Désolée pour l'attente... J'ai énormément de travail en ce moment et je n'ai pas énormément de temps pour écrire...
Enfin, bonne lecture et merci pour vos reviews qui m'encouragent à continuer cette fanfiction!
Chapitre 6
Une lueur blafarde tombait sur son visage aux traits tirés. Son regard vide sondait un miroir sale, à la recherche d'un espoir, d'une issue et d'un regain d'énergie. Lentement, il ouvrit le robinet et mit ses mains en coupe pour recueillir une poignée insaisissable d'eau. Il contempla un instant le liquide insipide qui glissait sur ses mains et qui s'échappait entre ses doigts.
Sa peau fourmillait et s'éveillait lentement. Il palpait doucement la réalité…
Il pencha brusquement la tête et s'aspergea le visage à plusieurs reprises. Il avait besoin d'être vif, d'être parfaitement conscient… Pourtant la fatigue lui ceignait les paupières et les pensées.
Lourds comme des pierres tombales, ses cils voilaient ses yeux.
Seules la peur et la culpabilité le maintenaient éveillé. Et cette même peur épuisait son souffle erratique qui embuait la vitre glacée en face lui.
Morgan se frotta les yeux et essuya rapidement son visage fatigué.
Chaque minute sonnait comme une condamnation pour Reid, une inexorable descente en enfer pour le si fragile benjamin de l'équipe. Un énième frisson parcourut le dos de Morgan et il ne put s'empêcher de se courber légèrement.
L'horreur de la situation pesait lourd sur ses épaules.
Il prenait désormais toute la responsabilité des souffrances qu'endurait et qu'endurerait Spencer. Après tout, sans ses blagues stupides, ils auraient pu prendre le tueur sur le fait et Reid serait sans doute, en ce moment-même, avec eux, dans le jet, pour rentrer en Virginie… Il serait pelotonné sur un siège et dormirait paisiblement, inconscient du danger auquel il avait échappé.
Si seulement…
Morgan gémit doucement et s'arracha à ces images et pénibles théories. Il devait s'accrocher à la réalité pour réparer cette lourde erreur… Et il savait que les « si seulement… » le faisaient plutôt reculer. Les « si seulement… » n'aidaient personne et n'avaient jamais fait avancer le monde… Il devait donc arrêter de penser à ce qu'aurait été hier pour pouvoir bâtir un demain à la mesure de ses espoirs.
Il lança un nouveau regard à son visage rongé par la culpabilité.
D'autre part, il savait pertinemment que l'équipe ne lui pardonnerait jamais ce faux pas si Reid mourait, tout comme il savait qu'il ne pourrait lui-même s'absoudre.
Jamais…
Il posa deux mains fermes sur le rebord de l'évier, s'appuya lourdement et ferma les yeux. Il sursauta brusquement en entendant une voix hésitante, derrière lui.
-Morgan ?...
Il fit violemment volte-face et se redressa devant JJ, dissimulant avec peine sa fatigue et ses tremblements.
-Garcia a quelque chose ? Il est déjà l'heure de livrer le profil ?
La jeune femme secoua tristement la tête et repoussa d'un geste machinal une mèche blonde qui passait devant ses yeux.
-Non, pas encore… Et nous parlerons aux policiers dans une grosse heure.
Le dos tendu de Derek s'affaissa légèrement de déception et d'impuissance.
-Ok.
Visiblement gênée, JJ détourna les yeux et lança un regard plus ou moins hésitant et ennuyé aux urinoirs.
-Morgan… Tu sembles fatigué…
Derek fronça les sourcils, suspicieux, mais répondit du tac au tac.
-Non.
L'agent de liaison planta brusquement ses yeux bleus dans les siens.
-Morgan, tu devrais aller te reposer une heure. Tu tiens à peine debout.
Derek serra violemment les mâchoires pour contenir sa colère.
-Je ne dormirai pas tant que Reid est dehors en train de se faire… par un monstre ! Je suis encore parfaitement capable de réfléchir et de faire mon boulot.
Sa voix s'était brisée sur un mot impossible à concevoir. Sa collègue lui lança un regard triste.
-Tu n'as rien à nous prouver Morgan… Je sais parfaitement ce que tu ressens… Durant l'enquête Hankel, j'avais la terrible impression que tout était de ma faute. Mais crois-moi, il faut passer au-delà de ce sentiment pour pouvoir avancer. Si tu refuses de te reposer à cause de cette culpabilité, tu ne nous seras d'une aucune utilité.
Derek secoua la tête, furieux.
-Je dois rester éveillé, réfléchir et trouver le moyen de le ramener! Il le faut ! Je ne peux pas perdre mon temps à dormir… de toute manière, je ne pourrai jamais plus dormir tant qu'il ne sera pas de retour dans l'équipe… C'est impossible, JJ.
Un silence pesant fit échos à ses paroles. Jennifer soutint un instant son regard déterminé et finit par lever les bras en signe d'impuissance.
-Soit. Mais Morgan, quoi que te dise ta conscience, tu n'es pas responsable de ce qui arrive. Personne dans l'équipe ne l'est.
Sans attendre une quelconque réponse, elle sortit des toilettes pour hommes et le laissa à nouveau seul face à lui-même. La colère s'ajoutait désormais à la peur, à la fatigue et à la culpabilité. Personne ne pouvait ressentir cette douleur qui le déchirait de l'intérieur tandis que chaque seconde s'écrasait violemment sur ses épaules et éloignait l'espoir de revoir son ami, un jour…
Qui plus est, personne ne pouvait lui dicter ce qu'il devait faire, surtout pour le mettre de côté.
Il fit à nouveau face au miroir et ferma les yeux pour ne pas voir son visage défait. Des larmes glissèrent sur ses joues. Il devait impérativement se calmer avant de retourner dans la fosse aux lions. Il respira profondément et balança doucement la tête.
Soudain, un léger grincement résonna dans la pièce. Morgan sentit son cœur cogner plus fort et se retourna à nouveau vivement. Hotch passa rapidement la tête dans l'embrasure de la porte.
-Garcia a quelque chose !
Morgan sentit ses jambes s'élancer avant même que son cerveau n'ait réussi à comprendre l'information. Sa respiration couvrit momentanément le murmure calme de ce début de matinée. Il suivit son patron et arriva rapidement dans la pièce qui leur avait été attribuée.
L'ambiance dans la pièce était électrique et pesante. Il vint se poster avec les autres derrière Garcia.
-Tu as trouvé le modèle ?
Garcia leva des yeux rougis et soulignés par un trait coulant de crayon vers lui.
-Bien vu, mon Beau.
En un clic elle leur montra un collier électrique pour chien.
-Je vous présente le collier Canicom 800 ! Il s'agit d'un collier électrique pour un ou deux chiens possédant une portée de 800 mètres et 15 niveaux de stimulation. Il est idéal pour le dressage des chiens de chasse... Normalement, ce collier est conçu pour ne donner qu'une légèrement décharge, mais d'après certains sites, on peut aisément le transformer en appareil de torture pour animaux en changeant quelques pièces…
La voix de Rossi s'éleva derrière lui, sombrement.
-En l'occurrence, il s'agit d'un appareil de torture pour êtres humains, ici.
Garcia déglutit difficilement et acquiesça.
-Effectivement…
Emily posa une main apaisante sur l'épaule de son amie.
-Tu as un numéro de série ?
Des larmes affluèrent dans les yeux de l'informaticienne.
-Non… Malheureusement… Je suis désolée… Donc quelque part, je n'ai pas grand-chose. Rien qui puisse nous aider à retrouver notre Petit Génie…
Elle se racla la gorge et tenta de ravaler ses larmes.
-Enfin, j'ai quand même la liste des magasins qui proposent ce genre d'articles… Mais ça ne nous avance pas énormément. Boise est une grande ville et ce genre d'articles est fort à la mode ! Ca va nous prendre des heures, voire des jours pour éplucher les comptes de ces magasins et retrouver tous les clients qui ont acheté ce collier.
Emily serra un peu l'épaule de Garcia pour la consoler. Les tremblements et les mornes intonations de sa voix trahissaient sa déception et sa tristesse. Hotch prit tout de même la peine de saluer son travail.
-Tu as fait du bon boulot.
Il fit une pause avant de reprendre d'une voix grave :
-Je veux que tu travailles avec la police scientifique et que tu tentes de retrouver toutes les personnes qui ont acheté ce collier en payant en liquide, grâce aux caméras de surveillance. Pour aller plus vite, tu élimineras automatiquement les hommes qui portent une alliance ou qui viennent en famille: notre homme est un solitaire souffrant d'une grave psychose... Nous nous occuperons de ceux qui ont payé avec une carte de crédit.
C'était pour l'instant le seul filon qu'ils pouvaient exploiter. Ca, ajouté au profil qu'ils allaient proposer, devrait considérablement diminuer la liste des suspects. Garcia acquiesça vivement et se remit à taper fiévreusement sur son clavier, sans au préalable avoir fait une petite remarque humoristique, typique de sa personnalité excentrique.
Elle aussi sentait que cette affaire leur glissait entre les doigts.
Tout le monde savait que sans nouveaux éléments, le profil restait assez vague… Morgan frissonna. Chacun savait également que le seul nouvel évènement qui pourrait affiner leur profil était la découverte d'un nouveau corps.
Chose qu'ils ne pouvaient ni espérer, ni accepter.
Les larmes coulaient à flots sur ses joues. La douleur qui émanait de chaque parcelle de sa peau était à peine supportable et la peur qui le submergeait, finissait de faire imploser ses dernières forces. Imperturbable, l'homme le poussait devant lui, tout en enfonçant ses doigts calleux dans sa nuque.
Reid lança un regard alarmé à la salle à manger qu'ils traversaient rapidement. Où l'emmenait-il ? Qu'allait-il lui faire ?
Sa tête lui tournait horriblement. Des tâches noires dansaient devant ses yeux embrumés. Il eut soudainement un violent vertige et ses jambes plièrent sous son poids. Il tomba lourdement au sol et échappa momentanément à la poigne de son bourreau.
-Quel con !
Il entendit vaguement l'insulte résonner au loin, puis sentit des bras glisser sous ses aisselles. A moitié inconscient, il laissa son ravisseur le traîner à sa suite.
Après quelques mètres, celui-ci le lâcha sans ménagement sur un sol carrelé. Le jeune agent étouffa un cri de douleur avant d'émettre un râle plaintif. Il resta un instant au sol, les yeux fermés, reprenant son souffle et tentant de maîtriser les tremblements intempestifs qui parcouraient son corps.
Une odeur dérangeante de brûlé vint rapidement lui titiller les narines et lui donna la nausée. Il rouvrit les yeux et observa d'un œil vide la miteuse cuisine qu'il avait déjà découverte quelques instants auparavant.
C'était donc ici qu'il allait recevoir une correction…
Dans un état à moitié léthargique, il leva les yeux vers l'unsub qui se tenait bien droit devant lui et le fixait avec une intensité fébrile.
-Eric… Tu es sûr de ton choix ? Refuses-tu de me céder ? Tout serait tellement plus simple pour toi…
Spencer se redressa lentement sur ses coudes.
-Jamais…je n'accepterai…
L'homme en face de lui soupira profondément.
-Je vais devoir te punir, alors…
Reid gémit légèrement et recula vivement pour se tasser contre un mur.
-Non… Pitié… Je ne le ferai plus.
Des dizaines d'images fusaient dans son esprit et le paralysaient de terreur : il savait que ce type était capable du pire. Il sentit de nouvelles larmes affluer dans ses yeux pendant que l'homme s'approchait de lui.
-Laissez-moi… Pitié!
Il tenta de se relever pour fuir mais une violente douleur lui scia les jambes. Sa cage thoracique se figea brusquement lorsque l'onde de choc éclata dans chaque cellule de son corps.
Il poussa un hoquet silencieux en s'écroulant au sol. Son cou brûlait horriblement et ses membres tremblaient violemment.
Le supplice s'arrêta rapidement.
Reid, hébété, remarqua distraitement qu'il s'était fait dessus une seconde fois, mais fut totalement incapable de ressentir la moindre honte. Tout son esprit était comme embrumé, totalement déphasé. Désorienté, il fut incapable de repousser les mains qui glissèrent avidement sur son dos, ses hanches et ses cuisses.
-Tu m'y obliges…
Spencer gémit doucement et sentit la peur envahir la légère lucidité qu'il avait réussi à conserver.
-Non…
Il sanglotait, désormais. Il tenta de lever un bras pour écarter ses doigts qui le tâtaient, mais il en fut tout bonnement incapable. La douleur et la panique l'empêchaient d'esquisser le moindre geste pour se défendre. L'inconnu respirait plus rapidement, au dessus de lui.
-Tu es à moi… Tu n'avais pas le droit d'essayer de me faire du mal. Tu comprends, ça ?
Reid avait envie d'hurler, mais il était pétrifié.
-Pitié…
Il refusait que ce type le touche ainsi… Les mains qui caressaient avec une certaine douceur son corps et remontèrent sur sa nuque et dans ses cheveux. Le souffle erratique de son agresseur caressa son oreille.
-Un mot et je m'occuperai de toi… Un « oui »… et tout te sera pardonné.
Spencer ferma les yeux et tenta de tourner la tête pour ne plus sentir ses lèvres effleurer sa peau. Soudain, les mains dans ses cheveux se firent violence et le tirèrent brusquement en arrière.
Un hurlement lui déchira les tympans. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte que ce cri provenait de sa propre gorge.
-Tant pis pour toi… Tu ne fais que stupidement retarder l'échéance.
La poigne de fer le souleva presque du sol. En hurlant de douleur, il se remit sur ses jambes instables et se laissa entraîner par le tueur. L'homme le projeta contre les plaques de cuisson que son bassin percuta violemment. Il s'écroula une fois de plus au sol, dans une plainte déchirante, et sa tête heurta le carrelage.
Sa vue se troubla un instant. Il tourna la tête vers la fenêtre obstruée et aperçut un fin rai de lumière… Etait-ce le matin ?
Incapable de répondre à sa propre question, il ferma les yeux et gémit doucement. Il se recroquevilla doucement et attendit les prochains coups.
Les pas du tueur se rapprochèrent de lui sans pour autant le menacer directement.
Une odeur plus forte de brûlé lui agressa les narines et il hoqueta de dégoût avant d'ouvrir les yeux. Son bourreau se tenait à quelques pas de lui, devant les plaques de cuisson qu'il venait d'allumer et qu'il regardait chauffer. Sans se préoccuper de Spencer, il ouvrit le petit frigo jaunâtre et en extirpa une bière.
Comme s'il était naturel de boire devant une personne qu'on venait d'enlever et de frapper, il décapsula tranquillement la bouteille et but quelques longues gorgées, ignorant sa victime à la fois terrifiée mais plus calme.
Il semblait l'avoir oublié, pour l'instant.
Reid respira lentement par la bouche pour ne plus sentir l'horrible odeur de viande calcinée que dégageait la vieille cuisinière et tourna la tête vers la gauche. Il observa la légère lumière qui éventrait les planches de bois.
Il avait passé sa première nuit ici.
Des larmes glissèrent sur ses joues lorsqu'il imagina de quoi serait faite cette nouvelle journée : comment résisterait-il à cet homme?
Il éloigna de lui les funestes perspectives qui le submergeaient et se força à pleurer le plus silencieusement possible, afin que son ravisseur l'oublie pour un bon moment.
Instinctivement, cependant, il continua à écouter la respiration haletante de l'homme à deux mètres de lui, surveillant le moindre de ses déplacements…
Soudain, le souffle s'interrompit. Perturbé, Reid tourna la tête vers la droite et poussa un cri en voyant le visage de son ravisseur à quelques centimètres du sien. L'homme, pas le moins du monde décontenancé par sa réaction, lui sourit cruellement.
-C'est prêt.
Troublé, Spencer regarda la table où ne trônait qu'une bière. Il se tourna ensuite vivement vers les plaques de cuisson vides.
Aucun repas…
Son cœur battit plus violemment encore dans ses tempes et son corps fut parcouru de tremblements frénétiques. Une veine tressautait nerveusement dans son cou. Un mauvais pressentiment la paralysa sur place et il lança un regard hébété à son ravisseur.
Qu'est-ce qui était « prêt » ?
-Lève-toi.
Sa voix restait douce malgré un ton plus ou moins implacable. Il semblait savourer chaque mot, chaque syllabe et chaque son… Spencer était tout bonnement incapable de bouger et le fixait, terrorisé. Si son pantalon n'était déjà pas aussi humide, il se serait sans doute encore fait dessus.
Son esprit, bien que dépassé, semblait entrevoir l'horreur de la situation et ce que signifiait toute cette mascarade.
La colère crispa légèrement les traits de son bourreau tandis qu'il ne réagissait toujours pas. Son corps et son cerveau semblaient totalement déconnectés.
Impossible…
-Lève-toi ! Tu as refusé mon offre, il faut que tu paies pour cette faute.
Etrangement, il eut une impression de déjà vu… Un bref instant, l'image de Tobias Hankel dansa devant ses yeux qui se remplissaient une fois de plus de larmes.
L'extirpant de ses souvenirs, les mains impatientes de l'inconnu l'attrapèrent et le soulevèrent du sol. Un déclic se fit, quelque part dans sa tête et il se mit à hurler et à se débattre. Il surprit momentanément l'unsub qui le lâcha. Il tomba au sol et tenta aussitôt de se relever pour partir en courant, mais les bras implacables de son bourreau l'entourèrent et le plaquèrent contre lui.
-Trop tard…
Reid s'agitait en vain dans ses bras tandis que l'homme enfouissait son nez dans ses cheveux et happait son odeur dans un râle rauque de plaisir.
-Trop tard Eric…
L'unsub le coinça entre la cuisinière et son propre corps, puis attrapa ses fines mains.
-Il ne faut pas lever la main sur son maitre…
En pleurant, Spencer hurla et se débattit, essayant de retirer ses mains. Il eut un violent haut-le-cœur devant la chaleur que dégageaient les plaques de cuisson et l'odeur qui infestait la pièce.
-Shhht… Il faut apprendre les règles…
Sans hésiter il posa les mains délicates du jeune agent sur les plaques rouges. Un hurlement inhumain foudroya la pièce. Reid, le repoussa de toutes ses forces, lui donna de violents coups de bassin qui ne firent qu'accentuer le plaisir de son bourreau. Il sentait contre lui, l'excitation de l'homme, mais n'arrivait qu'à se focaliser sur la douleur abominable qui lui transperçait les mains.
-Cède-moi…
Spencer, malgré la douleur, secoua la tête en hurlant et en pleurant de douleur.
-NON !
L'immonde odeur s'amplifia encore. Les effluves de chair brûlée lui retournèrent les tripes et il se vomit dessus. Le tueur le lâcha alors brutalement et il s'écroula à terre, dans sa bile.
Ses mains étaient à vif, légèrement noires et recouvertes de cloques et de lambeaux de peau. Il sanglota.
-P… pourquoi ?... Qui… qui êtes-vous… ?
L'homme lui sourit un peu.
-Parce que tu dois céder…
Il fronça ensuite les sourcils et répondit sur un ton désinvolte.
-Je suis Thomas, ton frère.
Reid hoqueta encore de douleur et le fixa un instant sans comprendre… Puis sa vue se troubla progressivement et un voile noir recouvrit ses yeux.
La douleur s'évanouit enfin…
A suivre…
