosphère.

Bien entendu, le fait qu'il nous ait lancé un clin d'œil quelques instants plus tôt signifiait qu'il en savait plus que moi sur ce qui se passait.

« Est-ce que quelqu'un parmi vous peut se rappeler de votre dernière fête ? »

Un vieil elfe leva finalement la main.

« Vous monsieur » dit Harry. « Vous rappelez-vous de la date ? »

« Grampy s'en rappelle en effet, Grampy était un jeune elfe à l'époque. C'était en 1918 ! »

« Qu'est-ce donc que ces absurdités, Potter ? » interpella Percy. « Vos elfes perturbent grandement le bon fonctionnement du Ministère par leur absence. »

« Oh, alors vous ne pouvez pas faire fonctionner correctement le Ministère sans eux ? » s'enquit innocemment Harry.

« Exactement. » acquiesça pompeusement Percy.

« Mais fermez-là idiot ! » hurla Rufus.

Dès que Rufus détourna le regard, Percy fit un clin d'œil à Harry, avant d'adopter de nouveau son attitude pompeuse.

« Gobbececk, mon bon ami. » déclara Harry en s'adressant au gobelin. « Pouvez-vous lire les termes de ces petits bouts de parchemin que vous avez-là devant vous ? »

« Mais certainement, c'est bien peu de choses en vérité. » répondit le gobelin, l'expression de son visage toujours railleuse et méprisante. « Articles de l'accord entre les Elfes de Maison et le Ministère de la Magie concernant la gestion de leur Esclavage Volontaire. »

« Par reconnaissance de la protection des Elfes de Maison contre les Dragons, les Elfes de Maison se placent par ces termes dans un Esclavage Volontaire sous l'autorité du Ministère de la Magie.

« Le Ministère de la Magie accepte cet Esclavage Volontaire, et promet qu'il sera octroyé aux Elfes de Maison au moins une Fête par an, et qu'il sera permis aux Elfes de Maisons d'organiser au moins deux évènements Ministériels.

« En retour, les elfes se lieront au Ministère, et à toute personne à laquelle cette partie en conférera le droit, du moment que les prérogatives susmentionnées sont respectées.

« Le Ministère sera en mesure d'abolir cet esclavage à tout elfe qui ne donne pas le meilleur de lui-même, et cela sera signifié par le don de leurs vêtements originels, dépourvant ainsi l'elfe en question d'un foyer et de protection.

« Le reste est la signature. » acheva Gobbececk.

« Eh bien, il semblerait que le contrat a été rompu. » déclara Harry.

« Balivernes. » argua Percy. « Les elfes ne méritent pas de contrats. »

Il y eut quelques sons sourds en provenance des elfes.

« Weasley, taisez-vous ! » siffla Rufus, alors qu'il devenait subitement pâle.

« Le Ministre appelle les elfes de Maison sales créatures. » interpella Dobby. « L'ancien maître de Dobby appelait Dobby sale créature. Est-ce que Dobby paraît sale ? »

« Non ! » hurlèrent les elfes d'une seule voix.

« Vous savez ce que Dobby et Leena sont en train de faire aujourd'hui ? » interrogea rhétoriquement Dobby. « Dobby et Leena sont en train d'organiser le Mariage du Grand Harry Potter m'sieur ! »

Les elfes acclamèrent.

« Mais le Ministère vous ordonne de ne pas aider ! »

Les elfes huèrent bruyamment.

« Dobby pense que le contrat est rompu ! »

Il y eut des expressions choquées qui s'inscrivirent sur le visage des elfes.

« Mais qu'est-ce que nous allons faire ? » s'enquit Lanky.

Harry se positionna aux côtés de Dobby.

« Vous viendrez travailler pour moi. » leur dit Harry. « J'ai besoin d'elfes pour rénover sept demeures dont je dispose. Je garantis que les elfes pourront organiser mon anniversaire chaque année, ainsi que celui de Mélissa, et la plus grande Fête de Nouvel An du pays.

« Et, » poursuivit Harry, sa voix sonnant à présent comme celle d'un leader politique à un ralliement, « j'autoriserai à vos maîtres actuels à requérir votre assistance, mais il n'y aura plus de punitions, plus d'insultes, juste énormément de travail. »

« Et pour obtenir ce privilège, il leur faudra payer un salaire, et deux fois par an, tout l'argent que vous aurez gagné, vous sera donné, avec la seule instruction que vous aurez à le dépenser pour organiser la plus grande fête que vous pourrez, ainsi plus vous gagnerez d'argent, plus grande sera la fête ! »

Les elfes l'acclamèrent d'un vacarme assourdissant. Rufus ouvrit sa bouche mais fut frappé par un sort qui s'empara de sa voix. Je ne fus pas trop sûre d'où venait le sort, mais je vis Percy esquisser un sourire satisfait.

« Harry Potter offre aux elfes de vrais emplois ! » s'écria Dobby. « Si tous les elfes sont d'accord, les Elfes ne seront plus esclaves, les Elfes gagneront des fêtes ! Les Elfes ne seront pas obligés de se punir, sauf s'ils le veulent ! »

« Que disent les elfes ? »

Les elfes étaient silencieux.

« Grampy dit 'Oui' ! » hurla le doyen parmi les elfes présents. « Les elfes ne sont pas traités comme dans les anciens jours, et Grampy est fatigué de repasser ses mains. Ca rend le repassage de Grampy mauvais après ! »

Les elfes acclamèrent de nouveau en signe d'approbation.

« Gobbececk. » dit Harry, sa voix s'élevant au-dessus du tatouin des elfes. « Les elfes aimeraient rompre le contrat avec le Ministère de la Magie, et leurs associés, en raison de la rupture dudit contrat ! »

« En tant que partie indépendante, je décrète le contrat rompu par le Ministère de la Magie. » Une quinzaine de feuilles de parchemins s'enflammèrent, et il les fit tomber au sol.

Les elfes applaudirent joyeusement.

« Dobby, Leena. » appela Harry. « Au nom de vos pairs, signerez-vous un nouveau contrat avec moi, sous les termes énoncés plus tôt ? »

« Dobby et Leena le feront ! »

Le gobelin présenta un autre morceau de parchemin, confirmant ma suspicion qu'une partie de cela avait été planifiée.

Harry le signa théâtralement, puis le passa à Dobby et Leena.

« Nous avons un nouveau maître ! » hurla Dobby.

Les elfes poussèrent une nouvelle acclamation.

« Dobby, Leena, » dit Harry ,« vous montrerez à tout le monde leurs nouveaux quartiers ce soir, je vous prie. »

« Dobby et Leena feront ça. »

« Et demain, montrez-leur le travail qui doit être fait. Sauf, les elfes qui travaillent pour Poudlard. Je voudrais les engager afin de travailler pour l'école, à exécuter les mêmes tâches qu'auparavant. Et pour chaque elfe engagé, ce sera dix gallions par mois. »

« C'est trop. » objecta Dobby.

« Non, ce n'est pas assez. » répondit Harry. « Mais si vous ne dépensez pas tout pour la fête, alors peut-être que les elfes pourraient commencer à acheter leur propres maisons. »

Les yeux de Dobby manquèrent de lui sauter de la tête alors qu'il fixait du regard Harry. « Harry Potter est le plus grand sorcier du Monde. » déclara-t-il fermement. « Mais nous perdons du temps ! Les elfes de Poudlard resteront à Poudlard. Tous les elfes vont travailler au mariage ! »

Il y eut une autre acclamation générale, avant que les elfes ne disparaissent avec le même 'pop' qu'ils étaient arrivés.

« Est-ce que tu as tout, Jim ? » interpella Harry.

Jim, leva deux doigts dans un geste indiquant qu'il avait besoin d'encore un peu de temps.

« Ainsi, mesdemoiselles et messieurs, la Sécession de toute activité des elfes de maison au sein du Ministère de la Magie, et de toutes les familles Sorcières est achevée. L'incompétence de notre Ministère, une fois de plus, nous a conduits dans une situation où les choses que nous pensions avoir de droit, nous ont été enlevées. Tout ce que cela aurait coûté est une fête par an et de garder nos serviteurs heureux, mais nous ne pouvions même pas faire cela. »

« Aussi, pour ceux qui espèrent engager un elfe de maison, plutôt que ses montants stupides auxquels les Sangs-Purs ont essayé de les vendre de par le passé, vous pouvez à présent les engager pour la somme de base de dix gallions par mois – une affaire si vous voulez mon avis.

« Je suis Jim BandePassante pour le Réseau Sans Fil Sorcier, et je me trouverai à Poudlard durant toute la journée tandis que nous nous apprêtons pour le mariage du siècle entre Harry James Potter et la divine Melissa de Flandres. »

« Pour l'heure, je vous renvoie à Marjorie Masters pour le top dix des hits que vous avez choisis… et je suis hors ligne. » Il entreprit alors de replacer un microphone dans la boîte qu'il transportait.

Harry se retourna vers le Ministre.

« Oh mon cher, » s'exclama Harry, sa voix suintant de fausse sincérité. « Il semblerait que vous vous soyez royalement planté, et tout cela en direct. Je m'attends à ce que beaucoup de personne très importantes se demandent comment diable vous êtes parvenu à gérer de manière aussi catastrophique leur elfes de maison ! »

« Je vous déteste. » murmura Scrimgeour, paraissant totalement défait.

« Et vous m'indifférez. » répondit calmement Harry. « Les elfes de maison sont à présent pratiquement libres, et sous le contrôle de Dobby et Leena. Je n'essaierais pas de faire quoi que ce soit à votre place, vous ne gagneriez pas, et j'empêcherais à tout jamais les elfes de maison de travail pour le Monde Sorcier. »

« Harry. » appela Fred. « Est-ce qu'on peut engager deux elfes ? »

« Bien sûr » agréa Harry.

Rufus fit volte face et quitta la Grande Salle a grands fracas. Les Aurors ricanèrent et le suivirent.

« Harry. » intervint Perçy. « Au nom du Ministère, j'aimerais aussi les réengager, sous les mêmes conditions que ceux de Poudlard. »

« Jim, pouvez-vous faire savoir que Percy a arrangé cela ? »

« Ce sera fait, Harry. » acquiesça Jim.

« Merci. » dit jovialement Percy. « Je vais aller irriter quelques Sang-Purs. Félicitations pour ton mariage, je peux venir, n'est-ce pas ? »

« Bien entendu, amène Pénélope. »

« A plus tard. » il se retourna et s'inclina respectueusement devant le Roi et la Reine, avant de quitter la Grande Salle.

Je fixai mon meilleur ami pendant quelques instants, avant de réaliser qu'il n'y avait qu'une seule chose que je pouvais faire. Je sautai de ma chaise et bondis sur lui. Je l'étreignis aussi fortement que je le pouvais et éclatai en sanglots.

Harry tapota gentiment mon dos et murmura. « Tu veux être en charge de tous leurs contrats ? »

« Oui. » murmurai-je avec reconnaissance.

Je reniflai légèrement, l'embrassai sur la joue et me rassis à côté de mon petit-ami, qui paraissait extrêmement amusé.

Il avait fini sa Bièrreaubeure.

« Pendant combien de temps as-tu planifié ça ? » s'enquit Ron.

« Pas longtemps. » admit Harry. « C'était juste une série de discussions. Gobbececk est aussi leur archiviste, et nous discutions d'un problème sans aucun rapport lorsque Dobby et Leena sont apparus pour me demander quelque chose. C'est à ce moment là que j'ai découvert l'existence du contrat. Je prévoyais d'y faire quelque chose plus tard, mais toute cette affaire constituait une occasion trop belle. »

Je lui lançai un sourire éclatant.

Toutes ces fois où je m'étais escrimée en vain contre le sort honteux de ces malheureuses créatures. Toutes mes tentatives infructueuses pour remédier à cette situation, tous mes efforts incessants venaient de prendre fin en seulement quelques instants.

Là où je n'avais pas réussi en plus de deux ans de lutte et au moment où j'avais fini par abandonner après l'épisode avec Leena, il avait suffit que Harry, sous l'influence de seulement quelques discussions désarticulées se penche sur le problème pour arranger les choses. Mais ce qui me rendait heureuse par-dessus tout était qu'il avait prêté attention à mon combat, à la S.A.L.E, et avait agi pour m'aider à le remporter.

Les conséquences de ses actions continuaient de danser la farandole dans ma tête, et se résumaient en quelques mots simples mais lourds de sens.

Il avait libéré les elfes de maison !


Nda : Yeah ! Vive Harry ! xD. J'espère que ce chapitre vous aura plu après tout ce temps d'attente. Comme je l'ai dit, je vais tenter de finir cette première partie le plus vite possible. Je prévois de la finir d'ici à la semaine prochaine, pour pouvoir commencer Les Parfaits Serpentards vers la rentrée. En effet, comme vous l'avez remarqué, je fais en sorte de ne pas travailler sur plus de 4 fictions en même temps, pour les raisons évidentes de temps, de quantité de travail et d'organisation. Attendez-vous donc à avoir un chapitre tous les deux jours jusqu'à Dimanche prochain. Je vous dis donc à Lundi !

N.B : Le résumé des Parfaits Serpentards sera disponible demain soir sur mon profil.