Bonjour bonjour !

Le bug est réparé, donc pas de problème pour poster le chapitre cette semaine !

Sygui et moi vous remercions pour toutes vos reviews, ça fait chaud au coeur !

Plus de blabla, et place au chap !


Chapitre 6 : Les deux enchanteurs

Rose soufflait sur ses mains gelées pour tenter de les réchauffer. Elle regarda rapidement autour d'elle et soupira longuement. Pansy soignait Hermione et Ginny veillait jalousement sur sa femme. Bill et William discutaient à voix basse, Severus était plongé dans la lecture d'un épais grimoire tandis que Ron ronflait enroulé dans une épaisse couverture, à côté de ses frères jumeaux qui comparaient leurs cicatrices.

La jeune femme sursauta en entendant des bruits de pas derrière elle et soupira de soulagement en voyant sa marraine approcher, deux gobelets plastiques dans les mains. La directrice de Poudlard avait les traits tirés et son chignon était défait. Un pansement ornait sa tempe et la jeune femme grimaça.

- Comment va ta jambe ? murmura Minerva en tendant un gobelet de thé à sa filleule.

Rose prit la tasse et trempa avec délice ses lèvres dedans. Le liquide la réchauffa instantanément et elle ferma les yeux de plaisir.

- Ca va. La Doc me l'a réparée en deux temps trois mouvements, répondit la dixième sage. Comment va m'man ?

- Elle est entre de bonnes mains.

- Je veux bien te croire. Quel est le programme de demain ?

- McGonagall eut un léger sourire et déplia une carte de Londres.

- On poursuit notre route. Si nous ne rencontrons pas trop de difficultés, nous devrions atteindre Buckingham Palace demain en fin d'après midi. Et ce sera à vous de jouer… répondit doucement la directrice de Poudlard.

Les deux sorcières se retournèrent de concert en entendant une dispute éclater. Pansy invectivait Ginny qui semblait furieuse.

- Weasley ! Je peux pas m'occuper de ta femme si tu me gênes à tout bout de champ ! C'est pas vrai, ça… Comme mes couilles, toujours entre mes jambes ! râla la médicomage.

- T'en as pas, rétorqua rageusement la rousse. Et je vois pas en quoi je t'empêche de faire ton boulot !

- J'ai besoin de tranquillité et d'espace ! Granger vient de se faire balancer d'un toit, je te rappelle ! Tout ça parce que t'es pas foutue de tempérer les ardeurs de tes anciens prétendants… répondit narquoisement la médicomage.

Le professeur de vol leva la main, prête à la mettre dans le visage de l'ancienne Serpentard. Finalement, en voyant le visage blême de l'enchanteresse, elle se ravisa à contre cœur.

- Je serai dans la première chambre à l'étage, à droite à la sortie des escaliers. Aurais-tu l'amabilité d'aider Hermione à me rejoindre une fois que tu auras fini de la soigner ? demanda-t-elle froidement.

Pansy hocha la tête et retourna à l'examen de sa patiente. Ginny s'éloigna prestement de Parkinson et se dirigea vers sa fille et Minerva.

- Je vais me coucher, grogna la rousse. Si vous avez besoin de moi, ma chambre est au premier… Rose, si t'as le temps, essaye de réveiller Ron. Il va attraper froid dans ce hall.

- Je gère. Bonne nuit m'man… répondit la jeune femme.

Ginny posa une bise sur le front de sa fille et salua d'un signe de tête imperceptible Minerva avant de disparaitre au premier étage.

- J'ai l'impression qu'elle t'en veut toujours… murmura l'ancienne Serpentard à sa marraine. Mais d'un autre côté, qu'est-ce qui vous a pris ?

- Simple erreur de jeunesse, répliqua McGonagall avec un sourire.

- Comme si j'allais te croire…

- Madame la directrice est priée de se rendre de toute urgence à l'infirmerie pour un chek-up complet ! s'exclama Parkinson à l'autre bout du hall.

Minerva soupira et se leva, chassant un pli de sa robe de sorcière. Après un dernier sourire à sa filleule, elle se dirigea prestement vers la médicomage qui l'attendait, bras croisés sous la poitrine.

- J'ai failli attendre ! lâcha Pansy, ennuyée.

Parkinson regarda, navrée, l'enchanteresse endormie, allongée sur le ventre sur un canapé.

- Bon, nous avons une chose inconsciente et couverte d'ecchymoses allongée sur un lit d'appoint ici, dit-elle en montrant la neuvième sage. Et nous avons une crème efficace contre les bleus confectionnée par votre cher et tendre sur cette table.

- Et ? demanda sèchement Minerva.

- J'explique pour la fausse brune du premier rang. Vous prenez le pot, vous le dévissez… jusque là tout va bien ? Vous arrivez à suivre ? ironisa Pansy.

- Vous voulez que j'étale de la pommade sur Hermione…

- Faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut en faire des Gryffondor… Bien, au travail madame la directrice, j'ai encore des patients à voir !

Pansy voulut s'éloigner mais Minerva l'attrapa par le bras.

- Vous devriez confier cette tâche à Miss Weasley, murmura froidement l'animagus.

- Vous plaisantez j'espère ? demanda la médicomage en haussant un sourcil. Cette opération demande un minimum de doigté. Le but est de retirer les bleus, pas d'en rajouter.

Pansy se dégagea d'un mouvement souple et eut un sourire narquois.

- Petite précision… Ma patiente ne doit pas faire d'effort qui amènerait une brusque accélération de son rythme cardiaque. Vous arriverez à vous retenir ?

Et avant que Minerva ne puisse dire quoi que ce soit, la médicomage s'éloignait en sifflotant, une cigarette à la main.


Rose jeta un regard inquiet à Hermione. Les doigts de la dixième sage frappaient le bois de la table, signe de son énervement.

- J'veux pas dire, mais c'est la merde… Cassandra et Christophe sont morts, et Attila ne va pas tarder à suivre… grommela l'animagus.

- Oui, mais Marylin et Chaka s'en sont sortis et ce n'est qu'une question de minutes pour qu'Aliénor ne se débarrasse définitivement de son adversaire, répondit calmement Hermione.

- Où en est Merlin ? demanda Jacques de Molay.

Les trois sages se penchèrent sur l'écran et observèrent les images en fronçant les sourcils.

- C'est encore indécis… finit par dire Hermione.

- Si c'est le même bordel dans cinq minutes, je descends lui filer un coup de main ! s'emporta Rose.

- Non, j'irai… lâcha la neuvième sage. Tu connais Merlin. Si on l'aide, il va s'énerver, mais il ne le fera pas contre moi.

Hermione se leva et s'étira mollement.

- Ce qui est embêtant, c'est que nos pouvoirs sont bridés sous notre forme spectrale… marmonna l'enchanteresse. Enfin, à deux enchanteurs, on devrait bien s'en défaire, du Lancelot.

- Que Dieu t'entende ! soupira Jacques en joignant les mains pour prier.

Rose regarda le deuxième sage psalmodier en latin et roula des yeux. Elle s'avachit dans son fauteuil et croisa les jambes.

- Merlin a raison… Faudrait vraiment qu'il retire le balai qu'il a dans le cul…


Ginny rejeta sa tête en arrière tandis que l'eau chaude coulait sur son visage. Elle attrapa la petite fiole de shampoing et répandit le liquide sur ses cheveux. Elle se massa doucement le crâne, essayant de se détendre et de chasser de son esprit les évènements de la soirée.

Tout en se rinçant les cheveux, elle étouffa un sanglot. Elle avait failli perdre Hermione. Sa femme avait été transpercée par une épée, puis jetée d'un toit, et elle n'avait rien pu faire. Pire encore, l'enchanteresse devait sa survie à Minerva McGonagall. Encore elle. Toujours au bon endroit au bon moment. La rousse tapa du plat de la main sur le carrelage de la douche et grimaça. Elle était jalouse de la directrice, c'était indéniable.

Le professeur de vol finit de se laver et coupa le jet d'eau. Elle attrapa une épaisse serviette et s'enroula dedans. Que devait-elle faire ? En se regardant dans le miroir, Ginny soupira. Minerva était compréhensive, arrivait à se faire entendre avec douceur, ses arguments parlaient d'eux-mêmes. Elle n'avait jamais jugé Hermione, sauf peut-être avec l'histoire de Grindelwald.

La rousse se brossa les cheveux. Peut-être était-ce la marche à suivre avec Hermione ? Ginny sentit une confiance nouvelle la gagner. Elle s'habilla rapidement et quitta la salle de bain. La chambre était vide, l'enchanteresse devant toujours être aux mains de la médicomage. En quittant sa chambre, Ginny se promit d'avoir une discussion avec sa femme si elle était en état. Elle voulait mettre les choses au clair, calmement, et tenter d'amorcer pour chacune d'elles un changement bénéfique.


Minerva regardait alternativement le pot d'onguent posé sur la table, Hermione endormie, Pansy et sa démarche chaloupée, et Rose, appliquée à réveiller Ron pour qu'il aille se reposer dans une chambre. Elle soupira, se décidant finalement à attraper la pommade. Après tout, il s'agissait d'une prescription médicale.

Elle s'agenouilla auprès de la neuvième sage allongée, dégagea délicatement un mèche de cheveux qui barrait un front encore douloureux. Elle dégagea la veste en cuir que la médicomage avait étendu sur l'enchanteresse et s'attacha délicatement à écarter les pans de la chemise ensanglantée qui la couvrait encore à demi. La médicomage avait raison, son ancienne préfète était vraiment couverte de bleus.

Elle prit une noisette de crème sur ses doigts, l'étala sur ses mains avant de se décider à l'étendre sur le dos d'Hermione. Celle-ci frissonna au contact froid des doigts de son ancienne directrice, sans toutefois revenir à la conscience. Minerva s'arrêta quelques instants, se maudissant de ne pas avoir pensé à réchauffer ses mains. Puis elle reprit l'application, se focalisant consciencieusement sur les zones meurtries.

La voyant faire de loin, Pansy aboya.

- Faudrait tout de même l'étendre un peu plus et faire pénétrer !

Minerva grogna, mais obtempéra. Elle commença à masser délicatement les épaules de l'enchanteresse. Celle-ci sembla commencer à se détendre, le pli douloureux sur son front s'estompant. Passant des épaules au cou, Minerva se laissa prendre par le bienfait qu'elle semblait dispenser à son ancienne élève et entreprit de s'attaquer à son dos. Elle dut pour cela se résoudre à dégrafer l'attache du soutien-gorge qui formait un obstacle à sa progression. Elle se remémora une image, troublée. Maintenant, elle avait tout loisir de laisser courir ses mains sur les muscles endolories de la Gryffondor, de les sentir noués sous ses paumes. Elle s'appliquait à délier chaque petite contracture, fermement mais délicatement.

Hermione commençait à réagir à ces gestes qui dénouaient ses contractions. Mais les doigts qui parcouraient son dos en suivant ses côtes, et qui s'arrêtaient à la naissance de ses seins commençaient doucement à éveiller en elle une chaleur différente de celle de l'onguent appliqué. La conscience toujours entre deux eaux, elle se sentait se détendre et se tendre tour à tour, respirer profondément ou retenir son souffre. Elle ne parvenait pas à retracer le fil de ses pensées qui dérivaient au rythme imposé pas ces doigts qui la parcouraient, la laissant maintenant frissonnante de désir. Les lèvres entrouvertes, elle décida de s'abandonner à ce subtil plaisir qui la ramenait doucement à la vie.

A l'autre bout de la pièce, Pansy ne manquait pas une seconde de ce qui se passait, un sourire goguenard sur les lèvres.

« Hermione ma chère, après ça, tu m'en devras une… », pensa-t-elle en tirant une longue bouffée de nicotine.

Elle apostropha à nouveau son ancienne directrice.

- Hey, l'aide-soignante, vous n'oublierez pas les jambes, on a besoin qu'elle galope toute seule demain ! Parce que c'est pas moi qui vais la remorquer !

Minerva grimaça, se demandant comment cette Serpentard se débrouillait aussi bien pour réussir à la mettre dans l'embarras tout en ayant raison dans ses consignes. Avec un peu de chance, Hermione se réveillerait avant qu'elle ne reçoive l'ordre de la retourner. Après un coup d'œil alentours, elle entreprit donc de finir de dévêtir la neuvième sage. N'y parvenant pas de manière conventionnelle sans laisser traîner ses mains en des endroits qu'elle préférait éviter, elle fit usage de sa baguette. Hermione était maintenant vraiment court vêtue et frissonnante.

Minerva reprit de l'onguent dans le pot et l'étendit sur ses mains avant de commencer à l'appliquer sur l'enchanteresse. Elle sentait sous ses doigts la fine musculature de ses jambes et de ses cuisses. Tout en la massant, elle regardait son visage maintenant détendu qui laissait poindre un sourire quasi extatique. Les mains de l'animagus remontaient lentement le long de cette musculature fuselée, et tandis que du pouce elle repoussait les muscles en profondeur, ses doigts venaient jouer sur l'intérieur de cette cuisse, remontant lentement mais sûrement.

- Plus haut… gémit Hermione, d'une voix vaseuse.

La situation commençait à procurer des sensations autres qu'antalgiques aux deux femmes, comme en témoignait le souffle de plus en plus court de la Gryffondor et le visage crispé de volonté de son ancienne directrice de maison qui s'entêtait à résister à l'énergie sensuelle qui les enveloppait.

Pansy était maintenant tranquillement installée contre un pilier de l'entrée, cigarette au bec, bien décidée à rester aux premières loges et ne rien perdre de la suite des événements qui promettaient d'être très intéressants.

Soudain, un cri retentit et Hermione ouvrit les yeux, reconnaissant la voix de sa femme.

L'enchanteresse tourna la tête et fut surprise de croiser le regard de McGonagall. Avant que les deux femmes ne puissent échanger un mot, Ginny se précipita sur elle.

- Ca dépasse les bornes ! éructa la rousse. Dès que j'ai le dos tourné, vous en profitez !

- Non ma chérie… Je ne savais pas qui me massait… balbutia Hermione.

La réponse de l'enchanteresse n'eut pas l'effet apaisant escompté. Ginny paraissait encore plus furieuse, son visage aussi rouge que ses cheveux.

- Tu es entrain de me dire que tu te laisses tripoter au bord de l'extase par n'importe qui ? Et évidemment, ce n'importe qui est Minerva McGonagall ! Mais ça aurait pu aussi bien être Parkinson ! s'emporta le professeur de vol.

- Qu'est-ce que tu veux ENCORE, Weasley ? soupira la médicomage en s'approchant, soufflant un nuage de fumée.

- Il se passe que tu aurais pu venir me chercher pour passer de la pommade sur Hermione ! répondit sèchement la rousse.

- Ouais, mais Weasley chérie, t'étais sous ta douche, et j'allais pas attendre dix ans. Et ça va, c'est qu'un massage, remets-toi ! se moqua Pansy.

- Et vous ! Je peux savoir ce qui vous a pris ? gronda le professeur de vol en dévisageant McGonagall.

Minerva se contenta d'un haussement de sourcil, imperturbable. Elle attrapa une feuille d'essuie-tout et ôta consciencieusement le reste d'onguent de ses doigts, ignorant la question de son ancienne employée.

- J'ai regardé du début à la fin et il ne s'est rien passé d'inconvenant, tempéra Rose qui avait été alertée par les cris de sa mère.

Ginny foudroya l'assemblée du regard et tourna les talons.

- Dans dix minutes, t'es au lit, ordonna la rousse à l'enchanteresse avant de partir.

Hermione soupira, toujours allongée.

- Quelqu'un peut me couvrir ? Je commence à avoir froid…

La dixième sage se saisit de la veste en cuir et la posa sur le dos de sa mère.

- Je peux savoir ce que vous fabriquez toutes les deux ? susurra froidement Rose. A croire que tu tiens vraiment à ce que Maman G te foute à la porte…

- Ce n'est pas parce que tes massages avec Parkinson dégénèrent en partie de jambe en l'air qu'il en est de même pour tout le monde ! rétorqua sèchement Hermione.

Pansy se mit à rire et écrasa sa cigarette sous son talon.

- Allons Granger ! C'est pas beau de mentir. Me dis pas que tu t'es contentée de massages médicaux avec ta rouquine… murmura-t-elle à l'oreille de l'enchanteresse qui rougit sur le coup.

Et sur ces bonnes paroles, la médicomage s'éloigna en sifflotant.


Rose bondit hors de son fauteuil et tapa du poing sur la table.

- Cette fois, faut que tu y ailles ! s'exclama-t-elle sèchement. On ne peut pas se permettre de perdre Merlin !

- Hermione, vas-y… murmura Cassandra. T'es la plus à même d'aider notre premier sage.

L'enchanteresse acquiesça et tira son katana de son fourreau.

- Cependant, j'ai besoin qu'on « désactive » mon double quelques minutes…

Attila jeta un regard étonné à la neuvième sage.

- Effectivement, ton « essence magique », ta conscience ne peuvent être à deux endroits à la fois, murmura doucement Christophe. Foutues lois de la nature !

- Je m'en occupe, coupa doucement Jacques. Je peux la faire tomber dans les pommes pour dix minutes. Ce sera suffisant ?

Hermione acquiesça.

- Mets-toi en route. Ce sera fait avant que tu n'arrives auprès de Merlin. Bon courage, conclut le templier.

L'enchanteresse salua d'un signe de tête l'assemblée et quitta la salle du conseil d'un pas rapide. Jacques de Molay posa sa main sur l'écran et observa l'enchanteresse vivante qui se faisait copieusement disputer par sa femme dans une chambre d'hôtel.

- Et en plus, je la tire d'une situation épineuse… murmura-t-il avec un léger sourire.

Il agita rapidement son poignet au dessus de l'image et constata avec satisfaction qu'Hermione s'écroulait à même le sol, les yeux clos.


Merlin chuta lourdement dans une flaque de boue et roula sur le côté pour éviter que l'épée de Lancelot ne se plante dans son torse. Une boule de feu apparut dans la main de l'enchanteur et le Haut se la prit en plein visage.

Le premier sage se releva rapidement et recula de quelques pas, essuyant le sang qui coulait le long de sa jambe gauche.

- Tu es bientôt mort, Merlin ! grogna Lancelot alors que ses cheveux blonds se consumaient en crépitant.

- Et toi, tu l'es déjà… Qui a l'avantage ? ricana le vieux sorcier.

Le Haut agita la main et des cordes surgirent de nulle part pour s'enrouler autour des jambes de l'enchanteur. Alors que Merlin tentait de s'en défaire, Lancelot courut vers lui, l'épée levée.

- Meurs ! hurla-t-il, la rage déformant ses traits gracieux.

Le premier sage réussit à défaire ses liens. Il leva la tête et déglutit en voyant la lame qui n'était qu'à quelques centimètres de son visage. Soudain, une personne apparut devant lui et bloqua l'arme de ses deux mains.

- Hermione ! soupira l'enchanteur.

La neuvième sage repoussa violemment l'épée, faisant basculer en arrière le chevalier. Elle se baissa et balaya d'un mouvement circulaire de sa jambe droite les appuis du Haut qui tomba en criant.

- Je n'ai que dix minutes devant moi… dit sombrement l'enchanteresse en attrapant son katana qu'elle avait glissé à sa ceinture. Dépêche-toi de lui porter le coup fatal.

Merlin eut un rictus amusé.

- Comme si j'avais besoin de toi… Mais bon, puisque t'es là !

- Tu devrais pas être couché à ton âge ?

Les deux sages échangèrent un regard moqueur et se mirent en position d'attaque. Tous deux lancèrent une première salve de sorts alors que Lancelot se relevait.


- Qu'est-ce que tu lui as fait ! soupira Pansy, exaspérée, en examinant la langue de plomb.

- Rien ! répondit Ginny, offusquée. On discutait et elle s'est écroulée sur le sol comme ça…

- Rappelle-moi de ne jamais discuter avec toi !

La rousse regardait avec inquiétude sa femme en entortillant ses doigts entre eux. Pansy souleva les paupières de l'ancienne préfète en chef pour les refermer presque aussitôt.

- Elle est dans les vapes, mais je ne sais absolument pas pourquoi… marmonna Parkinson en fronçant les sourcils.

Ginny l'attrapa par le col et plongea son regard dans celui de l'ancienne Serpentard.

- Tu ferais mieux de trouver ! gronda le professeur de vol.

- Parce que tu crois que les menaces vont m'aider à établir un diagnostique ?

La rousse relâcha la médicomage qui épousseta négligemment sa veste. Pansy posa ses mains sur les tempes de la neuvième sage et ferma les yeux.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Ginny.

- Ferme-là, Weasley ! rétorqua froidement Parkinson. J'ai besoin de me concentrer…

Le professeur de vol toisa férocement la médicomage qui semblait de plus en plus perplexe au fur et à mesure des secondes qui s'écoulaient.

- Merde ! lâcha l'ancienne Serpentard en ôtant ses mains de sa patiente.

- Quoi ? Que se passe-t-il ? demanda Ginny, affolée.

- Elle n'a plus de magie en elle… murmura Pansy.


La pluie s'abattait toujours sur le parc. Des éclairs, toujours plus nombreux, déchiraient la voûte obscure, éclairant sporadiquement les combattants. Hermione leva les mains au ciel et ferma les yeux.

- Merlin ! Prépare-toi ! s'exclama-t-elle en laissant son pouvoir exploser.

Un souffle violent parcourut le parc, arrachant les arbres du sol, détruisant les petites maisons aux alentours. La tempête semblait se déchaîner, répondant aux directives muettes de la neuvième sage. Lancelot luttait pour rester debout et tentait d'avancer en direction de Merlin. Ce dernier avait fait apparaître cinq boules blanches à chaque extrémité de ses doigts.

- J'ai besoin d'encore un peu de temps ! cria l'enchanteur, sa voix couvrant difficilement le bruit du vent.

- Pas de soucis ! répondit l'ancienne Gryffondor.

Des éclairs s'arrêtèrent à mi-chemin entre le ciel et la terre. L'enchanteresse fit un large mouvement circulaire des mains et l'électricité convergea sur Lancelot. Le Haut fut foudroyé. Son corps était parcouru de spasmes alors que le courant le traversait de part en part.

- Encore deux minutes ! demanda Merlin. Que j'envoie toute la sauce !

- Tu manques d'entraînement ou quoi ? railla la sorcière. Tu vieillis moins bien que je ne le pensais finalement…

Hermione tendit sa paume face au ciel qui s'illumina d'une lumière blanche. Elle ferma le poing et le brandit vers les nuages. Une colonne d'énergie se perdit dans l'étendue obscure et la neuvième sage abaissa brutalement la main. Un grondement sourd retentit et la terre se mit à trembler.

- Et voilà la puissance des éléments… marmonna-t-elle alors qu'un déluge de grêlons s'abattait sur le parc.

Elle s'agenouilla rapidement et posa ses doigts sur le sol. Elle envoya sa magie dans la terre et des piliers surgirent brusquement de l'herbe trempée. Lancelot était balancé, frappé par un des piliers, perdant l'équilibre pour être bousculé par un autre.

- J'y suis ! finit par dire Merlin. Et tu vas voir de quoi le Premier est capable !

- Je suis encore entrain de m'échauffer. Si tu veux faire une petite pause avant… sourit malicieusement la neuvième sage.

L'enchanteur traça un pentagramme pour relier ses boules de magie blanche, de la taille de balles de tennis. Il frappa la forme géométrique en son centre et l'attaque percuta de plein fouet le Haut.

- A terre ! s'exclama l'enchanteur.

Hermione fit demi-tour et courut pour rejoindre le premier sage. Lorsque l'explosion retentit, elle se jeta sur le sol et en un mouvement purement humain et instinctif, elle protégea sa tête de ses bras. Une lumière aveuglante envahit le parc, et les deux sages fermèrent les yeux. Quand ils purent les rouvrir, ils se levèrent rapidement pour regarder autour d'eux. Merlin eut un sourire moqueur à la vue de l'épée de Lancelot abandonnée sur l'herbe.

- Et un de moins ! Loto, à qui le tour ? ricana-t-il.


La suite la semaine prochaine ! En espérant que ça vous a plu ! N'hésitez pas à laisser un petit commentaire, c'est toujours très apprécié, et réponse assurée si vous êtes logué !

Bises et bon week-end,

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