D.G SCHOOL
sushi-la-seule-l'unique : Pour commencer : Un immense pardon à toutes mes lectrices(teurs?) pour cet IMMENSE retard. J'ai le regret de vous annoncer qu'il y en aura peut-être d'autres (mais je m'arrangerai pour qu'ils soient moins longs, hein). Je tiens à ce que vous sachiez que je n'abandonne pas ce projet parce que vous comptez à mes yeux et donc, je ne vous laisserai pas sur votre fin.
Merci à Meilin07, Chou, TakuArohakiAKoe, Kamazu, Mikuru, Nekoice, Marions, Fan-de-manga-du-35, Naru 12021, %%% (oui, toi aussi, ami(e) au pseudo si particulier), Boubou, MissykandaXlavi 78220, Lylypuce, WereAdmiral, Yosshi-chan, Nana, Ayionna
Surtout, un gros bisou à Synmelya qui m'a permis de me rendre compte à quel point je vous ai fait attendre et à quel point vous m'avez manqué.
Si tu ne veux pas tomber en proie à la douleur, marche à sa rencontre.
Lanza del Vasto
Action, réactions...
Agir, oui, cette fois-ci, une contre-rumeur était plus que nécessaire. C'était facile à dire. Ses élèves n'avaient pas vraiment tort sur ce point : les relations humaines n'étaient pas son fort. Son plan était simple : il devait se trouver quelqu'un avec qui sortir pendant quelques temps afin d'avoir la paix. Le seul problème était justement qu'il était Yuu Kanda donc, se trouver quelqu'un relevait de la mission presque impossible.
Kanda n'était pas synonyme d'amour. Il était le premier conscient de cela. Les rares relations qu'il avait essayé d'entretenir avaient vite tourné au vinaigre voire complètement à la catastrophe. Cela faisait donc un moment qu'il s'était résigné.
Lavi aperçut le Japonais assis dans un recoin de la salle des professeurs. Depuis quelques temps, il semblait préoccupé. Jour après jour, il se renfermait, comme en proie à une intense réflexion. Le roux sourit. Lentement, il se glissa jusqu'aux côtés du brun qui ne l'avait pas remarqué. Etendant les bras, il serra le kendoka contre lui.
- Hello, Yuu-chan !
Le dit "Yuu-chan" sursauta puis tenta de se libérer de l'étau. Une tape derrière la tête pria Lavi de le lâcher.
- Ca fait mal, Yuu.
- Ne fais pas comme si tu n'y étais pas habitué. Et arrête de m'appeler...
- Oui, Yuu ?
- Non, c'est bon. Laisse tomber.
Le brun quitta son ami. A sa vue, une idée avait germé.
Lavi était la personne la plus proche de lui. Il ne perdait rien à lui demander, quoique juste un petit quelque chose de fierté. Connaissant le côté farfelu du roux, il était possible que ce dernier accepte de l'aider. De plus, beaucoup de monde les avait imaginés ensemble. Alors, un peu plus ou un peu moins... Enfin, il resterait toujours quelques bornes à ne pas dépasser. Sentant le sang lui monter aux joues, il se mit une baffe mentale et se donna la journée pour prendre une décision.
Le professeur d'Histoire regarda son collègue s'en aller, lentement, toujours perdu dans ses pensées. Ce n'était pas son genre d'arborer un air si soucieux. Avant de franchir la porte, il aperçut une teinte rosée sur le visage du Japonais. Croyant rêver, il se frotta les yeux. La seconde d'après, Yuu n'était plus là. Avait-il réussi à le troubler ou bien n'était-ce que le fruit de son imagination ? Le compte à rebours était lancé. Si Kanda commençait à ressentir quelque chose pour lui, il devait attaquer tant qu'il en était encore temps. Il avait la journée devant lui.
La sonnerie retentit.
Tout en discutant avec la douce Lenalee, Allen avait prêté attention aux agissements de son ami. Evidemment, Lavi n'avait pas pu s'empêcher d'aller embêter Kanda, qui, pour ne pas changer, n'avait rien demandé. Repensant aux mots qu'il avait eu pour le brun, l'albinos se rembrunit. Cette fois-ci, il n'avait pas fait dans la dentelle mais le pire avait été de constater que, comme d'habitude, Kanda avait mis le doigt sur son point faible. Il en avait toujours été ainsi avec cet agaçant "meilleur ennemi". Sa pochette de cuir sous le bras, il prit possession de sa salle.
Une salle de classe plus ou moins comme les autres l'attendait puisque l'enseignement des Sciences Economiques et Sociales ne nécessitait aucun matériel extraordinaire. Certains jours, le professeur Walker se plaisait à imaginer que si Cross avait été responsable d'une matière, celle-ci aurait été la Science de la Dépense et de l'Abus. Chassant de ses pensées les mauvais souvenirs que l'homme aux cheveux rouges lui amenait, son regard s'attarda sur sa classe de seconde. Une trentaine de visages sereins, candides, ça sentait encore le collège par ici. Il tâcherait d'arranger ce léger détail.
Sortant un joker de la poche de sa chemise, il commença à discourir sur Henry Ford.
Au lycée, il n'y avait pas que les secondes qui faisaient preuve de candeur. De plus en plus de bonnets rouges garnis de pompoms blancs florissaient sur les têtes des premières et terminales à l'approche de Noel. Les yeux perdus dans le vague de certains laissaient aisément deviner à quoi ils pensaient : les fêtes, les vacances. Mais avant tout cela, il fallait clôturer le premier trimestre. Quelques élèves, moins rêveurs, s'inquiétaient des résultats de leur conseil de classe. D'ailleurs, ce soir, après les cours, une fameuse réunion devait se dérouler.
Pendant ce temps, Lavi jouait avec un baton de craie alors que ses élèves dissertaient pour la dernière fois avant l'arrêt des notes. L'air frais des vacances envahissait l'établissement. Le roux inspira longuement. Comme chaque année, pour les fêtes, il s'inviterait chez les Lee. Il y aurait Lenalee, Komui, Allen, l'équipe de professeurs de sciences avec quelques laborantins, puis Kanda que la Chinoise aurait réussi à ramener, et certainement beaucoup d'autres... Quoique, cette année, il y aurait peut-être une variante. Le professeur d'Histoire sourit. Un changement qui surviendrait aujourd'hui ou jamais.
L'intercours vint enfin à la fois pour les élèves et les enseignants. Ils se fuyaient à la sonnerie tels des particules de signe opposés : les adolescents dans la cour, les profs, à la salle des professeurs. Il s'agissait d'une loi immuable. De plus, chacun avait son remède pour se remettre d'aplomb; si les plus jeunes avaient granolas et goûters en tous genres (certains préférant goûter à la bouche de l'autre) les adultes bénéficiaient du café. Ce jour-là, Kanda ne semblait pas décidé à renoncer à ce maigre privilège.
Arrivant avant le Môyashi à la cafetière, ce qui était en soi un exploit, le brun grommela. En effet, il fallait qu'il choisisse le jour où il n'y avait plus de fichus gobelets pour se servir. Levant les yeux, il aperçut le bout d'un paquet de gobelets derrière une montagne de désordre sur l'étagère juste au-dessus. Komui avait dû passer par là. Le professeur se promit de rendre une petite visite au directeur un peu plus tard. En attendant, il devait attraper ce maudit paquet.
Quelle ne fut pas la surprise de Lavi lorsqu'il vint se chercher un café. Yuu n'était pas vraiment amateur de cette boisson chaude. Il préférait le thé Oolong comme tout asiatique qui se respecte. L'homme aux yeux verts décida d'en profiter; ses lèvres s'étirèrent d'une manière calculatrice plus que séduisante. Doucement, il s'approcha de son collègue jusqu'à toucher son dos. Suivant la direction du bras tendu, il saisit le paquet que visait le brun.
- Ohlà, Yuu. Ne vas pas t'assommer.
- Tch'... ne prends pas ton cas pour une généralité, répondit-il pour cacher sa gêne.
Le rouquin ne se laissa pas démonter et fixa intensément l'asocial qui commençait à ne plus savoir où se mettre. Son ami lui tendit un gobelet, profitant pour frôler sa main. Surpris par la chaleur du contact, le Japonais sursauta donnant un coup dans la cafetière qui déversa son contenu brûlant sur le professeur d'Histoire.
Punition divine.
- Merde. Désolé.
Quelque peu refroidi (ironique, n'est-ce pas ?), Lavi releva tout de même l'excuse. Yuu était vraiment étrange ces derniers temps.
- Ca ira. J'ai de quoi me changer.
- Hn.
La seconde sonnerie retentit pour le plus grand bonheur de Kanda. A quoi jouait cet imbécile de lapin justement le jour où... Tch'
- Bonjour monsieur.
- 'Jour.
- He ! T'as entendu ça ? Il m'a répondu, chuchota la lycéenne à son amie qui haussa les épaules.
- Doit pas être dans son état normal. Laisse tomber, fit l'autre, moins rêveuse.
La première prit un air faussement outré. Devinant sa réaction, la deuxième lycéenne para.
- Parce que tout ce qui l'intéresse, à part la matière qu'il enseigne, c'est nous torturer. Tu te souviens ?
- J'avais presque oublié. Merci de me le rappeler, espèce de rabat-joie.
- J'ouvre tes yeux à la dure réalité de la vie c'est tout.
- D'ailleurs en parlant de Lavi...
Le professeur à la chevelure flamboyante passa devant la salle en faisant un clin d'oeil aux élèves. Cependant, il ne prit pas le temps d'enquiquiner le brun qui en fut soulagé.
- Roooh. Il est pas passé. Pas marrant.
Sur ces mots emplis de maturité, la jeune fille se décida enfin à suivre le cours du froid professeur de Lettres. Après tout, Kanda était un objet d'étude très intéressant.
Un beau roux était également de cet avis.
Le chapitre 6 pour vous !
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