La marque des pères

Note Auteur: J'avais juste très envie de n'écrire que cette partie interlude. Parce que je bloque sur le reste de l'histoire et avait besoin de quelque chose pour me relancer. J'ai l'impression que si je met ce simple passage je peux tourner mes pensées vers le reste de l'histoire.... et je ne pense pas avoir été très claire en expliquant ça lol. En tout cas: interlude.

Bonne lecture.

Important:

Slash dans un avenir lointain... et pas avec Jim. Ils sont comme des frères (du moins dans cette fiction lol.

Note: Crossover avec CSI Las-Vegas.


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Chap. 6: Interlude de mort.

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La nuit était jeune. Suffisamment pour que les fêtards ne soit ni au début de leur soirée ni à sa fin au petit matin. Avec tant de gens dispersés dans la ville il y avait toujours le risque d'être aperçu. Pourtant l'homme caché dans l'ombre s'en fichait. Sa cible ne lui échapperait pour rien au monde. Quoiqu'il ait toute confiance en ses capacités de rester dans l'ombre. Personne ne l'avait attrapé jusque là et personne ne le ferait tant qu'il ne le voudrait pas.

Là.

Celui qu'il voulait venait d'arriver. Il était ironique qu'il soit aussi facile de capturer ses proies alors que toutes les forces de l'ordre de la ville le cherchait. Il ne s'en plaignait pas mais une part de lui était folle de rage de l'incapacité des policiers à faire leur devoir. Ils auraient du être présent et protéger tout le monde. L'homme secoua la tête, retrouvant un peu de raison. Il avait tord, les policiers ne pouvaient pas sauver le monde. Ils étaient trop peu pour trop de crimes. Cela n'empêchait pas la déception que la réalité ne soit pas ce monde parfait qu'il aurait voulu.

Tout irait bien parce qu'il allait s'occuper lui-même de faire disparaître une partie de ce qui rendait le monde si laid.

Comme à chaque fois qu'il entrait dans ce mode d'action et de pensées, l'homme abandonné derrière lui toute humanité. Toute raison. Le processus était lent, lui prenant quelques heures entre sa vie réelle et celle du vengeur qu'il était devenu. Une fois ce laps de temps passé il était froid et droit comme une statue mouvante. Ses pas étaient muets, force d'habitude de ce qui était la répétition de bien d'autres nuits. Ses yeux étaient vides de toute autre émotion que cette volonté d'atteindre sa destination finale.

Vêtu de noir pour mieux s'accrocher à l'ombre qui le portait, il restait obstinément caché à sa cible. Et celui qu'il voulait était si risible qu'il avait du mal à retenir le rire effrayant qui voulait sortir. L'individu essayait de récupérer les clefs qui avaient échappées à ses doigts moites et tremblants d'ivrogne. Il était à genou sur le bord de la route, ne réalisant pas que s'il était dans un endroit plus habité il aurait couru le danger d'être écrasé par une voiture passante. Il venait juste d'attraper l'objet désiré et avait poussé un cri de victoire lorsqu'une main sortie de l'ombre se posa sur son épaule.

L'individu sursauta violemment, ses mouvements le mettant à deux doigts du visage qui s'était penché sur lui.

"Ah c'est vous!" S'exclama-t-il. "Est-ce que j'ai un truc à signer? J'ai attendu toute la semaine pour ces foutus papiers. Et maintenant faut que je paie cette merveille..." Fit-il en caressant le flan de sa ferrari neuve. "Dés que je l'ai vue j'ai su qu'elle était faite pour moi." Murmura-t-il amoureusement. "Alors ce fric? Il est où?" Termina-t-il en se tournant vers l'homme de l'ombre.

Le prédateur lui sourit et après quelques mots l'encouragea à l'emmener à l'intérieur pour finir leurs affaires. Les deux hommes montèrent les escaliers, le premier si enivré qu'il failli passer par-dessus la balustrade à plusieurs reprises. Si ce n'avait été pour la main sûre et gantée de noir de l'autre, il n'aurait pas vécu plus loin. Mais le prédateur avait d'autre plan.

La porte se ferma sur le monde extérieur. Abritant les deux individus de toute interruption. Au-dehors, un chat gris se glissa dans l'un des jardins des grandes villa. Mais on dit que la nuit tous les chats sont gris. Peut-être au jour était-il blanc? Ou noir?

Personne n'ouvrirait la porte avant un long moment. Et lorsqu'il se glisserait à son tour hors des murs étouffants, l'homme de l'ombre aurait terminé sa mission de la soirée. Et dans la nuit le sang sur ses vêtements noirs ne se verraient pas.

Aucun témoin pour interrompre sa nuit ni pour entendre la douce mélodie qu'il fredonnait. Et si un nom passait ses lèvres de temps en temps... qui pourrait le répéter à qui voulait? Qui irait dire au policiers dans leurs nobles uniformes que le prédateur avait soufflé ce nom tant de fois dans sa chanson? De toute façon, il y avait tellement de personnes portant ce même nom. Mais là où les inspecteurs chercheraient parmi toute une population, le tueur lui n'avait qu'un unique être dans ses pensées.

"Blair." Souffla-t-il à nouveau. Ses jours étaient beaucoup plus beaux depuis qu'il avait rencontré cette exception de la nature humaine. Un être rare qui lui avait fait oublier les horreurs de cette réalité pour quelques heures et qu'il ne voulait plus oublier. Alors il fredonnait ce nom. La nuit était toujours aussi jeune et il avait tant à faire avant le matin. Cette mémoire lui tiendrais compagnie dans son habituelle solitude.