Ndt : Merci à virgine06, Coco et Pattenrond pour leurs reviews. Les yeux de Damon devraient bénéficier d'une protection divine ^^. Et j'ai moi aussi eu envie de baffer Jeremy, même si son action part d'une bonne intention (il s'expliquera plus tard dans la fic). Cela dit, toutes ses bonnes intentions finissent en plans foireux... pauvre gosse, ça me manque de plus le voir sur mon écran.
Sopheliasophy précise dans son AN que le titre d'une sa fic vient d'un poème de Stephen Crane.
Behold, the grave of a wicked man, Regardez, la tombe d'un homme mauvais,
And near it, a stern spirit. Et près d'elle, un esprit austère.
There came a drooping maid with violets, Arriva une femme effondrée, des violettes à la
main,
But the spirit grasped her arm. Mais l'esprit lui saisit le bras.
"No flowers for him," he said. "Pas de fleurs pour lui," dit-il.
The maid wept: La femme pleura :
"Ah, I loved him." "Ah, je l'aimais."
But the spirit, grim and frowning: Mais l'esprit, sévère et renfrogné :
"No flowers for him." « Pas de fleurs pour lui. »
Now, this is it - Maintenant, une question se pose -
If the spirit was just, Si l'esprit était juste,
Why did the maid weep? Pourquoi la femme pleurait-elle ?
« C'était une mort poétique dans un sens, » songea Damon. Il été allongé sur le dos dans son terrain, la cheville croisée sur son genou. Ses cils avaient repoussés, ainsi que la plupart de ses cheveux.
« De quoi tu parles ? »
Damon s'assit brusquement. « Rose ! Mon amie. J'espérais que tu passerais un de ces jours. »
« Salut, Damon. » Rose s'assit à côté de lui. « Je ne savais pas que tu serais de ce côté. Je suis assez triste de voir que c'est le cas. »
« Je pensais juste à la façon dont je suis mort, et à quel point c'était poétique. »
« Comment tu es mort ? »
« Quoi ? Tu n'as pas vu ? »
« Contrairement à ce que vous pensez tous, et par 'tous', j'entends 'toi' – Je ne suis pas obsédée par toi, tu sais. Je ne te regarde pas tout le temps. Ça ne marche pas comme ça de toute façon. »
« Je suis fatigué d'entendre ça. J'aimerais que quelqu'un me dise comment ça marche. » dit Damon, puis il lui donna un coup dans l'épaule. « Mais tu aurais adoré ma mort. C'est dommage que tu aies loupé ça. Un moment typiquement Salvatore : un mélange d'épique échec et de martyr. Et la poésie du moment ! » Damon soupira. « Mon meilleur ami, devenu maléfique, m'a arraché le cœur devant la fille que j'aime. Avec une tempête rendant le tout plus dramatique, et mon frère blessé, couché à côté de moi. Tous les deux incapables d'agir alors que je rendais mon dernier soupir.
« Wow. »
« Je sais, hein ? C'est le genre de mort sur laquelle on écrit des opéras. »
« Je ne crois pas qu'il y ait des opéras où les gens se font arracher le cœur. Je n'en ai pas entendu parler en tout cas. »
« Et bien, il devrait. Si les opéras étaient un peu plus gores, alors peut-être que les gens iraient les voir au lieu de faire la queue pour les Jonas Brothers. »
« Je suis désolée que ça se soit passé comme ça. Et surtout, je suis désolée qu'Elena ait dû voir ça. Tu semble bien prendre les choses cela dit. »
« Oh, tu sais. J'ai eu pas mal de temps pour réfléchir ici. »
« C'est vrai. Le feu. C'est là que je réfléchis le mieux. »
Damon regarda Rose. « Toi, mon amie, tu ne m'as jamais parlé du feu. À Denver, tu m'as fait croire que tout se passait au poil de ce côté. De la publicité mensongère, voilà comment j'appelle ça. »
« J'aurais pu te le dire à toi, mais je n'allais surement pas parler en face des gamins que tu avais avec toi à Denver. »
« Bien vu. Elena se ferait constamment du souci pour toi si elle savait les tourments que tu endure. Elle t'aime beaucoup. »
« Et il n'y a pas que le feu. Tu n'as pas passé assez de temps ici pour tout subir. »
« Et bien, ne me dis rien. Ce sera une surprise. J'adore les surprises. »
« Je suis également désolée qu'Elena et toi n'ayez jamais eu votre chance. J'étais pour vous deux, tu sais. Lexi et moi nous sommes disputées plusieurs fois à ce sujet.
« Lexi. Oh, je t'en prie. Si elle se pointe, j'aurais deux mots à lui dire sur sa technique de désintox pour les éventreurs. Mais pour ce qui est d'Elena et moi, ne laisse pas encore tomber. Et au fait, on était finalement ensemble. Elle m'aime Rose. J'ai eu moins de vingt-quatre heures de bonheur avant d'être temporairement tué. Une nuit et presque une journée. Oh, mais quelle nuit ça a été. Quel journée. Je n'aurais échangé cette nuit et cette journée pour rien au monde. »
« Temporairement ? Qu'est-ce que tu racontes ? Tu es bel et bien mort. Ça n'a rien de temporaire. »
« Non, ce n'est pas vrai. C'est une zone de repos, avant que je n'arrive à rentrer chez moi. Je reste assis ici pour prendre le temps d'explorer diverses stratégies. »
« Des stratégies ? » demanda Rose en riant. « Oh, Damon, tu n'as absolument pas changé. Toujours le même soldat, avec tes plans et tes méthodes d'attaques. Tu dois lâcher prise. Encore quelques séances dans le feu te montreront ça. »
Damon agita sa main dans les airs. « J'en ai rien à foutre du feu. Chaque fois que je brûle ? Ça m'énerve encore plus. Et plus je m'énerve, plus je suis déterminé à détruire ce putain d'endroit. J'ai tenu le paradis dans mes bras, Rose. Pendant ma dernière nuit sur terre, toute la nuit. Tu penses qu'après avoir connu le paradis, je l'échangerai pour ça ? Putain, pas question. C'est inacceptable. »
« Inacceptable. » répéta Rose. « C'est intéressant que tu penses avoir le choix. Que ce soit à toi de décider d'accepter ou non ton sort. Je n'ai jamais vu les choses comme ça. »
« J'aurais juste voulu être plus gentil avec les sorcières, c'est tout. » Je serai déjà sorti de là, si Emily Bennett n'était pas une telle garce. Et je n'aurai pas fini ici si Bonnie Bennett n'avait pas était complètement incompétente. »
« Oh, oui, les sorcières et toi. Au fait, j'ai rencontré Bree. Lexi et elle adorent te critiquer. »
Damon grogna. « Fantastique. Je me demande si je dois m'attendre à ce qu'elles me visitent ensemble. Elles peuvent s'unir pour me dire quelle horrible personne je suis. Étais. Suis toujours. On s'en fout. »
« Peut-être. Bree va où elle veut, bien sûr. Alors si elle ne veut pas te voir, elle n'y est pas forcée. »
« Attends- comment je viens voir où tu es ? »
« Tu es venu me voir. »
Damon le regarda fixement. « Hum, non, tu es venue me voir. C'est mon terrain. »
« Oh, je comprend. Non, je ne vois pas de terrain. Je suis au marché de mon ancien village. Seulement il n'y a personne, seulement les magasins vides et les échoppes. J'étais là, assise sur mon puits, quand tu es apparu. Tu t'es avancé et t'es assis à coté de moi. »
« Pourquoi tu as un chouette petit village, et tout ce que j'ai c'est ce stupide terrain vide ? »
« Où est-ce que tu es mort, Damon ? »
« Sur le perron d'Elena. »
« Non, je veux dire, vraiment mort ? La première fois ? »
« Tu veux dire, où est-ce que mon père m'a tiré dans le dos ? C'était un chemin près de notre ancienne maison, à travers les bois. Ce n'était pas au milieu d'un terrain, ça c'est sûr. »
« Je ne suis pas morte sur le bord d'un vieux puits non plus. C'était par là, » Rose montra un endroit à leur droite, où Damon ne vit qu'un massif d'arbre. « Dans une allée près de la taverne. C'est là que Mary Porter m'a transformée. Elle s'ennuyait, et j'étais jolie. »
Damon continua de regarder dans cette direction. Il se leva et commença à marcher. Il eu l'impression que le terrain se contractait, se raccourcissait. Il atteignit son extrémité plus vite qu'il n'aurait dû. Et, effectivement, à travers les arbres, il pu voir le chemin boueux où Stefan et lui avaient rendu leur dernier soupir en tant qu'humains. « Mon père devait se tenir juste là. Il aurait dû traverser le terrain pour pouvoir nous abattre. »
Rose se tint derrière lui. « Et bien, le milieu de ce terrain où tu n'arrêtes pas d'apparaitre ? Je suis prête à parier que c'est à cet endroit qu'il a décidé de vous tuer. Mary Porter était assise sur le bord du puits quand elle m'a vu marcher jusqu'à la taverne. C'est là où elle a décidé de me transformer. »
« Il fait jour chez toi ? »
« La plupart du temps, même si j'ai été transformée juste après le crépuscule. C'est comme une parfaite journée d'été à midi en ce moment. »
« J'ai été transformé la nuit. Alors pourquoi il fait toujours jour chez moi ? »
Rose hésitât. « N'essaye pas d'amener l'obscurité, Damon. Ne souhaite pas la nuit. Sois simplement heureux qu'il fasse jour. »
« Ok, c'est cryptique et flippant. Comment tu es apparue sur mon terrain ? »
Rose haussa les épaules. « Je ne sais pas. Je pensais à toi, et c'est arrivé. Ça se passe souvent comme ça. Parfois ça marche, parfois non. Je pense tout le temps à Trevor, et je n'ai jamais pu le trouver. »
« Il a peut-être avancé, trouvé la paix ? »
Rose rit. « Je ne crois pas. Trevor pouvait être un vrai salaud. Si tu empilais ses victimes les unes sur les autres, tu atteindrais la lune. Non, je pense que c'est la pire des punitions. Revoir Trevor est ce que je désire le plus, donc je ne peux pas le voir. »
Damon grimaça. « Et bien, c'est de mauvais augure pour ma mission et moi. »
« J'imagine, oui. » Rose commença à trembloter. « Oh, non. Mon Dieu. Le feu. C'est le feu, Damon. » Elle étouffa un sanglot, puis disparu.
Damon ferma les yeux. Sa pauvre Rose.
Quand il les ouvrit, il était de nouveau au milieu du terrain, un endroit pour lequel il avait désormais un faible. Il pouvait imaginer son père traversant le terrain à grand pas, le fusil sur son épaule, s'arrêtant à cet endroit pour se dire, « Je vais abattre mes deux fils, ces sales amis des vampires. »
Son père avait beaucoup en commun avec Ric, supposait Damon. Vraiment beaucoup.
Il essaya de suivre la suggestion de Rose. Il pensa à son envie de voir Elena. Il imagina son visage la dernière fois qu'il l'avait vue, si effrayée alors qu'elle affrontait Ric à la porte des Gilbert. Il pensa à la dernière fois qu'ils étaient seuls, quand elle lui avait offert son cou en gage d'amour.
Quand cela ne marcha pas, il pensa fort à Stefan. Il pensa à son frère, et à toutes ces années où ils avaient essayé de se réconcilier. Il pensa à Stefan à six ans, son visage couvert de confiture, sa poche pleine de pierres qu'il croyait spéciales.
Rien.
Alors, à la place, il pensa à quel point il était énervé contre Jeremy Gilbert.
Ça fonctionna. Il se tenait devant la chambre de Jeremy, juste derrière lui, assit à son bureau, son casque sur les oreilles. Damon tendit la main, et essaya de frapper l'arrière de sa tête. Il fut plaisamment surprit d'entendre et de sentir une claque.
« Aie ! » Jeremy passa la main sur sa tête, et enleva son casque. Il se retourna dans sa chaise. « Putain de merde ! Comment tu as fait ça ? »
Damon regarda sa main. « Pas la moindre idée. » Il tendit le bras et essaya encore de frapper Jeremy, mais sa main passa directement à travers sa tête, et n'arriva pas à le toucher. « Hum. C'est dommage. J'ai vraiment envie de te frapper. »
Jeremy se leva et recula. « Tu dois t'en aller. Je ne te parle pas. Je ne te vois pas. »
« Ce qui est mort doit rester mort, » singea Damon. « Espèce de petit con. Tu sais à quel point tu as l'air idiot, Le Ressuscité ? La prochaine fois que je brise ton putain de cou, je t'enlève ta bague d'abord. Alors on verra si tu penses que les morts doivent rester morts. »
« Tu ne peux pas être là. »
Damon agita les mains. « Et pourtant, me voilà. Et je vais te suivre partout, te rendre malheureux jusqu'à ce que tu fasse ce que je te dis de faire. C'est compris ? Va chercher ta sorcière, je dois lui parler. »
Quelqu'un frappa à la porte. « Jer ? Tout va bien ? »
Jeremy se racla la gorge. « Heu, ouais, Elena. Tout va bien. J'étais au téléphone. Un mauvais numéro. »
« Ok. Je fais du popcorn, tu en veux ? »
« Non merci. »
Damon entendit Elena s'éloigner dans l'escalier. « Et bien, elle ne se cache plus dans mon placard pour pleurer. »
« Mec, tu es mort depuis une semaine. Elle s'en ai remise. » lui dit Jeremy avec un petit sourire satisfait.
« C'est ça, bien sûr. »
Damon pensa à aller dans la cuisine des Gilbert. Il tremblota, et s'y trouva.
Elena mettait un paquet de popcorn dans le micro-ondes. Ses mouvements étaient automatiques, son teint blafard et ses traits tirés. Sa main s'arrêta alors qu'elle réglait le minuteur. Puis elle la laissa tomber et s'éloigna de la cuisine et du micro-ondes sans prendre la peine de le mettre en route. S'affaissant sur le canapé, Elena s'assit, regardant les informations locales à la télé.
Damon s'avança lentement vers elle. Il s'agenouilla en face d'elle. Il essaya de saisir ses mains, mais n'arriva pas à la toucher. Elena regarda à travers lui.
Stefan franchit la nouvelle porte d'entrée, qui n'avait pas encore était peinte. « Hey. »
« Tu es revenu. »
« Évidemment. » Il montra un sac un papier. « Tu tu plaignais du dosage, alors j'ai demandé au Dr. Fell de le changer. C'est ta nouvelle prescription. »
« Je ne veux plus les prendre. »
Stefan soupira. « On en a déjà parlé Elena. Ce n'est pas permanent. Le Dr. Fell dit que tu dois les prendre uniquement jusqu'à ce que tu te sentes plus toi-même. Peut-être encore une semaine ou deux, ok ? »
« Mais c'est ça le problème. Je ne me sens pas moi-même quoi je les prends. Je ne ressens rien. »
« Tu te fous de ma gueule, Stefan ? » demanda Damon, même s'il savait qu'ils ne pouvaient pas l'entendre. « Des médocs ? Tu as mis Elena sous médocs parce qu'elle était trop triste pour toi ? Tu es une si grosse tapette que ça ? »
Damon n'avait jamais autant voulu botter les fesses de son frère de toute sa vie.
« Elena, je t'en prie. Deux semaines de plus. »
« D'accord si tu le dis. » répondit Elena, ses yeux fixés sur la télé.
« J'ai parlé à Elijah aujourd'hui. Il m'a appelé il y a environ une heure. »
« Uh, huh. »
« Alaric a retrouvé Kol hier. Kol est mort, et on présume que tous ses descendants le sont aussi. Rebekah, Klaus et Elijah se sont dispersés sur le globe. Il m'a aussi dit qu'il est presque certain que Klaus est celui qui a créé notre lignée. Clairement, ce n'était pas Kol. Et Alaric a trouvé une sorcière pour lui faire une bague, alors il est plus dangereux maintenant. Tu devras aussi rester à l'intérieur pendant la journée. Tu comprends ? »
« Est-ce qu'Elijah était triste ? »
Stefan hésitât. « Pardon ? »*
« Quand son frère est mort. Il était triste ? »
« Je ne sais pas. C'est dur à dire. Pas excessivement, je pense. »
Elena se leva. « Tant mieux. Parce que si il était trop triste, tu lui aurais fait prendre d'horrible médocs qu'il déteste et qui étouffent tellement son chagrin qu'il pourrait littéralement exploser en plein de petits confettis à n'importe quel moment. Apparemment, c'est un crime d'être trop triste. Bonne nuit. Je vais me coucher. »
Stefan tendit la main et lui attrapa le bras. « Elena, ne fais pas ça. Parlons-en. »
« Tu es censé me laisser prendre mes propres décisions, tu te rappelles, Stefan ? Ce n'est pas l'accord qu'on a passé quand tu as aménagé ? »
« Et tu ne veux plus prendre les médocs. »
« Non, je les ai pris seulement pour que tu arrêtes de me regarder en fronçant les sourcils. Je déteste quand tu fais ça. »
« Mais ils t'ont aidée. »
« Aider à faire quoi, Stefan ? À oublier Damon ? Je ne crois pas. »
Stefan relâcha son bras. « Je ne veux pas que tu oublies Damon. »
« Non, tu voulais juste me sortir de son placard. Je comprends Stefan. Et je suis désolée. Désolée que mon chagrin t'ai fait tellement peur. Désolée que tu aies dû me jeter sur ton épaule pour m'amener ici, comme une gamine en pleine crise. »
« Tu as enduré plus que personne ne devrait jamais avoir à le faire, Elena. Tu as connu plus de peine et de pertes qu'aucune autre personne de dix ans ne le devrait. Il n'y a aucune honte à avoir besoin de médicaments pour t'aider. Ce n'est pas comme si on pouvait t'emmener chez un psychiatre. À moins que j'en trouve un spécialisé dans les problèmes de vampires. »
« Très drôle Stefan. Et je n'ai pas honte. Je ne ressens rien du tout. Bonne nuit. »
Défait, Stefan la regarda monter les escaliers, ses sourcils froncés.
Damon la suivit. Il regarda son frère par dessus son épaule. « Des médocs ? Tu aurais savoir que c'était pas une bonne idée, Stef. Je suis complètement d'accord avec Elena sur ce coup là. Même si je ne t'en veux pas de l'avoir trainée à la maison comme une gamine. C'était du bon sens. Bonne nuit, frangin. »
Il suivit Elena dans sa chambre, et la regarda depuis le lit alors qu'elle se mettait en pyjama. Il s'approcha quand elle s'allongea, et s'enroula autour d'elle après qu'elle ai éteint les lumières.
C'était pas mal. Ce n'était pas parfait. Ce n'était pas comme si il pouvait la toucher. Ce n'était pas comme si elle savait qu'il était là. Mais c'était mieux que d'être coincé sur ce terrain d'herbe rabougrie, sans savoir comment elle allait. Sans savoir si elle avait peur, si elle était seule, si elle était trop triste.
Elena et Damon passèrent la nuit côté à côte. Aucun d'eux ne dormit.
Damon s'était attendu à être repoussé dans les ténèbres et à recommencer à tomber pendant la nuit. Mais rien n'arriva. Le jour se leva, et il était toujours là, toujours dans le lit d'Elena. C'était un miracle pour lui, puisqu'il pensait qu'il serait en train de brûler à cette heure là.
Elena avait très peu dormit. Elle ne s'était pas retournée dans tous les sens, elle s'était contenté de regarder le plafond, comme si elle attendait que quelque-chose arrive. Damon lui parla pendant presque toute la nuit. Il lui dit qu'il l'aimait, qu'elle lui manquait, qu'il allait botter les fesses de leurs frères dès qu'il le pourrait. Il lui raconta des histoires sur leur vie future – qu'il n'avait pas perdu espoir. Et qu'elle ne devrait pas non plus. Il lui parla encore et encore jusqu'à ce qu'il ait la gorge sèche. Il sentit qu'elle tomba dans une sorte de sommeil vers quatre heure du matin.
Les heures passèrent à toute vitesse pour Damon. Il avait sa copine, elle était avec lui. Ce n'était pas important qu'elle ne le sache pas.
Jeremy passa la tête par porte entrebâillée vers huit heure. « Tu es réveillée ? »
Ses yeux s'écarquillèrent quand il vit Damon dans le lit de sa sœur. « Qu'est-ce- »
Elena ouvrit les yeux. « Jeremy ? Qu'est-ce qu'il y a ? »
Damon souleva un sourcil. « Ouais, Jeremy. Qu'est-ce qu'il y a ? A part le fait que tu sois un sale con ? »
« Hum, rien. C'est... tout va bien pour toi ? »
Elena se redressa, et repoussa ses couvertures. « Oui. Je vais bien. »
« Ok. »
« Hey, Jer ? »
« Ouais ? »
« Stefan t'a dit que Ric avait une bague maintenant ? Tu dois rester à la maison maintenant. »
« Pourquoi ? Ce n'est pas nécessaire. Ce n'est pas comme si j'étais un super double. Aucun Original ne viendrait me chercher s'il me kidnappait. Je ne lui sert à rien. »
« Si. S'il t'attrape, il sait qu'il m'attrape. T'as compris ? »
Jeremy lui jeta un regard sévère.
« C'est stupide, Elena. Quoi qu'il m'arrive, tu ne va nul part avec lui. Mais si ça te rassure, alors très bien. Je n'avais pas envie d'aller en cours aujourd'hui de toute façon. J'ai un contrôle de bio important. »
« Oh, tu vas toujours passez ce test. Je vais appeler le lycée et leur dire que tu as attrapé ma mononucléose, et leur faire envoyer tous tes tests et devoirs avec les miens. »
« Beurk. » Jeremy grimaça. « Tu vas dire à tout le monde que j'ai attrapé ta mononucléose ? C'est dégeu. »
Elena soupira. « Très bien. Tu t'es cassé la jambe. On s'en fiche. C'est juste le temps que tout soit terminé. » Elle se passa la main dans les cheveux. « Je veux juste que ce soit terminé. »
« Je sais. Moi aussi. »
Elena leva les yeux vers son frère. « Hey. »
« Ouais ? »
« Est-ce que tu as... réessayé ? »
Jeremy évita son regard. Il évita aussi celui de Damon. « Hum, ouais. J'ai essayé tous les jours. Je n'ai pas du tout vu Damon. Je n'ai vu personne. Je ne sais pas, peut-être que je ne peux plus voir de fantômes. Peut-être que je suis cassé. »
« Ok, » dit Elena avec un sourire triste. « Merci, Jeremy. J'apprécie beaucoup. »
Damon fixa Jeremy d'un air incrédulité. « Menteur. Sale petit con de menteur. Tu sais comment c'est l'enfer pour les petits cons de menteurs, Jeremy ? C'est pas drôle, je peux te l'assurer. T'es cassé, c'est ça. Dis à ta sœur que tu peux me voir. Dis-lui que je suis là, maintenant. Fais-le espèce de froussard. »
Jeremy garda un visage impassible. « Bon, je vais faire du café. Tu en veux ? »
« Bien sûr. »
Damon suivit Jeremy dans les escaliers, lui collant aux basques.
« Menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, » chantonna-t-il dans l'oreille de Jeremy. »
Jeremy prépara du café. « Menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur. » continua Damon.
Jeremy attrapa un bol et se servit du lait et des céréales. Il s'assit à la table de la cuisine. « Menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur, menteur. » Damon s'approcha, et murmura à l'oreille de Jeremy. « Sale petit con de menteur. »
Posant brusquement sa cuillère, Jeremy lui siffla, « Je ne veux pas de toi ici. Va-t'en. »
Stefan entra dans la pièce, et s'assit en face de lui. « Jeremy, je suis désolé. Je sais ce que ça te fait de m'avoir ici. Mais je ne peux pas partir. Pas avant qu'on est arrêté Ric pour de bon. »
« Hum... ouais. » Jeremy baissa les yeux vers ses céréales, évitant le regard de Stefan. « Je veux dire – je comprends, vraiment. »
« Ça à été dur pour tout le monde, et surtout pour toi. Tu dois pas mal t'ajuster à la situation. »
« Ouais. »
« Je veux juste te dire que j'apprécie tout ce que tu fais pour ta sœur. C'est bien qu'elle t'aies dans sa vie. »
« Puisqu'on parle d'Elena, je veux que tous les vampires sortent de sa vie. » Jeremy leva le regard et regarda Stefan droit dans les yeux. « Tous les vampires. »
Stefan fit une pause, puis dit. « Ça risque de ne pas être possible avant un moment. Mais crois-moi, Jeremy. Toi et moi voulons les mêmes choses pour ta sœur. »
Jeremy se leva. Cette fois, il s'adressa à Stefan, mais regarda directement Damon. « J'ai vu la façon dont tu la regardes. Et je ne pense vraiment pas que ce soit le cas. »
