Bonjour à toutes !

Une grosse pensée pour nos bleus qui jouent en ce moment contre le Pays de Galle. Je croise les doigts pour eux !

Ensuite je voudrais vous remercier pour vos reveiws : aelita48,xalexeex25 et N la C.

Un très long chapitre ce coup-ci !

Bonne lecture.

L'unviers de Twilight appartient à S. Meyer.


Chapitre 36

Pov Bella

Voilà, tout était fin prêt. Les voitures étaient pleines à craquer, le camion que nous avions loué était rempli de cartons. Les meubles restaient ici, pour la prochaine fois où nous viendrions à Forks.

J'étais sur la route pour la réserve, au volant de ma voiture. Lorsque je l'avais essayée, j'avais eu peur, je l'avoue, mais mes réflexes étant à l'opposés de mes réflexes humains, j'avais pu apprécier la vitesse. Bien sûr, Esmée avait été à mes côtés pour me rassurer et me donner confiance.

J'allais dire au revoir à Jacob. La maison qu'Esmée avait trouvée pouvait accueillir plusieurs couples en plus de notre famille. Mon ami pouvait donc venir quand il le souhaitait avec Isabel, ça ne dérangerait pas du tout. Au contraire. Ce n'était donc pas un adieu, et j'en étais soulagée : perdre Jacob de vue aurait été très douloureux.

J'avais refusé qu'Edward m'accompagne. Je ne voulais pas qu'il parle de la venue des Volturi, parce que j'estimais que Jacob avait assez mis sa vie en jeu pour moi. Maintenant qu'il avait Isabel, je devais penser à elle, à ce qu'elle éprouverait en attendant que son petit-ami revienne d'un combat où il pouvait perdre la vie. J'avais déjà assez peur pour les Cullen, je ne voulais pas avoir peur pour Jacob aussi.

Je l'avais appelé sur la route, et lorsque je fus à la frontière, il était déjà là avec Isabel, Seth, Sam, Quil et Embry. Je sortis de la voiture, un grand sourire aux lèvres.

-Salut Bella ! Lança Jake en s'avançant vers moi.

Nous nous étreignîmes, puis j'embrassai Isabel. Seth me serra aussi dans ses bras. Les autres se contentèrent d'un salut de la main.

-Je voulais vous dire au revoir, annonçai-je. Nous partons pour le Wyoming. Voici nos numéros de téléphone, au cas où. Bien sûr, vous êtes les bienvenus !

-Chouette ! S'écria Seth. Il y aura à manger ?

-Evidemment ! Esmée sera ravie de vous préparer des bons plats, ça lui manque déjà ! Rigolai-je. Alice vous invite à son mariage, continuai-je en tendant les cartons d'invitation. Ce sera le 15 septembre. Vous serez là ?

-Je ne sais pas, répondit Sam. Nous verrons au moment venu.

-D'accord, souris-je, heureuse qu"il ne dise pas oui, ce qui les aurait mis en danger. Jake, tu viendras bientôt ?

-Bien sûr Bella ! Tu vas me manquer !

Il me reprit dans ses bras et me serra fort. J'en fis de même : Jacob allait vraiment me manquer. J'aurais aimé pouvoir l'emmener avec moi, mais ça aurait été égoïste.

-Isabel, tu sais que j'attends de tes nouvelles ! Il y a mon adresse mail avec nos numéros de téléphone. Dis-moi comment se sera passé ta rentrée ici.

-Aux côtés de Jake, ça ne pourra que bien se passer, rit-elle. Prends soin de toi et d'Edward !

Après lui avoir promis, Sam m'expliqua que si nous désirions revenir plus tard, le traité serait toujours valable. Tout irait donc pour le mieux.

Je saluai une dernière fois mes amis et repartis. J'avais rendez-vous avec Edward à la villa, où nous laisserions ma voiture, ainsi que la moto de Jasper, La Vanquish d'Edward et la décapotable de Rosalie pour qu'un camion vienne les chercher. Mon amoureux s'assura que tout était en ordre puis nous montâmes dans sa Volvo.

-Alors ? S'enquit-il, curieux. Comment ça s'est passé ?

-Très bien ! Ils n'ont pas encore donné de réponse pour le mariage, mais j'espère qu'ils ne viendront pas, en tout cas pas le même jour que les Volturi. Je croise les fdoigts pour qu'ils soient retenus le 15 septembre.

Edward soupira.

-Tu sais Bella, ils savent qu'il y a encore une épée de Damoclès au-dessus de ta tête. Tu sais comme moi que Sam agit de manière identique à Carlisle : pour le bien de son clan.

-C'est une bonne chose. Ai nsi, ça fait une préoccupations en moins. Sinon, que vas-tu offrir à Jasper ?

Il avait été décidé que les filles offriraient un cadeau à la mariée, et que les garçons donneraient un présent au marié. Il était facile pour eux de pouvoir choisir quelque chose, vu que Jasper n'avait pas le don de voir l'avenir. Pour nous les filles, en revanche, il fallait être plus subtiles pour éviter que notre sœur clairvoyante ne devine tout.

-J'ai trouvé sur Internet les mémoires d'un commandant de cavalerie pendant la guerre de Sécession. Il a été le supérieur de Jasper durant quelques mois, et je sais que Jasper l'aimait bien.

-C'est un très beau cadeau, commentai-je.

Il me prit la main et le silence s'installa, un silence reposant. Le paysage défilait pendant que je réfléchissais.

Alice tenait à maintenir la cérémonie le 15 septembre, et la famille Cullen avait été d'accord pour dire que c'était un bon plan. Les jours qui allaient venir serviraient à m'entraîner à combattre, même si ma force était supérieure aux autres, en tant que néophyte.

Nous fîmes une halte au bout de trois heures, et je ne compris le but de cet arrêt que lorsqu'Alice m'extirpa de la Volvo pour m'entraîner de force dans sa Porche jaune. Visiblement, je ne couperai pas à ma leçon de morale.

Dès que je fus en voiture, elle démarra en trombe et commença.

-Jasper m'a dit de ne pas m'énerver.

-Alors suis son conseil, suggérai-je. Ce serait mauvais pour ton cœur.

Je pouffai légèrement, mais le regard noir qu'elle m'adressa me dissuada de continuer.

-Mais tu te rends compte Bella ? James aurait pu te tuer ! Si nous étions arrivés trop tard ? Si nous avions mis deux secondes de plus pour gagner, tant Edward qu'Emmett, Jasper ou moi ?

-Je serai morte, affirmai-je.

-Oui ! Cria mon amie. Mais on dirait que ça ne te fait rien.

Elle se renfrogna et marmonna dans sa barbe. Je laissai passer plusieurs secondes avant de m'expliquer.

-Je n'ai pas réfléchi Alice. Rose est mon amie, et si ça avait été toi, j'aurais fait la même chose. Emmett n'aurait pas supporté de perdre Rosalie.

-Et tu as pensé à Edward ? Et à moi ?

Elle n'avait pas hurlé. C'était juste un filet de voix, un souffle, un murmure. Et c'est là que je vis sa douleur, que je la sentis.

-J'ai pensé à vous, mais en me disant que je serai comme vous. Je n'ai envisagé à aucun moment que j'allais mourir. Je suis désolée Alice, vraiment. Rien ne saurait excuser la peur que je vous ai causée, mais j'espère que tu pourras me pardonner.

Alice prit ma main et la serra fortement. Je fis de même.

-Comment pourrai-je être en colère contre toi Bella ? Bien sûr que tu es pardonnée, mais la confrontation contre les Volturi me fait peur.

-Pourquoi ?

-On ne sait pas comment tu réagiras dans le feu de l'action. Si je suis menacée, si Edward l'est… Je n'ose même pas imaginer quelle action stupide tu ferais !

Je restai sans voix, en la fixant. Elle avait raison : si elle ou Edward était en danger, je n'hésiterai pas. Et là, je n'aurais pas de deuxième chance. J'aurais voulu lui promettre que j'allais bien me tenir, mais je ne pouvais pas. Pas quand la vie des personnes qui m'étaient les plus chères était en jeu.

-Tu n'accepteras pas de rester hors-jeu, n'est-ce pas ? Me demanda-t-elle, la voix étranglée.

Je secouai la tête, incapable de parler tant j'avais la gorge serrée par les sanglots. J'aurais voulu pouvoir la rassurer, mais je devais être là, avec eux, pour les soutenir et les aider.

-Je suppose qu'on ne peut pas décider à ta place, soupira enfin mon amie.

Elle se tut cinq secondes avant d'enchaîner, mais cette fois elle avait retrouvé tout son entrain.

-Le dressing qui est dans votre chambre ne demande qu'à être rempli ! S'exclama-t-elle. J'ai prévu toute une journée dans les magasins avec Rose et toi ! Ça va être super !

Je laissai ma tête partir en arrière en soufflant. La seule chose positive dans l'affaire, c'est que je ne ressentirai pas la fatigue à passer des heures debout…


Pov Edward

L'emménagement dans le chalet géant se fit sans problème majeur.

Rose et Alice bataillèrent pour avoir la chambre la plus grande, ou du moins celle qui comportait le plus grand dressing. Pour apaiser les tensions, Esmée affirma qu'elle ferait réaliser un dressing identique aux deux filles.

Les voitures, les cartons et les meubles arrivèrent en même temps. Esmée et Bella insistèrent pour tout ranger à vitesse humaine, faisant râler Emmett qui voulait aller chasser.

-Eh bien vous n'avez qu'à y aller, répondit Esmée en haussant les épaules. Nous saurons nous débrouiller sans vous.

Emmett, Jasper, Alice, Rose et moi profitâmes donc de cette opportunité pendant que Carlisle aidait les deux femmes.

Les jours qui suivirent, Alice nous mena une vie d'enfer, donnant des ordres pour que son mariage soit selon elle une réussite. Nous avions invité les Denali mais ils ne pouvaient pas venir, et Jasper avait convié deux anciens amis à lui, Charlotte et Peter, qui sauraient se retenir face à Isabel. Carlisle obtint par Internet un certificat afin de pouvoir marier ses propres enfants. Ainsi, nous ne mêlerions pas d'autres humains à cette situation tendue.

Bella ne savait toujours pas que nous avions prévenu Jacob, et elle faisait tout désormais pour éviter que lui et sa petite amie viennent au mariage pour que Jake et Isabel soient hors de danger. Durant son temps libre, la femme de ma vie s'entraînait au combat, mais il fallait se rendre à l'évidence : cela ne lui sauverait pas la vie. Elle avait la force brute, certes, mais elle n'assimilait pas les techniques de combat, et avait très vite tendance à s'emporter.

J'avais convié Alice à la chasse avec Jasper, pendant qu'Emmett et Rosalie avaient pour mission d'occuper Bella. Le 15 septembre était dans deux semaines, et j'étais désemparé.

-Ta vision n'a pas changé Alice ? Lui demandai-je une fois notre chasse terminée.

Nous étions assis face à un des nombreux lacs du parc de Yellowstone. Les deux futurs mariés étaient enlacés et regardaient l'horizon.

-Tu parles d'une vision ! Ronchonna ma sœur. On sait quand ils vont arriver, et c'est tout.

-On ne sait jamais, peut-être n'y aura-t-il pas de combat ! Suggéra Jasper.

Je ris sans joie.

-Jasper, soit réaliste, veux-tu ? Nous avons tué la sœur d'Alec, donc il vient demander vengeance. Je ne crois pas qu'une simple excuse lui suffise.

-Mais peut-être que Félix a un autre but, et qu'Alec n'aimait pas tellement sa sœur.

-On peut toujours rêver, grogna Alice.

Nous avions demandé à Carlisle et Bella tous les détails : quel lien unissait les jumeaux, qui avait le dessus sur l'autre, le pouvoir d'Alec, celui de Félix, quelle mentalité avait Félix… Mais rien n'avait pu nous aider pour éviter le combat. Alec avait le sens de l'honneur de la famille, et Félix n'arrêtait jamais ses missions tant qu'elles n'étaient pas finies. Or là, Bella n'était pas morte. Nous supposions donc que Félix n'avait pas de contact avec Aro, ou en tout cas ne lui avait pas dit qu'il traquait toujours Bella, qui était supposée être morte pour les Volturi.

Jasper soupira, se dégagea d'Alice et se leva.

-Sinon, il faut trouver le moyen de l'empêcher de se battre.

-Mauvaise idée chéri, répondit Alice pendant que son fiancé avait avancé vers l'eau. Bella n'acceptera pas, et je ne parle même pas de ce qu'elle te ferait si tu lui suggérais.

-Alors il faut la neutraliser.

Pov Jasper

Je crois que si j'avais été humain, j'aurais pu faire ma prière.

Avant ma phrase, Alice débordait d'amour pour moi, et Edward était angoissé au possible.

Mais après…

Alice m'avait attrapé à la gorge en grognant, et Edward se tenait en position de combat en feulant. Tous les deux ressentaient de l'animosité envers moi, une colère sourde et agressive. Alice me fixait dans les yeux, captant toute mon attention.

-Tu retires tout de suite ce que tu viens de dire, grinça Alice, ou je me considère comme veuve !

Je déglutis difficilement avant de hocher la tête sans quitter ma future femme des yeux. Son regard était glacé, dangereux. Elle me faisait peur, et c'est à ce moment que je compris. Alice avait beau m'aimer d'un amour inconditionnel, elle ferait passer Bella avant sa vie. Comme Bella nous faisait passer avant la sienne.

-Je me suis mal exprimé ! Soufflai-je tant Alice serrait ma gorge. Je ne veux pas lui faire de mal !

Aussitôt Alice se redressa, méfiante néanmoins. Edward s'était relevé mais me fusillait du regard.

-C'était une suggestion parmi d'autres ! Soupirai-je. Au grand jamais je ne lui ferai de mal ! Tu le sais Alice.

Ma fiancée s'assit de nouveau en soufflant.

-Je me sens si impuissante ! Gémit-elle. Jasper, aide-nous !

-Bon, restons calme ! L'apaisa Edward. Nous savons que les Quileutes viendront. Ça m'étonnerait que Jacob reste à Forks sans rien faire. Sam aussi d'ailleurs. Donc d'un côté nous serons huit vampires, et au minimum quatre Quileutes. Face à nous, il y aura Félix, Alec et, si leur nombre n'augmente pas en deux semaines, ce dont je doute, quatorze néophytes. Elle sera protégée des attaques mentales grâce à son don.

-Mais on ne sait pas en quoi consiste précisément son don, rappelai-je. Nous réduire tous au silence, si ça vient effectivement de son don, ne nous sera pas d'une grande aide…Et ça ne sert à rien pendant un combat au corps à corps.

-C'est bien résumé. Mais en quoi ça va nous aider ? S'énerva Alice. On a déjà eu cette conversation au moins cent fois !

-Calme-toi, demandai-je tout bas en m'asseyant à côté de ma moitié et la prenant dans mes bras.

Le silence reprit ses droits tandis que nous réfléchissions.

-Mais on oublie quelqu'un ! M'écriai-je.

Je venais de me rendre compte qu'Alice avait parlé de quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui ne devrait pas être là sans les Quileutes, mais alors qu'eux n'étaient pas là, elle était présente.

-Mais oui ! Continuai-je. Isabel sera là !

-Voilà pourquoi tu la vois dans tes visions Alice ! Enchérit Edward. Elle sera là pour détourner Bella. Elle ne laissera pas l'âme-sœur de Jacob se faire tuer, donc elle voudra la mettre hors de danger.

-Du même coup, elle se tiendra loin du combat sans le vouloir vraiment, réfléchit mon aimée.

Elle se tut, et je sentais que l'espoir renaissait à nouveau en elle : Alice avait enfin retrouvé l'envie de se battre pour Bella. Elle se releva, un grand sourire aux lèvres.

-Edward, je te charge d'expliquer ça à Jacob. Moi, j'ai des projets de boutiques à visiter !

Et elle partit, me laissant avec Edward.

-Elle est soulagée, commentai-je. Je préfère la voir ainsi.

-Je crois que nous sommes tous soulagés. Maintenant, il faut mettre au point un plan avec Jacob et les siens.

Pov Isabel

Jacob était au téléphone avec les vampires depuis une heure.

J'avais compris une chose : Bella était en danger, et elle risquait de mourir. Alice, qui pouvait voir l'avenir, n'arrivait pas à savoir si l'issue de la bataille serait fatale ou non pour sa sœur et amie, mais elle faisait tout pour que Bella reste avec eux.

A première vue, la conversation n'était pas plaisante pour mon amoureux : il grognait souvent, mais je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il disait. Pourtant je savais qu'il me dirait tout. Parce qu'il n'était pas capable de résister à mes demandes.

Enfin, après une heure et demie, il raccrocha et revint s'asseoir à côté de moi, sur le canapé, devant la télé. Il avait l'air fatigué, et ce n'est pas parce que nous avions peu dormi la nuit précédente. Enfin, si, un peu à cause de ça, mais je pense que c'était plus les soucis qui tiraient ses traits.

-Il faut que je demande à Sam de réunir la meute ce soir, m'expliqua-t-il. Les Cullen ont un plan pour sauver Bella.

-C'est super ! M'enthousiasmai-je. Où est le problème ?

Il grimaça en me regardant.

-Si on en croit la vision d'Alice, elle ne peut être sauvée que par toi.

J'éclatai de rire devant ces paroles idiotes.

-Mais pourquoi ? Hoquetai-je. Je suis humaine, Bella est mille fois plus forte que moi !

Jake soupira et me prit la main, son regard désormais fixé sur le sol.

-En fait, les Volturi arriveront pendant la fête après le mariage d'Alice. Si tu y assistes, Edward est persuadé que Bella partira en t'emmenant pour te mettre à l'abri. Et comme ça, si l'un des Volturi décide de se rendre ou même s'échappe, il ne pourra pas rapporter à son chef que Bella est encore en vie. Et nous, nous intervenons une fois que Bella t'a mise à l'abri.

-Et tu n'aimes pas ce plan, diagnostiquai-je.

-Bien sûr que non !

Le cri de mon chéri me fit mal aux oreilles.

-De toute façon, je dois en parler à la meute. Seul Sam pourra accepter ou non.

Je me doutais que Jacob vivait un douloureux dilemme à cet instant : garder la femme de sa vie, son imprégnation, à savoir moi, hors de danger et laisser mourir sa meilleure amie, ou sauver Bella, au risque de me mettre en danger. Je serrai sa main et le forçai à me regarder, mon autre main sur sa joue.

-Je serai heureuse de sauver Bella. Je sais qu'elle fera tout pour qu'il ne m'arrive rien, j'ai confiance en elle.

Je savais qu'il avait besoin d'entendre ça, qu'il fallait que je prenne une décision à sa place. Et je n'avais pas menti : j'avais confiance en Bella.

Rasséréné, Jacob m'embrassa avant de se lever et de sortir, sûrement pour aller voir Sam.


Pov Bella

Nous étions le 14 septembre au soir. Et je voulais tuer Alice, Jacob, Isabel, et même Edward.

Alice avait invité dans mon dos Isabel, Jacob et Seth. Et ces idiots avaient accepté ! A leur décharge, je ne leur avais pas dit le danger qu'ils couraient. Mais Alice le savait, elle ! Et pourtant, elle leur avait demandé à nouveau, elle avait même insisté, alors que j'avais réussi à manœuvrer pour que Jacob ne vienne que plus tard, à partir du 16 septembre.

Edward avait déclaré qu'ils étaient les bienvenus, et qu'ils pourraient dormir ici. Et puis quoi encore ? Il savait pertinemment que je ne voulais pas voir Jacob le 15, pour ne pas le mettre en danger ! Mais non, Edward avait passé outre.

Et puis, pourquoi Sam avait-il accepté ? Nous étions des vampires ! Il était censé craindre que l'on s'en prenne à Jacob, Seth et Isabel ! Surtout Isabel ! Parce qu'il était difficile de s'en prendre à un des Quileutes, à moins de ne plus avoir d'odorat.

Jasper essayait de me calmer, mais c'était impossible. Alice et Edward s'étaient ligués contre moi ! Voulaient-ils que je passe l'éternité à crouler sous les remords s'il devait arriver malheur à l'un de mes amis ?

Jacob, Isabel et Seth logeaient à l'étage. Esmée s'était fait une joie de cuisiner pour leur préparer un excellent repas pour leur arrivée plus tôt dans la journée. Seth et Jake en avaient profité plutôt deux fois qu'une, et le sourire d'Esmée à ce moment-là n'avait pas de prix.

C'est à cet instant-là que j'avais eu besoin de prendre l'air, de sortir, seule, au grand dam d'Edward et Alice qui surveillaient mes moindres faits et gestes. J'avais couru un bon moment, et m'étais arrêtée devant un lac d'où sortait à intervalles réguliers un geyser. Et j'avais pensé.

Aux Cullen, cette famille si unie, si accueillante. Et que j'allais peut-être détruire. Parce que j'avais peur, encore une fois, pour eux. Certes, ils étaient forts. Jasper m'avait un peu rassurée quant aux nouveau-nés, qui seraient faciles à vaincre. Mais restaient Félix et Alec. Eux étaient extrêmement dangereux, et même Carlisle le pensait.

A Edward aussi. Et si je le perdais ? Si moi j'en ressortais vivante et pas lui ? Je ne voulais pas y penser : c'était tout simplement trop horrible d'y songer. Mon cœur, mort à présent, se serrait de douleur quand même, rien qu'à cette éventualité.

A Alice. Elle ne voulait pas que je me mette en danger, tout comme je ne voulais pas qu'elle se mette en danger. Mais je me demandai pourquoi sa vision ne montrait pas l'issue de l'affrontement. Perdrions-nous ? Les Volturi seraient-ils les plus forts ? Ou, comme l'avait supposé Carlisle, il y avait encore trop de données aléatoires ?

-Tu devrais arrêter de te ronger les sangs.

Je sursautai, n'ayant pas entendu Emmett et son jeu de mots pourri arriver.

-Tu n'as pas peur toi ? Osai-je lui demander.

-Si. J'ai peur pour Rose, pour vous, pour moi. Mais je suis plus fort que ma peur. Je ne la laisse pas prendre le dessus, comme elle le fait pour toi en ce moment.

-Comment fais-tu ?

-Je fais confiance aux autres.

Si jusqu'ici j'avais gardé le regard rivé sur l'horizon, fixant l'obscurité, à ces mots je regardai mon frère. Il haussa les épaules.

-J'ai eu confiance en Rosalie quand elle m'a dit qu'elle ne me permettrait pas de mourir, le jour où l'ours a failli me tuer. Carlisle m'a enseigné, pendant mon sevrage, à me faire confiance, et à faire confiance aux autres, parce qu'ils m'aideraient à ne pas flancher. Il me disait que si je n'avais pas confiance, si je pensais échouer, alors je m'avouais vaincu avant même de combattre.

-Et tu n'as pas supporté cette idée, pouffai-je.

-Exact ! Répondit-il avec un grand sourire. Fais-nous confiance Bella. Nous savons nous battre, nous savons comment utiliser les dons de chacun pour gagner.

-Et Isabel ?

Il ne me répondit pas de suite, ce qui m'intrigua.

-Elle nous aidera aussi.

Je restai sans voix, avant de comprendre.

-Vous avancez vos pions sur l'échiquier, et j'en suis un.

Emmett soupira longuement avant de me prendre par les épaules.

-Ne nous en veux pas Bella. Jasper sait de quoi il parle, quand il dit que tu n'es pas prête. Face à un nouveau-né, tu as une chance sur deux de gagner, ce qui n'est pas si mal. Mais là, il y en aura plus d'un. Et contre un Volturi, tu n'as aucune chance.

-Vraiment aucune ?

Il secoua la tête.

-Nous ne voulons que ton bien. Ça me fait mal de te cacher tout ça, surtout après ton geste pour sauver Rosalie, mais ils m'ont fait comprendre que c'était nécessaire. Ne leur en veux pas.

J'avais mal. Mal d'entendre qu'ils ne me faisaient pas confiance, alors qu'ils me demandaient justement de leur accorder ma confiance.

-Nous te faisons confiance, reprit-il comme s'il lisait dans mes pensées, mais je pense que tu le comprendras le moment venu. Et il a fallu apprendre à Edward à te faire confiance, et ça, crois-moi, c'était loin d'être facile !

J'éclatai de rire, aussitôt imitée par Emmett.

-Je veux bien te croire, assurai-je enfin. Sa peur fausse son jugement je suppose.

Emmett ne répondit rien mais me regardait avec un grand sourire. Et je compris où il voulait en venir. Edward et moi étions pareils : nos peurs nous empêchaient de faire confiance aux autres.

-Je vois, soufflai-je. Que suis-je censé faire demain alors ?

-Ce qu'on te demandera, sans hésiter ni poser de question, quoiqu'il arrive, quoiqu'il se passe. Tu tiendras la vie de plusieurs personnes entre tes mains.

-Mais… M'affolai-je. Jasper a dit que…

-Il y a plusieurs façons de sauver une personne Bella. La tienne sera différente de la nôtre, mais les vies sont tout aussi précieuses.

Je laissai ma tête tomber sur son épaule. Emmett, le moins sérieux de la famille, venait de me donner une leçon. Une leçon de vie. Sans violence, sans humour. Juste en parlant. Ils me faisaient confiance, mais eux aussi avaient peur. Peur de mes réactions à première vue. Alors oui, je ferai ce qu'on me demande, sans tergiverser.

-Au fait, reprit Emmett, merci d'avoir sauvé Rose. Je ne te l'ai jamais dit. Tu m'as sauvé la vie en même temps.

-Je sais qu'elle est importante pour toi, au moins autant qu'Edward l'est pour moi. Je suis contente d'avoir pu vous aider. Et tu viens de me remercier à ta façon : tu m'as expliqué ce que les autres attendent de moi.

-Je ne devais en principe que t'ordonner, gentiment, d'obéir. Mais je sais que tu ne l'aurais pas fait. Tu devais comprendre comment nous fonctionnons. Et puis, tu ne sais pas tout.

-Mais le peu que je sais m'aide beaucoup. Merci Emmett.

Il caressa mes cheveux plusieurs minutes, et nous restâmes ainsi, à fixer l'horizon de la nuit, sans bouger.

Pov Emmett

Nous savions tous que Bella nous en voulait de ne rien lui dire, mais nous avions trop peur de sa réaction pour l'affronter. Alors il avait été décidé que c'était moi qui devais lui demander de nous obéir.

J'avais bien ri : Bella, obéir sans comprendre ? Autant demander à un âne d'écrire ses mémoires ! Mais j'étais allé la trouver, et nous avions parlé. Elle avait compris nos peurs, qui n'étaient pas si différentes des siennes. Et elle avait accepté d'obéir aveuglément. Restait à savoir si elle y arriverait ou non, et si son statut de nouveau-né ne la pousserait pas à réagir plus violemment au moment critique.

Mais pour le moment, nous étions là, tous les deux. Dans quelques heures, Alice et Jasper se diraient oui pour l'éternité… Mince, Alice allait me tuer !

-Je crois que nous devrions rentrer Bella. Ta grande copine la pile électrique a exigé que tu sois à la maison avant minuit, pour qu'elle puisse avoir le temps de te préparer.

Ma sœur éclata de rire avant de se lever, et je l'imitai.

-Ce ne sera qu'un long et mauvais moment à passer, soupira-t-elle dans un geste théâtral.

Nous courûmes au chalet à notre vitesse, pour trouver une Alice fébrile qui tournait en rond.

-Emmett Cullen ! Cria-t-elle en se figeant. Il est 23h 58 !

-Et alors ? Tu as dit minuit ! J'ai même deux minutes d'avance !

Alice me tira la langue tandis que Jasper et Edward éclataient de rire. Rose soupira que les garçons ne pouvaient pas comprendre, avant qu'Alice ne prenne Bella par la main et l'entraîne en haut, suivies par ma femme. Je plaignais sérieusement Bella !

Edward demanda comment avait réagi Bella, et j'avais raconté ce que nous avions dit. Nous avions déjà mis au point notre plan en ayant les Quileutes au téléphone. Ils étaient confiants eux aussi : nous ferions tout pour réussir et nous débarrasser de la menace qui pesait sur Bella.

Pov Edward

Tout était prêt. Alice finissait de se préparer, après avoir relâché Bella. Celle-ci était venue se coller à moi aussitôt en me demandant de lui pardonner son mouvement d'humeur.

-Tu n'as rien à te reprocher ma Bella, lui murmurai-je à l'oreille. Je peux tout à fait comprendre et je ne t'en veux pas le moins du monde. Nous allons faire face tous ensemble, et nous gagnerons.

Elle hocha la tête et je la serrai contre moi, inspirant son odeur pour me donner du courage.

Isabel était là, assise sagement, à côté d'Esmée et d'Emmett. Rosalie aidait Alice, et Jasper attendait devant l'autel, à côté de Carlisle. Notre père était habillé de noir, avec un col blanc pour représenter son titre de pasteur, obtenu sur Internet. Il avait été très heureux quand Alice et Jasper lui avaient demandé de les marier. Charlotte et Peter avaient appelé le matin même, expliquant qu'ils ne voulaient pas se battre contre les Volturi. Nous ne leur en tenions pas rigueur.

Jacob et Seth étaient dans la forêt, assez proches pour voir la scène, mais pas assez pour être visibles, et ils s'étaient placés de telle manière que le vent n'apportait pas leur odeur. Ce que Bella ne savait pas, c'est que Sam et le reste de sa meute seraient là aussi, laissant quelques jeunes à la réserve. Ils étaient pour le moment à quelques kilomètres, prêts à intervenir à la demande de Jake.

Enfin, Rose apparut et alla s'asseoir à côté d'Isabel tandis qu'Emmett prenait place derrière Jasper : il était le garçon d'honneur et témoin de notre nouveau frère. Alice fut la suivante à sortir du chalet. Elle était somptueuse dans sa robe blanche qui mettait en valeur sa personnalité et ses formes. Je laissai Bella se placer, et allai m'asseoir à côté de Rose. Alice glissa jusque devant l'autel, rejoignant son fiancé, et Bella se plaça derrière. Je vis Alice saisir la main de ma belle et l'étreindre avant de la relâcher. Carlisle commença son discours.

-Nous sommes réunis dans la simplicité pour unir Jasper et Alice pour l'éternité. Chacun de nous ici peut attester de l'amour et de l'attachement qu'ils ont l'un pour l'autre, et nous savons qu'une fois unis, ils seront un et indivisibles pour l'éternité.

Ensuite il cita quelques passages de la Bible avant de demander à Emmett les alliances. Jasper prit celle d'Alice et, après avoir pris la main de sa future femme, glissa l'anneau d'or à son doigt.

-Alice, par cette bague, je te promets d'être là pour toi, en tout temps, peu importe ce qui se passe autour de nous. Tu es apparue dans ma vie et tu m'as montré la voie à suivre. Je te suivrais partout Alice, et ce jusqu'à ce que tu ne veuilles plus de moi.

Alice sourit avant de prendre à son tour l'anneau d'or et de le glisser sur le doigt de son futur mari.

-Jasper, tu es à moi. Tu es pour moi. Je l'ai su dès que ma nouvelle vie a commencé, peu importe quand. Je t'ai trouvé, parce que j'avais besoin de toi. Jamais je ne te laisserai partir, et en m'acceptant comme ta femme, tu t'engages à ne jamais me laisser seule.

Jasper sourit à son tour. Je savais qu'à travers ces mots, ils faisaient référence à des conversations passées, mais nous nous en moquions. Le principal était qu'ils s'aiment.

-Jasper, tu peux embrasser la mariée.

Ledit Jasper n'eut pas le temps d'esquisser un geste qu'Alice lui sauta dessus et prit sa bouche d'assaut. Tout en souriant, il serra sa femme dans ses bras et répondit à son baiser.

Ils se séparèrent et toute la famille les félicita. Ils passèrent de bras en bras avant de tous nous diriger vers la villa. Nous tenions à faire comme si nous n'étions pas au courant du combat à venir, du moins à agir comme nous l'avions vu dans la vision d'Alice.

Emmett faisait l'ambiance à lui tout seul, et nous nous laissions prendre au jeu. Seule Bella avait du mal à se laisser aller, mais comment lui en vouloir ? Elle n'avait pas passé des années à jouer la comédie pour les humains.

Soudain je les entendis : Alec et Félix approchaient. J'entendais deux nouveau-nés, qui servaient d'avant-garde. Aussitôt je courus vers Bella qui me regarda, anxieuse. Je la pris dans mes bras et enfouis ma tête dans son cou.

-Bella, murmurai-je contre son oreille, je t'aime, pour toujours et à jamais. Prends Isabel avec toi, et va loin, aussi loin que tu peux. Ne te retourne pas, quoique tu entendes. Ne reviens pas. Amène-la à la réserve, et demande à être sous leur protection. Je t'interdis de revenir, d'accord ?

Je relevai la tête pour voir le désarroi qu'exprimaient ses yeux. Sans me répondre, elle s'empara de mes lèvres et m'embrassa violemment, mettant toute sa force dans ce baiser.

-Tu as intérêt de revenir Edward Cullen, chuchota-t-elle à toute vitesse. Sinon je te promets que tu vas passer un sale quart d'heure !

Je l'embrassai chastement et la libérai. Immédiatement, elle fonça sur Isabel, la pris dans ses bras, et disparut.

Nous savions qu'elle laisserait une odeur, aussi avions-nous pris une peluche dans sa chambre de jeune fille qui portait encore son odeur humaine.

Une fois le silence revenu, le reste de la famille se remit à danser. Je m'assis, comme dans la vision d'Alice, et observait les couples évoluer en dansant. Les nouveau-nés étaient arrivés près de nous, mais ne s'étaient pas montrés : ils nous regardaient, surveillant qu'aucun de nous ne s'échappe. Ils n'avaient pas vu Bella s'éloigner, parce que la forêt nous cachait encore à ce moment-là.

Lorsque les Volturi apparurent, je me levai et tous les autres se figèrent, regardant dans la même direction que moi. Je fus aussitôt entouré de ma famille.

Dès que tu as besoin de nous, siffle ! M'avertit Jacob.

Je hochai la tête discrètement, me focalisant désormais sur les pensées de nos adversaires. Félix et Alec étaient suivis par 15 nouveau-nés qui n'attendaient qu'une chose : la curée. Quant aux italiens, ils réclamaient vengeance.

Alec prit la parole le premier.

-Bonjour Carlisle ! Aurais-tu oublié de prévenir notre maître de ce mariage ? Il sera triste de constater que tu ne l'invites pas lors des réjouissances.

-Bonjour Alec. Il s'agit d'un mariage en petit comité, selon les vœux d'Alice ici présente.

Alice s'avança et Alec lui sourit avant de s'incliner légèrement.

-Je ne pensais pas que nous nous reverrions dans ces conditions Alice ! Continua-t-il en se relevant. Je vois que tu as trouvé celui que tu cherchais.

-Il s'appelle Jasper, présenta notre sœur. C'est en effet lui que j'ai vu dans ma vision.

Félix, qui jusqu'ici n'avait rien dit, sourit de toutes ses dents. Il se souvenait d'Alice. Il ne l'avait jamais vu à Volterra pourtant. C'était bien plus ancien…

-Je suis ravi de te voir en vie, petite Alice, commença Félix.

Celle-ci se tourna vers lui, ne comprenant pas. Jasper était à ses côtés, et envoyait autant d'ondes apaisantes qu'il le pouvait.

-Je te connais tu sais ? Continua le vampire. Nos routes se sont croisées, il y a bien longtemps de cela. 1852, cette date ne te dit rien ?

Alice essaya de se rappeler, en vain.

-C'est la date de ta mort, reprit Félix.

Alec le regarda, étonné, et Alice émit un hoquet. Rosalie posa sa main sur l'épaule de notre sœur, et Esmée lui prit la main pour la soutenir.

-Tu étais seule dans cette chambre sombre. Tes parents te pensaient folle, alors ils t'ont condamnée à vivre au dernier étage de leur maison, sous les toits. Un soir, j'avais besoin de me cacher, et je me suis glissé par la petite fenêtre du toit. Tu étais là, endormie. Tu t'es réveillée et tu m'as vu. Je venais de manger, mais tu sentais tellement bon… Quand j'ai planté mes dents dans ton petit cou…

Il se lécha les lèvres en repensant à l'odeur. Il revoyait la scène tandis qu'il la racontait.

-Tu n'as pas crié, tu m'as juste remercié. Un autre vampire est arrivé et m'a empêché de te tuer, de boire tout ton sang. Il m'a dit que je n'avais pas le droit de prendre ta vie parce qu'il veillait sur toi. Comme j'étais en mission, je suis parti, puisque tu n'étais pas une priorité. Je ne sais pas ce que ce vampire a fait de toi, je sais juste que je l'ai tué quelques années après. Mais tu étais introuvable, et je n'ai pas pu te tuer.

Nous avions tous écouté ce récit, et si l'horreur prédominait parmi les membres de ma famille, de la satisfaction émanait de Félix. Alec enviait Félix d'avoir pu goûter au sang d'Alice, mais il n'était pas venu pour ça.

-Je vais donc enfin pouvoir terminer mon travail, conclut enfin Félix avec un sourire sadique à souhait, et te tuer.

-Etes-vous venus pour cela ? S'enquit Carlisle. Pour tuer Alice ?

-Non ! Répondit Félix. Alice est juste un bonus : je suis venu tuer Bella, conformément à l'ordre d'Aro.

-Mais Bella est morte de la main de Jane, rappela Alice.

-Pourtant, je sens son odeur, fit remarquer Alec en humant l'air.

-Son odeur humaine, expliqua Esmée en montrant la peluche. Nous avions besoin de sentir sa présence en ce jour. Elle aurait dû être là aujourd'hui pour Alice, mais Jane l'a tuée avant.

Alec était en plein dilemme, mais Félix ne fléchissait pas. Il était persuadé que Bella était en vie, et de toute façon, il comptait tuer Alice.

-Alec, tu es le plus raisonnable, affirma notre père. Ce combat est vain, Bella n'est plus. Félix n'a aucune preuve pour nous accuser de mensonge. Je suis navré que ta sœur ai été tuée, mais nous l'avons vengé. Je ne peux rien faire de plus, et tu le sais.

Alec me regarda. Depuis qu'ils étaient arrivés, j'avais pris un masque de tristesse, et si j'en croyais les pensées de ma famille, j'y arrivais bien. D'ailleurs, je ne jouais qu'à moitié la comédie : j'avais tellement peur pour la vie de Bella et son absence me coûtait tant déjà que j'avais mal. Alec m'adressa ses pensées.

En te voyant Edward, je veux croire Carlisle. Il n'a jamais menti à mes maîtres, et ta tristesse peut difficilement être feinte. Félix ne voudra pas repartir sans se battre. Aro sait que nous sommes ici, mais il pense que c'est uniquement pour que j'ai des explications sur la mort de ma sœur. Jane a désobéi à Aro, elle devait amener Bella à Volterra. Mais en tuant Bella, Jane s'est condamnée, et si elle n'avait pas été tuée par ce Nicolaï, elle aurait été exécutée en Italie.

Le regard du Volturi passa ensuite sur chacun des membres de ma famille, pour rester sur Carlisle. Pourtant il continuait à me parler dans son esprit.

Je ne me battrai pas : ce n'est pas mon combat. Aro tient Carlisle en haute estime, il sait que ton père fait ce qu'il sait être juste. Je vous souhaite bonne chance, parce que si je ne me bats pas aux côtés de Félix, je ne peux me joindre à vous.

-Je retourne à Volterra, annonça-t-il finalement à haute voix. Félix, tu désobéis à nos maîtres en voulant te battre contre les Cullen, dont Alice fait partie. J'espère, Carlisle, que vous gagnerez.

Et il partit à vitesse vampirique par là où il était venu. Le sourire de Félix s'agrandit.

-Je suis heureux que ce petit prétentieux soit parti. J'ai le champ libre pour faire ce qu'il me plaît !

A ces mots, les nouveau-nés se positionnèrent pour attaquer, et sans prévenir, Félix sauta sur Alice.


Voilà voilà... Jasper a eu chaud non ?

Sinon, surprises de la part d'Alec ?

Selon vous, que va-t-il se passer ?

1 - Félix et les nouveaux-nés vont être tués et tout finir bien ?

2 - Félix réussit à s'échapper et ramène Bella en Italie ?

3 - Félix s'échappe et tue Bella ?

4 - Alec revient et aide Félix ?

5 - Alec revient et aide les Cullen ?

Il n'y a qu'une seule bonne proposition, mais laquelle ?

Je vous dis à samedi pour le dernier chapitre (encore un qui sera assez long), puis ce sera l'épilogue.

Les bleus sont en train de gagner ! Allez les gars !

Bisous