Oliver

Ca fait trois mois que Felicity est avec nous, trois mois que je l'ai embrassé pour la dernière fois près de la rivière et depuis plus rien. On ne se parle pas beaucoup, nous ne nous disons juste que ce qui est nécessaire, depuis trois mois nous courons, nous changeons constamment d'endroit, nous sommes toujours poursuivi, nous ne comprenons toujours pas pourquoi cette armée nous cours après et malgré le fait que nous avons tué bon nombre de soldat, il ne se retire pas, on dirait même qu'ils sont de plus en plus nombreux à nous poursuivre chaque jour. Felicity a considérablement amélioré son endurance, au départ on devait souvent s'arrêter pour qu'elle puisse reprendre son souffle, souvent je restais avec elle derrière pour l'aider, l'épauler, l'encourager et la protèger. Nous n'avons pas vraiment reparler de l'incident de la rivière, nous n'avons jamais un moment pour parler.

Nous ne sommes jamais seul ,même le soir lorsque j'arrive dans la tente pour me coucher, Felicity est déjà endormi et le mâtin lorsqu'elle se réveille, ça fait déjà un moment que je ne suis plus auprès d'elle. J'ai été obligé de tuer à nouveau devant elle, mais cette fois pour la sauver, heureusement que je suis arrivé à temps, elle était partie chercher des noix de coco et un militaire se trouvait sur son chemin, se cachant derrière un arbre, il la saisi, elle a poussé un cri, Slade lui a enseigné des techniques de combat mais il a vite perdu patience, elle n'est pas faite pour ça, et surtout pas pour cette vie de sauvage, elle a tout de même retenu quelque notion, mais pas assez pour se défendre totalement . Je n'étais pas loin, des que je l'ai entendu j'ai saisi mon arc et j'ai couru. Lorsque j'ai aperçu l'homme pointer son arme sur sa tempe, je n'ai pas hésité, j'ai décoché une flèche et je l'ai envoyé droit sur le pistolet, ensuite j'en ai renvoyé une dans son coeur, le tuant instantanément. Elle n'a rien dit, elle m'a juste remercié dans un souffle puis a continué sa cueillette, m'ignorant totalement, elle déteste cette partie de moi je le vois dans ses yeux. Lorsque je combat ou que je tue elle reste pendant des heures voir des jours sans m'adresser un mot.

Nous arrêtons de courir avant la tomber de la nuit et nous organisons une fois de plus notre soirée, toujours la même chose, les filles installent le campement, je chasse et je pose des pièges pour sécuriser un maximum notre installation, Slade me file un coup de main, puis nous mangeons ensemble, Felicity va se coucher, Shado la suit de près ça par contre ça à changé, avant Shado restait avec nous mais depuis peu elle est extrêmement fatigué et va donc se coucher en même temps que Felicity, je me retrouve donc seul avec Slade. je me couche souvent aux alentour de 22h30 puisque je prends mon tour de garde à quatre heures du mâtin comme à notre habitude.

Il est l'heure, la nuit m'a semblé courte mais je me sens bien et reposé, je suis prêt à commencer ma journée. Je dépose un léger baiser sur l'épaule de Felicity, je fais ce geste chaque mâtin et comme chaque mâtin elle ne ressens rien, elle dort profondément, et je pars m'installer. Comme toujours je suis à l'affût du moindre bruit, je scrute l'horizon, c'est calme, seul le bruit des animaux vient perturbé le silence de la nuit. Le ciel est parsemait d'étoiles, la lune est pleine ce qui m'offre plus de luminosité pour apercevoir le moindre mouvement, le moindre changement. Je m'installe sur un rocher, je reste la un moment, le temps me parait long. Je sens quelqu'un qui arrive derrière moi, je ne me retourne pas, je sais déjà de qui il s'agit. Une main vient se poser sur mon épaule, je remonte la mienne et je serre sa main, je sais pas pourquoi ce geste, pourquoi maintenant mais j'en ai besoin et je pense qu'elle aussi. Je me décale et lui fait une place sur le rocher. Elle s'assit à mes côtés, personne de nous deux n'ose briser le silence. C'est elle qui se lance, elle chuchote.

- Oliver... Tu penses qu'un jour nous rentrerons chez nous ?

- Je ne sais pas, je pense que nous sommes coincés pour un bout de temps.

Elle pousse un petit soupir et frissonne.

- Tu as froid ?

Elle hoche la tête, je passe ma main dans son dos et la rapproche de mon corps lui offrant un peu de ma chaleur, c'est agréable. Elle niche sa tête de mon cou, je pose ma tête sur le sommet de son crâne et je respire ses cheveux, ils ont l'odeur du savon au miel, c'est agréable ce parfum.

- Je suis désolé que tu es assisté à cette scène d'horreur, je ne voulais pas que tu vois cette facette de moi.

- Ne le sois pas, avec le recul et après avoir eut de longue discussion avec Shado j'ai compris, puis tu m'as sauvé la vie le mois dernier.

Je suis heureux, elle a compris, ça ne veut pas forcément dire qu'elle accepte mais je suis heureux quand même. Je lui dépose un bisou sur sa tempe, puis je regarde l'horizon.

Felicity

Je me réveille, j'ai senti une fois de plus les lèvres d'Oliver sur mon épaule, ça fait déjà un petit moment que je me suis rendu compte qu'il faisait ce geste à chacun de ses réveils, je ne lui en ai jamais parlé de peur qu'il arrête, j'ai toujours un petit sourire, mais il ne remarque rien, il pense que je dors, c'est mon petit secret.

Nous nous sommes enfin réconciliés, je pense que nous sommes plus des amis que des amants, on se s'embrasse plus, ne se touche plus, enfin si mais ce sont des gestes que font les amis, il me touche l'épaule, me prend par la main quand il doit m'aider, mais ça reste des gestes banals. Au travers de nos gestes, personne ne pourrait s'imaginer qu'il y a deux ans nous étions fou amoureux l'un de l'autre. Je suis triste mais c'est ainsi, je vis au jour le jour et je prends ce qu'Oliver veut bien me donner, comme ce petit baiser qu'il me dépose chaque mâtin. J'aimerais qu'il y est plus, que nous redevenons comme avant, je suis toujours éperdument amoureuse de lui, j'essaie de lui montrer mais apparemment nous ne sommes plus connectés sur les mêmes ondes. Je sors, je me sens enfin capable d'avoir une discussion avec lui, je le veux, j'ai vraiment besoin de savoir si c'est réellement terminé entre lui et moi, je n'en peux plus . La nuit est claire, je m'avance de quelque mètres et je distingue la silhouette d'Oliver. Il est assis sur un rocher, il monte la garde comme il le fait depuis mon arrivé prenant toujours son tour de garde durant la seconde partie de la nuit. Je me demande comment il tient, il ne dort en général que cinq heures par nuit, il marche autant que nous la journée voir même plus parfois. Il grimpe dans les arbres pour avoir une meilleure vue sur l'ensemble de la foret et il ne me semble jamais épuisé. Je m'approche, il ne bouge pas, je suis sure qu'il sait que je suis la, je pose la main sur son épaule, il place la sienne sur la mienne, je suis assez étonnée, je pensais qu'il se serait retourné et qu'il m'aurait renvoyé dormir mais non, il me regarde puis se pousse pour me laisser de la place. Je m'installe à ses côtés silencieusement. Nous échangeons deux phrases, ça réponse ne me convient pas je frissonne, il me demande si j'ai froid je lui réponds que oui mais ce n'est pas vrai, je veux juste qu'il me prenne dans ses bras, et il le fait. Ca fait longtemps que j'attends une petite attention de sa part, il m'en donne bien sur mais quand il pense que je dors, jamais lorsque je suis éveillé, ça me rend heureuse.

Nous en en sommes à trois mois sans réel contact, nous avons eut de longues discutions je lui ai raconté comment se portait sa mère, le fait qu'elle se soit remarié que Théa avait fait la connaissance d'un jeune homme et que ça semblait sérieux, que Tommy et Laurel était sur le point de se marier, bref que la vie avait continué sans lui que chacun avait avancé en son absence sauf moi.

Au début le soir lorsque je me couchais, j'essayais de l'attendre, j'aurai aimé que nous ayons une vraie discussion mais je m'endormais toujours avant qu'il regagne notre tente. Je m'étais imaginé nos retrouvailles, je me serai excusé pour mon comportement, il m'aurait dit qu'il accepté mes excuses, puis j'aurai posé ma tête sur son torse et me serait endormi heureuse aux sons des battements de son coeur comme lorsque nous étions à Starling. Mais ce fameux soir n'a jamais eu lieu, c'est pourquoi j'ai décidé de sortir de la tente et de le rejoindre, je veux enterrer la hache de guerre une bonne fois pour toute.

Je niche ma tête dans son cou, je lui fait comprendre que j'accepte le fait qu'il soit devenu un autre homme, il me dépose un baiser sur ma joue, je souris, je suis bien la je me sens en sécurité. Je me redresse légèrement et je l'embrasse d'abord dans le cou puis je remonte sur sa joue, il tourne la tête vers moi et nos lèvres se rencontrent, notre baiser se fait de plus en plus hardent, j'ouvre la bouche et je glisse ma langue dans la sienne, nos langues se taquinent puis se mélangent, je me lève et je m'installe à califourchon sur lui. Nous reprenons notre baiser, les mains d'Oliver caressent mon dos, mes cheveux, mon derrière. Je sens son érection sous moi, je me redresse et retire ma veste, la jetant sur le sol, mon tee-shirt suis le même mouvement, la nuit est fraîche mais je n'ai pas froid mon corps est en feu, j'ai envie de lui, j'attends ce moment depuis si longtemps. Oliver se relève, puis me dépose sur le sol humide, il retire ses vêtements à son tour puis nos corps se perdent l'un dans l'autre. Il fait de long va et vient, me caressant encore et encore, je lui arrache les cheveux, l'embrasse dans son cou sur ses joues, c'est si bon, je me perds dans la profondeur de notre amour, je me doutais que rien n'était perdu, il fallait juste qu'on se laisse du temps, je lui dit que je l'aime, il n'a pas besoin de me répondre, son regard à cette instant parle pour lui. Il lâche un râle de plaisir en même temps que moi, plus de deux ans que je nous n'avons pas échanger une seule caresse et cette seule nuit me rappelle combien son absence à été difficile à supporter. Depuis trois mois je bénie le ciel pour mon enlèvement, même si nous étions fâchés, que tout était différent, je m'en fichais, ce qui devait être un calvaire est devenu mon rêve le plus précieux. Il se retire, dépose un baiser mes lèvres puis se relève.

Oliver

Felicity se montre entreprenante, je pense qu'elle ma complètement pardonné, lorsque nous approfondissons notre baiser, je me sens comme transporté dans un autre monde, mon univers change, je la serre dans mes bras, elle se déshabille, j'en fais de même, je l'allonge et je prend possession de son corps au milieu des arbres. Nous ne mettons pas longtemps avant de jouir, Wahou ! Qu'est ce que c'était bon, ça fait trois mois que j'attends ce moment, trois long mois. Elle me dis qu'elle m'aime, je n'en ai jamais douté un seul instant, tout dans ces gestes trahissait ses émotions, les regards qu'elle me jetait, sa façon de toujours s'asseoir près de moi le soir, je ne voulais pas la toucher, je ne voulais pas être celui qui ferait le premier pas, même si au départ c'est moi qui l'est éloigné de moi, pourtant j'en avais envie mais je voulais qu'elle prenne conscience qu'elle m'aimait malgré le fait que je sois devenu quelqu'un d'autre. Je suis heureux, je l'embrasse, et je la regarde avec amour et passion. Je me rhabille rapidement puis me rassoit sur le rocher, je sais que je n'aurai pas du relâcher ma vigilance que durant ces dix petites minutes d'évasion il aurait pu se passer n'importe quoi mais je ne regrette rien. Felicity me rejoins nous n'avons pas besoin d'échanger de mots pour savoir ce que nous ressentons, il suffit que nous regardons nos visages pour savoir que nous sommes heureux, notre bonheur se reflète dans nos yeux. Je la reprends dans mes bras, il est près de cinq heures, l'aube commence à se lever, tout doucement la forêt reprend vie.

- Je t'aime Oliver ! Je n'ai jamais cessé de t'aimer.

- Je t'aime aussi plus que tu ne peux imaginer.

Je la regarde comme ci elle était un précieux joyaux, je me promets à cette instant que si nous rentrons un jour chez nous, je l'épouserai et je ferai en sorte que chaque jours de sa vie soit un paradis. Nous discutons de notre vie d'avant, de nos amis, de notre famille.

- Tu te souviens de Dig ?

- Dig, notre chauffeur et garde du corps ?

- Oui lui.

- Oui je me souviens, je me rappelle surtout le nombre de fois où nous lui avons fait faux bon, je ne voulais pas de chaperon avec nous, il était furieux à chaque fois que nous le semions, mais il n'en tenait pas rigueur, j'ai passé beaucoup de temps avec lui à rigoler et à discuter. Il me disait que j'étais un sacré cas et qu'il détestait faire du baby sitting.

Felicity étouffa un rire.

- Il ne faisait que son travail, puis il faut que tu saches il est super chouette ce mec, après ta disparition nous avons passé de nombreuse heures à discuter ensemble, parfois jusqu'a très tard dans la nuit. Tu savais que son frère a été tué de sang froid par un psychopathe, depuis ce jour, il passe tout son temps libre à traquer l'assassin. Je l'ai aidée dans sa quête et juste avant que je disparaisse, nous avions une piste. Si un jour nous rentrons, je voudrais continuer à l'aider, il compte beaucoup pour moi.

- Nous l'aiderons, toi et moi nous ferons ça ensemble. Je ferai tout ce que tu me demandes.