Coucou ! Me revoilà avec une chapitre pas si frais puisqu'il est fini depuis une paye...

En tout cas, tout d'abord, un grand merci notre reviewer ! Ensuite, je voulais m'excuser de l'attente, enfin, je voulais vous souhaiter une bonne lecture !

Et, comme je ne sais plus si je l'avais dit ou pas, oui, les "ou" de chaque titre sont inspirés de Tara Duncan ^^ Un pari entre mon petit frère et moi, pour voir si on pouvait le faire à chaque chapitre !

Enfin, les noms comme "Milly", "Wuren", ou "Heidag" sont inventés par moi ou mon frère, mais les personnages ne sont pas les notre quand même... En revanche, quand vous les rencontrerez, Hiei et Joel ne sont pas des noms que nous avons inventés, ils sont bien dans le jeu ^^

Disclaimer : Golden sun ne m'appartient malheureusement pas, sinon le soleil d'or, les vortex de psynergie, Vlad, et les autres continents comme Indra, ou encore Hespéria, auraient été bien plus utilisés dans le troisième...

Ps : si vous voyez des URL ou des adresses de sites au milieu, ne vous étonnez pas, sur un autre site, nous pouvons mettre des liens vers des ost, et il se peut que j'ai oublié d'en retirer.

CHAPITRE 5

Séparation difficile

ou

Se lier trop vite d'amitié a ses défauts...

Vlad étouffa un juron alors que Garet s'escrimait à pousser la caisse afin de les laisser passer.

"C'est inutile, maugréa le roux, même avec ma psynergie ça ne bouge pas. Ils ont dû la bloquer avec des objets.

- Nous avons été stupides et négligents, renchérit le blondinet alors que leur leader menaçait de se frapper la tête contre le mur* tant il était fâché contre lui même.

- C'était ça ce dont tu voulais te rappeler, Garet, dit ce dernier d'un ton las, s'ils ont mis quelqu'un pour garder le trésor, alors ça vaut aussi bien pour nous...

- Peut-être, répondit le roux avec un hochement de tête, mais il est un peu tard pour y songer maintenant...

- Tu as raison, admit son ami, allons libérer l'autre prisonnier."

Ivan s'était déjà approché du jeune homme grâce à la lueur de la flamme de Garet et avait commencé à dénouer ses liens. Vlad ne s'embarrassa pas de détails et coupa la corde avec son épée courte sans un mot supplémentaire.

"Eh, tu vas bien ?

- Vous êtes... les voyageurs ? Alors vous avez été pris aussi ?

- Oui, nous sommes coincés à l'intérieur, répondit Garet en éteignant sa flamme, tout ce que nous pouvons faire c'est attendre que les voleurs reviennent.

- Comment savez-vous qu'ils reviendront et ne nous abandonneront pas ici ?"S'écria le pauvre jeune homme d'une voix hystérique.

- En réfléchissant un peu, intervint Ivan, nous avons fini par réaliser qu'ils avaient dissimulé leurs objets volés ici. C'est pour cela que nous sommes venus... Nous aurions dû réfléchir, laisser quelqu'un en haut...

- Il est trop tard pour les regrets, rappela Garet, et plus important, on ne sait pas quand ils reviendront... et il est pratiquement midi, je meurs de faim...

- Là, je pense pouvoir t'aider, répondit Vlad en retirant la sacoche de voyage dans laquelle ils gardaient leurs rations, mais ne prenons pas grand chose, on ne sait jamais, ils ne viendront peut-être pas avant plusieurs jours.

- Et dire que l'on perd notre temps la dedans au lieu de partir à la poursuite des autres, grommela Garet, ils vont avoir pris une sacré avance...

- On ne peut rien y faire, Garet, lui rappela Vlad, mais nous les croiserons certainement si d'aventure nous ne les rattrapons pas.

- Quelle est cette histoire ?"Demanda Ivan.

- Ce n'est rien qui vous concerne, répondit doucement Vlad, nous n'aimerions pas vous entrainer dans nos ennuis.

- En tout cas, maugréa le fils de l'aubergiste, ces voleurs me payeront ça, foi de Wuren ! Alors que je remarquais la caisse devant la porte du grenier, j'ai le réflexe d'aller voir pourquoi elle et là, et eux en profitent pour m'assommer dans le dos ! Quelle lâcheté, ils auraient pu m'affronter en face, les couards !

- Couards ou pas, répondit Vlad, leur tactique à fonctionné et on ne peut prévenir personne..."

Le temps s'écoula lentement cette après midi là. Ils discutaient de tout et de rien, entre leurs expériences personnelles, leurs âneries d'enfance, le nom de Lina échappa une fois à Garet, quand Vlad lui-même en vint à parler de Pavel. Mais aucun ne parla de leur quête, ni de l'enlèvement, ni, histoire de ne pas ajouter le moindre morbide à cette ambiance que l'on tentait tant bien que mal de détendre, de la terrible tempête...

Grignotant lentement quelques morceaux de pain ou autre, ils passaient le temps, un peu à tout. Ils discutaient, chantaient des chansons, parfois se racontaient des blagues... Mais un sujet revint régulièrement.

"Mais vraiment, qu'est-ce qu'on fait quand ils arrivent ?" Demanda Garet.

- On les envoie contre le mur et on leur fait regretter leur affront !" Clama Wuren.

- Certes, j'apprécie l'idée, mais je doute qu'ils nous laissent faire facilement. Vous avez pris vos armes, Garet, Ivan ? Ah, quoique, je ne t'ai jamais demandé si tu savais te battre, Ivan...

- Oh, ne t'inquiète pas pour ça. J'ai ma façon de combattre.

- J'ai un marteau, insista Wuren, je pourrais aider. Il faudrait les prendre par surprise.

- Mais nous ne savons pas quand ils reviendront, ajouta Vlad, et rester silencieux pour les entendre risque d 'être ennuyeux. Vous pensez pouvoir le faire ?"

Ils tinrent quinze minutes.

Après ce laps de temps, un borborygme qui résonna dans toute la pièce les fit sursauter, suivit de la voix de Garet.

"S'cusez moi... J'ai faim...

- Je pense... qu'on va sortir de quoi manger, laissa tomber Vlad.

- C'est sûr, approuva Ivan, il doit déjà être tard, nous n'avons pas mangé grand chose à midi, et on ne peut se battre le ventre vide.

- Il y a peu de chance que les voleurs reviennent pendant que nous nous restaurons," admit Wuren.

Et pourtant... et pourtant...

Ce fut au moment où Garet portait un fruit à sa bouche que le bruit sourd de la caisse qu'on déplace ce fut entendre et qu'un rayon de lumière traversa la pièce.

Il faut bien dire que les voleurs étaient assez surpris.

Ils se souvenaient avoir enfermé les trois gamins, et avoir décidé de leur apprendre à se mêler de leurs oignons en les laissant toute une après midi dedans, et maintenant qu'il était tard, ils envisageaient de venir les ligoter, récupérer leur butin, et partir avant qu'on ne les retrouve...

Et voilà qu'ils les trouvaient en train de manger tranquillement, leur autre prisonnier libéré, comme si rien ne les menaçait.

"On dirait qu'ils nous ont démasqués...

- Moi je trouve qu'on dirait qu'ils ne nous pas attendus pour manger...

- Ce gamin est bien persévérant pour un larbin de Hammet, fit la voix de celui qu'ils soupçonnaient être le chef.

- Pourquoi travailles-tu si dur pour Hammet !"Se moqua l'un des deux autres, celui qui était sur la colline." Combien te paie-t-il ?"

Ivan le regarda d'un air tellement méprisant et empli de pitié que ça les énerva au plus haut point.

"De toute façon, lui renvoya le suivant, il s'est fait capturer par pire que nous.

- Pardon ?" Fit le blondinet en sentant une angoisse l'étreindre brutalement.

- J'ai appris qu'il était parti pour Lunpa après l'éruption.

- Tu as dit Lunpa ?"S'exclama Wuren." Un homme riche comme Lord Hammet ne devrait même pas s'approcher de Lunpa !

- N'est-ce pas la... ville des voleurs ?"Essaya de se souvenir Vlad.

Wuren acquiesça.

"La ville a le nom de son fondateur, Lunpa l'honorable voleur.

- Cette famille est restée honorable même quand son fils Donpa est devenu chef, renchérit le voleur sur la colline.

- Mais le fils de Donpa, Dodonpa est un ignoble voleur, frissonna le chef, il est immoral, j'ai appris qu'il était perfide et ignoble.

- Vous voyez, nous ne sommes pas si mauvais ! Alors ne faites pas d'histoire.

- Et puis quoi encore ?"S'indigna Ivan." Vous avez volé le bâton de mon maître, l'urne du maire, et même quelque chose du temple !

- Et si on rend tout ce qu'on a volé ? " demanda l'un des voleurs.

- Vous restez coupables de vol, déclara Garet, il vous faudrait au moins passer devant un tribunal.

- Quoi ?"Fit le chef"Même si on rend tout ce qu'on a volé et qu'on s'excuse, ça reste un crime ?

- Tu dois rire, rajouta le voleur de la colline sans leur laisser le temps d'acquiescer, nous avons gagné ça à la sueur de nos vols !

- Nous allons vous faire taire définitivement !" renchérit son compagnon.

Les trois voleurs se regardèrent en acquiesçant comme pour montrer qu'ils avaient compris ce qu'ils allaient faire...

"Et il n'y a qu'un moyen de faire ça !" déclama le chef qui dégaina tout comme ses compagnons, Vlad, Garet et Ivan qui sortit son bâton. "Yaaaaaaaah ! ! !"

Le combat s'engagea.

Sans se concerter, ils foncèrent. Garet abandonnant à regret sa nourriture, Vlad saisissant son épée, Ivan utilisant cette vitesse incroyable qui était la sienne. Vlad engagea son épée contre celle du chef des brigands. Wuren prit son marteau et s'avança d'un pas décidé vers l'adversaire de Garet, le voleur qui était sur la falaise...

Quand à Ivan, il esquivait tous les coups du troisième de leurs ennemis. Il ne pouvait riposter sans armes et ne devait pas utiliser la psynergie devant des humains ordinaires.

"Tsssss...grogna le voleur contre qui il se battait. Tu vas longtemps continuer à esquiver mes attaques ?

- Je ne suis pas armé, comment faire autrement ?" répondit Ivan, le plus naturellement du monde.

- Tu vas bientôt regretter amèrement tes paroles ! tonna le voleur.

- Bats-toi sérieusement Lauzem ! lui cria son compagnon aux prises avec une lame et un marteau.

- Ce gamin est rapide comme un ninja ! Comment pourrais-je le toucher ! répliqua son ami en fronçant les sourcils."

Garet profita du moment de surprise de son adversaire pour renverser un baril d'eau au milieu des nombreuses caisses qui traînaient dans la salle.

"Vlad, tu crois qu'on devrait s'En servir ?

- Pas si ce n'est pas nécessaire !" Répondit son ami en bloquant l'épée adverse.

Les brigands n'étaient pas fort entrainés, sûrement ne s'attendaient-ils pas à rencontrer la moindre résistance. Mais malgré leur niveau assez risible aux yeux des grands guerriers, les meilleurs amis s'entrainaient à l'épée depuis plusieurs années, et ils avaient de bons réflexes.

Se décalant sur la droite au dernier moment, le blond parvint à placer une béquille qui arracha un cri de douleur au chef brigand.

"Jekard !" S'exclama Lauzem en se détournant une seconde du blondinet qui semblait voler devant lui.

Cet instant d'inattention lui valut de sentir un brutal courant d'air qui le projeta contre le mur.

Le silence fut total dans la salle, mis à part entre Vlad et Jekard qui poursuivaient leur croisement de fers. Tous les autres regardaient avec incrédulité la marque que le voleur avait fait dans le mur, Wuren menaçant même de lâcher son marteau tant il était étonné.

Aucun n'avait vu ce qu'il s'était passé, mais tous avaient compris en voyant l'air satisfait de Ivan que celui-ci avait effectué le tour de force d'envoyer Lauzem contre le mur.

Le comment restait un mystère aux yeux de tous, mais Garet et Vlad l'avaient ressentie.

C'était de la psynergie qui venait d'être utilisée.

Mais en rien semblable à la leur. Ce n'était pas du feu ni de la terre.

Et ce courant frais qui avait parcouru la salle les renseigna sur la nature de l'élément qui était contrôlé.

L'air.

C'est avec ce même air qu'Ivan créa un minuscule tourbillon qui ravagea tout sur son passage jusqu'à Lauzem qui parvint à l'esquiver grâce à une intuition soudaine. Les humains ordinaires ne voyaient pas la psynergie, juste leurs effets. Mais ce tourbillon à peine visible pour lui avait été si menaçant qu'il avait su s'écarter avant d'être atteint.

Garet fit un signe encourageant et réjoui au blondinet et retourna à son combat, qui était également de loin mené par lui.

Le combat le plus serré se faisait entre Vlad et Jekard. L'agilité du jeune mystique palliait avec la force de l'adulte qui lui faisait face, et si une chose pouvait bien faire la différence, c'était la qualité de leur épée.

Jekard avait un cimeterre affuté, fait par d'excellents forgerons. Sa solidité était tout à fait correcte, et sa lame était parfaitement aiguisée. En revanche, notre héros n'avait avec lui qu'une épée courte offerte par le forgeron de Val, l'arme basique, la plus simple à manier qui existe, c'était vrai. Mais aussi la moins solide des lames et la plus courte d'entre elles.

Le cimeterre demeurait intact quand l'épée courte était déjà couverte de griffes, certains endroits étant même entaillés.

Vlad jura intérieurement, il ne pensait pas avoir à changer sa lame si tôt... à vrai dire, il ne l'avait même pas envisagé, mais maintenant qu'il y repensait, c'était logique ! Une arme si ordinaire n'allait pas tenir le coup s'ils enchainaient les combats de ce genre...

Garet avait son idée en tête et dit à Wuren d'aller aider Vlad contre ce "Jekard". Son ennemi avait l'air d'être le moins futé des trois après tout.

"Dis-moi, sais-tu ce que j'ai mis par terre ? lui demanda-t-il.

- Hum... De l'eau, non ? proposa le voleur.

- Exact ! approuva Garet.

- ... Et ?

- Si j'ai fait exprès, c'est qu'il y a une raison, non ?

- Ne va pas m'embrouiller avec des raisons emplies de perfidie !"Cracha le voleur." Seuls les pirates auraient des plans pareils !

- C'est toi le pirate ! s'indigna le rouquin.

- Nous sommes des voleurs !

- Aucune différence, les deux sont stupides, se moqua le mystique des flammes."

Un éclat de rire venant de son ami blond le persuada d'arrêter là ces fanfaronnades.

"ASSEZ ! hurla le brigand en chargeant vers Garet. Tu vas payer pour tes mesquineries !"

Le plan avait fonctionné jusqu'à présent. L'idée avait trois étapes : des paroles insensées qui sèment le doute, la provocation et finalement le piège. Le roux fit semblant de ne pas faire exprès de renverser encore un peu d'eau. L'eau glisse bien sur le bois, et le voleur faillit trébucher. Ce moment d'inattention le vit se faire assommer par le dos de la lame de Garet. L'homme s'évanouit sous le choc, mais Garet dérapa à son tour et tomba aussi par terre...

Se massant les fesses, il se releva assez tôt pour voir l'épée de Vlad éclater en morceaux. Heureusement, son ami fut secouru par un Wuren déchainé qui fit reculer le brigand avec son lourd marteau.

Les nuages semblaient se rapprocher de Vault à toute vitesse. Ivan écarta les bras, semblant entrer légèrement en transe. Une psynergie fushia l'engloba brusquement, et la noirceur des nuages devint un éclair.

Tout cela donnait un sacré panache, mais l'éclair de psynergie ne fut qu'un simple choc électrique, néanmoins suffisant pour assommer son adversaire.

Lui aussi se tourna vers les autres garçons, pouvant admirer Wuren se faire repousser brutalement par Jekard qui fut lui accueillit par un Vlad désarmé, mais pas impuissant.

Cela se remarqua au magnifique coup de coude qu'il décocha au voleur dans le visage alors que ce dernier abattait encore son cimeterre vers le pauvre fils de l'aubergiste qui ne dut sa survie qu'à ce coup salvateur.

Cela résulta d'un Wuren qui menaçait Jekard de son marteau pendant que Garet transportait son adversaire en direction de la porte avec difficultés, les deux blonds faisant de même avec un Lauzem véritablement secoué.

Ils observèrent la scène avec diverses émotions.

La passion, l'excitation, la sorte d'état second qu'avait apporté le combat... Tout ça diminuait petit à petit, alors qu'ils prenaient conscience que c'était terminé.

"Ça, débuta Wuren, c'était du combat... C'était extra ! Pendant un instant, j'ai cru que nous étions perdus, merci Vlad. Mais il faut qu'on s'occupe d'eux, s'il vous plait, chargez-vous de les tenir en respect pendant que je vais chercher mon père et le maire !"

Wuren partit sans ajouter un mot et les trois compagnons s'observèrent un instant.

"Garet, d'où tires-tu cette technique ?" S'étonna Ivan.

- Lina est vraiment bonne stratège, répondit Garet.

- Lina ?

- Après tout ce que nous avons fait..."

Ils s'interrompirent en entendant la voix de Jekard.

" ... Après tout ce que nous avons volé...

- Vous n'étiez pas au courant que voler c'est pour les nases ?"Ricana Garet.

- Tsss, je vous avais dit qu'on aurait dû éviter cette ville, grommela Lauzem, c'est toi qui a insisté, Heidag !

- Le mal ne vaincra pas !"Fanfaronna Garet.

- Donnez-moi le bâton de maître Hammet et je pars pour Lunpa immédiatement, déclara Ivan, et vous deux, qu'allez-vous faire maintenant ?"


Wuren descendit l'échelle et posa pied à terre, se retourna, et cria de surprise ; la plupart des villageois étaient là, alertés par le bruit et les nuages qui s'étaient soudainement dirigés sur l'auberge.

"Wuren !" S'exclama Launy, sa sœur."Que faisais-tu tout ce temps ? On s'inquiétait ! Et... tu es blessé ?

- Ce ne sont que des égratignures, sourit-il, j'ai du un peu me battre. Monsieur le maire est-il ici ?

- Nous allons le chercher, s'exclama son père, explique un peu ce qu'il se passe !

- Eh bien..."

Et Wuren commença son récit.


"Je suppose que l'on va se remettre à la poursuite de Pavel et des autres, répondit Garet.

- Pavel ?"

Ivan fronça les sourcils. Ca faisait trop de choses qu'il ne savait pas au sujet de ces deux garçons auxquels il s'était fort attaché. Tout d'abord, ce groupe qu'ils recherchaient, puis cette "Lina" et ce "Pavel" dont les noms avaient été mentionné à deux reprises... Ils semblaient être des amis, alors, pourquoi poursuivaient-ils Pavel ?

Ce fut la tête pleine de ces questions dont il voulait intensément une réponse qu'il brisa sa promesse.

Sa main saisit les doigts de Vlad alors qu'il se plongeait dans sa télépathie.

"Eyh ! Il recommence à lire dans nos esprits !"S'exclama Garet" On devrait l'en empêcher, tu ne crois pas, Vlad ?

- Je ne sais pas, répondit Vlad en murmurant presque tant la pression sur son esprit était forte, il veut... savoir ce qu'il se passe, c'est un droit..."

Ivan ouvrit grand les yeux devant une rivière en crue, la pluie tombait violemment, il pouvait ressentir sa force lui traverser la peau. Dans l'eau, un adolescent aux cheveux bruns s'accrochait désespérément à une perche pour ne pas se faire emporter.

"Pavel ! Tiens bon, on va te sortir de là !"

C'était une voix qu'il reconnut comme étant celle de Vlad, en plus jeune...

La scène suivante se déroulait à peine quelques minutes plus tard, un énorme rocher, qui emportait trois adultes et l'adolescent. Cette pensée qui hurlait le nom du père...

Il vit ensuite une fille aux cheveux rouges, sanglotant.

"Viens Lina, entendit-il de la voix du jeune blond, il faut rentrer... "

Puis ce fut un vieillard qui souriait aimablement.

"Je suis Thélos, chercheur et enseignant. Vous voulez apprendre ?"

La scène d'après se passait plusieurs années plus tard.

"Nous allons juste vérifier qu'ils sont bien allés sur cette montagne, fit le vieil homme d'un ton badin, ça n'est pas interdit, non ?

- Tout ira bien si on ne nous remarque pas, non ? Demanda Garet qui commençait à être pris par l'euphorie de Thélos.

- Je suppose, murmura un Vlad mitigé.

- C'est vrai, nous ne faisons rien de mal là bas !

- Ce sera notre secret, déclara Lina toute joyeuse à cette idée, d'accord ?"

Puis il se retrouva à l'intérieur d'une étrange salle, assistant, impuissant, à l'enlèvement de Thélos et Lina et le vol de trois pierres appelées "Étoiles élémentaires" par trois étrangers et Pavel lui même, qui avait miraculeusement survécu. L'Étoile de Mars, qui restait entre leurs mains, et cet œil géant...

Le grand ancien de Val déclamait ces mots :

"Les phares élémentaires pourraient relâcher ce pouvoir sur le Monde. Une fois que le pouvoir entier de ces gemmes sera relâché, le Monde sera..."

"Récupérer les Étoiles est leur destin, et leur destin à eux seuls parmi nous.

- Suggérez-vous que nous placions le Monde, s'exclama une femme blonde qui s'avérait être la mère de Vlad incrédule, entre les mains de Vlad et Garet ?"

"Vlad, acceptes-tu cette responsabilité ?

- Nous y irons, dit Vlad, nous... récupèrerons les Étoiles, maître Kerem."

Ivan rouvrit les yeux, lâchant les doigts de son ami entendant Garet maugréer un "si tu le dis..." peu convaincu.

"Je vois..." murmura-t-il d'une voix légèrement choquée."C'est ce qu'il s'est passé..."

Il mesura l'ampleur de la mission des deux adolescents, les observant avec un respect certain. Le "chef" qu'il s'amusait à prononcer pour ennuyer Vlad lui semblait bien ironique, au vu de la situation dans laquelle ils étaient...

Et lui avait passé son temps à se préoccuper d'un bâton... Il se sentait un peu honteux, à présent... Alors que d'autres avaient le destin du Monde sur leurs épaules, lui se contentait de chercher après un objet...

Mais il ne pouvait se permettre de faillir à cette petite tâche. Car justement, si ces deux là avaient une si grande tâche à accomplir, alors son petit travail était une mince affaire !

Ses pensées furent stoppées par l'arrivée de Wuren. Il ramenait avec lui le maire et les gardes des prisons.

"Voici les voleurs, monsieur le maire."

L'aimable vieillard regardait les trois voleurs avec une colère évidente, mais histoire de les humilier, il leur déclara avec un ton semblable à celui qu'on utilise pour les enfants de moins de dix ans :

"Ce que vous avez fait est maaaal ! Voler ? Et au milieu d'une catastrophe en plus !

- C'est vous avez laissé vos portes ouvertes !" Rétorqua Heidag malgré le regard des autres qui lui disaient de se taire." C'était comme une invita... AOUH !"

Wuren retira son pied des côtes du voleur avec un air fier de lui.

"Pardonnez-moi, je n'ai pas pu m'en empêcher.

- Que devrait-on en faire ?" soupira le maire

Lui et les gardes s'entre regardèrent avec un certain intérêt, et sans parler, se mirent d'accord.

"Ils vont rester enfermés un bon moment !"

Tous se mirent en quatre pour les ligoter fermement et les faire se lever. Wuren regardait avec plaisir les voleurs subir le traitement qu'ils lui avaient infligé.

"Toi !"Éructa Jekard."Tu es Vlad, c'est bien cela ?"

Le blond lui jeta un oeil mortellement désintéressé qui le poussa plus à bout encore.

"Je n'oublierais pas ça ! Crois moi, tu le paieras ! ! !"

Coupant le chef bandit au milieu de ses cris de rage, le maire donna l'ordre de les emmener, et ils purent voir avec soulagement les trois brigands disparaitre de leur vue.

Le maire se tourna vers eux avec un grand sourire.

"Merci pour avoir stoppé ces bandits, vous avez toute ma gratitude !

- Vous étiez d'une grande aide, ajouta le garde qui était resté.

- C'est la moindre des choses pour ceux qui nous ont hébergés si aimablement, répondit Vlad.

- Bon, allons voir ce que ces gredins ont dérobé..."

Le butin devait se trouver dans cette pièce, ils l'avaient dit eux-mêmes. Mais dans le noir, ils n'avaient pas essayé d'ouvrir les coffres et autres caisses qui pouvaient contenir des objets volés.

Le maire n'eut aucune difficulté à trouver ce qui contenait le butin des voleurs : il s'agissait des seules caisses à ne pas avoir pris la poussière.

Il y eut de l'argent, apparemment volé un peu de partout, aussi bien dans les boutiques que chez les gens, ils trouvèrent un anneau, qui était visiblement la propriété d'une jeune fille tout juste fiancée, un collier qui, à en entendre Wuren, appartenait à sa sœur...

Puis finalement, ils trouvèrent une belle urne.

"Ne serait-ce pas votre urne familiale ?"Demanda le garde.

- Si, s'émut le maire, ma précieuse urne... enfin de retour !"

Cette émotion se changea en une profonde colère à la vue d'une statuette d'or dans la caisse suivante.

"Les monstres !"S'horrifia-t-il." Ils ont volé ça au temple !"

Ivan était sur des charbons ardents, il semblait sur le point de sauter sur place tant il était nerveux. Ce fut seulement à la dernière caisse que le maire se redressa avec un charmant bâton en main, un bâton décoré et élégant, paré de nombreux ornements.

"N'est-ce pas là ce que tu cherchais, Ivan ? Tu vas pouvoir retrouver maître Hammet !

- Mais, dit Wuren timidement, j'ai cru comprendre que maître Hammet s'était dirigé vers Lunpa !

- Et Dodonpa ne manquerait pas une telle opportunité, murmura Ivan.

- ... Je suis désolé, finit par dire le garde après un silence, mais je crains que ton maître ait été enlevé...

- Comment puis-je le secourir ?"

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Le blondinet avait bondit, il était presque en train de se mordre les ongles ! Tous le comprenaient, maître Hammet lui était particulièrement cher...

"Personne ne peut rentrer si les portes sont fermées, lui dit doucement le maire.

- Mais que va-t-il lui arriver ?"Insista le jeune serviteur.

- Calme-toi Ivan, maître Hammet ne sera sûrement pas blessé. Dodonpa... sait qu'il peut l'utiliser pour extorquer une rançon à Kalay...

- Nous ne pouvons rien faire tant que Dodonpa n'a rien dit, ajouta le garde, mais au moins nous pouvons être sûrs que maître Hammet va bien... pour l'instant."

Le jeune garçon ferma les yeux, restant silencieux, les dents serrées. Cette impuissance le rendait malade. Il semblait même plus que crispé quand il prit dans ses mains le bâton...

Avisant les deux autres jeunes garçons, le maire se dirigea vers eux, posant la main sur l'épaule de Vlad.

"Vous êtes les deux jeunes qui avez passé la nuit chez moi ! Je vous serai éternellement reconnaissants ! Vous vous nommez Vlad et... excuse moi mon garçon, j'oublie toujours ton nom.

- Je suis Garet m'sieur, répondit le rouquin avec un sourire en coin.

- Merci beaucoup à vous deux, vous avez véritablement ma plus profonde gratitude. Leugald, Wuren, allons-y."

Suivi du jeune homme souriant et du garde, le maire allait sortir quand il leur fit signe.

"Avant de partir, passez me voir. Vous pouvez également dormir là une nouvelle fois, il est tard. J'aurais quelque chose pour vous récompenser. Wuren, il me semble que ton père a prévu de te donner quelque chose aussi.

- Quel bazar, finit par laisser tomber Garet une fois le maire parti, nous avons enfin récupéré le bâton, et maintenant il y a ça..."

Le visage fermé d'Ivan le fit soupirer.

"J'aimerais que l'on puisse t'aider, soupira Vlad.

- C'est vrai, tu as l'air déprimé, ajouta Garet.

- Je voudrais juste aider maître Hammet... C'est tout... Mais je ne peux pas vous demander de m'aider ! Vous... avez votre propre quête, non ? Votre mission est si importante, je ne peux me permettre de vous ralentir. Rappelez-vous, je l'ai lu dans ton esprit, Vlad... Je ne pensais pas que cette éruption avait eu de telles conséquences...

- C'est vrai, et nous devons stopper Pavel, Salamandar et les autres, se souvint brusquement Garet.

- Donc, demanda doucement Ivan, je suppose qu'on doit se dire au revoir ?"

Cette idée, étonnamment, leur fit vraiment mal au cœur. Ils s'étaient attachés les uns aux autres, oubliant qu'ils devraient se séparer.

"Mais, demanda Garet, je voudrais savoir, d'où tires-tu ces pouvoirs ?

- Tu veux dire, la télépathie ?

- Cette habileté à contrôler le vent, précisa Vlad.

- Certains naissent avec de la magie, d'autres sans. Je ne sais pas d'où je tire ces pouvoirs. A ma naissance, ils étaient là. C'est tout.

- Je vois...

- Je me demandais, comment comptez-vous arrêter ce groupe. Je veux dire, s'ils refusent de vous rendre les Étoiles élémentaires...

- Il faudra utiliser la force, répondit péniblement Vlad.

- Vous les tueriez même pour ça ?

- Tu plaisantes !"S'esclaffa Garet."Demander à Vlad de tuer quelqu'un... ce serait comme de faire d'un bébé un tueur à gages.

- Merci pour la comparaison, répliqua son ami vexé, je sais que je ne suis qu'un gentil garçon qui ne veut pas tuer... Mais je suis prêt à donner mon maximum pour récupérer les Étoiles... Et j'ai assez de personnes qui me considèrent comme un gamin sans que tu en rajoutes."

Coupé dans son élan, le roux perdit son sourire, et étouffa un rire gêné.

Ivan les regarda avec un petit sourire. Même pour une mission aussi grave, ça devait être si palpitant de voyager... Il essaya de s'imaginer la chose et gloussa en se rendant compte qu'il ne parvenait à l'imaginer sans eux. Sûrement était-ce parce que le seul voyage qu'il connaissait en dehors du leur était celui des marchands, en caravane, qui n'avait rien de guerrier...

"Je n'oublierais jamais... "commença-t-il.

Il s'interrompit à peine, ne laissant pas paraitre son trouble, changeant ses paroles pour en faire des moins déprimantes.

"...l'hospitalité de cette ville. Je vous souhaite la meilleure des réussites."

Sur ces mots, il partit, essayant de ne pas courir. C'était dur. Pourquoi était-ce si dur ? Ils ne s'étaient rencontrés que la veille au soir ! Est-ce que cette journée passée ensemble était si importante que ça ? Est-ce qu'ils ne s'oublieraient pas en quelques jours ?

Ils ne s'oublieraient pas.

Il ne savait comment il pouvait en être sûr, mais il le savait.

"Ivan va me manquer, admit Garet.

- A moi aussi, sa compagnie était agréable.

- Quand il ne lisait pas dans nos esprits, pouffa le roux, mais je suppose qu'une telle issue était évidente. On ne peut pas se permettre de demander à qui que ce soit de nous aider... Quoique, c'est le Monde que l'on essaie de sauver !

- Mais c'est notre faute s'il est en danger, lui rappela Vlad sévèrement, nous ne pouvons demander à personne de risquer sa vie à cause d'une de nos erreurs.

- ... Tu as raison... On devrait y aller aussi, j'ai assez vu l'intérieur de ce grenier pour le restant de ma vie."

Le soleil se couchait déjà quand ils rejoignirent la maison du maire, mais celui-ci ne perdit pas un instant. Se répandant en remerciements, leur faisant faire le tour du village.

Ils entendirent le mot "merci" et "reconnaissance" plus de fois en cette soirée que durant toute leur vie passée, et chacun insista pour leur offrir quelque chose.

La marchande de nourriture leur offrit des victuailles, notamment de la viande séchée pour qu'ils puissent tenir longtemps, l'herboriste leur trouva de nombreuses herbes médicinales décrites dans le "manuel" de Kay, quelques villageois leur offrirent des habits de voyage pour qu'ils n'en manquent pas, de quoi faire une tente en cas de pluie, et bien sûr, un sac pour tout mettre sans que ça soit trop encombrant !

Le maire lui-même leur offrit une bourse plus que conséquente, à un point qu'ils se demandèrent si ça n'était pas trop pour ce qu'ils avaient fait...

A l'armurerie, Vlad avoua la destruction de son épée courte, et après avoir testé un instant celle de Garet, le vendeur d'armes déclara qu'elle ne tiendrait pas longtemps le choc s'ils devaient souvent affronter des malfrats ou des monstres et les invita à choisir des armes dans sa réserve.

C'est avec une épée longue bien équilibrée fièrement rangée dans son fourreau, chacun, qu'ils purent rejoindre la maison du maire pour une dernière nuit de repos avant de reprendre leur voyage.


Après avoir fait leurs adieux aux villageois, Vlad et Garet quittèrent le village au milieu de la matinée. Le ciel était bleu, quelques nuages légers le recouvrant de temps à autre, l'herbe était humide avec la rosée du matin encore présente.

Silex avait décidé de voyager sur l'épaule de Vlad, bien confortable pour lui. Ils marchèrent vers l'est, vers Goma d'après ce que disait le djinn et surtout la carte qu'ils avaient vu chez le maire.

Ils ne s'arrêtèrent pas pour manger le midi, ils le firent en route avec des aliments crus, devant impérativement rattraper tout le temps perdu hier, enfermés dans le grenier.

La soirée tomba vite, aussi, après avoir traversé un pont, ils installèrent le bivouac à côté d'une petite colline. Silex monta en haut du promontoire et observa les lieux.

Une forêt bordait la rivière au nord-est, des montagnes au nord et à l'est de la rivière qui devait surement y prendre sa source. La chaîne de Goma était en vue, loin à l'est... Il redescendit pour voir ses deux compagnons qui avaient des difficultés à dresser la tente... Même si ce n'est pas lui et son petit corps sans bras qui pourrait les aider.


La nuit sembla durer une éternité, avec les cris d'animaux sûrement dangereux sortant de nulle part, les deux compagnons avaient compris qu'ils devaient se hâter de quitter ce territoire hostile et sauvage.

Garet avait rallumé la chandelle quelques minutes auparavant pour permettre à Vlad d'aller prendre son tour de garde à la place de Silex qui devait avoir sommeil.

La créature s'était même assoupie devant le feu de camp dans lequel il ne restait que des braises.

Soupirant devant la bête, qui, d'habitude toute éxcitée et énergique était à présent d'un calme réconfortant, le jeune mystique le ramena à l'intérieur de la tente. Garet était allongé sur le dos, les yeux fixés vers le plafond, l'air pensif. Vlad le regarda avec compréhension : malgré son caractère, Garet s'inquiétait pour Ivan, et surtout pour leur quête. Avec le retard qu'ils avaient pris, il fallait rejoindre le premier phare au plus vite...

Vlad allongea le petit djinn sur son sac de couchage. Il s'apprêtait à ressortir pour monter la garde, mais un coup de vent soudain le fit frissonner et éteignit la chandelle. Garet sursauta et se leva.

"Ce n'est pas un coup de vent naturel, fit-il d'un air sombre.

- Tu penses aussi ?" répondit son ami, de plus en plus inquiet à propos de cet endroit." La température est trop élevée pour qu'un vent aussi soudain et frais puisse souffler.

- Je propose d'aller voir dehors."

Vlad acquiesça à voix haute, puis ils sortirent tous deux dans le noir des ténèbres nocturnes. La lune éclaira un peu mieux à l'extérieur de la tente, ce qui allait faciliter la vue.

"J'aimerais bien avoir l'intuition de Silex là...grogna le rouquin en avançant vers ce qui restait du feu de camp.

- Tu veux aller le réveiller ? Demanda ironiquement Vlad."

Les reniflements suivant la phrase du mystique lui fit comprendre que Garet avait senti quelque chose.

"Qu'y a-t-il ? l'interrogea alors le blond.

- Sens cette odeur et tu comprendras, répondit le mystique de feu."

Vlad sentit en effet une odeur horrible, remplie de puanteur et de putréfaction, une odeur de charogne, tout ce qu'il y avait de plus horrible.

"Quelle est cette horreur ? s'exclamèrent les deux mystiques.

- Ce n'est pas qu'un simple charognard, ce doit être une bête des environs, fit une voix derrière eux."

Instinctivement, ils se retournèrent et furent soulagés en voyant que ce n'était que Silex, surement réveillé par l'odeur.

"Désolé jeune maître, je me suis assoupi durant la garde, dit le djinn en s'inclinant.

- Ce n'est pas grave... "soupira Vlad." Peux-tu nous dire ce qu'est cette puanteur ?

- Ce que je peux vous dire, c'est qu'aucun de mes compagnons ne peut en être le responsable, c'est sûr, c'est un zombie nocturne. Une sous-espèce de zombie forestier qui ne s'éveille que pendant les nuits sombres comme celle-ci, d'où son nom.

- Et pourrais-tu nous parler de son comportement ? s'enquit le blond.

- Et de son régime alimentaire ? ajouta le roux.

- Une créature anthropophage, qui est toujours en quête de chair fraîche. Elle est comme attirée par l'odeur de celle-ci. Ça traîne dans les environs jusqu'à ce qu'elle trouve le moment décisif pour attaquer par derrière.

- En résumé, ça mange les humains et ça reste dans les environs pour nous traquer sans arrêt et nous avoir à un moment d'inattention, comprit Vlad.

- J'aimerais vraiment en savoir autant que toi," dit Garet avec envie." Vous faites comment pour savoir t...

- Et pourrais-tu le localiser ? coupa le blond en regardant autour de lui, comme s'il espérait le voir.

- Tout près, il rôde déjà autour du campement, répondit le djinn.

- Dépêchons-nous de le trouver...frissonna le mystique de flammes."

Il se dépêchèrent de prendre du bois du feu et de la rallumer pour y voir clair et surtout pour éloigner la créature. Silex ne se sépara pas de Vlad et Garet resta près de la tente au cas où...

Les épaules tendues, leur épée flambant neuve dans les mains, ils étaient plus sur leurs gardes qu'ils ne l'avaient été depuis le début de leur voyage.

Ce fut certainement pourquoi le craquement de branche qui retentit juste derrière Vlad les fit immédiatement réagir, provocant chez ce dernier une réaction légèrement inopinée, pour un mystique totalement persuadé de ne jamais avoir effectué le moindre sort offensif.

Dans un bruit sourd, la terre se fendilla, tremblant légèrement, et faisant monter d'un niveau la sorte de plate-forme sur laquelle la créature mangeuse d'Hommes se trouvait.

Poussant une sorte de vagissement de surprise, elle bondit au sol exactement alors que la terre reprenait sa forme originelle et se précipita vers le mystique blond qui s'était heureusement remis de sa propre surprise.

Une flamme atterrit entre eux, brûlant presque les bottes de Vlad, et incendiant sans peine les pieds du zombie qui hurla et donna un coup violent sur le coté.

L'épée longue stoppa le coup sans difficulté, et le jeune mystique de Vénus ferma les yeux, se concentrant. Ce qu'il avait fait l'instant précédent n'était pas ce qu'il voulait faire.

Il voulait un tremblement.

Peut être pas de l'intensité de celui du temple de Sol, mais un tremblement...

Un simple petit tremblement de terre pour déstabiliser le zombie.

A l'extérieur de son esprit, Silex eut un petit sourire et Garet un regard stupéfait en voyant la psynergie dorée de Vénus commencer à émaner lentement du corps de son ami.

Comprenant que celui-ci essayait un sort d'attaque, il arma son épée, et se prépara à charger. Le tremblement qui commença à secouer la terre le surprit également, au début, mais il ne put s'empêcher de sourire. Ça y était son ami commençait à savoir utiliser sa psynegie pour le combat !

Le zombie recula, titubant sur la terre instable, et recommença à hurler.

"Garet !"Cria Vlad en faisant le maximum pour garder sa concentration.

- Message reçu, vieux !"

Son épée trancha la tête du zombie immédiatement. Le réflexe mourant du zombie fut de projeter son bras en sa direction, lui entaillant profondément la cuisse. Cependant, il grogna à peine. Ce n'était pas ce genre de blessure qui pourrait le mettre à terre, et il avait la satisfaction de voir leur ennemi brûler et devenir de la cendre sous sa psynergie revancharde.

"Ça va vieux ? Tu n'as pas l'air bien ?"Demanda-t-il à Vlad qui observait d'un air absent les résultats du combat.

- Je trouve juste que ma psynergie est on ne peut plus capricieuse... Elle déplace la terre sans me faire le moindre effet juste parce que je suis surpris, et par contre, je dois me concentrer comme si je voulais léviter pour faire une si petite secousse... Je suppose que c'est le manque d'entrainement...

- Si vous voulez, jeune maître, s'exclama Silex en faisant irruption dans la conversation, nous pourrons nous entrainer durant le trajet de demain ! En tant que Djinn de Vénus, je connais des techniques de terre plutôt efficaces, je pourrais vous les enseigner !

- Nous verrons ça demain, Silex. En attendant, il faut retourner dormir. Et Garet... Montre moi ta jambe.

- Oh, tu sais, c'est trois fois rien ! Un bandage, et hop, dans deux jours je n'ai plus rien !

- Et si ça s'infecte ? Ce zombie n'avait pas vraiment l'air propre si tu vois ce que je veux dire. Alors tu vas me faire le plaisir de t'asseoir et de me laisser te soigner."

Il ne servait à rien de discuter avec Vlad quand il était question de blessures, sauf quand il s'agissait des siennes...

Alors que le rayonnement doré du mystique de Vénus refermait lentement la plaie non sans procurer une sensation agréable à l'endroit de la blessure, Silex leva les yeux vers son "jeune maître".

"Vous êtes surprenant jeune maître, vous maitrisez plutôt bien la psynergie de déplacement, certes ! Mais la psynergie de soin est souvent plus longue à apprendre que les psynergies de combat. Et pourtant, je vous vois l'utiliser comme si vous aviez fait ça toute votre vie !

- C'est la psynergie que j'ai le plus travaillée ces trois dernières années, mais ça s'est fait au détriment des psynergies de combat. Je ne m'attendais pas à avoir à me servir de celle-ci un jour à vrai dire...

- C'est compréhensible, jeune maître. Dans ce cas je ferais mon possible pour vous retirer ce défaut ! Tenez, pour vous prouver mon admiration, je vous offre cette belle fleur !"

Pour la septième fois depuis le début de leur voyage, il leur tendit d'on ne sait où une belle fleur. En forme de cloche, cette "Fritillaria meleagris" n'était autre que la fleur de l'admiration.

Blasé, Vlad la prit en se demandant pour la énième fois si Silex connaissait la signification des fleurs qu'il offrait...

"Tout de même, est-ce que c'est l'éruption qui a fait ces monstres ? "Demanda Garet."Il faut dire que l'Inexorable en a parlé comme étant un source d'alchimie dangereuse, je dirais même très dangereuse !

- Il faut dire que l'alchimie est vraiment une chose extraordinaire. Si c'est elle qui a formé ces monstres...

- C'est certainement le cas, approuva Silex en bondissant sur l'épaule de son maître, le Monde était calme du temps où l'alchimie n'était pas relâchée

- Franchement ils exagèrent !"Râla Garet."Ils auraient pu nous prévenir avant de nous envoyer !

- Ils ne le savaient peut-être pas, le modéra son ami, de plus, ces monstres pourraient être un bon entraînement. Dois-je te rappeler les pouvoirs de cet "Alex" ? Je ne pense pas que l'un d'entre nous soit capable d'affronter quelqu'un qui vole.

- ... C'est pas faux."

Ils repartirent alors se coucher tranquillement, sans savoir qu'on les suivait...

Le reste de la nuit passa très vite, et au petit matin, ils reprirent la route.

Se reposant un minimum, ils avaient parcouru le reste de la distance jusqu'à Goma assez rapidement, malgré l'entraînement intensif de Vlad et Garet.

Puis, en fin de matinée, malgré le mal de pieds des deux voyageurs, la chaîne de Goma s'offra à eux.

"Nous y voilà enfin !" Se réjouit Silex. "La chaîne montagneuse de Goma... Le sentier passant par les montagnes est par là !" indiqua-t-il au groupe en montrant un chemin en pente raide un peu plus au nord.

- Mais... Il y a un tunnel juste devant nous, " commença Garet." Il nous suffit d'escalader le rocher là-bas et de sauter jusqu'à devant l'entrée du tunnel."

Silex resta bouche bée. Il dut avouer que c'était sûrement une meilleure solution par le tunnel que par le col de la montagne.

L'équipe fit la grimpette, près d'une cascade jusqu'à l'entrée du tunnel, au bord de l'eau, qui était bouchée par une souche d'arbre retenue par du lierre... La souche les empêchait de sauter sur le rebord opposé et de rentrer dans le tunnel, il devint logique pour eux qu'ils devaient la déplacer de là où ils étaient.

Au commencement, le lierre n'attira pas trop leur attention. En revanche, quand ils virent que même à deux, ils ne parvenaient à égaler sa force pour pousser la souche hors du chemin.

Vlad étudia l'endroit et secoua la tête.

"C'est inutile, même si on arrivait à sauter sur le rebord opposé pour essayer de se faufiler, elle est trop large pour nous laisser un interstice suffisant. Et notre psynergie de déplacement est inutile face à ces petites plantes.

- Tu veux que j'essaie de les brûler ?" Demanda Garet.

- Je doute que tu y parviennes, tes flammes ne sont pas encore assez puissantes, le lierre les étoufferait sûrement... Tu n'as pas une technique pour contrôler les plantes, Silex ?

- Je ne veux pas être rabat-joie, jeune maître, mais cette psynergie, bien qu'elle existe, n'a été atteinte que par les maîtres. Même si je commençais à vous l'apprendre dès maintenant, et sans passer par les intermédiaires qui facilitent son apprentissage mais ralentissent le moment où vous la maitriserez, il vous faudrait plusieurs mois pour y parvenir à peu de chose près."

Les deux garçons se regardèrent avec désespoir. Allaient-ils rester coincés ? Si tôt dans leur voyage ?

Ce fut une chose inattendue qui leur permit de continuer.

Le vent, soudainement, sembla changer de direction, commencer à former un tourbillon, droit sur la souche.

L'air semblait être composé de lames qui coupa les tiges pendant que le vent emportait les feuilles, et en quelques instants, sous leurs yeux ébahis, le lierre avait été emporté dans la rivière, laissant la place libre à la psynergie des garçons.

Tous deux tournèrent la tête en retenant difficilement un cri de surprise quand une voix qu'ils connaissaient bien leur dit avec malice :

"Je vous ai manqué ?"


*Ceci devrait rappeler quelque chose à une amie, n'est-ce pas Disi ?


Tadaaaa !

J'espère que vous avez bien aimé ! En tout cas, c'est l'un des chapitres que j'ai préféré écrire, alors que je redoutais par avance les combats... peut-être parce que celui-ci a été en grande partie écrit par mon frère en fait (rires). Promis, pour le prochain boss, c'est moi qui fait le combat, vous pourrez ainsi comparer les styles !

Encore une fois, n'hésitez pas à donner votre avis ! J'accepte (presque) même les insultes ^^