Hello !

Je n'ai pas grand chose à dire, donc je vais répondre de suite à vos réview :

Mayshea : Argh, ça va être long, deux review à rattraper ^^ Je commence : Merci ^^ Effectivement, avec le POV, Mayuzumi est un peu compliqué à suspecter ^^ mais ta théorie sur la schizophrénie est intéressante, sauf que je tiens à te faire remarquer qu'une personne schizophrène a conscience d'être malade les trois quart du temps et il n'y a pas de changement de personnalité, seulement une perte de rapport à la réalité. On confond souvent schizophrénie et dédoublement de la personnalité. Désormais, je fais très attention à ce point et n'aime pas les erreurs à ce sujet ^^ Bref. Ah, oui, je sais que Oba fait tout de suite suspect, mais j'avais besoin de quelqu'un pour introduire Nagasuke et je savais pas comment faire. Et puis, Nagasuke fait la une des journaux, donc ce n'était pas un secret de famille. Oui, je suis d'accord sur ta théorie concernant la seringue, d'ailleurs la GM pense la même chose.
Deuxième review : Ah, jolie théorie concernant Nagasuke ! Quand à Sei infidèle bah... tu verra bien XD malheureusement, je ne peux jamais vraiment répondre aux reviews au risque de toujours tout dire, donc je doit être évasive ect... C'est un peu pénible.

SesilliaS : Hello ^^ Your theory is interesting, but il can say nothing if i want to keep the secret of this story secret ^^ Thanks. Aka x Nash ? I have never thought this couple. I think I am going write a Nash x Aka during these holidays... maybe interesting. Spanish ? Why Spanish ? ^^ really happy you like this story !

Pour information : je poste la suite de Déchiré (oui, ça faisait longtemps) et du Serpent noir aujourd'hui ^^


Chapitre 6

Kuroko ne comptait même plus le nombre de choses qu'il n'aura plus le droit de faire. Plus le droit de sortir le soir, même avec son équipe, de partir sans autorisation, obligation d'être toujours joignable. Il savait, il s'était préparé à subir ces conséquences.

Il n'avait pas dit à sa mère pourquoi il était allé là-bas, bien qu'elle s'en doute. Mais elle ne supporterai pas de penser que son fils a fourré son nez dans une affaire louche. Un meurtre déguisé en suicide, c'est forcement un truc pas net. Et la personne qui a fait ça ne souhaite sûrement pas que la vérité soit découverte.

-Tetsuya, promets-moi de ne plus partir comme ça, si tu savait comme nous étions inquiets, ton père et moi. Depuis ce qui est arrivé à Akashi-kun, nous...

-Nous étions plusieurs, nous ne courrions aucun danger.

-Mais ça, je ne le savais pas je te rappel. Tu ne m'as rien dit du tout et tu as disparu !

-Je suis désolé.

Après ça, il partit se coucher. Il avait reçu plusieurs messages de ses coéquipiers qui se plaignaient des mesures prises par leurs parents. Kise, notamment, racontait à tout le monde que ses parents lui interdisaient d'aller au karaoké et qu'il n'aura plus droit de sortir de la maison pendant un mois. Murasakibara verra son quota de bonbon revu à la baisse et Aomine aura moins d'argent de poche, donc moins de revues.

Le seul dont Kuroko n'avait pas de nouvelle, c'était Mayuzumi. Il lui avait pourtant demandé s'il allait bien après toute ces révélations de ces vingt-quatre heure. Mais il ne lui avait pas répondu.


Trois jours plus tard, Kuroko rentrait avec Kagami des cours. Ils parlaient de tout et rien, comme très souvent. Kagami faisait attention à chaque phrase qu'il disait, au cas où elle raviverait de mauvais souvenirs chez Kuroko.

Le bleuté semblait aller bien, il montrait un visage égal à lui-même mais ne se morfondait pas au lycée. Kagami pensait qu'il cachait seulement ses sentiments, comme toujours. Mais il n'osait pas vraiment lui poser la question. Tant que Kuroko était capable de faire semblant de sourire, c'était que ça allait bien.

Mais il semblait préoccupé. Et puis, il ne lui avait pas donné d'explication pour ces deux jours d'absence. Malgré des tentatives répétées de Kagami. Il avait beau poser la question aux moments où Kuroko était bavard, ou bien aux moments où il était peu concentré sur ce qu'il disait, jamais il ne lui répondait.

Alors il avait fini par abandonner. Jamais il ne saura ce qu'il se passe dans la tête de son ombre.

Ils arrivèrent devant la maison de Kuroko et se dirent au revoir, simplement. Une fois rentré chez lui, Kuroko se laissa glisser contre la porte. Il ne savait pas pourquoi parler avec Kagami de choses pourtant badines lui semblait si difficile. Il ne savait pas pourquoi penser, sourire, être normal lui demandait un tel effort. Peut-être parce qu'il savait que ce genre de conversations normales, il n'en aura plus avec Akashi. Tout tournait autour de lui en ce moment et c'était bien normal.

Kuroko sortit le sachet de croquettes pour chiens du placard et en versa dans la petite gamelle de Nigou. Le chien lui avait la fait la fête quand il était rentré de ses jours d'absence, contrairement à ses parents qui avaient été sévères.

Il monta dans sa chambre, posa son sac dans un coin avant de sortir ses manuelles pour le lendemain et d'attaquer ses devoirs, comme tous les soirs. Nigou s'endormit sur son lit.

Alors qu'il entamait son exercice de physique, Kuroko entendit son portable sonner. Il décrocha après avoir vu que c'était Mayuzumi.

-Salut.

-Bonjour Mayuzumi-kun. Comment vas-tu ?

-Ça pourrait aller. J'aurai besoin de ton aide.

-Qu'y a-t-il ?

Il eu un petit silence où Kuroko entendit Arpège miauler et Mayuzumi soupirer.

-Je me sens... seul.

-Seul ?

-Oui. Je n'ai plus Seijuro. Je suis tout seul dans l'appartement qu'on partageait, et je dois dire que cela commence à vraiment me peser. Est-ce que je...

-Tu veux venir chez moi, n'est-ce pas ?

-... Oui.

-Tu n'as pas tes parents ?

-J'ai coupé les ponts avec eux dès qu'ils ont appris que je sortais avec un garçon.

-Je vois... Je vais... non, je ne vais pas demander à mes parents. Viens, mais n'apporte pas non plus beaucoup d'affaires, j'ai une place limité chez moi.

-Tu as un chien, non ?

-Arpège ne le dérangera pas.

-D'accord. Je viens alors. Merci.

Il raccrocha et Kuroko se demanda comment ses parents allaient réagir... mais s'il expliquait calmement la situation de Mayuzumi, ils ne diront rien et seront d'accord.

Du moins, il espérai.

Kuroko attendit dans l'entré que sa mère revienne du travail. Il avait la main serrée sur son téléphone. Sa mère rentra après un temps qui sembla à Kuroko interminable. Dès qu'elle franchit la porte, il lui annonça en parlant si vite qu'elle ne comprit pas et qu'il dû répéter, que Mayuzumi allait venir.

-Qui est-ce ?

Elle était peut-être énervé. En tout cas, elle le cachait si c'était le cas.

-Un ami. Enfin, c'est le petit-ami d'Akashi-kun.

-Pourquoi viendrait-il à la maison ? Tetsuya, on ne peut pas...

-Il est tout seul, il n'a plus personne, il ne peut plus payer son appartement parce qu'Akashi-kun ne peut plus le payer avec lui... Il n'a vraiment... rien. S'il te plaît.

-Tetsuya... Sa situation est en effet regrettable, mais on ne peut pas héberger tout le monde.

-Il ne va pas rester longtemps. Il a perdu la seule personne qui lui restait dans sa vie, il... De toute façon il est sur la route.

Hinako soupira et posa son sac à main. Elle regarda son fils avec un mélange de tendresse et d'irritation. Il était désobéissant, mais tellement altruiste qu'elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir.

-Très bien, qu'il reste. Mais hors que question qu'il devienne un squatteur. Si jamais c'est le cas, il devra participer aux courses et tout le reste.

-D'accord. Mais il vient seulement parce qu'il se sent seul, après il... il retournera chez lui.

-Hum... va donc mettre la table pour quatre.

Elle ébouriffa les cheveux de son fils avant de partir vers la cuisine pour préparer le repas. Kuroko mit la table sans un mot. Il proposa d'attendre Mayuzumi pour manger, cela lui fera du bien au moral. Il arriva tard dans la soirée, Junsuke, le père que Kuroko piquait du nez sur la chaise de la cuisine, Nigou aussi. Mais lui pouvait s'endormir sans remords. Hinako demandait toute les cinq minutes à son fils quand son ami devait arriver.

Mayuzumi n'avait pas beaucoup d'affaires. Junsuke proposa de les monter dans la chambre de Tetsuya où un matelas avait été installé. La maison n'avait pas la place pour avoir une chambre d'amis. Il y avait un tout petit placard qui accueillait tout le bazar de la famille, mais il ne pourra jamais y avoir un lit à l'intérieur pas assez de place.

Arpège découvrit la maison. Elle se dirigea comme par réflexe vers Nigou. Il se réveilla en la voyant, mais il ne la repoussa pas. Elle miaula doucement avant de grimper sur le coussin et de se rouler en boule sur les pattes du chien.

-Elle est adoptée, fit remarquer Kuroko avec un sourire.

-Oui. Merci encore de m'accueillir.

Ils se retrouvèrent à table durant un dîner à l'atmosphère étrange. Les parents de Kuroko posaient de nombreuses questions, ils souriaient, se montraient gentils, conscients de ce que le jeune homme traversait.

À la fin du repas, Kuroko et Mayuzumi s'éclipsèrent, il était déjà tard et les adultes se proposèrent pour débarrasser la table et faire la vaisselle pendant que les deux autres allaient se coucher.

Avant d'aller à l'étage, Mayuzumi récupéra Arpège.

-Je préfère qu'elle dorme avec moi, expliquât-il avant que Kuroko ne pose la question.

Mayuzumi mit sa petite valise dans un coin de la chambre, il sortit un bas de pyjama et deux t-shirt. Kuroko devina sans mal que l'un des deux était à Akashi. Mais il ne posa pas la question. Il ne voulait pas vraiment savoir.

Mayuzumi alla dans sa salle de bains se mettre en pyjama. Kuroko profita de son absence pour en faire de même. Quand le plus grande retourna dans la chambre, il ne portait qu'un seul des deux t-shirt, comme le pensait Kuroko, l'autre lui servait de doudou.

Il sortit de sa valise, un paquet de lettre.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Le courrier. Je l'ai récupéré ce matin mais je ne l'ai pas encore ouvert.

-Pourquoi l'avoir amené ?

-Il y a des factures. Je peux aller prendre un couteau dans la cuisine ?

Il descendit avec Kuroko dans la cuisine pour prendre de quoi ouvrir proprement les lettres. Mayuzumi et Akashi avait tendance à être maniaque sur ce genre de détails, un point en commun qu'ils avaient remarqué très tôt.

La première lettre n'était rien d'autres qu'un message d'information concernant le nouveau code de l'immeuble et un petit point sur le règlement de vie en communauté, que, d'après Mayuzumi, certains ne respectaient pas.

Il ouvrit d'autres lettres, principalement des factures d'eau et d'électricité. Mayuzumi ouvrit la dernière lettre. Il la lut, lentement, précautionneusement, fronçant à de nombreuses reprises les sourcils. Son visage changeait, s'assombrissait et il y avait dans son regard un forme d'incompréhension.

-Qu'y a-t-il ? Demanda Kuroko.

-Rien.. Enfin, si, tu connais ce numéro ?

La feuille que tenait Mayuzumi était le relevé d'appel du forfait de Seijuro. Apparemment, on lui avait transmis ce papier car il avait résilié le contrat de Seijuro. Kuroko regarda la feuille. Il y avait un numéro qui revenait en boucle, à des heures parfois vraiment très tardives. Les appels durant en moyenne dix minutes.

Ce numéro disait bien quelque chose à Kuroko qui sortit son propre portable pour regarder à qui il appartenait. Il était sur de le connaître.

-C'est celui de...

Il se figea quelques instants, hésitant grandement avant de finalement répondre, voyant l'air de Mayuzumi.

-Celui de Nijimura-san.

Mayuzumi fronça les sourcils.

-Nijimura, votre ancien capitaine de collège ?

-Oui.

Kuroko se pinçât les lèvres, Mayuzumi remarqua bien cette mimique.

-Il y a quelque chose que je devrais savoir ?

-Je ne sais pas si Akashi-kun t'en avait parlé... Lui et Nijimura sont sortis ensemble quelques temps au collège. Ils ont rompus à cause de la distance quand Nijimura-san est partit.

Kuroko regarda plus attentivement la feuille. Le dernier appel enregistré vers le portable de Nijimura datait de la veille de la mort de Seijuro, il avait appelé vers une heure du matin. L'appel ne durait que cinq minutes. C'était le tout dernier appel, les derniers mots que Seijuro avait prononcé dans son téléphone. Ensuite, il avait sûrement envoyé des messages. Ou pas et alors Nijimura aura été le dernier.

Le portable de Seijuro n'avait pas été retrouvé. Pourtant il devait l'avoir sur lui, il avait tendance à être toujours joignable. Certains personnes avançaient qu'il l'avait perdu ce soir-là, ou bien il l'avait oublié chez lui, au vestiaire, ou un voyou lui avait volé pendant la nuit.

Kuroko releva la tête et remarqua que Mayuzumi n'était plus là. Puis il entendit la pluie tomber plus fort que tout à l'heure et un courant d'air glaciale. La porte d'entré de la maison était grande ouverte. Sur la petite terrasse, Mayuzumi était recroquevillé, le bout des pieds déjà trempés par la pluie.

Il ne pleurait pas, mais son regard n'avait aucun éclat.

-Tu penses qu'il aurait pu me tromper ? Demandât-il.

-Non.

-Mais... Imagine qu'il ait renoué avec ce Nijimura, qu'il se soit rendu compte qu'il l'aimait encore, imagine qu'il se soit laissé aller, que je le lassais et qu'il voulait passer à autre chose. Imagine qu'il n'en pouvait plus de me mentir... Il aurait pu se suicider.

-Je ne pense vraiment pas. Akashi-kun sait peut-être mentir, mais pas au point de te cacher ce genre de relation pendant si longtemps.

Mayuzumi ne semblait pas convaincu. Kuroko lui proposa de rentrer, mais il refusa. Finalement, sachant qu'il ne pourra rien faire pour lui ce soir, le bleuté retourna dans sa chambre. Il vit, dans la valise de Mayuzumi, son appareil photo et une boite transparente pleines d'images. La première était une photo de Seijuro. Il était appuyé contre une rambarde, près d'un petit lac couvert de milliers de nénuphars. Il avait les yeux fermés et un petit sourire. Son visage reposait sur sa main et l'autre semblait jouer des notes de piano dans le vide. On pouvait apercevoir, sur la rive en face, un musicien.

Kuroko préféra ne pas se torturer en regardant d'autres photos, il devait se coucher, dormir, et tenter de ne pas encombrer son cerveau plus que nécessaire. Il réfléchira demain à une véritable possibilité de suicide de Seijuro. Mais il n'y croyait pas. Akashi ne se serait jamais suicidé. Et s'il avait trompé Mayuzumi, il se serait confié à quelqu'un. Quelqu'un comme Kuroko par exemple.

Ou bien Mibuchi ? Peut-être savait-il quelque chose ? Les deux étaient très proches depuis le lycée.

Kuroko dormait quand Mayuzumi vint se coucher, il sanglotait, ses cheveux étaient trempés d'eau de pluie. Il prit la peine de changer de t-shirt avant de se coucher.

Il prit son portable et tenta de joindre Nijimura, mais il ne répondit pas, Mayuzumi tombait directement sur la messagerie. Allongé sur le ventre, il regardait quelques photos de Seijuro qu'il avait sur son portable. Beaucoup avaient été prises alors qu'il dormait comme un bébé, dans n'importe quel endroit et n'importe qu'elle position. Certaines étaient même parfois très insolites, Akashi possédait la faculté de s'endormir très facilement et n'importe où s'il est dans un univers qui lui ait un minimum familier. Il ne s'endormira jamais dans le métro, mais toujours sur le canapé.

Mayuzumi éteignit son portable en soupirant, réalisant encore une fois que le seul endroit où il pourra voir Seijuro désormais sera sa mémoire. Il ne pouvait pas imaginer que ses derniers jours avec lui, que ses dernières heures avec lui, il aurait pu penser à quelqu'un d'autres, qu'il ait pu dire des choses tendre à quelqu'un d'autre. Il ne serait pas mort en l'aimant comme il l'aimait au début.

C'était insupportable comme pensée.

Mais on ne peut pas haïr un mort ? Ce serait cruel de le haïr alors qu'il est mort. Sauf si c'était son choix de mourir, dans ce cas là, Mayuzumi aura bien moins de pitié pour lui. Il l'aurait trompé et, ne supportant pas de lui faire subir une telle chose, il se serait suicidé pour cacher ses mensonges et les priver, Mayuzumi et Nijimura, de la seule chose qu'ils avaient en commun.

Mayuzumi resta de longues minutes allongé comme ça, sans rien faire, sur le ventre alors qu'il détestait ça. En grande partie parce que Seijuro n'aimait pas quand il dormait sur le ventre car il ne pouvait pas lui faire de câlins convenablement. Mayuzumi était bien d'accord avec ça et avait arrêté, bien que cette position pour dormir était loin d'être une habitude, il l'avait bannie. Ce soir là, il resta sur le ventre car Arpège s'était roulée en boule dans le creux de son dos pendant qu'il regardait les photos. Il était prit au piège par une créature qui faisait le double de la taille de sa main...

Il tenta de s'endormir, sans succès. Il fermait les yeux et voyait ceux clos de Seijuro devant lui, il ressentait ses mains posées sur ses joues, son souffle chaud contre ses lèvres. Il voyait son visage, lors de cette dernière fois. Ce visage si calme, si doux.

Le soir de la mort de Seijuro, Mayuzumi était allé le voir à Rakuzan. Cela faisait quelques temps, quelques semaines précisément, que les deux amants n'avaient pas pu se voir. Hayama et Nebuya lui avait proposé de se voir en ville, près de Rakuzan. Alors bien évidement, Mayuzumi avait profité de l'occasion pour aller voir le capitaine de l'équipe.

Il était dans les vestiaires, aimant prendre son temps pour se changer. Mayuzumi se glissa derrière lui, comme une ombre et posa ses mains sur les hanches du rouge. Il le vit sourire, vit la chair de poule apparaître le long de ses bras alors qu'il les caressait.

-Tu m'as manqué, Sei.

Il ne répondit que par un doux baiser sur ses lèvres avant de se retourner dans ses bras pour passer ses bras autour de sa nuque.

-Toi aussi, Chihiro.

Le concerné le plaqua contre le casier tout en approfondissant le baiser, il était ivre de ses lèvres, de son corps en entier. Seijuro lui faisait un effet indescriptible.

Il portait encore son haut de sport mais avait déjà remit son pantalon d'uniforme. Mayuzumi lui retira sans ménagement et Seijuro fit de même. Il mordillait ses lèvres, caressait sa peau, ses mains incroyable de pianiste. Tout de Seijuro le rendait fou.

Il regarda le visage de son amant, son visage si calme, ses lèvres rosées entrouvertes, ses yeux clos, son souffle, ses cheveux rouges décoiffés par des mains expertes en la matière. Ses mains caressaient le visage de Mayuzumi alors qu'il tenait Seijuro par les hanches. Le rouge savourait ses caresses. Son visage, cette image, était celle qui hantait les rêves de Mayuzumi depuis sa mort prématurée. Cette vision de son visage calme, qui savoure ses mains sur son corps.

Mais, et si, en réalité, il se concentrait pour sentir d'autres mains que celles de Mayuzumi sur lui ? Et s'il tentait de ressentir celles de Nijimura ?

Mayuzumi lui avait fait l'amour comme jamais dans ces vestiaires, ce soir-là. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas pu se toucher qu'ils y étaient allés plus brusquement que d'ordinaire. Mayuzumi avait par endroit, laissé des suçons, ou bien se laissait aller et mordait très légèrement la peau du rouge. Sei en redemandait, il aimait bien quand c'était un peu brusque, mais pas trop non plus, Mayuzumi savait trouvé le juste équilibre entre le plaisir et la douleur depuis le temps. Il n'était pas adepte des morsures et de genre de pratiques, mais une fois de temps en temps, il ne disait pas forcément non.

Sauf que s'il avait su, il se serait un peu retenu ce soir-là. Il n'aurai surtout pas permis à Seijuro de le quitter une seule seconde.

Alors bien évidement, l'autopsie de Seijuro avait en effet montré qu'il avait eu une relation sexuelle légèrement brutale avant sa mort, si bien que Mayuzumi avait été interrogé pour savoir s'il avait agressé son petit-ami, s'il était responsable de son suicide. Faute de preuve, il avait été relâché.

Ses parents l'avaient appelé, lui avaient dit qu'il était une honte, qu'il n'était qu'un gigolo qui brutalisait un jeune homme riche qui plus est. Même pas un mot de réconfort alors qu'il venait de perdre son seul amour.

Il lui avait dit au revoir en sortant du gymnase car Hayama et Nebuya l'attendait et le harcelait par messages pour qu'il se dépêche. Il avait embrassé Seijuro sur les lèvres, le contact avait été rompu trois secondes plus tard, Seijuro l'avait de nouveau attiré à lui pour que le baiser dure un peu plus longtemps.

-Je suis pressé, Sei.

-Je sais, mais on ne sait pas quand on pourra se revoir.

-Tu vas me manquer. Tu pourrai passer à l'appart pendant le week-end ? Arpège n'attend que toi.

Il avait rit avant d'embrasser de nouveau Chihiro, plus passionnément encore.

-Je viendrai vite alors.

-Très vite même. Mais là, c'est moi qui doit y aller.

Seijuro semblait déçu, il avait tenté de retenir Mayuzumi contre lui le plus longtemps possible.

-Tu pourrai venir à la maison ? Si moi je...

-Je verrai Sei, mais là je dois y aller.

Mayuzumi avait caressé les lèvres de Seijuro, les avait encore une fois embrassé, ses lèvres étaient sa drogue. Il ne pouvait pas se lasser d'elles, bien que, désormais, il doivent le faire par la force des choses.

-Tu ne peux pas rester encore un peu ?

-Non, désolé.

Avait-il peur à ce moment là ? Où bien voulait-il que Mayuzumi reste avec lui pour l'aider, pour le soutenir, pour lui dire qu'il ne doit pas renoncer à vivre ?

-Hum... Je ne veux pas partir non plus, mais je vais le regretter si je ne pars pas maintenant. On se reverra vite.

Seijuro avait sourit, avait une dernière fois embrassé Mayuzumi. Il garda les yeux fermés quand son petit-ami s'éloigna de lui, comme pour savourer ses lèvres. Mayuzumi se tourna une dernières fois, lui fit signe, mais Seijuro ne le remarqua pas, il regardait déjà autre chose et avançait vers le grand portail du lycée qui donnait sur le parking.

Se sentait-il abandonné ?

Que ressentait-il ce soir-là ?

Personne ne semblait avoir les réponses. Pourquoi l'avait-on arraché à lui ? Pourquoi avoir décidé qu'il devait mourir ?

Mayuzumi s'était endormi. Enfin. Arpège se leva, bailla, s'étira le dos en allongeant ses pattes avant tout en griffant la couverture. Puis, elle se dirigea vers la tête de Mayuzumi et s'endormit là, sur l'oreiller.


Kise Ryota épluchait depuis quelques heures certains dossiers de sa mère. Il n'avait pas le droit, il fraudait. Mais peut lui importait, à ses yeux, c'était pour la bonne cause. Sa mère, femme très influente dans une banque, n'était pas du genre à ranger ses affaires et avait laissé traîner une feuille avec un code qui permettait d'accéder à un site où on pouvait voir en direct les plus grandes transactions des entreprises. Seul une dizaine de personne dans le japon devait avoir ces codes et ces informations. Bien sûr, ce code ne permettait que de voir le flux d'argent, pas sa provenance, ni ne permettait de l'influencer d'une manière ou d'un autre. On ne voyait que la somme qui entrait sur le compte ou qui en sortait sans pouvoir voir la somme du compte, simplement les échanges.

Mais il se trouve qu'alors que Kise s'endormait sur son écran, il vit soudainement une grande somme d'argent apparaître sur le compte d'Akacorp. Une somme s'élevant à environ neuf cent millions de yens. La provenance de l'arrivé d'argent n'était pas indiqué. Mais la somme était là, énorme.

Neuf cent millions... Kise réfléchit quelque secondes. Kuroko lui avait dit qu'Akashi avait huit cent millions sur son compte au collège, fort à parier qu'il en avait plus depuis ses dix-huit ans. Neuf cent millions ? C'était possible.

Fortement possible.

Masaomi avait pourtant affirmé que l'argent ne sera pas versé sur le compte de l'entreprise. Aurait-il mentit ?

Le cerveau de Kise carbura à pleins régime durant quelques minutes avant de demander de l'aide à Midorima. Il lui répondit qu'il essayait de dormir. Puis Kise lui exposa les fait et ils en discutèrent quelques temps.

Jusqu'à une conclusion.

« C'est fort probable. Il aurait pu changer d'avis après avoir évaluer la situation de son entreprise. Il faudrait que l'on retourne le voir dès que possible. »

« C'est toi qui propose cela Midorimacchi ? »

« Il le faut bien. Pour Akashi. »

Sur ce, il prévint Kise qu'il allait envoyé un message aux autres, il fallait qu'il trouve un moment, le plus vite possible, pour retourner à Kyoto.

Ils se souhaitèrent bonne nuit et essayèrent chacun de dormir. Ils n'allaient pas prévenir les autres, pas maintenant, autant leur laisser une nuit de sommeil environ convenable avant une nouvelle tornade d'interrogations.


Hum... J'attends vos théories !

Review ?