Voila la fin merci pour vos reviews et on se retrouve pour une autre fic en commun avec Gillou, mais cette fois je la posterai d'un bloc le but étant de la faire afficher dans ma liste de fic et comme ça pas de triche de votre part ! Pour Amazones la suite mercredi et n'oubliez pas en bas le petit cadre blanc sert à commenter !


Epilogue

Kate

Je me réveillais complètement groggy par tant de passion et de plaisir. J'avais l'impression d'avoir fait un marathon. J'étais ivre, sur un nuage de félicité. Je me tournais vers Rick lui faisant face mon bras sous ma tête. Je le regardais et il me sourit, se positionnant de la même manière. Nous nous observions en silence, heureux. Un air béat était peint sur son visage et je devais avoir la même mine que lui. Jamais je n'aurais pu penser que l'acte d'amour pouvait procurer autant de plaisir et de communion à la fois. Pourtant j'avais connu des hommes qui m'avaient donné énormément de plaisir, Josh en particulier, mais avec Castle, c'était au-delà et je ne parvenais pas à mettre des mots sur mon ressenti. Je ne sais combien de temps nous nous observâmes ainsi, l'un et l'autre, toujours est-il que le gargouillis de mon ventre nous rappela à l'ordre.

« Malgré ce que l'adage dit, on ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche ! » déclara Rick en éclatant de rire avant de déposer un baiser sur mes lèvres que je voulus approfondir, mais il s'écarta

« Gourmande ! Mais pour avoir des forces pour de plaisantes activités, il faut s'alimenter miss Beckett. »

Sur ces paroles sages, il se leva, m'offrant une vue sur son postérieur. La tête posée dans ma main, je me mordis les lèvres sentant mon envie de lui revenir. Il se retourna et croisa mon regard envieux. Il me sourit puis fit volteface, ondulant ses hanches outrageusement. J'éclatais de rire, lui balançant un coussin qui atterrit dans sa tête, le faisant rire à son tour.

« Espèce d'allumeur ! » m'exclamais-je en secouant la tête d'amusement.

« J'ai fait mes classes auprès de la déesse de l'allumage ! » répliqua-t-il en se retournant, faisant tressauter ses sourcils.

Puis de nouveau il fit face à la porte et quitta la chambre dans un déhanchement sensuel. Je secouais la tête en souriant, souhaitant que jamais notre jeu s'arrête. Je ferais tout pour garder ce feu entre nous.

Je me levais me dirigeant vers la salle de bain en tenue d'Eve. J'avais l'impression de passer ma vie sous la douche depuis hier, mais je me sentais poisseuse après mes activités de la nuit et de la matinée. Malgré ma douche aux aurores, nous avions remis le couvert plusieurs fois depuis, comme pour rattraper le retard de quatre années de frustration. Je soupirais comblée, tandis que l'eau chaude détendait mes muscles. Je me savonnais avec mon gel douche aux fleurs de cerisiers, odeur que mon amant aimait tant. Je me mordis les lèvres en repensant à nos ébats, gémissant nostalgique.

Au bout d'une demi-heure, je sortis de la douche me séchant. J'enfilais un shorty puis scrutant la chambre, je trouvais la chemise de Rick que j'enfilais. J'allais sortir de la chambre lorsque la porte de cette dernière s'ouvrit, Rick passa la tête.

« Le petit déjeuner est servi ! » déclara-t-il d'un ton joyeux.

Il se figea lorsqu'il me vit. Ouvrant la bouche, je vis ses yeux prendre une lueur sombre. Je le regardais surprise.

« Quoi ? » m'étonnais-je, ne comprenant pas sa réaction.

Il s'approcha de moi à grands pas et pris possession de mes lèvres avec avidité, m'arrachant un gémissement de bien-être. Nos langues se rencontrèrent pour un tango sensuel, ce baiser était fougueux et passionné au-delà de ceux qu'il m'avait donnés, comme si cela était possible. Nous nous séparâmes à bout de souffle.

« Que me vaut ce baiser enflammé ? » m'enquis-je, légèrement haletante.

Il me regarda d'un air obscurci de désir.

« Tu te demandes vraiment ? » souffla-t-il en m'observant d'un air obscurci de désir avant de s'écarter de moi pour me détailler avidement « Toi dans ma chemise, plus sexy que jamais. Le tissu qui touche ta peau, se frottant à toi laissant ton odeur dessus… Comment veux-tu que je résiste ! Tu veux ma mort ? »

J'ouvris la bouche puis la refermais. Puis dans un sourire facétieux, je lui dis mutine.

« Humm… Il vous en faut peu monsieur Castle mais je peux arranger cela. »

Je commençais à défaire les boutons de la chemise, un sourire triomphant et provocateur aux lèvres devant son expression de plus en plus sombre. Il m'interrompit en attrapant mes poignets.

« Arrêtes ça, ou je vais faire un arrêt cardiaque. On va petit déjeuner et j'envisagerais le sort de ce tissu plus tard, pour l'instant tu dois t'alimenter. »

Nouant ses doigts aux miens il m'attira à sa suite, je me mordis les lèvres mes yeux se baladant sur une certaine partie de son corps dont j'avais une vue plongeante.

« Votre sollicitude me touche monsieur Castle ! » Me moquais-je affectueusement.

« Je te veux en forme, qu'est-ce que dirait ton père s'il te voyait dépérir alors que nous sommes ensemble. »

« Il te ferait certainement ta fête, s'il savait tout ce que tu m'as fait cette nuit ! » riais-je de bon cœur.

Il s'arrêta puis se retourna, je retins un rire devant son air anxieux.

« Je suis certain que tu ne parleras jamais de nos ébats à ton père, n'est-ce pas ? Car vous êtes loin d'être innocente miss Beckett » répliqua-t-il d'un ton incertain.

« Qui sait mon père a toujours su me tirer les vers du nez… Méfies-toi mon chéri, il a toujours été protecteur envers moi. Je suis toujours sa petite fille adorée pour lui. » lui murmurais-je à l'oreille d'un air taquin.

M'installant à table, je commençais à manger avec appétit tandis qu'il me toisait en silence, me faisant sourire. J'aimais le faire marcher car il courrait à chaque fois.

« De toute façon, ton père m'aime bien, il ne me fera jamais rien ! » Me dit-il dans un sourire s'installant en face de moi, se tartinant son pain de beurre.

Je voulais jouer avec lui, j'aimais tant le torturer ainsi.

« Tu aimais bien Ashley mais si tu avais appris qu'il avait eu des relations avec Alexis qu'aurais-tu fait ? »

Je le vis s'étouffer avec sa tartine, il toussa et je dus lui taper dans le dos pour faire passer la crise.

« Si tu m'aimes Kate, ne lui dis jamais rien, ou tu devras assister à mon enterrement ! » S'exclama-t-il dans un air théâtral à la Martha Rodgers.

« Dans ce cas, il va falloir me réduire au silence, cela va te coûter très cher Castle ! » lançais-je avant d'éclater de rire.

« Dis-moi, tu auras ! » Me dit-il d'un air apeuré.

Je ris de nouveau. Les hommes il fallait décidément tout leur expliquer. Je me levais faisant le tour de la table. M'asseyant sur ses genoux, je lui murmurais mon vœu à l'oreille. Au fur et à mesure de ma demande, il ouvrait de plus en plus la bouche.

« Miss Beckett, vous n'êtes qu'une vicieuse ! » s'exclama-t-il d'un ton faussement choqué.

« Ma condition, Castle, à toi de voir ! Veux-tu rendre Alexis orpheline ? » Répondis-je fermement en souriant.

« Bien, je me plies à votre volonté maîtresse Beckett ! » abdiqua-t-il avant d'embrasser mon cou.

Je ris de nouveau, mon Dieu que j'aimais nos jeux ! Je ne m'en lasserai jamais. Je finis le petit déjeuner sur ses genoux savourant ses baisers entrecoupés de becquées qu'il me donnait. Lorsque nous eûmes fini, Rick se leva et se dirigea vers la salle de bain, bien que j'avais envie de le rejoindre, je n'en fis rien et entreprenais de ranger. Nous n'allions décemment pas passer la journée au lit et aujourd'hui il faisait beau. Je voulais aller me balader en dehors de Manhattan, profité du beau temps pour aller à Coney Island. Je n'y étais pas retournée depuis la mort de ma mère, n'en n'ayant plus envie, ne trouvant pas la force de me rappeler les souvenirs que j'avais là-bas. Mes parents étant assez pris, ils se réservaient malgré tous des escapades les week-end, comme ils ne pouvaient s'éloigner trop du centre, les abords étaient parfaits.

Je finissais de ranger lorsque je sentis une odeur boisée se répandre dans la pièce puis deux bras m'encerclèrent alors que des lèvres chaudes se déposaient dans mon cou.

« Je t'ai attendu, tu n'es pas venue, je suis déçu. » murmura Rick à mon oreille.

Je me retournais lui faisant face mordant mes lèvres devant sa moue faussement contrariée. Il était trop adorable lorsqu'il faisait cette tête, et ses cheveux encore humides, en bataille ainsi que sa barbe naissante lui donnait un air sauvage que j'aimais. Il était sexy au possible. Je soupirais en m'approchant de lui. Caressant sa joue, je lui donnais un doux baiser. Immédiatement ses mains encerclèrent ma taille, m'attirant à lui pour un baiser plus approfondit. Je le laissais faire me perdant dans notre passion mais alors qu'il me soulevait, je l'interrompis. J'en avais envie mais je savais que si je laissais faire les choses nous ne quitterions jamais mon appartement et je voulais vraiment sortir. Il me regarda surpris.

« Qu'y a-t-il ? Tu ne veux plus ? » S'enquit-il inquiet.

Je le regardais, amusée. Il avait une mine apeurée, qui me fit doucement rigoler. Comment pourrais-je ne plus vouloir faire l'amour avec lui ? Il était vraiment crétin parfois !

« Imbécile bien sûr que si ! Mais j'aimerais sortir, je voudrais faire une petite escapade à Coney Island cela fait longtemps que je n'y suis pas allée ! » le rassurais-je en secouant doucement la tête en souriant.

Je vis un sourire s'étendre sur ses lèvres, faisant grandir le mien.

« Bien sûr ça serait avec plaisir, et pourquoi pas un pique-nique ? Après tout en voiture nous sommes à quoi ? Une bonne demi-heure ? Il est onze heures, le temps de préparer tout ça, on arrivera pour le déjeuner, vers les 13 heures, je pense. Ça te dit ? » s'exclama-t-il avec enthousiasme.

Je me pinçais les lèvres, me retenant de lui sauter dessus. Il était si adorable, son enthousiasme me réchauffait le cœur et puis sans savoir, il me donnait ce que je voulais. Nous faisions toujours un pique-nique avec mes parents lorsque nous allions à Coney Island. Mon absence de réponse l'interpella, il s'approcha de moi caressant ma joue.

« Si tu ne veux pas ce n'est pas grave, on mange puis on part après ! »

Je fermais les yeux posant ma main sur la sienne.

« Tu ne peux pas t'imaginer à quel point ça me fait plaisir ! »

J'ouvris les yeux et le regardais puis j'affichais une mine quelque peu défaite, baissant la tête, bien sûr il le remarqua de suite.

« Qu'y a-t-il ? » M'interrogea-t-il en relevant ma tête pour que je le regarde.

« Le problème, c'est que je n'ai rien pour préparer un pique-nique. Je mange toujours du tout préparé et même lorsque j'invite Lanie, je me fais livrer, alors ma réserve de nourriture est très limitée. » expliquais-je quelque peu gênée.

« Ok, si ce n'est que cela allons faire des courses au marché, puis nous préparons notre repas et partirons. Ça nous fera arriver un peu plus tard rien de dramatique ! » Sourit-il après m'avoir observer un moment avant d'embrasser mon front « Vas te préparer, je finis de ranger et on y va ! »

Je lui souris affectueusement. Cet homme était fantastique. Je déposais un tendre baiser sur ses lèvres puis m'éclipsais, impatiente de partir en balade avec mon amoureux.

« Va falloir que je surveille votre hygiène alimentaire détective Beckett, ça ne va pas du tout cela ! » Puis-je entendre alors que je refermais la porte de la salle de bain.

Je souris un peu plus à cette plaisante idée. Décidément, ma vie allait prendre un tournant bien plus joyeux, j'en étais certaine. Et dire que j'avais attendu quatre ans pour accéder à ce bonheur, j'étais véritablement une idiote.

Rick

Ma douce se préparait dans la salle de bain alors que nous allions faire une première escapade en couple. J'étais sorti maintes fois en ville ou même en dehors avec Kate, mais c'était dans le cadre d'enquêtes. Là nous sortions en tant que Rick et Kate, le couple qui allait se balader après une folle nuit d'amour. Et encore je n'y rendais pas véritablement justice car comme lorsqu'il s'agissait d'un tremblement de terre, il y avait la première secousse et les répliques. Et Kate et moi hier soir avions été comme les phénomènes sismiques. Les répliques avaient été nombreuses, toutes plus intenses les unes que les autres. J'avais toujours su qu'entre elle et moi le jour où nous cesserions enfin de nous tourner autour ça serait ainsi. Mais comme souvent, il y avait une différence entre penser, savoir quelque chose et le réaliser.

J'étais particulièrement heureux que nous allions à Coney Island passer du bon temps. C'était très simple, et justement voilà pourquoi cela me rendait si heureux. Ma notoriété et les femmes que j'avais fréquenté jusque-là m'avaient plutôt inscrit dans des schémas de grandes soirées très médiatisées, de sorties calculées. Non là je serai juste Rick en tenue décontractée avec ma petite amie. Voilà ce qui était pour moi la vraie vie, le bonheur. Là nous allions faire le marché ensemble, je trouvais cela merveilleux. Je goûtais enfin à tout ce que j'avais imaginé depuis quatre ans et la réalité dépassait mes attentes. Si je m'étais parfois demandé ce qu'il y avait derrière le mur de Kate je ne regrettais pas d'avoir attendu tant le trésor était inestimable. J'étais perdu dans mes pensées et ma béatitude lorsqu'elle revint à moi et me dit :

« On peut y aller si tu veux, je suis prête »

Une nouvelle fois je la trouvais magnifique, si possible encore plus. Elle portait un jean, des tennis plats, un débardeur blanc au-dessus duquel elle avait mis une chemise à carreaux rouge et blanc et avait mis une petite veste de cuir noire pour compléter la tenue.

« Rick par contre si tu veux bien j'aimerais qu'on prenne ma moto pour faire cette petite sortie » me proposa-t-elle en m'interrogeant du regard.

Si je voulais bien ? Mais cette femme me rendait totalement fou ! Faire une sortie avec elle sur son Harley Softail était tout simplement une sorte de rêve interdit que je faisais.

« Si je veux? Et comment que je veux ! » dis-je en m'approchant d'elle, encerclant sa taille de mes bras, plongeant ma tête dans son cou et l'embrassant.

« Ok super. On y va alors ? » dit-elle d'un sourire radieux.

Elle était impatiente comme une enfant et je trouvais cela adorable.

« Par contre pour les courses on fait comment sur la moto ? » demandais-je très pragmatique dans ma question.

Elle alla vers un placard et en sortit un sac à dos qui s'attachait en bandoulière.

« Allez allons-y. Tiens tu vas prendre le sac, ça sera plus facile à l'arrière pour toi. » déclara-t-elle en me le tendant.

J'obéissais et mettais le sac à mon épaule. Elle rassembla ses affaires et prit ses Ray-Ban qu'elle chaussa sur son petit nez. Nous étions début mai et les beaux jours commençaient à venir. Notre escapade serait parfaite, la saison touristique à Coney Island n'était pas encore arrivée, ce qui nous permettrait d'être tranquilles. Nous sortions de son appartement et elle m'emmena dans les sous-sols où se situait son garage. Elle en ressortit avec son Harley Softail de 1994 qu'elle avait payés en travaillant, ainsi qu'avec deux casques. Elle m'en tendit un m'enjoignant à le mettre et fit de même de son côté. Elle enfourcha sa moto et me fit signe de me mettre derrière elle. Je prenais place avec grand plaisir et me tenais à elle. Sa moto n'était pas réellement faite pour la vitesse, mais je comprenais qu'elle puise apprécier de conduire cet engin, car la sensation de la liberté était belle et bien là.

Elle nous arrêta au marché situé à l'angle de Broadway et le de la 2ème avenue afin que nous puissions faire nos emplettes. Nous nous défîmes de nos casques puis tout naturellement elle prit ma main dans la sienne et nous avançâmes devant les étals des maraichers. Les beaux jours étant là, il commençait à y avoir des produits très sympathiques et qui faisaient envie. Nous achetâmes des tomates, du concombre, des radis histoire de faire un panier de légumes. Chez le charcutier nous prenions du jambon, du bon fromage chez le crémier et lorsque je vis Kate loucher avec envie sur une barquette de fraises je ne pus m'empêcher de l'acheter dans les secondes suivantes. Cela serait parfait pour un déjeuner sur la jetée de Coney Island. Kate se mit à ranger tous nos achats très méthodiquement dans le sac à dos, prenant soin de mettre les fraises au-dessus pour ne pas les abîmer et nous reprîmes la direction de la moto.

Cette fois-ci elle prit la direction de Coney Island et le trajet fut plus long, probablement d'une grosse demi-heure. C'était tellement plaisant. J'étais totalement abandonné me tenant à Kate qui conduisait, mes bras autour de sa taille. Notre union était totale et j'avais l'impression que nous étions hors du monde à cet instant précis. Lorsque nos pieds furent de nouveau à terre et une fois débarrassés de nos casques je l'embrassais, voulant lui signifier que j'étais heureux tout simplement. Quand nos bouches se quittèrent elle eut ce sourire de toute sa bouche, montrant sa dentition merveilleuse.

« On va trouver un coin pour déjeuner et on fera une petite promenade après si ça te dit » proposa-t-elle.

« Ça sonne parfaitement » acquiesçais-je sans relâcher mon étreinte autour de sa taille.

Et sur cet échange nous nous mettions à chercher un point de chute. Sachant que cela lui rappelait des souvenirs, je la laissais nous guider pour savoir vers quel endroit elle voulait aller. Finalement son choix porta sur la jetée, sur laquelle elle progressait avec une grande agilité. Elle alla jusqu'au bout et l'endroit sembla lui plaire alors elle s'installa. J'arrivais un peu après, posais le sac et me mettais à côté d'elle. Elle déballa nos paquets et sortit un opinel de son sac à dos. Elle était décidemment très prévoyante. J'allais jusqu'au niveau de la mer pour rincer les légumes avant de les manger. Pendant ce temps-là Kate n'était pas restée inactive et avait coupé le jambon ainsi que le fromage avec son couteau et épluché de concombre. Je la regardais faire tomates et radis encore à la main et souris.

« Partenaires dans le crime et à la vie » me dit-elle avec un clin d'œil rieur.

Je souris et notais dans un coin de ma tête cette formulation qui pourrait se retrouver dans le prochain opus de Nikki Heat. Dans les instants suivants, nous fîmes honneur à nos victuailles. Kate semblait savourer les produits frais du marché, trouvant les aliments plus savoureux. Nous étions seuls au monde, perdus tous les deux sur cette jetée de Coney Island, côte à côte, les yeux rivés vers l'immensité de l'océan. C'était magique. Beaucoup de gens se rendaient sur l'île pour ces parcs d'attraction mais je préférais de loin les plages et le panorama qu'elles offraient.

Nous fîmes une pause avant le dessert et elle s'appuya dos contre moi laissant reposer sa tête contre mon torse, s'abandonnant, en confiance. J'entourais son fin et délicat corps de mes bras, respirais sa chevelure ondulée déposant quelques baisers sur sa tempe. J'étais bien, sans artifice. Nous étions peu loquaces, mais le silence était aussi notre langage. Quand deux êtres étaient si complices que nous, ils en arrivaient au point où le verbe était superflu, seule l'émotion ressentie comptait. Je pouvais voir et admirer son visage parfait, m'attardant sur ses lèvres magnifiques qui étaient à présent miennes. Me tournant légèrement je prenais une fraise dans le panier et redessinais avec les lèvres de Kate. Elle eut un rire cristallin lorsque je répétais l'opération pour ensuite se saisir du fruit habilement avec sa bouche et jouer avec avant d'en croquer un morceau et de me dire :

« Humm elle est excellente, à toi de goûter »

Alors je prenais le fruit qui avait été croqué et en dégustais à mon tour l'autre moitié. Effectivement elles étaient délicieuses. Elle me regardait pendant que je le faisais. Je ne résistais pas à la tentation de l'embrasser une fois le premier fruit mangé. Je regoûtais la fraise sur Kate et la saveur était un pur délice. A ce rythme-là il fallut un certain temps pour finir les fruits. Nous nous réinstallâmes l'un contre l'autre. L'encerclant de mes bras, j'enfouissais mon visage dans ses cheveux humant son odeur. Je ne sais combien de temps je me délectais de son odeur lorsqu'une question me vint à l'esprit.

« Kate ? » l'appelais-je doucement, peu désireux de rompre la quiétude de l'instant.

« Mmm… » Souffla-t-elle, d'une voix endormie.

« Comment as-tu su que Roy était le coupable ? »

« Je n'étais pas sûre, une intuition et surtout j'ai entendu son alibi principal dire qu'il soupçonnait Roy car il lui avait demandé de mentir en affirmant qu'ils étaient ensemble le soir du meurtre. Après la suite est logique. » m'expliqua-t-elle en penchant la tête, arquant délicatement son cou.

« En effet c'est curieux, pourquoi mentir si on a rien à se reprocher ? » approuvais-je en embrassant la peau qu'elle exposait à ma convoitise.

« Tout à fait ! D'ailleurs cet alibi de pacotille devra répondre devant la justice de son mensonge. » s'exclama-t-elle en fermant les yeux, savourant la caresse de mes lèvres.

Je souris avant d'embrassant sa tempe. Cette femme ne cessait de m'étonner par sa droiture. Je l'admirais tant.

« Ma KB incorruptible ! » déclarais-je fièrement.

Je l'entendis rire, se tournant vers moi, elle m'embrassa.

« Hum je ne sais pas… Tu m'as déjà corrompue plus d'une fois ! J'ai profité de ma position de muse assez souvent, avant je n'aurais jamais envisagé de faire cela. » répliqua-t-elle en fronçant légèrement les sourcils.

Je la serrais contre moi, l'embrassant avec fougue.

« Hum, j'aime vous corrompre détective ! » soufflais-je avec un sourire coquin.

Elle rit, enfouissant sa tête dans mon cou, et nous restâmes ainsi un long moment, elle serrée contre moi positionnée à califourchon dans mes bras. Après avoir encore profité du lieu, nous rangeâmes nos affaires, regagnant la plage pour aller faire notre promenade. Nous empruntâmes la célèbre promenade de Riegelmann où nous marchâmes toujours main dans la main pendant un certain temps. J'avais le sentiment depuis la veille de vivre un rêve éveillé. Notre nuit avait été magique et ces instants si simples me comblaient. J'avais la confirmation que c'était tout sauf que du physique entre nous. Il était certain que l'attirance mutuelle était forte, mais quand on arrivait à être si bien que je l'étais c'est qu'il y avait beaucoup plus. Elle m'avait fait attendre, beaucoup mais je me rendais compte qu'elle se donnait entièrement dans ce "nous" que nous n'avions cessé de construire en quatre ans. Notre tranquillité fut soudain troublée par le téléphone de Kate qui vibra dans sa poche de jean. Elle décrocha :

« Beckett ! »

« ... »

« Ok Lanie on arrive mais comment ça se fait que c'est toi qui appelle ? »

Kate me regarda avec un sourire.

« ... »

« Ok bon écoute je suis là d'ici une heure et demi, le temps que je passe prendre Castle et on arrive. »

« ... »

« Oui tout à fait je passe le chercher qu'est-ce que tu t'imagines ? Allez à plus Lanie. »

Elle raccrocha et éclata de rire. Sa joie était très communicative dans ces instants-là.

« Bon Lanie la fouine va certainement nous faire subir un interrogatoire » me dit-elle entre deux rires.

« Tenons bon détective ! » riais-je en imaginant parfaitement l'interrogatoire auquel nous aurions droit.

Elle rit de nouveau de son rire cristallin qui gonflait mon cœur d'amour pour elle. D'un commun accord, nous reprîmes la moto et elle nous conduisit vers la ville. Le chemin se fit dans la plus parfaite détente. J'enserrais sa taille posant ma tête entre ses omoplates savourant l'instant. J'étais si détendu, que je relâchais ma prise m'endormant. C'est Kate qui saisissant mes mains les raccorda à elle en criant.

« Qu'est-ce que tu fais Castle ? Accroche- toi! Ce n'est pas le moment de dormir ! »

« Désolé mon amour mais tu m'apaises tant, que je m'endors. » Lui répondis-je resserrant mon étreinte appuyant ma tête dans son dos, appréciant les yeux fermés, la proximité d'avec elle.

« Dis de suite que je suis ennuyeuse ! » s'exclama-t-elle d'un ton clairement outré.

Je me redressais d'un coup, choqué qu'elle puisse mal interpréter mes propos.

« Ça ne va pas ! Tu es la personne la moins ennuyeuse que je connaisse ! » Me radossant à elle je fermais les yeux de nouveau « Mais ta présence m'apaise. Jamais encore une femme n'avait eu cet effet sur moi. » L'informais-je après l'avoir serré encore plus fort me délectant de sa chaleur et de sa divine odeur.

Kate

Je sentais ses bras autour de moi, ses caresses furtives lorsqu'il bougeait se repositionnant contre mon dos. Mon cœur s'emballait à chacun de ses contacts. Je soupirais car je savais que la journée serait longue, avant que nous puissions nous câliner de nouveau. J'espérais rapidement conclure cette affaire pour rentrer chez moi et retrouver les bras de Rick. Nous passâmes chez moi pour que je me change puis enfin chez lui. Ce fut rapide car les autres occupants du loft n'étaient pas là. Cela m'arrangeait, non pas que j'avais honte de la relation que j'avais avec Rick mais je voulais garder cette relation secrète encore un petit moment, du moins aux yeux de mes collègues car je ne pouvais décemment pas demander à Rick de cacher trop longtemps notre histoire à sa fille et sa mère. D'ailleurs je ne lui demanderais pas cela.

Nous arrivâmes au 12th et dans l'ascenseur je me tournais vers lui, arrêtant la cabine. Je l'embrassais tendrement, lui communiquant tout mon amour.

« Dernier baiser Rick avant ce soir ! » déclarais-je en plongeant mon regard dans le sien.

Il m'observa en silence un long moment, et je craignis qu'il le prenne mal. Je venais de lui faire comprendre que je voulais que notre relation reste secrète, alors que j'étais persuadée que lui voulait la crier au grand jour. J'espérais vraiment qu'il comprenne que ce n'était pas une question de honte mais que je n'étais pas prête encore à dévoiler mon amour au grand jour et surtout je ne voulais pas que notre idylle entrave notre travail. Gates n'attendait certainement qu'une raison comme celle-ci pour virer Castle. Il soupira puis me regarda avec un sourire, caressant ma joue, il me dit après un second baiser langoureux.

« Je comprends Kate. Je sais que pour toi c'est difficile d'exprimer tes sentiments. J'attendrais le temps que tu sois prête et puis entre nous Gates nous tomberait certainement dessus si nous passions notre temps à nous bécoter au poste. » Il déposa un baiser furtif sur mes lèvres et poursuivit « Et ça peut être assez drôle ! Je suis sûr que tu ne tiendras pas deux jours. »

Je le scrutais pour essayer de déceler de la tristesse ou de la déception mais je ne rencontrais qu'une lueur joyeuse. Je lui souris puis l'attrapant par le col, je le plaquais contre la paroi pour un baiser fougueux, passionné, lui arrachant un gémissement de satisfaction. Il participa activement et prise à mon propre piège je gémis à mon tour. A bout de souffle nous nous séparâmes.

« Qui de nous deux ne tiendra pas deux jours ?» Lui demandais-je tentant de reprendre mes esprits, tandis que je m'éloignais de lui, alors qu'il restait pantelant contre la paroi de l'ascenseur.

J'appuyais de nouveau sur le bouton stop et l'appareil se remit en marche. J'entendis déglutir mon partenaire. Un râle lui échappa et il se rajusta, passant une main dans ses cheveux.

« Vous ne perdez rien pour attendre détective Beckett ! » souffla-t-il en venant se coller à mon dos.

Pinçant mes lèvres, je ne répondis rien, ne voulant pas que les choses dérapent. Souriante je sortis de la cabine suivie de près par mon acolyte. Nous arrivâmes à la morgue dans un silence serein et complice. Lorsque nous entrâmes, Lanie nous observa un long moment fronçant les sourcils. Nous la scrutâmes à notre tour en silence.

« Toi t'as des choses à me raconter ! » constata-t-elle après quelques minutes.

J'ouvris puis refermais la bouche regardant Rick dont les yeux étaient ronds comme des soucoupes. Elle ne pouvait pas avoir deviné, nous ne laissions rien paraître.

« Bien euh Lanie qu'est-ce qu'on a ? Et surtout comment se fait-il que le corps soit déjà là au lieu d'être sur les lieux du crime ? » esquivais-je en m'aventurant vers un sujet plus neutre.

« Tout simplement parce que cette affaire t'as été refilée par Karpowsky. Elle a eu une grosse arrestation qui lui est tombée dessus alors qu'elle commençait l'enquête, et elle n'a pas pu la terminer ! » m'expliqua Lanie en me fixant de son regard perçant.

« Ok donc j'attends ton rapport, qu'est-ce qui a tué notre victime ? » acquiesçais-je en ignorant le regard insistant de ma meilleure amie.

Lanie me fit son compte rendu, expliquant qu'après avoir été battu notre homme avait été étranglé à mains nues, que seul un homme de forte corpulence pouvait avoir fait le coup. Nous la remercions et alors que nous quittions la morgue mon amie m'interpella.

« Dis-moi est ce que tu peux demander à tes amis du service des recherches de me retrouver un homme pour moi ? » s'enquit-elle avec un sourire rêveur.

Je me retournais et la toisais surprise. Ce n'était pas le genre de Lanie de chercher les hommes. En général ils venaient à elle sans qu'elle ait besoin de les chercher.

« Euh mais pourquoi faire ? » l'interrogeais-je après avoir échangé un regard intrigué avec Rick.

« Eh bien figure toi qu'il y a quelques jours j'ai rencontré une petit canon dans l'ascenseur. Notre discussion n'a été que furtive et avec Esposito dans mes pattes, je n'ai pas eu le temps de lui donner mon numéro. » m'expliqua-t-elle avec un sourire idiot.

J'ouvrais la bouche en grand et mes yeux s'écartaient tant qu'ils auraient pu sortir de leur orbite tandis que Castle éclatait de rire. Je lui lançais un regard noir pour qu'il arrête mais cela n'eut aucun effet puis emporté par son hilarité et l'air ahurit de Lanie, j'éclatais de rire à mon tour. J'allais devoir dire à ma légiste que son coup de foudre n'était autre que sa meilleure amie. Cela lui ferait certainement un choc mais je ne pouvais pas la laisser espérer un homme qui n'existait pas.

« J'ai raté un épisode ? » S'enquit-elle, sans se départir de son air effaré.

« Je…Je t'expliquerais plus tard Lanie, pour l'instant…j'ai une enquête à mener. » Lui dis-je en essuyant mes larmes.

Nous quittâmes rapidement la morgue sous le regard inquisiteur de mon amie.

« Décidemment, je vais devoir surveiller mes arrières. Je vais me méfier de vos soirées entre filles maintenant ! » Me dit mon partenaire taquin.

Je lui donnais un coup de coude, sourire aux lèvres. J'avais l'impression que depuis que nous étions ensemble ma vie n'était que sourire et éclats de rire. J'espérais sincèrement que le reste de mon existence le serait tout autant, mais avec Richard Castle à mes côtés nul doute n'était permis.


Voila les gens j'espère que vous avez aimé moi j'avais aimé l'écrire avec GIlles in love à plush