Hey ! Comment allez-vous ? J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, que j'ai encore divisé en deux c'est pour ça que j'ai mis autant de temps à l'écrire. Pardon pour l'attente ! Le bon point, dans cette histoire, c'est que le prochain chapitre est déjà à moitié écrit !

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, cette histoire ignore les évènements d'Infinity War (je pense que vous l'aviez tous compris) ET ceux de Ant-Man et la Guêpe. Je n'ai vu le film que très récemment et j'ai commencé à écrire ces chapitres en ignorant l'histoire. Il n'y a donc pas de spoilers pour ces deux films. On peut considérer que l'histoire se déroule quelques mois après Civil War. Je préfère également que tout se passe après les évènements de Black Panther et qu'il pourrait y avoir de légers spoilers pour ceux qui n'ont pas vu le film.

Merci à Hell and Cie et GrizzlyFr pour avoir ajouté cette histoire à leur liste d'alerte et/ou d'histoires favorites ! ;)

Également un grand merci à Quilathea et Lau'7 pour vos reviews ! Vous n'imaginez pas à quel point c'est encourageant.

Bonne lecture:)

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Être un Stark avait ses avantages et ses défauts. Tony avait du mal à faire la différence entre les deux.

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Peter avait la légère impression qu'il venait de faire la plus grosse bourde de sa vie. Ce qui lui donnait cette impression ? Oh, c'étaient probablement les yeux ronds des Avengers. Et peut-être les bouches entrouvertes de Sam Wilson et Scott Lang, aussi. Les autres avaient l'air d'avoir gardé un minimum de maîtrise et étaient parvenus à garder une expression un tant soi peu digne. L'adolescent avait tout de même réussi à briser les façades soigneusement neutre des trois Avengers les plus connus, à savoir Captain America, Hawkeye et Black Widow. Il avait le sentiment que peu de gens était parvenus à réaliser cet exploit.

Spider-Man eut l'impression que le silence qui suivit sa déclaration parut durer une éternité, pourtant il fut entièrement conscient que seules quelques secondes s'écoulèrent avant que Lang ne s'exclame :

« Mais bon sang, tu es un gamin ! »

– S'il vous plaît, fit Peter, qui sentait la frustration l'envahir. Est-ce que l'on pourrait oublier les remarques sur mon âge deux minutes ? »

Cela parut faire réagir Steve Rogers, qui sortit de son silence inhabituel. Son expression devint moins fermée et plus chaleureuse.

« Désolé, hum… Peter, répondit-il. On est un peu surpris. Mais, en ce qui me concerne... »

Le héro renégat s'interrompit pour fouiller dans les poches, et en sortit un téléphone qui avait l'air assez ancien. Il le tendit au jeune homme, qui le prit avec précaution, et reprit :

« J'ai promis à Tony que, s'il avait besoin de moi un jour, je serais là. Il est temps que je tienne cette promesse. J'espère que tu comprendras que je ne veux pas obliger les autres à s'impliquer dans cette affaire s'ils ne le veulent pas. C'est leur choix. »

Il tendit sa main, pour la poser sur l'épaule de plus jeune, qui avait encore à réaliser ce qu'il venait de dire. Peter finit par lever la tête, et sentit un grand sourire s'étirer sur son visage.

« Merci, Captain. Vous n'imaginez pas à quel point ça compte pour moi, lui annonça-t-il.

– Appelle-moi Steve, veux-tu ? »

Steve secoua la tête et son air bienveillant redevint plus grave. Il articula péniblement, comme si les mots le peinaient :

– Je suis désolé pour tout ce qui c'est passé.

– Présente plutôt tes excuses à Tony quand on le reverra, intervint Natasha, qui s'approcha des deux. Tu peux compter sur moi aussi, Peter. Je m'appelle Natasha, mais je pense que tu le savais déjà. Pardon pour l'accueil qu'on t'a réservé.

– Merci Madame-euh, Natasha. Et, vous savez, ce n'est pas grave. C'était plutôt compréhensible.

Peter se tut quelques instants, pour lancer un regard empreint d'excuses aux trois autres adultes. Il fut surpris mais soulagé de constater que ces derniers semblaient eux aussi moins tendus, comme si leur attitude se calquait sur les humeurs de Captain America. Clint Barton soupira, l'air faussement ennuyé, puis déclara :

– Bon, puisque vous deux vous êtes décidés, je ne peux pas vraiment faire marche arrière maintenant, n'est-ce pas ?

– Arrête, Barton, on voit bien que t'as envie de participer. Le gamin t'as rendu complètement gaga, ricana Wilson.

– Ferme-là, Sam, tu-

– Calmez-vous, cervelles de moineaux, intervint malicieusement Natasha. Wilson, Lang, vous voulez participer aussi ?

Scott adressa un grand sourire à Peter, qui un peu gêné, le lui rendit. La main de Steve était toujours sur son épaule, et l'adolescent devait se concentrer parce que sérieusement la main de Captain America était sur son épaule et il lui avait dit de l'appeler Steve et il comptait s'excuser auprès de Monsieur Stark et il allait l'aider à le retrouver et Peter avait envie de pleurer de joie et-

« C'est toujours un plaisir de donner un coup de main à Captain America, affirma Scott qui paraissait se retenir de sourire en voyant l'expression de Spider-Man. Et puis, entre exosquelettes, on doit se serrer les coudes. »

Wilson ne dit rien mais s'approcha de Peter, qui déglutit en se remémorant leur combat à l'aéroport. Il plissa les yeux avant de demander au plus jeune :

« Est-ce que tu comptes me coller une nouvelle fois au sol avec tes toiles ? »

Spider-Man cligna des yeux.

« Euhm, non, monsieur, articula-t-il, confus.

– Bon, dans ce cas je marche !

– Ben alors, Sam, ricana Barton, on s'est entiché du gamin ?

– Un peu de sérieux, messieurs, gronda gentiment Steve. On devrait se séparer en deux groupes. On serait trop repérables si on allait tous en même temps à l'adresse du Docteur Cho.

– Steve a raison, renchérit Natasha. Deux groupes de trois seront plus discrets. Wilson et Barton, vous venez avec moi. On va repasser par l'abri pour récupérer du matériel.

– Ce qui fait qu'on fait équipe avec Captain America, termina Scott. C'est pas cool, Spider-Man ? »

Peter hocha la tête, reconnaissant du fait que l'homme soit aussi sympathique. Il indiqua :

« On devrait y aller. Monsieur Rhodes est parti au complexe, il devrait bientôt revenir. On aura peut-être plus d'informations de disponible quand on sera arrivé.

– Très bien, répondit Rogers. Allons-y. Natasha, Sam, Clint, vous nous rejoignez dès que possible ?

– Affirmatif, Capitaine, fit Barton. À toute à l'heure, Spider-Man.

– À plus tard, monsieur. »

Il avait décidément du mal à ne pas bondir d'excitation. L'archer lui adressa un signe de la main.

« Appelle-moi Clint. Encore désolé pour toute à l'heure.

– Pas de problème, Clint, » sourit Peter.

L'adolescent se retrouva seul avec Ant-Man et Captain America une poignée de secondes plus tard. Il leur adressa un sourire gêné.

« On y va ? Leur demanda-t-il. Ça devrait nous prendre une quinzaine de minutes, ce n'est pas très loin d'ici.

– On te suit, Peter, confirma Steve.

– J'ai juste besoin de me changer. J'aimerais éviter de me balader dans mon costume, ça risquerait d'attirer l'attention sur vous. »

Une fois que cela fut fait, les trois se mirent en chemin. Les deux hors-la-loi avaient enfilé des lunettes de soleil et des casquettes, et malgré la simplicité de ces déguisements ces derniers semblaient remplir parfaitement leur rôle. Les rues étaient de toute façon quasiment désertes. Le garçon, lui, n'osa plus rien dire. Ce fut Lang qui repris la parole :

– Dites, Cap-euh Steve, loin de moi l'idée de vous critiquer, mais qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Un instant, vous étiez prêt à bondir sur Peter et le suivant vous avez complètement changé d'attitude.

– Je pourrais te demander la même chose, Scott, rétorqua Steve avec l'ombre d'un sourire. Tu nous appelles pour nous prévenir que tu as croisé Spider-Man et que tu risques d'avoir des ennuis, et trente secondes plus tard tu nous demandes de venir à sa rencontre. »

Lang dirigea son regard vers Peter, qui encore une fois, se contenta de déglutir. Il avait dû changer d'avis en voyant le jeune paniquer, ce qui était tout sauf glorieux. Mais il se contenta de lui faire un clin d'œil avant d'expliquer :

– J'ai compris à mi-chemin qu'il était sincère.

– Au début, enchaîna le blond en réponse à la question initiale, j'ai cru que Spider-man s'était lancé à notre poursuite. J'espère que tu ne le prendras pas mal, Peter, mais notre groupe est à cran depuis que nous sommes en fuite. Nous faisons confiance à Scott, mais nous te connaissions à peine.

– Je peux comprendre, le rassura Peter.

– Pourtant tu nous as fait assez confiance pour nous révéler qui tu étais, et ce dans le but d'aider Stark. Je pense que ça a surpris tout le monde. D'ailleurs, comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? »

Peter resta silencieux le temps de dépasser une femme et sa poussette, avant de reprendre :

« Il est venu me voir, après les cours, pour me demander de l'aider pour.. eh bien, vous savez pour quoi. »

Steve eut une drôle d'expression, et l'adolescent s'empressa d'ajouter à voix basse :

« Avant que vous ne fassiez une remarque sur le fait qu'il ait embarqué un mineur en Allemagne… J'étais déjà Spider-man avant, même si c'était depuis peu de temps. J'avais moi-même fait mon costume, qui était d'une toute autre qualité que celui que j'avais avant. Monsieur Stark m'a offert un nouveau costume, avec pleins de fonctionnalités, et il m'aide même à m'entraîner. Il m'a vraiment beaucoup aidé. S'il n'avait pas été là, je ne pense pas que j'en serais là aujourd'hui.

– J'ai peut-être été un peu trop vite à juger, avoua le héro. Excuse-moi.

– Mais, intervint curieusement Scott, comment tu l'es devenu dans ce cas ? Moi aussi, je pensais que c'est grâce à Stark que tu l'étais devenu.

– Je me suis fait mordre par une araignée radioactive. Mon ADN a muté. »

Des grimaces similaires passèrent sur le visage des deux adultes, et le reste du trajet se fit en silence.

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Le Commandant avait dû sortir de la pièce quelques minutes pour se calmer. Cela ne promettait rien rien de bon pour Tony, qui n'arrivait toujours pas à apercevoir la porte. Il n'avait même pas tenté de se défaire de ses liens, car ils étaient beaucoup trop serrés et cette tentative l'aurait plus blessé qu'autre chose.

Corll revint quelques minutes plus tard, plus glacial que jamais et à nouveau accompagné de deux larbins.

« Fini de jouer, grogna-t-il. Passons aux choses sérieuses. »

L'ingénieur ne répondit rien, attendant que l'autre homme continue. Ce dernier ne se fit pas prier.

« Vous n'êtes pas sans savoir qu'HYDRA se doit de rendre ce monde meilleur. Pour cela, nous avons besoin de récupérer certains éléments qui nous appartenaient de droit. »

Cela ne faisait même pas cinq secondes que Ronny parlait et Tony avait déjà compris de quoi il s'agissait. Il leva les yeux au ciel.

« En d'autres termes, Stark, je veux que vous m'indiquiez la localisation des Avengers considérés comme fugitifs. Je veux aussi des détails sur tout ce qui se rapproche de près ou de loin d'eux. »

Oh, mais quelle surprise. Le mécanicien sourit, avant de railler :

« Sérieusement ? Je crois que vous vous êtes trompé de personne à interroger, Commandant. Auriez-vous, par hasard, raté les évènements de ces derniers mois?

– Je sais très bien ce qu'il s'est passé entre vous et Rogers, répondit l'autre d'une voix mielleuse. Vous êtes donc la personne la plus apte à me fournir des réponses. N'avez-vous pas envie que justice vous soit faite ?

– Si je n'avais pas été attaqué, kidnappé puis attaché à cette chaise, j'aurais peut-être accordé quelques nanosecondes de réflexion à cette pensée.

– N'en avez-vous pas assez d'être blâmé sans cesse ?

– Ronny, arrêtez donc de me prendre par les sentiments. Vous allez me faire pleurer. »

L'œil droit de Corll tressaillit, signe d'irritation.

« Si vous vous montrez coopératifs, je suis certain que nous pouvons nous arranger pour vous accorder une pièce plus confortable.

– Mais bien sûr, Ronny. Vous pensez réellement que j'ai la moindre idée d'où ils se trouvent ? Je n'ai plus aucune nouvelle d'eux, et c'est mieux comme ça. Croyez-moi, si vous essayez de vous en prendre à eux, ils vont vous faire mordre la poussière.

– Serait-ce une menace ?

– Une mise en garde, corrigea Tony.

– Ne croyez pas une seule seconde que je n'ai pas réfléchi à la manière dont je vous ferais parler si vous refusiez de coopérer.

– Je tremble de peur.

– Je vais vous donner une autre chance, Stark. Ne la gâchez pas. Où sont les Avengers ? »

L'un des gardes s'approcha de l'inventeur, semblant faire de son mieux pour avoir l'air menaçant. Tony leva un sourcil à son intention, lui montrant qu'il n'était pas vraiment intimidé, et répliqua :

« Alors, là, chef, vous me posez une colle. Par contre, j'ai moi aussi une question pour vous. Comment est-ce que vous vous y êtes pris pour désactiver mon intelligence artificielle ? Je suis un peu vexé.

– Je crains que cela ne soit un secret, Stark, ricana Ronald, visiblement satisfait d'avoir surpassé le génie.

– Technologie Wakandienne, pas vrai ? »

Un nouveau tressaillement d'œil confirma son hypothèse, et son interlocuteur se renfrogna. Tony soupira.

« Il va vraiment falloir que je me mette à jour.

– Stark, il me semble vous avoir posé une question, gronda le Commandant.

– Et il me semble vous avoir répondu, Capitaine. »

Le mécanicien reçut un coup de ventre et il tenta en vain de se plier en deux, le souffle coupé. Il retint un grognement.

« Ma patience a des limites. Ne soyez pas trop insolent, vous n'êtes pas en position de force.

– Sans blague ? Je ne m'en étais pas rendu compte. »

Le garde le frappa une nouvelle fois. Tony ne put retenir un gémissement en sentant l'une de ses côtes se mettre à le lanciner.

« Nous avons cherché à les appâter, repris Corll, sifflant de mépris. L'un de nos fournisseurs s'est mis à vendre de puissantes armes à de simples criminels pour mettre le chaos. Mais nous n'avons eu aucun résultat. Nous avons donc décidé d'employer les grands moyens. Avec quelques simples gadgets venant du Wakanda, ce ne fut pas bien compliqué.»

Le mécanicien eut la vision fugace de Steve au supermarché suivie d'un costume en cendres.

« Vous avez aussi désactivé mon armure avec vos soi-disant gadgets, comprit-il.

– Quelle perspicacité, ironisa son ennemi. Je n'en attendais pas moins de votre part. Malheureusement pour vous, nous ne sommes pas ici pour tester votre intelligence.

– Pas que j'ai vraiment besoin de la tester.

– Bon sang, mais faites-le taire, il est insupportable !

Après avoir frappé une nouvelle fois le milliardaire pour faire bonne mesure, l'un des gardes sortit de la salle et revint très peu de temps après, un morceau de tissu à la main. Il s'en servi pour bâillonner le prisonnier.

Tony souffla bruyamment. Le Commandant scruta son air ennuyé avec un sourire mauvais, et ordonna à des subordonnés :

« Je veux que l'un d'entre vous enlève Stark de cette chaise et le laisse attaché sur le sol. L'autre va prévenir l'unité d'intervention. Allez m'attraper ce Spider-Man. »

Tandis que les deux gardes s'exécutaient, Tony sentit la crainte lui brûler l'estomac. Mais ce n'était pas pour lui qu'il avait peur. Ronald ricana.

« Procédons à une première petite séance d'aveux. Si vous ne vous montrez pas très coopératifs, je suis certain que notre araignée préférée parviendra à vous rendre plus loquace. »

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« Peter ? C'est une laverie. »

L'adolescent se retourna vers Scott, un sourire au coin des lèvres.

« C'est exactement ce que j'ai pensé quand je suis venu ici. Venez. »

Il les guida jusqu'à l'arrière boutique, où le docteur Cho les attendaient. Son visage s'éclaira lorsqu'elle aperçut les nouveaux venus. Elle les salua :

– Ravie de vous revoir, Steve. Enchantée, Monsieur Lang. Je suis le docteur Cho, mais vous pouvez simplement m'appeler Helen.

– Bonjour, Helen, répondit le blond tandis que Scott lui serra la main, un peu gêné. Natasha, Clint et Sam vont bientôt arriver.

– Merci infiniment d'être venus. Merci beaucoup, Peter. »

Le garçon sourit, un peu embarrassé, et la doctoresse les guida jusqu'à la salle souterraine où ils avaient reconnecté F.R.I.D.A.Y. Pepper et le colonel Rhodes, encore en armure, s'y trouvaient et discutaient vivement.

« -pas une trace, Pepper, l'entendirent-ils dire. Tout ce que j'ai trouvé, ce sont les restes des pièges de Tony. Il n'y avait rien d'autre, même à l'extérieur. »

Les deux amis du milliardaires remarquèrent les arrivants et se tournèrent vers eux. S'ils se tendirent légèrement à la vue de Rogers, ils ne laissèrent paraître aucune autre marque d'inconfort et les saluèrent avant de leur faire un bref résumé de la situation.

Les caméras cachées de Stark leur avait déjà tout dévoilé, même une fouille du complexe n'avait pas permis une autre découverte.

« Retour à la case départ, conclut Rhodes.

– Peter nous a parlé d'une adresse, intervint Scott, ce qui attira l'attention des autres sur lui. Qui aurait été une sorte de piège.

– Oui, confirma Pepper. Tony a envoyé son armure là-bas, et on a perdu tout contact avec elle.

– Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d'y jeter un coup d'œil en personne ? »

Même si Peter trouvait l'idée d'Ant-Man tout à fait logique, cela provoqua quelques grimaces. Pepper pensa à voix haute, confirmant probablement ce qu'avait en tête tout le monde :

– Ce serait sûrement dangereux.

– Comme pour le complexe, rappela le colonel. Si on évite tout ce qui est dangereux, on ne pourra pas avancer. Lang a raison, on devrait y aller.

– On pourrait y aller à plusieurs, proposa Peter, qui réfléchissait à toute allure. Si on pense qu'il pourrait avoir l'armure ou des agents d'HYDRA là-bas, ce serait mieux. Mais il ne faut pas y aller dans l'intention de battre, comme vous avez fait pour le complexe, Monsieur Rhodes. Il faut plutôt jouer sur la discrétion pour récupérer un maximum d'informations, c'est possiblement notre seule chance d'en avoir. Si on se rate, on n'aura plus aucune piste et cela risque vraiment de tout compliquer. Trois personnes, c'est l'idéal. Il faudrait aussi que ceux qui s'y rendraient enregistre tout pour que les autres aient un rapport de la situation en temps réel. »

Il s'interrompit, sentant les regards attentifs des adultes sur lui. Rhodes eut un petit sourire.

« Je t'en prie, Mini-Stark, l'encouragea-t-il, dis-nous à qui tu penses.

– Hum, répondit le jeune en essayant d'ignorer le surnom qui lui chauffait les joues, eh bien, Monsieur Barton, Madame Romanoff et moi. Parce que Hawkeye et Black Widow sont doués pour la discrétion, et parce qu'avec mon costume et mes lanceurs de toiles je peux tout vous transmettre en direct et je peux neutraliser les agents qu'il pourrait y avoir sans les blesser pour les faire parler. Après, on pourrait aussi compter Ant-Man, parce qu'il peut rétrécir, mais quatre, ça risque d'être trop et ça ne sera pas forcément utile. On pourrait toujours ajouter une équipe de renfort.

– C'est une bonne stratégie, approuva Steve, ce qui contribua à faire rougir encore plus l'adolescent. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je pense qu'on pourrait essayer de faire ce que propose Peter. Clint et Natasha seront sûrement d'accord, nous avons seulement besoin d'attendre qu'ils arrivent.

– Est-ce que tu sais pour combien de temps ils devraient en avoir ? Demanda Pepper.

– Je dirais environ trois quarts d'heure.

– Vous n'avez qu'à vous reposer, en attendant, conseilla Helen. Je vous préviendrai s'il y a du nouveau. Il y a des aires de repos, vous n'avez qu'à y aller vous asseoir si vous en avez envie. »

Elle leur désigna un coin avec des canapés et des fauteuils, mais l'attention de Peter fut vite attirée par le colonel, qui s'approcha de lui tout en s'extirpant de son armure. Ses jambes artificielles vrombissaient doucement et le garçon résista à l'envie de les examiner en longueur.

– Bonjour, Monsieur.

– Salut, Peter, répondit Rhodes. Je t'ai déjà dit que tu pouvais m'appeler James, tu sais ? Ou, si tu préfères faire comme Tony, Rhodey. En revanche j'apprécierai beaucoup que tu évites de m'appeler 'Mon ours au miel'. Cela serait un peu gênant.

– Je pense que je vais éviter, oui.

– Que je ne t'entende plus m'appeler 'Monsieur.'

– Compris, Colonel. »

Rhodes souffla bruyamment.

« Qu'est-ce que je disais, reprit-il. Un vrai Mini-Stark. Plus sérieusement, comment est-ce que tu vas ?

– Ça va, répondit l'adolescent, sans vraiment savoir s'il disait ça pour rassurer le colonel ou lui-même. J'ai rencontré les Avengers, ce qui a été super cool sur le moment, mais là.. Je m'inquiète surtout pour Monsieur Stark.

– Moi aussi. Il arrive toujours à s'attirer les pires problèmes, lui... Ce n'est quand même pas croyable. Ce qui est également très inquiétant, c'est de se dire qu'HYDRA a mis la main sur de la technologie wakandienne, ce qui pourrait signifier qu'il y aurait un autre trafiquant au Wakanda. »

Peter ne sut pas quoi répondre, trop occupé à réfléchir aux paroles du colonel. Il n'avait pas pensé à ça.

– Va donc te reposer, lui intima doucement James. Tu as l'air épuisé, et on a besoin d'un Spider-man en pleine forme pour notre mission.

– D'accord, Mons- James.

– Bien rattrapé. »

Le garçon se dirigea vers l'aire de repos qu'Helen leur avait indiquée, où il trouva Scott assis. Ce dernier lui fit signe de s'asseoir à côté de lui.

« Où est tout le monde ? lui demanda Peter une fois installé.

– Je ne suis pas sûr. Je crois que Captain est parti parler avec le docteur Cho et Madame Potts. Tu veux essayer de dormir un peu ?

– Je ne sais pas si je vais y arriver, avoua le jeune. Dites, à propos de tout à l'heure, quand j'ai cru que vous étiez parti…

Il s'interrompit, n'osant pas vraiment finir sa phrase, mais l'adulte sembla immédiatement comprendre ce dont il parlait et le rassura aussitôt.

– On a tous le droit de paniquer. Ce n'est pas parce que tu es un super héro que tu es exempté de peur. Le plus important, c'est de ne pas la laisser t'empêcher d'avancer. Wow, je ressemblais vraiment à Captain America là, tu ne trouves pas ? J'ai une idée. Si tu ne peux pas dormir, ça t'intéresserait que je te raconte des anecdotes ? On en apprend, des choses, quand on vit avec les Avengers. »

L'adulte se lança dans un long récit, et Peter l'écouta avec attention, heureux de pouvoir diriger sa concentration et ses pensées sur autre chose. Scott commença par lui raconter comment il était devenu Ant-Man, et lui parla longuement de sa fille Cassie. Il lui expliqua aussi qu'il s'était retrouvé coincé dans l'univers quantique, dans le monde de l'infiniment petit et prit le soin de préciser qu'il avait été terrifié, et que d'y repenser le mettait encore mal à l'aise, comme s'il souhaitait renouveler une nouvelle fois ses propos sur la peur. C'était sûrement le cas.

Il lui indiqua comment il avait rencontré les Avengers, et ce qu'il s'était passé après la bataille en Allemagne. Les fugitifs ne s'étaient pas contentés de se cacher, ils s'étaient également mis à la poursuite des agents d'HYDRA à travers le globe.

« On n'en a pas trouvé beaucoup, précisa-t-il d'un air contrit. Mais ça fait toujours ça de moins.

– Et l'ami de Monsieur Rogers ? Il va bien ?

– Il est en sécurité, » sourit Scott.

Comprenant qu'il n'obtiendrait pas plus de détails, Peter ne chercha pas à insister et changea rapidement de sujet, demandant à son interlocuteur comment s'était de vivre avec les Avengers. Les yeux de Scott s'animèrent.

– Au quotidien, ce sont vraiment des gens normaux. C'est bizarre, parce que ce sont des super-héros, pas vrai ? Mais ils ont tous leurs petites habitudes, c'est d'ailleurs parfois assez drôle, et- Ah, regarde, les voilà. »

L'adolescent suivit son regard, et aperçut Falcon, Hawkeye et Black Widow, encore dans leurs tenues de civils, arriver dans l'immense salle souterraine et venir saluer Rhodes.

« Sam s'en veut encore pour l'accident du colonel, indiqua Scott à voix basse, tout trace d'humour disparue. Il se considère responsable pour ce qui est arrivé.

– Il y avait plusieurs facteurs à prendre en compte, non ?

– C'est souvent plus simple de blâmer quelqu'un. Parfois, on se juge soi-même coupable. »

Ils observèrent silencieusement Rhodes, qui avait du sentir l'inconfort de Wilson, le saluer chaleureusement et discuter avec lui.

– C'est bizarre, commenta Peter. À les voir… c'est comme s'il ne s'était jamais rien passé.

– Tu as raison. Je pense surtout que tout le monde met temporairement les évènements passés de côté pour pouvoir se concentrer sur la mission actuelle. Je ne connais quasiment pas Stark, mais ça veut sûrement dire que malgré les désaccords qu'il y a eu, ils tiennent quand même à lui. C'est plutôt bon signe, tu ne trouves pas ?

– C'est vrai. Ça risque de faire bizarre quand tout sera terminé. Personne ne va savoir comment se comporter.

– Ah, ça, je ne te le fais pas dire. Comment est-ce que Stark va réagir, à ton avis ?

– Je n'en ai pas la moindre idée. Mais, si c'est ce que vous craignez, il ne vous arrêtera pas.

– Je sais, sourit Ant-Man, tu nous l'as déjà fait comprendre. Mais par pitié, arrête de me vouvoyer. »

Ils furent interrompus par Clint qui se dirigea vers eux. Il avait des lunettes de soleil sur le nez, qu'il enleva d'une main lorsqu'il arriva à leur niveau, et un sac à dos assez bien rempli sur les épaules.

« Re-bonjour, les salua-t-il. Steve m'a mis au courant. Tu vas faire équipe avec nous, Spider-Man ?

– Oui, monsieur. On vous a déjà tout expliqué ?

– Clint, pas monsieur.

– Oups, » fit Peter, l'air faussement désolé.

Clint s'esclaffa.

« Je connais le plan dans les grandes lignes. On va probablement avoir une autre petite réunion, histoire de vérifier qu'on est bien au point, mais ça va sûrement être très rapide. On n'a pas le temps d'enchaîner les préparations. »

L'archer eut raison. Le rassemblement fut très concis, servant seulement à vérifier que tout le monde était d'accord quant au plan à respecter. Une demie-heure plus tard, Clint, Natasha et Peter, équipés (et déguisé pour le dernier) se trouvaient dans une voiture en direction des entrepôts, suivis de près par un autre véhicule qui contenait Scott et Steve. Falcon, lui, patrouillerait aux alentours pour repérer d'éventuelles activités suspectes.

Ils arrivèrent à destination peu après, et prirent le soin de se cacher à une distance raisonnable de leur cible.

« Karen, est-ce que tu détectes des caméras ? demanda l'adolescent dans le vide, ce qui provoqua des regards curieux de la part de ses coéquipiers.

– Il y en a douze, dont quatre situées à l'extérieur, répondit rapidement l'intelligence artificielle en se connectant à la radio de leur voiture, permettant ainsi aux deux espions d'entendre sa réponse. Ce sont d'anciens modèles. Je peux y accéder et les pirater.

– Ce serait parfait, acquiesça Natasha, qui comprit rapidement la nature de Karen. Tu as ta propre intelligence artificielle, Peter ?

Il hocha la tête.

« Monsieur Stark l'avait intégrée dans mon costume. »

Une fois que Karen leur annonça qu'elle avait trafiqué les images relayées par les caméras de surveillance, les trois sortirent du véhicule, s'approchant de leur objectif avec prudence. L'entrepôt avait l'air abandonné depuis un certain temps la peinture était défraîchie, abîmée par des années à subir le vent, la pluie et autres intempéries, et la mauvaise herbe avait réussi à percer le goudron et envahissait les alentours. Les seules traces qui prouvaient une récente activité étaient cette même mauvaise herbe, écrasée devant les larges portes du bâtiment.

« Il y a une ouverture à travers la toiture, leur annonça Falcon dans leurs oreillettes. Faites attention, il y a du monde à l'intérieur. Trois signatures thermiques, toutes regroupées autour de quelque chose.

– Compris, merci Sam, répondit Clint à voix basse. »

Ils s'approchèrent des murs, n'ayant plus besoin de se soucier des caméras. Natasha murmura à Peter :

« Vas-y, Spider-man. Va là haut, mais n'entre pas immédiatement. On te rejoint rapidement. »

Il obéit silencieusement, et escalada les parois avec facilité. Il repéra facilement l'ouverture dont avait parlé Wilson. L'une des plaques de taule avait dû s'envoler suite à des vents violents, et personne n'avait pris la peine de la remplacer. Spider-Man risqua un coup d'œil à l'intérieur. Il distingua trois silhouettes, regroupées autour d'une quatrième forme inanimée qui avait elle aussi une forme humanoïde.

« Il y a l'armure, chuchota l'adolescent pour ses coéquipiers. Les trois personnes sont regroupées autour. Je crois.. qu'elles essayent de l'ouvrir. »

Clint et Natasha le rejoignirent quelques secondes plus tard, et regardèrent eux aussi par le trou en prenant le soin de ne pas faire d'ombres.

Communiquant par signes, qu'ils avaient rapidement appris à l'adolescent pour qu'il ne se sente pas perdu, ils se glissèrent sans un bruit à l'intérieur. Personne ne les repéra. Peter scruta plus en détail l'armure, ce qui lui permit de repérer un élément qui sortait de l'ordinaire. Il l'indiqua aux deux espions. Cela ressemblait à un disque noir, collé sur l'abdomen de l'armature de métal.

« C'est sûrement ce qui a désactivé l'armure, leur annonça Steve, qui surveillait la scène depuis les lentilles de Peter qui retransmettaient tout à ceux restés à l'extérieur. F.R.I.D.A.Y est en train de l'analyser, ça ressemble à de la technologie wakandienne. »

Il s'interrompit cepandant rapidement dans ses explications car l'un des hommes qui cherchait à ouvrir l'armure se mit à parler aux deux autres.

« Vous avez reçu les instructions ?

– Ouais, répondit l'autre avec un soupir. Le Commandant veut qu'on aille dans le Queens.

– J'ai même pas compris pourquoi on devait faire ça.

– Paraît que c'est pour faire parler Stark, il aime bien l'araignée et il est pas très bavard pour l'instant. »

Peter se tendit, soudain beaucoup plus attentif à ce qu'ils disaient. Il sentit des deux coéquipiers faire de même à ses côtés.

– Mais comment est-ce qu'on est censé attraper un gars en costume rouge qui vole quasiment et dont on connaît même pas l'identité ?

– Ça, grogna le troisième, c'est pas le problème de Corll. Ça va être à nous et au reste de l'équipe de se débrouiller.

Natasha tapota l'épaule de Peter, qui se retourna pour la regarder, et lui fit signe de s'éloigner. L'équipe ressortit, se posant avec précaution sur la toiture, et se mit à parler à voix basse. Le garçon demanda :

« Ils parlaient de moi, n'est-ce pas ?

– Je ne sais pas ce que tu en penses, Peter, mais je ne connais pas beaucoup d'araignées rouges qui se baladent dans le Queens, ironisa Clint. Mais au moins, on est sur la bonne voie.

– Le problème, intervint Natasha, c'est que maintenant ils en ont réellement après Spider-Man. Ce n'est plus un leurre.

L'adolescent se tut, songeur, et une idée germa dans son esprit.

« J'ai une idée, je pense que ça pourrait marcher.

– Il est hors de question que tu te laisses capturer, Peter, intervint aussitôt la voix de Scott.

– Non, se défendit le jeune, je ne pensais pas à ça. Je voulait leur laisser un de mes objets, par exemple un de mes lanceurs de toiles. Si je colle un traceur à l'intérieur, et ils l'emmèneront peut-être à la base où ils détiennent Monsieur Stark, pour l'examiner. S'ils ne parvienne pas à m'attraper, ils voudront sûrement tenter de récupérer des informations sur moi. Quand bien même ce ne serait pas la bonne, ça ferait toujours une autre base d'HYDRA à détruire.

– Décidément, lança Falcon par transmission radio, t'es pleins de bonnes idées, petit.

– Et comment est-ce que tu comptes faire ça, Peter ? Demanda Pepper.

– Je pourrais me faire repérer à l'intérieur. Faire semblant de chercher l'armure d'Iron Man, vouloir m'enfuir et malencontreusement faire tomber quelque chose dans le feu de l'action.

– Pendant ce temps-là, rajouta Clint, on pourrait aussi coller des traceurs sur leurs véhicules. Mais si la moindre chose dérape et devient un risque pour ta sécurité, Spider-Man, on attaque, c'est bien clair ? Tout le monde est d'accord pour que l'on fasse comme ça ? »

Même si certains étaient réticents, conscients et inquiets du danger que cette idée représentait pour l'adolescent, tout le monde finit par agréer après que les deux espions leur aient assurées à plusieurs reprises qu'ils interviendraient si les choses tournaient mal. Natasha nettoya consciencieusement le lanceur de toile que le jeune lui donna, effaçant ainsi d'éventuelles empreintes digitales qui pourraient compromettre son identité, et le redonna à Spider-man.

Peter se glissa donc une nouvelle fois à l'intérieur, le cœur battant la chamaille. Se déplaçant la tête à l'envers au plafond, il se positionna juste au dessus de l'armure, et lança une toile dessus, pour attirer l'attention. Il tira un peu, voulant tester le poids de l'objet.

Il ne s'attendit sûrement pas à ce que tout lui vienne dans les bras. Surpris par la légèreté de l'armure, ou bien peut-être par sa force qu'il avait mal mesurée, il manqua de la laisser retomber au sol. Il la rattrapa par la cheville, et s'exclama :

« Désolé, les gars, je crois que ça ne vous appartient pas ! Confisqué ! »

Le garçon ignora les cris de surprise des trois agents d'HYDRA et se rua vers les portes encore fermées, préférant éviter d'attirer l'attention sur l'ouverture dans le plafond. Son sixième sens provoqua un frisson dans l'échine et un picotement désagréable dans la nuque, et il se balança vers la gauche pour éviter une volée de balles. Il en profita pour lâcher son appât, qui tomba au sol avec peu de bruit. Quelqu'un cria « Attrapez-le ! », mais les mots furent étouffés par le son des pistolets. Spider-Man les évita sans aucune difficulté.

Reprenant de l'élan, il se balança vers les portes et leur donna un puissant coup de pied, les éjectant ainsi de leur embrasure. Avec l'armure toujours sous le bras, il jeta un coup d'œil vers lui et tira une toile vers les trois hommes le pourchassant, qui les toucha en plein vol et les attachèrent ensemble. Peter se remit à courir et s'éloigna rapidement du bâtiment, pour rejoindre peu après le véhicule de Steve et Scott.

« Surprise ! Regardez ce que j'ai trouvé ! » s'exclama Peter, essoufflé, mais ravi.

Il sentait encore ses muscles trembler avec l'adrénaline, et malgré son envie de retourner auprès de Black Widow et Hawkeye il s'installa à l'arrière de la voiture, prenant l'armure avec lui.

Les deux adultes se retournèrent, œillant le garçon et son trophée avec surprise. Scott demanda :

« Je pensais que tu te contentais de laisser un leurre et de faire diversion ?

– Moi aussi, avoua Peter, mais c'est venu sur le moment. L'armure était beaucoup plus légère que que je ne le croyais, donc j'en ai profité.

– Tu as bien fait, sourit Steve. Cela nous fait un avantage de plus, bien joué. Clint, Natasha, est-ce que tout va bien de votre côté ?

– Nickel, résonna la voix de de l'archer depuis la radio. On a collé des traceurs sur tous leurs véhicules, et on les a vu ramasser le lanceur de toiles. Mission accomplie !

– On rentre à la base avec Peter, annonça Steve. Vous nous suivez ?

– On est déjà dans la voiture, on arrive. »

Le trajet se fit en silence, et après avoir fait un high-five avec Scott, l'adolescent se concentra sur l'étrange disque collé sur le ventre de l'armure. Il n'arriva pas à le retirer, même en tirant avec beaucoup de force. Il n'osa pas tirer trop fort, de peur d'abîmer le métal. Puisque Captain America conduisait, Ant-Man se retourna pour essayer de jeter un coup d'œil au dispositif mais il eut l'air aussi perdu que Peter.

« On verra ça à la base, » finit-il par déclarer, confus.

Steve gara le véhicule dans l'arrière-cour de la laverie, ce qui permit d'éviter de trop attirer l'attention. Il proposa de porter l'armure, et malgré le fait que cette question était extrêmement simple, Spider-Man comprit en observant l'expression du blond que ce dernier voulait apporter son aide pour tout ce qui se rapportait à son mentor. Même s'il s'agissait de porter une simple armure. Peter le laissa faire avec un sourire.

Le retour de l'armure en ravit plus d'un. Les plus soulagés furent visiblement James et Pepper, et cette dernière le serra dans ses bras, le remerciant chaleureusement.

Tous réunis dans la pièce, à présent plus étroite, où F.R.I.D.A.Y s'était réinstallée, les adultes discutaient entre eux, attendant avec anxiété que l'intelligence artificielle leur donne des nouvelles des traceurs.

« C'était plutôt pas mal, le sprint que tu as piqué, Spider-gamin, » fit une voix derrière lui.

Peter se retourna, et tomba nez à nez avec Wilson. Ses ailes mécaniques étaient repliées, mais il portait toujours son équipement.

« Venant de vous, je prends ça pour un compliment, plaisanta le garçon.

– C'en était un, rétorqua Falcon avec un rictus.

– Me voilà rassuré.

– Je suis surtout heureux que tu ne m'aies pas lancé une autre de tes toiles gluantes en pleine figure.

– Je ne l'ai fait qu'une fois ! protesta plaintivement l'adolescent.

– Hm, je vais peut-être pouvoir te faire confiance alors. Tic-Tac a l'air de bien t'aimer.

– Tic-Tac ?

– Ant-Man, expliqua Wilson en mimant un rapetissement avec ses doigts. Mais, tout compte fait, je crois que tout le monde t'a adopté. Tu a glissé un philtre d'amour dans nos verres, pas vrai ? Je savais que tu étais fourbe. »

Peter sentit ses lèvres s'étirer, comprenant avec une certaine joie que l'homme cherchait à sympathiser avec lui. Mais il n'eut pas le temps de répliquer quoique ce soit, car la voix de F.R.I.D.A.Y retentit, coupant court à tout discussion dans la pièce.

« Les traceurs sont en déplacement. »

L'attention de tout le monde se dirigea vers l'écran holographique, qui représentait un point se dirigeant hors de New York. Helen déclara :

« Ça va être à nous de jouer.

– Espérons que cela soit une bonne pioche, renchérit Pepper. »

Peter ne pouvait qu'espérer cela, lui aussi.

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Et voilà une bonne chose de faite ! Ce chapitre aura été difficile à écrire, j'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à me laisser votre avis, c'est toujours motivant de lire vos commentaires !

À bientôt pour la suite !