Holà ! Nous voilà enfin au chapitre 6, un chapitre plein de dénouement, de révélations, enfin tout ce que vous me réclamez depuis quelques temps déjà ! J'estime que j'ai assez torturé nos deux héroïnes pour l'instant alors accordons leur un chapitre de répit, d'accord ?
Pour mon rythme d'écriture, on m'a fait la remarque quand à la longueur de mes chapitres. Certains d'entre vous les trouve un peu trop court mais je vais vous expliquer pourquoi ils sont si court. C'est tout simplement que je fonctionne par "scène". Dans ma tête un chapitre = un moment. Il n'est pas forcément très long et j'écris souvent tout d'un coup. A chaque fois que j'ai écris quelque chose, je veux le partager avec vous tout de suite et je préfère donc en faire un chapitre. Dites vous que je découvre un peu l'histoire dans ses détails quasiment en même temps que vous ! J'espère avoir été claire dans mes explications.. Si ce n'est pas le cas, vous m'en voyez navrée mais il est assez tard et je n'ai plus forcément les idées claires aha !
Si vous avez des questions, remarques ou tout simplement envie de me faire part de votre ressentit sur le chapitre ou le déroulement de l'histoire jusqu'ici, je vous invite à vous déchaîner dans les commentaires ! Je vous souhaite une bonne lecture et on se retrouve au chapitre 7 ! :)
Ne m'oublies pas. - Chapitre 6.
Les ambulances arrivèrent dans le commissariat créant ainsi une sacré effervescence. Angela qui était ce jour là de service à la cafétaria débarqua en larmes dans le hall en voyant Jane sur le brancard avec les ambulanciers. La brune tenta de rassurer sa mère en lui expliquant qu'il n'y avait rien de grave et qu'il ne fallait surtout pas qu'elle s'inquiète. Mais comment convaincre quelqu'un d'autre que tout va bien lorsqu'on arrive même pas à se rassurer sois-même. L'ambulance partie finalement en direction de l'hôpital avec à son bord Jane et sa mère. Après une série de tests fait en urgence, les médecins expliquèrent à Jane que suite à son coma, un caillot de sang s'était formé dans son cerveau. Heureusement pour elle, il s'était dissipé rapidement sans l'aide de médicament. Le caillot avait fait pression sur une partie, la partie qui gère les émotions plus exactement, ce qui avait ainsi plongé la jeune femme dans une colère noire lors de l'interrogatoire. Les médecins lui avaient même expliqué que le caillot aurait pus provoquer des hallucinations visuelles et auditives mais que le pire avait été évité grâce à la réactivité de Korsak. Les médecins expliquèrent à Jane qu'elle pouvait rentrer chez elle mais qu'une infirmière passerait tout les jours pendant une semaine afin de lui faire des prises de sang. On fournit aussi à la jeune femme un traitement pour prévenir la reformation d'un caillot. Il faisait déjà nuit lorsque Jane retrouva enfin son appartement suivit de près par sa mère qui semblait ne pas vouloir la lâcher.
- Maman. Je te dis que tout va bien. Je n'ai plus mal au crâne et, en plus, les médecins m'ont fournis tout les médicaments nécessaire. Il n'y a pas de raison que ça aille mal à nouveau.
- Jane, tu as eus un caillot au cerveau. Tout ceci aurait pus être bien plus grave ! S'il te plait, laisse moi rester.
- Je suis assez grande pour prendre soin de moi-même ! J'ai besoin d'être seule, de me reposer. Je dois être au calme maman, je t'appellerai demain à la première heure !
Tout en parlant, la lieutenant tentait de pousser d'une manière plutôt discutable sa mère en direction de la sortie. Angela ne semblait pas décidé à partir, elle protestait toujours mais Jane ouvrit la porte en grand. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle trouva Maura planté devant, la main en l'air prête à frapper à la porte. Angela leva les bras en l'air.
- Ah ! Maura ! Tu vas peut-être réussir à décider Jane à me laisser rester pour cette nuit ! Elle a besoin que quelqu'un reste avec elle. Tu n'es pas d'accord ?!
- Angela, vous semblez fatigué. Je vais rester avec Jane, d'accord ?
- Ah ! Merci Maura, tu es vraiment adorable ! Au moins, Jane aura un docteur à disposition. Enfin.. Même si d'habitude tes patients sont plutôt morts mais.. Tu m'as compris. Bonne soirée les filles et pas de folie !
Jane referma doucement la porte derrière sa mère et resta face à la porte fermée quelques instants. Elle ne s'attendait pas vraiment à ce que Maura débarque ainsi, ce n'était pas son genre. Ou peut-être que ça l'était ? Après tout, elle ne la connaissait que depuis 2 mois. La brune prit une légèrement inspiration et entreprit de parler mais elle fût interrompus par Maura.
- Jane. Je.. Excuse moi pour hier soir. Je devais reprendre mes esprits, faire le point.. Enfin.
La lieutenant l'interrompit avant qu'elle ait le temps de finir sa phrase. Jane se retourna vers Maura, elle avait les sourcils froncés et semblait résigné.
- Maura, j'ai compris. Je suis désolée pour hier, je n'aurai jamais dûs faire ça. Comment pourrais-je penser à une telle chose entre nous ? C'est vrai, après tout, nous sommes amies. Je pense que j'ai.. J'ai peut-être confondu mes sentiments suite au choc du coma ? Ou.. Ou je ne sais pas, c'est toi le docteur après tout ! Tu trouveras bien explication à tout ça, hein ? En tout cas, n'y pense plus. Je suis vraiment désolée, ça ne se reproduira plus. Je vais tâcher de me tenir à l'écart du whisky !
Le docteur Isles observa silencieusement Jane durant quelques instants. Jane portait une de ses nombreuses chemises et un jean noir. C'était un look très sobre que Maura avait toujours sus apprécier. En réalité, elle voyait beaucoup de qualité en Jane et elle n'avait jamais pris le temps de lui dire. La blonde se racla la gorge et se décida à prendre la parole.
- Ecoutes. Je suis sérieuse Jane, ne m'interrompt pas. Tu me laisses parler jusqu'à ce que je termine ce que j'ai à dire. D'accord ?
Maura releva son regard en direction de la brune qui hocha silencieusement la tête. Le docteur prit une grande inspiration et se lança dans son monologue.
- J'ai toujours apprécié ta personnalité Jane, tu ne t'en souviens pas mais, j'ai toujours pensé que nous sommes un peu complémentaire. J'ai toujours tout voulus planifier dans ma vie mais quand tu as débarqué, tu m'as fais faire des choses que je n'aurai jamais crus faire comme.. Manger des cacahuètes dans un bar ! Boire une bière à la bouteille ! Ou alors manger dans certains restaurants à l'hygiène plutôt douteuse. Au début, j'avais très peur. Mais j'ai finalement appris à apprécier ces petits moments de folie, que je n'avais pas prévu mais pour moi, ça ressemblait à une grande aventure. Et puis je n'avais pas peur car tu étais toujours là, à mes côtés prête à me rattraper en cas de problème. Mais tout ça, ça fait peu de temps que je m'en suis rendu compte. C'est malheureux mais il aura fallut que tu tombes dans le coma et que j'ai peur de te perdre pour réaliser tout ça. Jane, tu rends ma vie tellement plus palpitante. Hier soir, encore une fois, je n'avais pas planifié ce qu'il s'est passé et cette fois, j'ai vraiment pris peur. Je.. Je ne savais pas quoi faire Jane, je ne savais pas si c'était toi ou l'alcool qui parlait.. Je suis désolée. A l'hôpital quand tu as déclaré que tu voulais tout reprendre de zéro, j'ai crus que ça allait effacer notre ancienne relation mais au final, on a vite repris nos repaires et on s'est même découverte autrement. Jane, j'ai toujours aimé l'ancienne version de toi et.. Je.. J'aime encore plus cette nouvelle version de toi.
Jane observait Maura avec des yeux ronds. Pour être honnête, elle ne savait absolument pas quoi répondre à Maura. Pour le coup, le docteur l'avait prise par surprise et Jane n'était pas habitué à ça. Elle ouvrit et referma la bouche plusieurs fois sans qu'aucun son n'en sorte. Elle se sentit rougir et se mordit la lèvre. Finalement, un mot ou plutôt, un prénom, sortit de sa bouche.
- Maura.
C'était une soirée exceptionnelle étant donné que le docteur Isles pris, pour la deuxième fois consécutive, le lieutenant Rizzoli par surprise. La blonde s'approcha d'un pas décidé vers Jane et la repoussa contre la porte d'entrée. Les deux jeunes femmes s'observèrent de longues minutes avant que, finalement, elles franchissent le pas. Le geste vint des deux partis : les deux jeunes femmes s'embrassèrent. Le baiser fut tout d'abord doux, passionné. C'était comme si elles se retrouvaient après une longue séparation. Maura entreprit d'embrasser Jane un peu partout sur le visage, le nez, la bouche, le coin de la machoire, le cou. De son côté, Jane avait décidé de serrer Maura le plus fort possible contre elle. Elle avait l'impression de rêver et ne voulait surtout pas laisser le docteur Isles s'échapper. Mais Maura ne semblait pas décidé à partir étant donné qu'elle avait entreprit de déboutonner les boutons de la chemise de Jane un par un tout en l'embrassant à l'endroit où se trouvait le bouton. Jane baissa la tête en haussant les sourcils.
- Maura.
- Hmm ?
- Tu.. Enfin tu veux rester devant la porte.
- Hmm.
- Non mais sérieusement ? Sur le paillasson ?
- Hmmm !
Le docteur Isles releva finalement la tête, ses cheveux étaient un peu en pagaille et elle avait le teint rouge. Jane explosa de rire. C'était plutôt amusant comme situation, il fallait le dire. La brune n'avait pas pour habitude de voir Maura ainsi mais ce n'était pas désagréable. Elle n'allait surtout pas s'en plaindre. Tout en rigolant Jane attrapa Maura et la porta dans ses bras, un peu comme une princesse ce qui fit pouffer Maura de rire mais le docteur Isles reprit tout de suite son sérieux.
- Jane, tu devrais pas me porter ! Tu es fatigué, tu dois te reposer.
- Maura, pour l'amour de dieu. La ferme. On va tout sauf se reposer cette nuit.
La blonde se racla la gorge en plantant son regard dans celui de Jane. Elle savait que Jane n'avait pas tord : elles n'allaient pas se reposer cette nuit et cette pensée était tout à fait agréable pour le docteur Isles. Maura se contenta alors d'enfouir son visage dans le creux du cou de Jane alors que cette dernière la portait jusqu'à la chambre.
