Note au passage : Bonjour, bonsoir ! Etant donné mon retard non négligeable sur le chapitre précédent, je tenais à me rattraper avec celui-ci... Je tenais aussi à vous remercier pour les reviews que vous me laissez, elles me font plaisirs même si je ne prends pas le temps d'y répondre. =) Et merci aussi à ceux qui lisent et qui ne laissent par leurs avis (je sais que vous existez, je le vois sur ma boîte mail *Big Sister is watching you !*) ^.^


Black et les apôtres de la Rose

Chapitre 5 : Sirius Black est un connard.

Plus d'un mois et les fêtes de Noël passèrent avant que Sirius n'obtienne enfin un peu de temps pour lui. Il ignorait pourquoi, mais il avait presque le sentiment que McGonagall et Lily s'étaient données le mot pour occuper son temps libre… Si l'une ne lui infligeait par une heure ou deux de retenue, l'autre l'entrainait aux tréfonds de la bibliothèque pour d'abord se plaindre des apôtres puis se perdre dans la description extasiée d'un nouveau bouquin.

Je disais donc : un long moment passa avant que le Maraudeur n'ait enfin la paix ! Malheureusement, ce matin-là fut peut-être le samedi le plus dur de toute son existence.

Il fut réveillé aux aurores par un bruit à l'extérieur avec l'étrange impression d'avoir fait un cauchemar concernant Severus Rogue et une salle de torture S-M. Il essaya de se rendormir, mais rien n'y fit. Il se leva finalement et découvrir une chambre froide avec un pavage glacé sous ses pieds et pour couronner le tout : une tempête de neige soufflait dehors. Je hais le froid ! Pensa-t-il. Il avisa la salle de bain trois mètres plus loin et, dans un effort colossal, il se redressa et marcha jusqu'à la douche. Mais ce fut son reflet dans le miroir qui finit de l'achever : son beau visage était marqué par de grosses cernes violettes sous ses yeux.

« Ok, j'abandonne, dit-il la bouche pâteuse. »

Puis il retourna dans son lit, se roula sous ses trois épaisseurs de couverture et ne bougea plus, maudissant l'inventeur du froid, de la neige et des cernes.

En milieu d'après-midi, il finit par se faire une raison et repoussa ses couvertures, l'appel du ventre avait surpassé l'appel du lit. Il attrapa le premier jean qui lui passa sous la main, un tee-shirt et son immense pull de laine. Il plongea ses mains dans ses poches et rentra la tête dans les épaules, le nez dans le col de son pull. C'est ainsi que Sirius quitta finalement son dortoir, pas coiffé (nda : comment s'il en avait vraiment besoin), avec la dégaine des week-ends. Il se traîna vers le rez-de-chaussée par les couloirs peu fréquentés, puis continua sa descente jusqu'aux cuisines. Là, il entra. Un elfe de maison s'approcha de lui.

« Vous n'avez pas l'air très en forme, fit remarquer la créature de sa voix cassée. Je peux faire quelque chose pour vous ? J'ai quelques forêts noires si vous voulez. »

Une lueur d'espoir s'alluma dans les yeux de Sirius qui s'installa à une petite table. L'elfe revint quelques instants plus tard avec un grand bol de chocolat chaud et un des desserts promis. C'est ainsi que l'Animagus passa sa fin d'après-midi, le nez au-dessus du bol dont le contenu ne semblait pas vouloir se refroidir, un sourire fatigué sur le coin des lèvres. Il parla un peu avec les elfes de maisons, contemplant la cheminée le reste du temps.

Après un autre silence, il demanda :

« Il va neiger encore longtemps à votre avis ? »

Les elfes secouèrent tous la tête en signe de négation.

« La neige s'est arrêté de tomber, annonça l'un d'eux.

- C'est vrai ?! S'étonna Sirius dont le moral remonta en flèche. »

Tous les elfes hochèrent la tête pour signifier que oui. Le Gryffondor avala alors le reste de son chocolat d'une traite et quitta les cuisines à toute allure. Il escalada les marches de Poudlard jusqu'à sa chambre. Il sauta dans la douche, se changea, se coiffa, s'emmitoufla et redescendit à toute vitesse, son balai à la main. Il quitta Poudlard par un des passages secrets jusqu'à Pré-Au-Lard. Un fois à l'air libre, il décolla dans un rayon de soleil.

« Jeunes demoiselles me voilà ! S'écria-t-il, prenant la direction de la grande ville la plus proche. »

Chassez le naturel, il reviendra au galop, n'est-ce pas ?

.o0°0o.

Sirius s'agita dans son sommeil pour finalement se réveiller en sursaut. Il se redressa sur les coudes, transpirant et relativement excité. Il pouvait clairement sentir son sang pulser à toute allure dans ses veines, son cœur battant la chamade. Il fronça les sourcils, cherchant un instant à se souvenir où il était, les couleurs de la chambre n'étant ni rouge ni or (ni d'une quelconque association de couleurs Poudlarienne). Il entendit un soupir sur sa droite puis on le tira de ses songes.

« Tu en fais des rêves agités dit donc… »

Voix fluette, agréable et enjouée, encore légèrement endormie, cela suffit à faire remonter les souvenirs de la veille à l'esprit du Gryffondor. Exquise soirée, sa pensée lui tira un demi-sourire alors qu'il répondait d'un ton charmeur :

« C'est normal, je rêvais de toi.

- Hummm, interrogea sa partenaire. C'est vrai ce mensonge ?

- Evidemment que c'est… »

Un mensonge. Black n'avait pas rêvé de la belle paire de jambes ou du sourire sexy qui avaient dormis à côté de lui.

« … Vrai, compléta-t-il avant de rire. De qui pourrais-je bien rêver d'autre ? »

D'un homme, par exemple.

« Et c'était comment ? Demanda la jeune femme, se glissant contre lui, lui rendant son sourire.

- Excitant, répondit l'Animagus sur un ton qui fit frissonner la demoiselle de la tête aux pieds et sans mentir pour autant.

- Mais encore ?

- Je ne sais plus… »

Ou alors préférait-il ne pas s'en souvenir ? Quoi qu'il en soit, il n'eut pas le temps de penser ou dire un mot de plus que sa partenaire se jetait sur lui à son plus grand bonheur.

Un peu d'exercice matinal plus tard, le rêve ayant disparu de son esprit, Sirius se rhabillait en considérant le soleil rasant d'une matinée de février. L'étudiante l'interpella :

« Hey, comment je te recontacte ?

- Tu ne le fais pas… Répliqua le Gryffondor sur le pas de la porte, légèrement surpris.

- Donne-moi au moins un nom ! S'exclama alors l'étudiante.

- Non… Chantonna Sirius avec un sourire immense. »

Et ce fut sous les cris indignés de la jeune femme et le regard choqué des étudiants qui se trouvaient dans le couloir du bâtiment que l'Animagus s'en alla. Il récupéra son balai caché derrière l'immeuble et s'envola jusqu'à Poudlard dans un soleil qui chassa un peu sa gueule de bois et toutes traces de remords (nda : ah, parce qu'il a des remords… ?).


Alors, sommes-nous d'accord ? Sirius Black est-il un connard ? ;)

Et je m'excuse pour... *Moment de doute personnel : on dit "je m'excuse pour la longueur" mais "la courteur" ça n'existe pas...* Bref ! Je m'excuse pour le manque de longueur de ce chapitre, promis, je me rattrape au prochain qui fait au moins le double de celui-ci !

Chapitre 6 : Un mâle pour un mal.