Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.
Personnages:. Alfred et quelques autres.
Parings: Sous-entendus de quelques couples.
Rating: Rien de bien méchant...pour le moment (ricanement sadique)
Note: Petite fic un peu sombre. Elle aurait été pas mal pour Halloween mais la période est passée. Donc je suis en retard.
Le Cirque de l'Étrange
Épilogue
Un petit village dans les montagnes, perdu au milieu de la neige et des bois. Là-bas, il y a une maison où l'on recueille les abandonnés, les gens rendus fous par le blizzard, les gens retrouvés dans la nature, perdu au cœur de la tempête. Car là-bas, il neige presque toute l'année, dans ces hauteurs, au fin fond de ce pays du nord.
Dans cette demeure, une jeune femme habillé d'une robe noire et d'un voile blanc parlait avec une jeune villageoise. «Il n'y a aucune amélioration si ce n'est qu'il a retrouvé petit à petit l'usage de la parole.
- Vraiment?» Fit la jeune femme, serrant son panier contre elle. «Il est si jeune pourtant.
- Nous ne pouvons que prier pour qu'il aille mieux.
- C'est un miracle vu la blessure qu'il avait. Le pauvre, il avait été presque égorgé par quelque chose.» Elle avait senti un fort attachement pour ce garçon perdu dans la neige, tout près du village, gravement blessé. Une explosion de feu avait été entendu et vue. Suivi d'un hurlement. Des hommes s'étaient précipités vers la source du vacarme et avaient trouvé le malheureux. Heureusement il y avait un excellent guérisseur au village (normal avec tout les blessés qui arrivaient ici, avec tous les fous qui se lançaient à l'assaut de ces montagnes terribles). On l'avait soigné, réchauffé et veillé pendant des heures. Il n'avait rien sur lui, hormis un pendentif avec la peinture d'une femme et d'un homme, ses parents ses doute et une inscription au dos: Alfred Jones. On avait supposé qu'il s'agissait de son nom.
Il s'était réveillé quelque jours plus tard, déboussolé. Au début il perdu l'usage de la parole et ses mains étaient trop gelée pour qu'il écrive. Il avait juste émit des sons, paniqué de ce silence forcé. Puis il s'était calmé, tremblant. Petit à petit, les sons étaient redevenus des mots, de mieux en mieux articulés. Il avait pu s'exprimer à nouveau par phrases, d'une voix encore rauque qui s'éclaircissait de jour en jour. Sauf que, rapidement, les villageois s'étaient aperçus qu'il avait perdu la mémoire. Il avait encore écrire, lire, compter et quelques informations importantes mais ses souvenirs avaient disparus. Heureusement ils savaient son nom, ça le rassura un peu.
Les jours passaient, et rien ne changeait.
Il s'asseyait dans un fauteuil près de la fenêtre, une couverture sur les genoux et regardait la neige qui tombait. Il faisait des cauchemar la nuit mais ne se souvenait jamais de ces songes.
Un jour il put sortir et se promener dans le village.
On vit alors qu'il avait une force incroyable.
Puisqu'ils ne savaient pas d'où il venait, les habitants proposèrent au garçon qu'une famille l'adopte et qu'il vive avec elle. Il avait encore besoin de repos et d'attention.
Il accepta.
La jeune villageoise venait souvent le voir, lui apportant des cadeaux. Ils parlaient des heures durant. Elle s'appelait Anya et ressentait une forte affection pour ce garçon perdu au sourire si éclatant.
Alfred aimait la vie au village, il avait d'abord cherché à retrouver ses souvenirs perdus mais n'y était pas arrivé. Une sensation de peur oppressante le prenait dès qu'il tentait de plonger dans sa mémoire. Il avait fini par renoncer. Il ne savait comment il était arrivé ici, comment il avait été blessé, s'il avait toujours une famille. Il avait juste le pendentif. Et s'y accrochait avec force.
Il finit par renoncer à cette mémoire perdue.
Et il se tourna vers l'avenir.
Au cirque, on avait statué sur le destin de Matthew. Francis voulait le garder. Il refusait de laisser cet enfant si délicat dans un orphelinat. Il allait l'adopter par un rituel magique qui transformerait le petit en un être semblable à lui.
«Tu veux vraiment le changer en dragon? Sur un enfant si jeune, le rituel effacera ses souvenirs.
- Il a trois ans, ce ne seras pas si grave. Et plus personne ne parlera d'Alfred.» Répondit Francis, songeant au petit être malade qui avait besoin d'amour.
Lilian souffla un peu de fumée blanche dans l'air et demanda, pensif «Celui-ci ne risque pas de revenir un jour?
- Non. Le venin d'Arthur combiné à ma magie a définitivement prit sa mémoire. Il ne pourra jamais la retrouver.» Intervint Rémus, qui buvait un verre de vin, installé dans un fauteuil. «En plusieurs siècles, je l'ai fait souvent et personne n'est jamais revenu après ça! J'ai pris sa mémoire, seul moi peut lui rendre!»
Francis reprit «Je veux adopter cet enfant. Je n'en aurais sans doute pas autrement. Et il ressemble à Matt. Rien ne viendra contredire nos paroles, personne de parlera jamais d'Alfred.
- De toute façon, il oubliera vite, il est tellement jeune.» Remarqua Aelius, se laissant aller dans son fauteuil. «Dommage, ce garçon était prometteur.
Il était trop stupide et voyait le monde en noir et blanc. Le truc c'est que nous sommes gris.» Ricana Lilian en reposant son propre verre.
«Oublions ce personnage et passons une bonne fête des étoiles tous ensemble!» Fit le directeur du cirque en levant son verre comme pour trinquer alors que tous les autres avaient terminé de boire.
L'enfant avait chaud et toussait. Il ouvrit faiblement les yeux. Il était perdu et ne se souvenait de rien. Il avait soif et un faim. Il gémit, ne sachant pas qui appeler. Une silhouette s'assit près de lui et le prit dans ses bras, emmitouflé dans une couverture bien chaude.
«Tu es réveillé Matthieu?»
Il savait que c'était son nom mais ne se souvenait pas de qui était cet homme. Il murmura, d'une voix rauque «Qui êtes vous?»
L'autre sourit et l'embrassa sur le front, doucement et tendrement «Je suis ton papa Mattie.» Il le berça et ajouta, d'une voix chaude «Tu as été très malade mais c'est fini maintenant. Tu es presque guéri. Tu vas bientôt pourvoir te lever et jouer. Et on vas fêter la fête des étoiles tous ensemble avec la famille.» Francis remarqua que maintenant l'enfant avait la même petite mèche bouclée que Matt. Ses yeux étaient aussi devenus plus violet que bleus.
Matthieu ne comprit pas tout main fut rassuré par ces paroles. Il allait pouvoir jouer, il avait une famille, il allait y avoir une fête.. «Papa?
- Oui mon cœur?
- J'ai faim! Et soif!» Fit-il timidement, le visage enfoui dans le vêtement de l'homme.
Celui-ci eut un rire doux. «Je vais te chercher à manger mon chéri, reste bien au chaud pour ne pas retomber malade.»
Il recoucha l'enfant et le borda avant de sortir de sa roulotte. Il croisa Arthur qui était assis devant un feu. Le serpent le fixa, se frottant les jambes à travers son pantalon «Il est réveillé?
- Oui.
- Ça a marché alors.
- Oui.» Francis passa une main douce dans les mèches sable de son partenaire et ajouta, doucement et tendrement «Tu viendra à notre repas de famille demain soir?»
Rougissant l'autre marmonna un «Oui» à peine audible.
Il était enfin apaisé et heureux, car plus personne ne viendrait essayer de l'arracher à son bonheur.
FIN
Dans la première version de l'histoire, Alfred devait mourir.
J'ai eu pitié de lui cependant.
