Disclaimer : Desenfreno à moi, moi et encore à moi ( le premier qui y touche je le pulvérise). Les autres, hélas, triple hélas à J.

Auteur : Sebarrya (Seb' pour les intimes)

Note de l'auteur : Euh salut. Cela faisait longtemps. Vous avez passez de bonne vacances ? Bon je sais ça va faire deux mois que j'ai rien posté et je vous balance un petit chapitre d'à peine plus de 2 000 mots. Je me couche à plat ventre devant vous et implore votre pardon. J'ai honte, très honte. J'ai absolument rien écrit de toutes mes vacances même pas une carte postale à mes parents si ça peut vous rassurer. Mais c'est la faute à mon copain il me faisait faire des siestes l'après-midi et le soir pareil limite en gros je dormais presque tout le temps. Ce qui n'empêche pas que je me sens hyper coupable. Bon sinon bonne lecture à tous !

Chapitre 5 : Portrait

C'était mon premier rendez-vous avec Malefoy depuis la fête. Je m'installais face à lui. Il semblait contrarier. Je lui offris mon plus beau sourire. Il se renfrogna un peu plus avant de ma cracher :

"Desenfreno, ma chère, depuis quand avez-vous décider de devenir amie avec notre cher Potter ?

- C'était l'impulsion du moment, il semblait si perdu et puis ce Monde n'est pas pour lui.

- Soit mais vous avez l'air de le captiver.

- Je suis un prédateur, Mr Malefoy et lui une proie. Il a la même fascination qu'on les oiseaux devant un serpent.

- Potter n'est pas une proie c'est l'Elu !

- L'Elu ? Rien que ça et moi je suis Desenfreno, la femme qui pourrait salir la réputation des plus grands noms du monde magique dont le vôtre. Je ne suis pas qu'une simple employée comme vous pourriez le croire. Je pensais même qu'une certaine forme d'échange s'était créée entre nous mais j'ai du me tromper. Personne ne se lie d'amitié avec le grand Drago Malefoy. Je ne suis qu'une simple subordonnée à vos yeux, n'est ce pas ?

- Ne faîtes pas l'enfant. Vous n'êtes pas qu'une simple subordonnée, je ne parle pas à mes subordonnés sauf pour leur donner des ordres. Je me suis emporté voilà tout. Vous savez la jalousie est un fléau.

- Je ne le sais que trop bien. Bien mieux que vous croyez moi.

- Comment avez-vous fait ?

- Comment ai-je fais quoi ?

- Pour le fasciner à ce point, j'ai mis des années de haine pour arriver à ce résultat et encore il me hait alors qu'il semble vous appréciez.

- Je le fascine parce que je lui ai parlé de vous, parce que je ne suis pas hypocrite. Je me fiche des apparences. Il m'apprécie parce qu'il voit en moi une alliée dans ce Monde d'apparences. Il vous haïs parce que depuis toujours vous n'avez fait que le mépriser. Et personne n'aime être méprisé.

- Vous parlez trop, Desenfreno. Vous êtes insolente, presque grossiére.

- Et vous, vous refusez de voir la réalité en face. Vous êtes responsable de tout vos malheurs. Si vous aviez su plus tôt comment montrer votre amour, vous n'auriez pas besoin de mes services.

- Vous êtes aussi seule que moi. Vous n'êtes sûrement pas la mieux placer pour me parler d'amour."

Piquée au vif, je lui envoyais un regard assassin. Qu'en savait-il ? J'aurais bien pu être mariée et mère de famille. Il ne savait rien de moi et encore moins de ma vengeance. Mais il avait raison. J'étais seule. En réalité, je n'avais pas d'existence propre. Je n'étais que Desenfreno, celle qui volait l'identité des autres. Mon appartement ? Un client me l'avait offert. Ma carte de crédit ? Pareil. Je n'avais ni carte d'identité, ni passeport. Je n'étais personne. Mais je ne l'avouerais jamais. J'étais aussi stupide et fière que lui.

" Je ne vous permet pas. En effet je suis seule mais pas amoureuse de mon pire ennemi. Je sais contrôler mes sentiments. Sinon avec ce métier, je deviendrais facilement psychotique.

- Vous êtes une pute, Desenfreno. Une pute n'a aucune fierté, aucun état d'âme, aucun sentiment.

- Je crois que j'en ai assez entendu, Mr Malefoy. Si c'est ce que vous pensez de moi, je crois qu'il n'est plus nécessaire que vous fassiez parti de mes clients.

- Bien."

Il se leva. Me regarda avec mépris. Je me levais, le depassant d'une demi-tête. Je gardais la tête haute et lui envoya un regard rempli de dégoût. Il me tendit sa main, que je serais mécaniquement.

" Adieu, Desenfreno.

- Au revoir, Mr Malefoy. "

Il reviendrait, je le savais. Ils reviennent tous. Avec des cadeaux, des roses, des potions rares, des bijoux, des robes, des armes anciennes, quand ils connaissaient ma fascination pour celle-ci. Ou ils revennaient simplement avec des excuses. Mais tous finissaient par me supplier de les reprendre. Laissant de côté leur fierté. Malefoy ne fit pas exception. Un mois après notre dispute, il appella ma secretaire et demanda un rendez-vous pour s'excusez de son comportement. Elle ne voulait pas le reprendre. Mais je pris moi même le rendez vous. Pour le lendemain. Même jour que d'habitude, même heure, même endroit.

J'entrais dans le restaurant hyper chic de l'hôtel. Je sentais tout les regards sur moi et en particulier le sien. Il ne le savait pas mais c'était là ma véritable apparence. Il ne le saurait jamais. Parfois plus tard il me croisera dans la rue. Il me reconnaîtra mais n'osera pas me parler, croyant que j'avais emprunté cette apparence à quelqu'un d'autre. Je m'assis face à lui et lui fit un sourire carnassier.

" Je savais que vous changeriez d'avis.

- Veuillez m'excuser de ma grossiéreté la dernière fois. J'ai dépasser les limites et j'en ai conscience. Je vous ai manqué de respect et j'ai eu tord. Je ne pensais pas ce que je disais. Vous devez être la seule personne sur cette Terre à vous comportez un tant soit peu comme une amie avec moi et tout ce que j'ai fait c'est vous crachez au visage un dégoût factice.

- Je vous excuse. Je peux le comprendre mais ne croyez pas que je retire un seul mot de ce que je vous ai dit la dernière fois. Je le pensais et je le pense encore.

- Je n'en attendais pas moins de vous. Vous ne voulez pas préserver les apparences. Et c'est tout à votre honneur. Je vous admire, Desenfreno. Bien plus que vous ne le pensez.

- Vous changez, Mr Malefoy. Vous êtes moins fier, plus sincére. C'est bien.

- Vous trouvez ?

- Oui. Vous êtes plus humain. Mr Potter aime les gens sincére.

- Pourquoi parlez vous de lui ?

- Vous l'aimez toujours. Ne me dîtes pas le contraire. Je le vois dans vos yeux.

- Vous avez raison. Comme d'habitude. Mais j'ai une question : pourquoi Desenfreno ? Ce n'est pas votre vrai nom, alors que signifie-t-il ?

- Desenfreno veut dire débauche en espagnol. Je pensais que vous le sauriez. Je suis la Débauche, mon métier n'est que luxure. J'ai toujours trouvé que c'était un nom particulièrement approprié pour un tel métier.

- Et votre nom ? Le vrai ? Vous en avez bien un. "

Il y avait bien longtemps qu'on m'avait demandé mon nom. Le vrai. Des années même. J'en étais presque venue à ne plus m'en souvenir. Presque. Mais je refusais de le donner. C'était bien trop dangereux. J'avais bien trop à perdre. Tellement.

" Oui ... J'en ai eu un. C'était il y a très longtemps. A vrai dire, je ne m'en souviens pas.

- Alors qui êtes vous ?

- Je ne suis personne. Je suis vous, lui, elle et eux. Je suis toutes les personnes de cette planéte en même temps. Mais au fond je n'existe pas réellement. Je suis une illusion. En un seul instant je pourrais disparaître. Faites attention, Mr Malefoy, on ne se rends compte que quand on a du sable dans la bouche que l'oasis qu'on convoitait n'est en réalité qu'un mirage. Et la chute est d'autant plus dure.

- Ne vous inquiétez pas. Je ne le sais que trop bien. Même si vous jouez votre rôle à la perfection et que parfois je m'y laisse prendre. Je ne sais que trop bien que vous n'êtes pas lui.

- C'est toujours comme ça que ça commence, murmurais-je."

Le repas fut agréable. La suite empreinte d'une gêne que je ne lui connaissais pas. Il semblait perdu. Honteux face à moi après ce qu'il m'avait dit un mois plus tôt. Pourtant il avait raison. Une pute n'a aucune fierté, aucun état d'âme, aucun sentiment. J'aurais aimé pouvoir le contredire je n'ai pas pu. J'ai joué la femme outré et il a marché dans mon jeux. J'aurais du m'en vouloir de lui avoir fait subir ce sentiment de culpabilité mais je n'y arrivais pas parce qu'il méritait de s'humaniser un peu plus. Et il était sur la bonne voie. Il ne suffit pas d'aimer pour être aimé en retour, il faut le mériter. Savoir montrer ce qu'on ressent. Et il commençait à savoir le faire. J'espérais secrétement ne pas être étrangère à ce changement.

Par la suite, il m'emmena souvent avec lui à des réceptions ou à des sorties. Comme cela, en toute amitié. Je crois qu'il avait besoin d'une présence pour l'épauler. De quelqu'un qui ne soit pas faux et j'étais là. Je me faisais toujours passer pour sa cousine Camilla. Un soir nous sommes allée à une exposition d'Art. J'ai toujours aimé l'art. Nous déambulions entre les tableaux commentant parfois d'un air critique certaines oeuvres ou en admirant d'autres. Soudain un tableau attira mon regard. Je pris sa main pour qu'il vienne le comptempler avec moi. Je savais que l'exposition était centrée sur le portrait de personalité plus ou moins influente d'Angleterre mais celui-ci me crucifia sur place. J'avais l'impression de nous voir dans un miroir. Lui et moi.

" C'est quoi ce bordel ? me murmurra-t-il.

- Aucune idée mais c'est très ressemblant. L'artiste à du faire à partir d'une photo."

Je fixais le portrait et le petit cadre qui l'entourait où était gravé dans l'or "Drago et Camilla Malefoy". J'eus eu vertige. Je n'étais pas censée exister. Pas censée avoir un nom ou une identité. Et je n'étais encore moins censée être exposée sur un tableau dans l'une des expositions les plus huppées de Londres. Qui étais l'artiste ? Je pensais avoir été assez discréte.

" Il vous plaît ? C'est l'un de mes préférés pour ma part. "

Je me tournais vers l'origine de la voix en même temps que Malefoy. Harry Potter nous toisait avec un sourire amusé aux lèvres.

" Je ne savais pas qu'on nous avait peints. Je voudrais parler à l'artiste, sauriez-vous de qui il s'agit ?

- Bien entendu. L'artiste c'est moi, ma chére Camilla. Je suis d'ailleurs très heureux de vous revoir. Que me voulez-vous donc ?

- Ce que voulais vous dire Camilla, Potter, c'est pourquoi donc as-tu exposer un tableau de nous deux sans nous demander notre accord ?

- C'est justement le but de cette exposition. C'est une surprise pour chacune des personnes dont j'ai peint le portrait.

- C'est une atteinte au droit à l'image.

- Tu veux me traîner en justice peut être, Malefoy ?"

Je vis les yeux de Drago devenir plus sombre. Je lui serrais plus fort la main que nous nous tenions toujours. Et pris la parole pour éviter le scandale.

" Bien sûr que non. Drago et moi sommes très honorés d'avoir un portrait de nous d'une telle qualité. On dirait presque qu'il est réel. Pourrais-je l'acquérir ?

- Merci du compliment. Je me suis juste inspirée des souvenirs que j'avais de vous. Je vous l'offre. D'un certain côté, c'est vous qui m'avez donné goût à la peinture en me conseillant de m'éloigner de ce Monde d'apparence. J'ai eu envie de le voir sous un autre angle et la peinture m'a paru tout à fait indiqué. Et puis il vous revient de droit à vous et à Malefoy.

- Quel élan de générosité, Potty, tes amis ton lâcher ou quoi ?

- Par Merlin, Drago. Tenez vous, je vous en prie. Veuillez l'excusez, les habitudes ont la vie dure. Il n'en pensait pas un mot, murmurais-je en me penchant à l'oreille de Potter.

- Je n'en suis pas bien sûre, Mademoiselle.

- Vous avez raison, très chère, je ne devrais pas dire des choses aussi odieuses. Mr Potter n'essaye-t-il pas de me montrer qu'il souhaite enterrer la hache de guerre avec ce tableau ? Je suis lasse de cette vieille guerre entre nous. Soyons amis, Potter, si vous le voulez bien."

Il tendit une main que Potter serra après un instant d'hésitation. Je savais que je venais d'assister à un moment crucial. Les deux ennemis de toujours étaient désormais amis.

" Bien, alors en toute amitié je propose que nous allions boire un verre pour fêter ça. Je ne pense pas que les organisateurs de cette exposition m'en voudront de leur emprunter leur artiste quelques heures. Qu'en pensez-vous, Mr Potter ?

- Ce serait avec plaisir. Malefoy ?

- Pourquoi pas. Je n'ai rien d'autre de prévu. Et en effet c'est une nouvelle qui mérite d'être dignement fêtée."

Et c'est comme ceci que démarra l'amitié la plus improbable qui soit.

A suivre ...

Je m'excuse encore une fois. Promis, le prochain chapitre arrive bientôt. Je vais tout faire pour ça. J'attends vos reviews qui me donnent toujours le courage de continuer cette fic'. Merci à tout ceux qui la suivent depuis le début.

Bisous et à bientôt,

Sebarrya ou Seb'