Salut ! Alors voici la suite des mésaventures de notre elleth. Je la poste avec joie ^^
Bonne lecture à ceux qui prennent plaisir à la lire !
Chapitre 5 – Esclavage
Année 1028 du Troisième Age, plaine d'Etten : Nord Est des collines du vent.
Astíriel se réveilla lorsque sa tête frappa l'un des murs en métal qui l'entouraient. Elle retint une plainte aigüe qui menaçait de sortir de sa bouche en fermant les yeux et voulut poser sa main sur le côté de sa tête. Là où son crâne avait heurté la paroi. Pourtant, sa paume n'atteint jamais son cuir chevelu. Elle entendit un cliquetis de chaines et ouvrit finalement les yeux.
Elle était dans une pièce sombre et bringuebalante. Autour d'elle se dressaient quatre murs en fer hauts d'environ un mètre cinquante et juste en-face, en contre-haut, une petite fenêtre avec des barreaux lui procurait un peu de lumière. Elle baissa les yeux vers ses mains et aperçue deux menottes reliées à des chaines qui s'attachaient avec des anneaux au mur dans son dos.
Comment avait-elle pu finir ici ? Elle fronça les sourcils et observa intensément ses paumes. Elle revit Falamir et Varen puis l'évidence s'imposa à elle. Elle se souvint de la flèche, du cheval, de l'appel du jeune homme, de la piqûre, du poison et puis le flou. Ces souvenirs s'arrêtaient là. Elle tourna sur elle-même et entreprit de démêler ses entraves afin de gagner en mouvement. Calmement et malgré les cahotements du véhicules dans lequel elle se trouvait, elle réussit à défaire les quelques nœuds et entortillements qui la bloquaient.
Entre temps, elle avait réalisé que ses armes lui avaient, encore, été prises et que son état était relativement pitoyable. Que dirait sa mère si elle la voyait… Quelqu'un (elle espérait pour lui que ce soit une femme) l'avait changé en lui passant un pantalon et sa vieille robe grise qui devait normalement se trouver au fond de son sac. Tout ce qui lui restait était la clé qui pendait autour de son cou. Elle soupira, même ses habits avaient été subtilisés…
Doucement, elle se redressa à moitié pour atteindre la petite fenêtre devant elle. Une secousse plus forte que les autres faillit l'envoyer au sol et par réflexe, elle empoigna un barreau. Elle tint debout et son regard curieux, sillonna l'extérieur. Il faisait presque jour et la couleur de l'herbe lui indiquait que le soleil pointait sur sa droite. Comme ce dernier se levait à l'Est, cela signifiait qu'ils allaient au Sud. Elle fit marcher sa mémoire afin de visualiser la carte de cette région mais rien ne lui vint. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'en continuant dans cette direction, ils finiraient par croiser la Grande Route de l'Est qui passait par Bree plus loin.
Autour d'elle, des hommes en armure marchaient ou allaient à cheval et tenaient des chaines qui emprisonnaient des tonnes d'Hommes les un à la suite des autres. Mais que pouvaient-ils tous faire ici ? Elle fronça les sourcils et remarqua qu'elle était la seule dans cette sorte de charrette en métal. Alors que son inspection s'attardait, elle croisa le regard de Varen. Les yeux marron du jeune homme se figèrent à sa vue et ne la quittèrent plus. Agacée par son attitude, elle lâcha le barreau et retourna s'asseoir au fond de sa prison. Il était bien l'une des dernières personnes qu'elle souhaitait entrevoir à présent…
Dans un soupir, elle se positionna en tailleur en collant son dos comme elle le pu contre le métal. Elle se débâtit contre le sommeil mais ne put le repousser plus longtemps. Elle sombra progressivement et faillit s'endormir. Elle grogna tout bas en sentant les attaches de métal se planter dans la chair de son dos. Elle releva violemment la tête et capta immédiatement qu'ils étaient à l'arrêt. Elle prêta attention aux bruits venant de l'extérieur.
L'elleth se tendit en comprenant que la cage où elle était retenue s'ouvrait. Elle banda ses muscles et attendit. Lorsque la porte en métal se rabattit sur le côté, elle tenta de sauter à la gorge de son visiteur. Elle fut bloquée par les chaines en métal qui étaient tendues dans son dos et ses épaules tournées au maximum vers l'arrière. Elle donna un coup rageur dans ses entraves. Elles étaient étudiées pour qu'elle ne puisse pas dépasser la sortie. La femme qui portait un bol remplit de soupe sursauta en la voyant surgir à une telle vitesse. Elle faillit renverser le contenue du récipient sur ses affaires. Elle réussit à limiter les dégâts et porta un regard autour d'elle. Astíriel la regarda faire en la détaillant froidement.
Elle avait des cheveux courts bruns qui rebiquaient dans tous les sens. Son visage était parcouru de quelques rides, nul doute qu'elle devait avoir dans les… 30 ou 40 ans ? Jugea-t-elle en avisant les cheveux blancs qui faisaient leur apparition dans sa chevelure. Elle examina son visage recouvert de quelques traces boueuses et soupira en voyant ses mains se resserrer autour du bol en bois. La jeune elfe leva les yeux au ciel et s'assit sur le rebord de sa prison laissant ses talons frôler le sol. Ainsi, elle faisait quelques centimètres de moins que la femme.
- Je ne vais pas vous égorgez, il est inutile d'être effrayée, dit-elle lassement en jetant un regard à l'humaine.
- Pourtant… vous avez surgit comme si c'était vôtre intention… répondit-elle les lèvres tremblotantes.
- J'espérais juste que ce soit Varen ou Falamir qui passait par là pour leur faire regretter leur décision, grommela-t-elle. Mauvaise pioche, reprit-elle en soupirant et en haussant les épaules. La femme fronça les sourcils.
- Vous feriez mieux de ne pas trop vous attirez des problèmes avec ces deux-là. Certes Varen n'a pas trop d'importance mais Falamir a beaucoup de poids parmi nos guerriers. Il ne faudrait pas qu'il vous prenne en grippe ! la sermonna-t-elle comme si elle était en position de le faire.
- Peut-être… Sur ce, l'humaine la coupa en lui tendant le bol d'une main faisant voler quelques gouttes sur les vêtements d'Astíriel.
Elle les vit mais ne releva pas, ce n'était que des loques et vu leur état ce n'était pas quatre gouttes qui empireraient la situation. L'elleth regarda le bol qu'on lui donnait sans y toucher.
- Des gens sont morts comme ça tu sais ! s'énerva la femme en passant au tutoiement.
- Je n'en veux pas, déclina l'intéressée en secouant la tête.
Elle se contenta de fermer les yeux en exposant son visage au soleil. Elle perçue un soupir puis un froissement et des pas. Son interlocutrice s'en allait. Elle retint un petit sourire de contentement. Enfin un peu de calme... Elle patienta trois secondes en comptant intérieurement avant d'entrouvrir un œil pour vérifier ses pensées. Effectivement, elle était partie et cela avait eu le mérite de dégager son champ de vision. Maintenant, elle pouvait voir que toutes les personnes sur le camp la dévisageaient comme si elle était une créature extraordinaire. Avait-elle des cornes qui avaient poussées sur la tête ou quoi ? pensa-t-elle en grimaçant.
Alors qu'elle refermait les yeux, elle entendit des pas précipités et puissants venir dans sa direction. Elle fronça les sourcils quand la source s'arrêta juste devant elle. Elle soupira et rouvrit ses paupières à contrecœur.
- Que voulez-vous encore ? demanda-t-elle en insistant sur le dernier mot.
- Je suis venue pour m'occuper un peu de toi, c'est au moins la moindre des choses si tu ne veux pas manger, dit la femme dans sa barbe.
- Je n'ai pas réellement besoin de soigner mon image ici, à quoi cela servirait-il ?
- A te sentir mieux ? proposa-t-elle peu sûre. Astíriel ne put retenir un petit rire sarcastique.
- Parce que me brosser les cheveux et me passer de l'eau sur le visage va réussir à faire disparaitre les chaines autour de mes poignets et me ramener mes affaires ? Je crois que vous ne comprenez pas dans quelle situation je me trouve. Même moi je ne sais pas vraiment dans quelle situation je suis à vrai dire… finit-elle tout bas mais pas assez pour que l'humaine ne l'entende pas.
- Alors faisons un marché ! s'exclama-t-elle. L'elfe redressa la tête surprise. Tu me laisses faire ce que j'ai à faire et je te fais la causette !
- La causette ? L'humaine hocha vivement la tête.
- Tu sais, il y a pleins de choses intéressantes qui se passent en causant, dit-elle en prenant un ton sous-entendu. Astíriel soupira.
- C'est toujours à prendre…
L'humaine passa derrière elle en grimpant dans la caravane de métal et se mit à genou dans son dos pour se retrouver à la bonne hauteur. L'idée de la plaquer au sol et de l'étrangler pour marchander sa liberté traversa l'elleth mais elle secoua la tête. Elle ne pouvait faire ça sans raison, et s'y ça se trouvait, personne ne considèrerait son action. Autant essayer de se faire une alliée. Elle devait tout de même rester prudente, sa nouvelle connaissance pouvait très bien venir quémander des informations de la part de leur chef.
- Au fait, tu t'appelles comment ? demanda joyeusement l'humaine en commençant à brosser ses cheveux.
- Astíriel, répondit-elle dans un souffle.
- Ça a une signification dans ta langue ? L'elleth hocha la tête. Ne voyant pas d'autres réponses, la femme abandonna l'idée de l'avoir, peut-être ne préférait-elle pas en parler. Tu parles quelles langues d'ailleurs ?
- Le westron, le sindarin qui est ma langue maternelle et quelques bases de quenya. La femme parut impressionnée et sourit.
- Tu es très cultivée alors ! s'enthousiasma-t-elle.
- Je ne pense pas que ce soit un exploit au vu de mon âge. Beaucoup d'elfes qui ont vécu autant que moi doivent en savoir largement plus.
- Quel âge as-tu Astíriel ? demanda alors la femme curieuse.
- J'ai 103 ans depuis quelques jours. L'humaine sursauta d'étonnement et retint un petit hoquet de surprise.
- Je te pensais bien plus jeune !
- Les elfes vivent longtemps, je ne suis qu'une enfant pour eux, rappela-t-elle.
- Sûrement, n'empêche que pour un humain tu es vieille, rit-elle. Astíriel leva les yeux au ciel. Pourtant tu n'as rien perdu de ton charme… Tu ressembles à une jeune femme de vingt ans, soupira-t-elle. L'elleth sentit le soupir lui caresser la nuque et capta toute la déception contenue dans la voix de l'humaine.
- Et vous, comment vous appelez-vous ? demanda-t-elle pour changer de conversation.
- Ezra ! dit-elle en reprenant son entrain.
-Enchantée Ezra, répondit l'elfe avec un petit sourire qui fit rayonner la femme.
- Ne bouge pas ! se plaint-elle dans la foulée. Je vais avoir besoin d'un peu de temps ! Astíriel sentit la brosser démêler ses cheveux et profita de la sensation sans rien dire. C'est la première fois que je vois des cheveux aussi longs et en aussi bonne santé ! s'exclama sa coiffeuse attitrée en passant ses doigts dans les longues mèches noires de jais.
- Merci, répondit Astíriel avec des petites rougeurs aux joues.
A part ceux de ses parents elle n'avait jamais reçu de réels compliments. Elle sentit ses cheveux se faire tirer vers l'arrière et les petites mèches indésirables sortirent de son champ de vision. Après quelques secondes Ezra reprit la conversation.
- Alors, comme tu m'as l'air vraiment perdue, dit-elle en baissant la voix sachant que l'elfe l'entendrait parfaitement. Ici nous sommes un camp ambulant qui a pour destination le dernier pont sur la route Est de Bree. Sauf que quand je dis « nous » je parle plutôt d'eux, dit-elle en pointant légèrement un regroupement d'homme qui mangeait dans un coin. Ce sont des marchands d'esclaves.
Astíriel écarquilla les yeux. Des marchands d'esclaves ?! Pourtant ce trafic avait été aboli au début du Troisième Age et banni des usages habituels. Leur existence était très mal vue et menait à des guerres entre races. C'est pour cela qu'un conseil avait choisi de l'abolir. Pourquoi des trafiquants grouillaient encore dans les parages ?
- Je sais que ce n'est plus légal depuis longtemps mais la plupart du temps il ne s'agit que d'un trafic entre humain alors les autres races ferment les yeux. Ils ne peuvent de toute façon pas chasser chaque petit trafiquant de la Terre du Milieu. S'ils ne leur prêtent pas préjudice, ils passent, soupira-t-elle. Le vrai problème est que tant qu'il y aura des acheteurs, il y aura des vendeurs… Alors parfois, des pièces rares leur tombent entre les mains et ils en profitent.
Astíriel grogna. Elle garda le silence un instant, promenant ses yeux marrons sur l'assemblée d'humains devant elle. Les esclaves avaient réellement l'air faible et les hommes qui les gardaient étaient armés et protégés comparé à eux.
- Pourquoi ne vous insurgez-vous pas ? demanda-t-elle d'une voix grave.
- Nous n'en avons pas la force. Certains ont essayé… Ils ont perdu.
- Perdu ?
- Le chef aime bien provoquer des duels avec ceux qui proclament vouloir leur liberté. Ça lui sert d'exemple. Alors il les massacre devant tous les autres et en tue deux ou trois au passage, souvent des enfants.
- Quelqu'un a déjà gagné ? demanda-t-elle en mordant sa lèvre.
- Jamais, c'est pour cela que Scov déclame à tout va que le gagnant pourra partir et regagner sa liberté. Je ne le crois pas, il n'est pas honnête.
- Ça vaudrait le coup d'essayer, susurra l'elleth sans qu'Ezra ne l'entende. Qu'est-ce qu'on fera une fois au pont ? l'interrogea-t-elle.
- Les enchères vont avoir lieu et vous serez donnée au plus offrant. Tu seras le lot spécial qui leur ramènera tout l'argent dont ils veulent.
- Vous ?
- Moi je reste avec eux depuis un moment déjà, grimaça-t-elle.
Le sujet paraissait sensible, mieux valait ne pas en parler… L'elfe frissonna. Ezra sourit et posa ses mains sur ses hanches, heureuse d'elle. Elle avait fini sa coiffure. Curieuse, l'elleth sinda passa doucement sa main dessus. Elle avait plusieurs petites tresses autour de son crâne qui partaient vers l'arrière et allaient se fixer à la base d'une queue de cheval haute qui retombait dans son dos jusqu'à son milieu.
- Merci Ezra, sourit-elle.
La concernée balaya le remerciement du revers de la main en lui souriant largement. Elle s'empara d'un bol remplit d'eau et y trempa un tissu avant de le passer précautionneusement sur la peau du visage d'Astíriel. Elle se mordit la joue pour se concentrer avant de lui faire un sourire contrit.
- Tu es tellement jolie que j'ai peur de te casser en appuyant trop fort, lui avoua-t-elle. L'elfe fut choqué. Quelle drôle d'idée ! Elle sentit ses joues chauffer et le sang lui monter à la tête. Qu'est-ce que ! C'est la première fois que je vois un elfe rougir ! s'exclama Ezra en riant ouvertement.
-C'est bon… bougonna la concernée gênée. Inutile de le relever.
- Excuse-moi, mais c'est surprenant. Mais ne t'inquiète pas, ses réactions te rendent bien plus belle.
- Mais arrête ! s'exclama Astíriel confuse en baissant les yeux.
Elle les releva quand le rire de la femme devant elle éclata et attira tous les regards vers elles. Sa gêne ne fit qu'augmenter mais l'hilarité d'Ezra la contamina et elle rit à son tour. Elles se calmèrent peu de temps après et la femme reprit son activité, à savoir : laver le visage de la sinda.
- Et quand arriverons-nous au pont ? demanda-t-elle entre deux passages.
- Dans moins de deux jours. Ils ont pressé le pas parce que nous sommes en retard.
- Il y a un délai ? Ezra hocha la tête.
- Les acheteurs viennent de loin. Ils ne seront présent que quelques heures pour la plupart. Uniquement le temps de faire leurs petites affaires puis repartiront avec leurs gains.
- Comment sont-ils ? demanda Astíriel même si la question n'annonçait rien de bon.
Elle entendit la femme soupirer devant elle et elle s'arrêta de lui passer le tissu sur le visage, regardant l'eau maintenant marron et noire à ses genoux. Elle releva ses yeux et les plongea dans ceux de l'elleth qui frissonna en sentant l'intensité des prunelles noisettes sur elle.
- La plupart sont des hommes gras et riches… Et sales, rajouta-t-elle. Ils dépensent leur argent en femmes, en vin et en belles parures. Ils sont dégoûtants et leurs mains trainent toujours partout sur les corps, lui apprit-elle en réprimant durement une grimace de dégoût. Ils nous prennent pour des objets sans âmes et nous rabaisse à l'état d'amusements éphémères. Ils nous brisent en nous violant ou en nous faisant travailler jusqu'à la mort puis nous jettent avant d'en acheter une autre. Si tu as de la chance, une femme t'achètera peut-être pour remplir les tâches ménagères ou une assemblée te prendra pour t'occuper des animaux et tu pourras dormir sur la paille. Sinon…
Astíriel en avait assez entendu. Elle détourna les yeux et se perdit dans ses pensées en détaillant la plaine à sa droite. Elle sentit un dernier coup d'eau effacer une trace de sang noir dans son cou et entendit Ezra se lever.
- Pardon… dit-elle avant de s'éloigner.
L'elfe ne répliqua pas, atterrée. La vie avait décidé de ne pas la tuer mais peut-être que la mort serait plus douce que tout ce qui se profilait dans le futur. Si les elfes pleuraient facilement, elle serait déjà effondrée en larme au sol mais ce n'était pas le cas. Elle gardait la boule dans sa gorge et son estomac noué à en vomir. Elle sentait ses muscles trembler intérieurement et serra fortement ses mains contre le rebord en fer pour les empêcher de convulser nerveusement. Elle ne pouvait pas pleurer alors elle gardait tout pour elle et commençait à devenir un concentrer de rage et d'angoisse.
Elle vit un mouvement devant elle et tourna vivement la tête. Varen se tenait droit face à l'elleth. Les pupilles de cette dernière s'étrécirent et l'homme ouvrit à peine la bouche qu'un talon vint lui heurter violemment le menton. Il partit en arrière sur quelques pas incontrôlés et accusa le coup en portant sa main à sa mâchoire. Il saignait. Il baissa le regard sur Astíriel. Elle était accroupie sur le rebord de métal et ses mains étaient devant elle, plantées comme deux appuis solides. Il ne l'avait pas vu venir, elle avait été trop rapide. Falamir avait raison, elle était dangereuse. Il cracha au sol et planta ses yeux dans ceux de l'elleth. Il y avait de la rage et une pointe de folie dedans. Il frissonna.
- Rentre à l'intérieur ! dit-il moins autoritairement qu'il l'aurait voulu.
Elle contracta sa mâchoire et s'exécuta en restant debout courbée. Elle ne s'assit que quand il eut fermé la porte. Elle entendit un rire s'approcher de Varen suivit d'un grognement du jeune homme accompagné d'une insulte à son intention. Astíriel venait de découvrir qu'elle était rancunière. Elle voyait bien une dague prendre son envol et se planter entre les deux yeux ou la nuque de l'humain. Dommage, il était si jeune…
Voilà ! Alors je pense que vous voyez tous qu'elle commence à changer de caractère. Je voulais lui donner un côté très peu elfique même s'il aura tendance à disparaître dans le futur, il sera toujours là, quelque part. Peut-être ressortira-t-il plus tard mais en tout cas, soyez sûrs que cette expérience va la marquer et qu'elle ne passera pas l'éponge dessus de si tôt...
