Bonjour à toutes ! Merci beaucoup pour vos reviews, mises en alertes, favoris sur le précédent chapitre, vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me fait plaisir et me motive pour écrire la suite ! XD
Avant toutes choses, réponses aux reviews anonymes :
britna : En effet, Emmett ne sait pas toujours bien se tenir ^^ A bientôt !:)
leila : Pour les filles, elles n'ont pas une vie facile et la suite va le confirmer… Merci pour ta review, à bientôt j'espère :)
mathou31 : merci beaucoup, j'espère que cette suite te plaira XD
natachoux : N'hésite pas à me dire ce que tu en penses :)
Elena Gilbert : Tu vois je ne t'ai pas fait attendre longtemps ^^
Ce chapitre marque le retour de Bella à la fac, avec Edward, bonne lecture :)
6- Ce cours est fastidieux.
Nous sommes mardi matin, dix heures approche et la prof ne cesse de jacasser. Bailleur, locataire, gérant, fonds de commerce, brrr…
Heureusement pour moi, j'ai eu la chance de trouver une place tout au fond de la salle, contre la fenêtre. Je joue sous la table avec mon portable, Eddy sort de ce corps !
Quoique, c'est toujours mieux pour passer le temps que de bailler à s'en décrocher la mâchoire.
Ma voisine se tourne vers moi et me regarde avec dédain. Quoi ? Si t'es pas contente dégage !
Je me place face à elle à mon tour et lui fais mon plus beau sourire d'hypocrite.
Comme j'aime ces donneurs de leçons ! Les mêmes qui te réprimandent au ciné si tu as le malheur d'ouvrir une barre chocolaté, mais j'ai faim moi ! Ou encore les irrités des bibliothèques lorsque ta chaise frôle le sol, Je ne vais pas rester debout non ?
Et maintenant, les surexcités du droit commercial. Pourtant je ne vois pas pourquoi ça la dérange, c'est mon choix !
Finalement ses soupirs à fendre l'âme ont raison de ma patience et je me reconcentre sur le débit morne de la chargée de travaux dirigés.
Tic, tac, tic, tac… Plus qu'une demi-heure et je serai tranquille pour une semaine. Mais pourquoi j'ai choisi CE cours ! Evidemment pour être avec Edward, sauf que je n'avais pas prévu qu'il se retrouve dans le groupe de 11h.
Ce cours étant une heure blanche, autant m'avancer pour la suite de la journée. Je gribouille dans un coin de la feuille.
Fin du calvaire : 10h55
Faire la conversation à Eddy : 10h55- 11h
Bibliothèque : 11h-12h15 (enfin, si on ne me jette pas avant)
Déjeuner avec Ed : 12h30
Retour sur Forks : 14h
Je repose mon crayon découragée. Peu d'étudiants de mon âge arrivent à comprendre mon train de vie. Tout est chronométré à la minute. Sur Seattle je porte la casquette d'étudiante en droit, sur Forks je suis le chef de famille et la femme au foyer. Mon temps n'est pas extensible et je n'ai pas le rythme des jeunes de mon âge. Je ne peux pas sortir en boite le week-end et dire à Alice de rester sagement à la maison, même Emmett ne comprend pas cette partie. Pour lui, tous les problèmes ont une solution unique : Esmée.
Bien que je l'adore je ne veux pas abuser, elle en fait déjà beaucoup en la gardant quelques samedi, beaucoup plus que ne feront jamais nos tantes.
Carmen fait de beau discours ne menant à rien, Charlotte hurle et mène sa marmaille à la baguette. Sauf qu'elle n'est pas au régiment.
Je souffle et retourne à la contemplation de l'extérieur. La salle est au rez-de-chaussée, juste devant l'entrée du bâtiment des sciences juridiques, si bien que j'ai une vue globale des entrées et sorties.
Un prof l'année dernière nous a fait un laïus en faveur des terrasses de café. Soit disant qu'il s'agirait du meilleur moyen pour découvrir les gens, les classes sociales… J'ai beau essayer depuis, jamais je n'ai ressenti « d'illumination ». En même temps la fenêtre de ma cuisine ne peut pas rivaliser avec une rue branchée du centre-ville. Et puis si les bonnes gens de Forks avaient un quelconque intérêt, ça ne serait pas un trou perdu.
Retentons une nouvelle fois l'expérience, après tout je m'ennuii comme un rat mort.
Une silhouette familière arrive. Le pas léger, l'attention fixée vers le sol. L'homme se rapproche et j'aperçois ses traits. Edward est dépourvu d'originalité dans son look, mais physiquement, il reste très attirant.
Il dégage un charme incroyable, mais ne s'en rend pas vraiment compte. Il porte des jeans antiques bleu, quelquefois gris et les accorde avec quelques tee-shirts aux couleurs ternes. Apparemment aujourd'hui il a choisi le bleu et un magnifique spécimen du haut blanc crème en pur coton. Sa veste style aviateur lui donne un « mauvais genre », bien que je trouve cela sexy. C'est comme une seconde peau chez lui, Eddy et sa jumelle la veste en cuir, suit également la cousine, une sorte de grande sacoche remplie de bordel organisé...
Il pianote sur son portable, le frère siamois, encore un jeu en ligne. Son casque noir est solidement fixé sur son crâne. D'ici j'imagine les hurlements du rockeur qui lui crache dans les oreilles.
Sa tignasse cuivrée lui tombe sur les épaules, si seulement je pouvais la rafraichir ! Il a toujours sa barbe de trois jours qu'il caresse quand une contrariété le submerge. Moi aussi j'aimerai passer ma main, inconsciemment je me rapproche du bord de ma chaise… Rrrr Bella !
Concentre-toi, tu es en plein cours, au milieu de gens que tu ne connais pas. Hors de question de fantasmer sur le mec qui hantent tes nuits depuis tes cinq ans !
Je respire doucement tentant de retrouver un rythme cardiaque stable. Ce mec me fait trop d'effet pour mon propre bien. Rien que de l'apercevoir arriver vers la salle j'ai soudain très chaud. Pense que tu vas devoir lui parler dans moins de dix minutes, puis passer une pause déjeuné en tête à tête.
Je secoue un peu mon chemisier et me replace bien droite sur mon siège sous le regard noir de ma voisine.
Edward arrive à la porte, dans quelques secondes il attendra derrière cette pièce pour entrer… Au secours, Bella en mode pré-ado !
-Voici les plaquettes pour la prochaine séance, passez une bonne semaine !
Quoi ? C'est fini ? Une nouvelle victoire pour Bella Swan, plus que deux cours et adieu droit commercial !
Je ramasse rapidement mes affaires et dépose avant de sortir mon devoir sur le bureau professoral.
Bon pas de boulette, reste calme.
Je dégage mes cheveux et sort la tête haute. Il est là ! Ben oui nounouille, il n'allait pas disparaître.
Je chasse mes pensées trop envahissantes et me reconcentre sur mon objectif : parler à Edward.
Ses grands yeux verts se posent sur moi et une sensation de bien-être m'envahit. Ne pas rougir, ne pas rougir, inspire, expire…
Je me fiche qu'il n'ait aucun style, je me moque éperdument qu'il ne soit pas rasé de près, tout comme de la longueur de sa chevelure ou encore du fait que son smart phone prenne une place plus importante dans sa vie que sa propre mère.
Je le veux Lui, tout simplement.
Allez, ouvre la bouche !
-Bonjour Edward.
-Bella.
Je baisse les yeux et contemple mes chaussures. Voilà… Ça va la famille, les amis ? … Oui, oui,… Bon, dis quelque chose Bella !
Je me tortille mal-à-l'aise et commence par des banalités.
-Ce cours était ennuyeux.
Passionnant. Ed me répond sans même prendre la peine de lâcherson précieux portable des yeux. Maudits les inventeurs du forfait internet illimité.
-Alors je ne me mettrais pas devant.
J'entame une danse, ou plutôt des sautillements nerveux incontrôlés, me balançant furtivement du pied gauche à la pointe droite. Enchaine, enchaine !
-Tu devrais… sauf si tu tiens à mourir d'ennui.
Pitoyable, mais si seulement il faisait l'effort de s'intéresser un minimum à moi. Je suis là ! Bon, respire et trouve un sujet de conversation potable.
-Sinon, tu as des projets pour aujourd'hui ?
Eddy lève sur moi un regard émeraude suspicieux et je déglutis de travers, m'étouffant avec ma propre salive.
-Tu veux dire en dehors d'assister à un cours ennuyeux puis déjeuner avec toi ? Rien.
Le rouge me monte aux joues et je continue ma quinte de toux quitte à m'en décrocher les poumons.
-Bien, très bien… C'est un beau programme !
Mon visage est si brulant qu'on pourrait y faire cuire un œuf. Monsieur ne daigne pas m'accorder plus qu'un grognement, le nez toujours fourré dans sa technologie,… Brrr !
-Sinon tu te sens prêt pour le td ?
Nouveau grognement. Bien, si tu ne veux pas me parler : JE M'EN VAIS !
Alors que je fais demi-tour vers la sortie, résolue à en finir, une faible pression sur mon bras me retient en arrière. Mes yeux suivent cette main pâle enserrant mon poignet avec douceur et rencontrent les prunelles anxieuses d'Edward.
-Tu es toujours partante pour le déjeuner ?
J'aurai ri si l'intensité de son regard ne me faisait fondre. Bella Swan, rater un plat réchauffé en tête à tête avec Eddy Massen dans un restaurant universitaire bondé, loin de moi cette idée !
Je me raclais discrètement la gorge, Edward me regardait toujours avec cette lueur d'inquiétude. C'est ton tour de répondre !
-Je t'attends ici dans une heure trente.
Sa prise se relâche et je rajuste mon sac, direction la bibliothèque !
Vingt minutes plus tard, le souffle court, devant les panneaux d'affichages.
Je suis une vraie calamité.
Le record à battre est d'exactement 17 minutes et quarante-huit secondes.
Flashback, Bibliothèque Universitaire, Département de la faculté de Droit, 11h02
Il faut que j'emprunte des bouquins pour le devoir de la semaine prochaine. Où trouver des manuels de Droit ailleurs que dans la B.U ?
Le seul souci réside dans le fait qu'elle et moi (je parle bien de la bibliothèque), ne sommes pas de grandes amies. Disons plutôt que ma maladresse ne lui plait pas.
La dernière fois où j'ai osé pénétrer dans ces murs, un salarié un peu trop zélé a fini par me mettre à la porte en moins d'un quart d'heure. C'est vrai que si mon portable n'avait pas sonné, et que je n'avais pas insisté pour pouvoir répondre. Sans compter le fait d'avoir hurlé des insultes à mon paternel qui se trouvait bien tranquille, les orteils en éventail sur une plage de Thaïlande.
En même temps, je ne pouvais pas ignorer cet appel. Cet idiot nous contactait une fois toutes les deux semaines, et si j'avais refusé de lui parler il ne nous aurait donné signe de vie uniquement la quinzaine suivante.
Toutefois, aujourd'hui j'ai vraiment besoin de ces ouvrages donc je prends la précaution de vérifier si mon téléphone est toujours en mode silencieux. Ok, allons-y !
Je sais où se trouve le rayon spécialisé et ne perd pas de temps inutile à flâner dans le hall, non pas que ça me déplairait, après tout j'ai près d'une heure et demi à tuer, mais je serai capable d'allumer un feu par inadvertance et de réduire le bâtiment à l'état de cendres. Question de sécurité.
J'ai droit à cinq exemplaires. Le dernier et bien entendu, indispensable, est posé tout en haut de cette fichue étagère. Courage Bella.
Je fais glisser avec précaution l'échelle le long de la glissière et commence à grimper un barreau à la fois. Ne te penche pas, tout va bien, respire.
Evidemment, en plus d'être affublée du syndrome de mal habile chronique, on m'a transmis à la naissance le gène de la phobie du vide.
Voilà la bonne planche, maintenant reste plus qu'à trouver la dernière édition. Alors que je tends le bras pour saisir le volume, j'oublie momentanément que je ne suis plus sur la terre ferme. Mon pied glisse et je me retiens de toutes mes forces à la tablette surchargée d'écrits de droit du commerce, mais le mal est fait.
Je tombe et mon dos frappe durement le parquet. Heureusement que je n'étais pas monté très haut, mon postérieur a amorti la chute. J'amorce un mouvement pour me remettre debout, les joues rougies de honte après avoir donné un tel spectacle à la galerie mais un mouvement me retient. La planche tremble.
Sitôt cette constatation établie, je n'ai plus que le temps de me rouler en boule et de me protéger avec mes bras avant qu'un flot de livres ne me fonde sur la tête.
C'est ainsi que j'ai piteusement pris la fuite, en clopinant aussi vite que possible, après avoir vidé le contenu de trois étagères.
xoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxo
Midi trente approche et je patiente assez nerveusement devant la salle de td. La porte s'ouvre, suivie du flot des étudiants pressés d'en finir. Eddy sort parmi les derniers, le nez collé à son portable, classique.
Je plaque une expression avenante sur mon visage attendant patiemment, ou pas, qu'il daigne m'accorder un peu d'attention.
Ses yeux quittent enfin l'écran miniature et rencontrent les miens. T'es contente, maintenant reste calme!
Je ris un peu pour me donner une contenance, ou ressembler davantage à une bécasse, et m'avance à son devant.
-Prêt ?
Un franc sourire éclaire ses traits parfaits.
-J'ai une faim de loup !
Poussée par une nouvelle audace, je m'accroche à son bras. Bravo, maintenant ne rougit pas !
-Alors en route !
J'espère que ce chapitre vous a plu, une petite review ?
A bientôt !
xoxo Calestina.
