Voilà de quoi satisfaire votre soif de lecture. Les vampires se remettent de l'attaque, et ça va faire mal.

Bonne lecture et merci à tous !


Pendant qu'Alphonse soignait Wrath, les vampires discutaient âprement. L'attaque qu'ils avaient subie ne leur avait pas coûté grand monde, si ce n'est les deux prisonniers des homonculus. Mais leur chef avait été tué, et il fallait décider de sa succession.

« Il n'y a pas besoin de discuter pendant des heures ! s'exclama RedFlower. C'est Edward qui doit prendre la place de Blood. »

« Il est beaucoup trop jeune et manque d'expérience ! » répliqua NightShadow.

« J'ai été chez les militaires, par conséquent je sais comment ils fonctionnent. J'avais également un grade qui me conférait le commandement des hommes. » intervint le blond.

« De toute façon c'est la tradition : le premier vampire créé par le chef lui succèdera s'il décède. Or Edward est le seul que BloodThirsty aie jamais consenti à vampiriser. » fit une femme vampire.

Les autres hochèrent la tête. Night n'était pas ravi d'être commandé par quelqu'un qu'il jugeait dépourvu d'expérience. Toutefois il devait se ranger à l'avis général. Edward accepta le rôle qu'on lui confiait.

« Et que faisons-nous à présent chef ? » questionna NightShadow.

« Libérer les nôtres, quelle question. Je connais leurs ravisseurs, ce sont des homonculus. Ce que je ne comprends pas en revanche, c'est ce qu'ils fabriquaient au milieu des militaires. » répondit le FullMetal.

« Ni comment ils sont au courant de notre existence. » ajouta DarkWind.

« Et pour les militaires que compte-tu faire ? » demanda sèchement Night.

« Ca j'ai besoin d'y réfléchir. »

Le vampire adulte soupira d'un air exaspéré.

« Nous devons leur rendre la monnaie de leur pièce, ce n'est pourtant pas compliqué ! »

Certains vampires partageaient ce point de vue.

« Night, je te rappelle que même mortels ils demeurent plus nombreux que nous. Ils sont également mieux armés. Pas question que j'envoie la communauté au massacre. » répondit Ed en plantant ses yeux d'or dans les siens.

Le reste des vampires fut entièrement d'accord. Pour Edward c'était clair : il devait contacter Mustang. Il décida d'aller retrouver Alphonse. Il l'avait croisé tout à l'heure dans les couloirs.


Ce dernier veillait Wrath. Justement, l'homonculus reprenait connaissance. Il battit des paupières. Où était-il ? Ca ne ressemblait pas au manoir de Dante. Wrath se redressa.

« Ca va ? » entendit-il.

La colère tourna la tête, et découvrit Alphonse à son chevet.

« Toi ?! Qu'est-ce je fais ici ? Tu as essayé de m'emprisonner ? » questionna Wrath d'un ton agressif.

« Pas du tout, tu es libre de partir si tu te sens mieux. » fit calmement Al.

L'homonculus l'observa un instant. Ainsi, voilà à quoi ressemblait le petit frère du FullMetal sans armure. Il lui ressemblait beaucoup, avec ses cheveux longs et pratiquement la même tenue. Wrath croisa les orbes cuivrés d'Alphonse. Il avait les pupilles fendues lui aussi.

« Pourquoi tu m'as amené là ? » interrogea la colère, toujours méfiante.

« A vrai dire j'en sais trop rien. Tu étais évanoui, j'ai pensé que t'avais besoin d'aide. » fit Alphonse, pensif.

« Mais pourquoi tu m'aiderais d'abord ? Je te rappelle qu'on est ennemis. »

« Oui … quoique pendant une courte période, tu étais … un ami. »

Wrath afficha un air étonné. C'était … avant qu'il ne rencontre Envy. L'armure l'avait traité avec gentillesse. Wrath se rappelait de ça. Il détourna la tête.

« Comment te sens-tu ? » reprit le vampire.

Mal à l'aise, aurait voulu répondre Wrath. La sollicitude d'Alphonse ne lui déplaisait pas trop mais c'était tellement … bizarre. L'homonculus décida de s'en aller. Tant pour fuir cette situation étrange que parce que le maître l'attendait. Ou plutôt Sloth.

« Attends je ne crois pas que tu doive te lever maintenant. » fit Alphonse.

Mais Wrath était déjà debout. Seulement encore faible, l'homonculus vacilla, et serait tombé si le vampire Elric ne l'avait pas rattrapé.

« Ca va j'ai pas besoin de ton aide ! » s'exclama Wrath en se dégageant brusquement.

Al le regarda tomber sur le lit. Wrath serra les dents. A force mourir plusieurs fois dans le précédent combat, il avait consommé trop de pierres rouges. Affaibli de la sorte, il ne pouvait pas tenir debout. Alphonse le fit s'allonger.

« Tu devrais te reposer encore un peu. Je te ramènerais chez toi plus tard. Ne fais pas de bruit. » conclut le jeune vampire.

Sans lui laisser le temps de répondre, Al quitta la pièce. Wrath échappa un soupir bruyant. Il se trouvait en territoire ennemi, faible. Cependant la situation aurait pu être largement pire. L'homonculus était pour le moment bien traité. Ce qui le laissait perplexe. Au manoir de Dante, personne ne se souciait de lui mis à part Sloth. Et encore, songea Wrath non sans une certaine douleur.

Cette pensée l'horrifia. Il avait osé penser du mal de sa maman ! Wrath se maudit. Pourtant une voix en lui disait qu'Alphonse Elric avait fait preuve de bien de plus de gentillesse à son égard que n'importe qui d'autre. Et ce malgré qu'ils aient été ennemis dans le passé. L'homonculus revit le visage du jeune Elric. Pas mal pour un humain.

« Ouh ! Faut vraiment que je me repose. Qu'est-ce qui me prends de penser des choses pareilles ? C'est parce que je suis fatigué. » songea-t-il.

Oui. Autrement il ne penserait pas du mal de sa mère.


Pendant ce temps, Alphonse avait croisé son frère, qui lui relata les dernières nouvelles. Le jeune approuva les décisions du nouveau chef des vampires.

« Quand partons-nous ? » questionna Alphonse.

« Dès la nuit suivante. »

Al hocha la tête. Le château serait désert, personne ne risquait de découvrir Wrath. S'ils ne revenaient pas trop tard, le jeune homme pourrait le ramener chez lui. Al interrogea ensuite son frère pour savoir quand est-ce qu'il avait l'intention de rencontrer Mustang. Juste après avoir récupérer leur frère et sœur.

« Les négociations vont être plus dures après ce que les militaires viennent de subir. » ajouta Ed.

« Mais c'est de leur faute, c'est eux qui nous ont attaqués. Nous n'avons fait que nous défendre. » protesta Alphonse.

« Al ne soit pas si naïf. Ils ne l'auraient pas fait si nous-même nous n'attaquions pas les humains. Seulement tu n'as pas complètement tort : il faut bien que l'on survive après tout. » fit le FullMetal.

Al croisa les bras. La situation n'était pas des plus brillantes. Enfin, ils trouveraient certainement une solution. Pour le moment, les deux vampires revinrent dans la partie du château où s'était déroulé l'affrontement. Il fallait ranger et nettoyer l'endroit. BloodThirsty fut enterré dans un coin du domaine, au pied de l'arbre où il avait enseigné à Ed le vol. Les vampires s'affairèrent ensuite à tout remettre en ordre jusqu'à l'aube.


Le jour, Roy eut vent du raid mené au repaire des vampires, et le cuisant échec. Il soupira. Sciezka avait déniché un antique ouvrage sur ces créatures de la nuit, et le moyen de s'en débarrasser y était mentionné.

« Des pieux bénis … ce n'est pas le genre de marchandise que l'on peut trouver à l'épicerie du coin. Nous n'avons pas une seule église, et encore moins de prêtres. » fit-il.

« Et le temple de Létho ça n'irait pas ? » suggéra Jean.

« Hmmm … j'en doute. C'est un faux dieu, par conséquent ses bénédictions ne doivent pas valoir grand-chose. Le livre de Sciezka parle en plus de religion chrétienne. » répondit Mustang.

« Chré-quoi ? » répéta Havoc.

« La religion chrétienne. C'était la croyance officielle avant que l'alchimie ne devienne aussi importante. Les gens d'alors croyaient en un dieu unique, et en Jésus Christ, d'où le nom chrétien. Le livre expliquant cette religion était la bible, qui … » commença Falman.

« Ah d'accord. C'est un truc archaïque quoi. » coupa le sous-lieutenant.

Roy acquiesça d'un signe de tête. Il continua à lire la page consacrée à la mort des vampires.

« Sinon il nous reste une solution plus simple. Les exposer à la lumière du soleil. » annonça-t-il.

Le reste de l'équipe approuva. Ca au moins ils savaient où en trouver. De son côté, Riza profitait d'un jour de congé pour rendre visite à Winry. La jeune fille n'était pas au mieux de sa forme. La métamorphose des frères Elric l'avait beaucoup affectée.

« Je ne comprends toujours pas comment Ed et moi on en est arrivé là. Tout avait pourtant si bien commencé … j'ai toujours rêvé qu'Edward partage mes sentiments. Quand c'est enfin arrivé j'étais si heureuse … comme je ne l'avais jamais été. Nous avons fini par emménager et là … » raconta Winry.

Elle serra sa tasse de thé. Les larmes lui picotèrent les yeux. Riza vint se mettre à côté d'elle, et lui passa un bras autour des épaules. Winry sanglota.

« Nous n'avions pourtant plus de raisons de nous disputer ! Il n'avait plus besoin d'automail et ne risquait pas de les casser ! On s'entendait depuis des années, alors pourquoi c'est arrivé ? Pourquoi on n'arrive pas à vivre ensemble ! »

« C'est ce qui arrive parfois Winry. Il est difficile d'expliquer pourquoi, mais certaines personnes ne peuvent être autre chose que des amis, si cruel que ce soit. » dit doucement Riza.

Le lieutenant ne pouvait s'empêcher de comparer avec elle et Roy. Dans le cas très improbable où ils se mettaient en couple, pourraient-ils se supporter ? Arriveraient-ils à ne pas mélanger travail et sentiments ? La jeune femme eut un imperceptible soupir.

« Je ne peux m'empêcher de me demander ce qui va se passer à présent. Ed peut-il redevenir humain ? Et si non, est-ce qu'il voudra encore de moi ? » continua Winry.

« C'est vrai que c'est très angoissant comme situation. Le colonel cherche un moyen de tout arranger. Bientôt ce ne sera qu'un mauvais souvenir. Si ça se trouve, Ed reviendra vers toi. »

Winry renifla. Elle espérait ardemment que cela arrive. Autrement, elle aurait tout perdu. Riza resta avec elle toute la journée, tentant de lui remonter le moral. Même si ce n'était qu'avec le temps qu'elle se remettrait complètement, le lieutenant faisait son possible pour que la mécanicienne se sente mieux. Winry lui en était vraiment reconnaissante.


La nuit revint, permettant à ses Enfants de reprendre leurs activités. Les vampires allaient délivrer leurs semblables retenus par Dante. Edward savait où se trouvait le nid des homonculus. Lui et Alphonse prirent la tête du groupe. Par les airs il ne faudrait pas longtemps pour arriver. Ed espérait surtout ne pas retrouver les siens en morceaux, disséqués comme de vulgaires grenouilles. La troupe de vampire survola Central à haute altitude. Ed et Al amorcèrent une descente de concert.

Ils étaient à présent devant le manoir de Dante. Le FullMetal ordonna une dispersion. Les vampires allaient attaquer sur plusieurs fronts. Dix d'entre eux resteraient dehors, pour surveiller les environs et parer à toute fuite. Les Enfants de la Nuit entrèrent sur le domaine. Le FullMetal ouvrit la porte d'un coup de pied. Alerté par le bruit, Envy accourut.

« P...n t'as du toupet de venir jusqu'ici Fullnabot ! » siffla l'homonculus.

En réponse il reçut un pic de pierre qui l'embrocha. Les autres homonculus ainsi que Dante arrivèrent à leur tour.

« A l'attaque et pas de quartiers ! Ne laissez rien intact ! » s'écria Edward.

Poussant des cris perçants, les vampires envahirent l'endroit. Les homonculus se retrouvèrent submergés. Dante se défendit comme elle put, mais face au nombre il était clair qu'elle n'était pas de taille. D'autant plus que les vampires avaient leur propre pouvoir. Dante résolut donc de battre en retraite. Elle se barricada dans un cabinet, et se jeta sur le téléphone.

« Pride ! Viens immédiatement au manoir avec une troupe ! Les vampires nous attaquent ! » s'exclama-t-elle.

Bradley fut surpris que son maître téléphone chez lui. C'était risqué. Mais vu la situation … il prétexta une alerte aux Q.G pour partir. Deux heures et demi plus tard, il faisait irruption au manoir de son maître. Les vampires postés à l'extérieur donnèrent l'alerte.

« C'est bon on s'en va ! Tous ensemble ! On va se créer une sortie ! » lança Edward.

La première vague de militaires se fit ainsi décimer en un clin d'œil. Les vampires qui avaient attaqué les premiers s'envolèrent, laissant la place aux autres qui renouvelèrent l'offensive. Bradley les regarda s'enfuir. Ils étaient plutôt bien organisés. Le généralissime entra au manoir. Ses congénères s'étaient repliés. L'endroit était très endommagé. Dante vint à sa rencontre, et se présenta comme sa cousine.

Elle feignit d'être terrorisée, gémissant et sanglotant devant les militaires. Après s'être « assuré que tout allait bien maintenant », King annonça qu'il restait avec sa cousine. Les soldats sortirent.

« Tu va m'exterminer ces saletés Pride, et vite. » lâcha Dante.

Elle était folle de rage. Le péché d'orgueil consentit, et ordonna le repli de ses troupes. Les homonculus pour leur part, se remettaient en forme en mangeant des pierres. Envy était aussi furieux que Dante. Il avait combattu les frères Elric, qui n'avaient pas manqué de le déchiqueter. Autrefois il leur aurait tenu tête sans problème. Mais en tant que vampires, ils avaient l'avantage. Et que ses ennemis soient plus forts que lui, ça Envy ne le supportait pas.

« Arrête un peu de râler tu deviens pénible ! » lui lança Lust.

« La ferme toi ! Je leur règlerais leur compte un de ces jours ! » s'exclama Envy.

Il frappa dans un mur, créant un trou. Lust soupira, puis croqua une pierre.


De retour au château du Pin d'Argent, Alphonse alla voir Wrath.

« Je vais te ramener. » lança-t-il.

Il lui tendit une pierre rouge. Wrath fronça les sourcils. Où l'avait-il eue ?

« D'où ça sort ? »

« De chez toi. »

« Vous êtes allés chez mon maître ? Pourquoi ? »

« Pour délivrer deux des nôtres que tes amis homonculus avaient capturés. »

Wrath prit la pierre et la porta à sa bouche. Il se sentit mieux quand cette force se répandit en lui. La colère se leva, et vint près d'Al quand ce dernier ouvrit la fenêtre.

« Je ne comprends pas bien pourquoi tu m'aide. » confia Wrath.

Al lui sourit, et curieusement cela fit du bien à l'homonculus. Le vampire l'invita ensuite à monter sur son dos. Une fois Wrath installé, Alphonse prit son envol. L'homonculus trouva la balade agréable. Cette sensation de liberté était enivrante. Mais … pas autant que le parfum du jeune vampire. Alphonse déposa Wrath à une cinquantaine de mètres du manoir. Wrath le regarda un instant, puis lui fit un signe de tête. Après quoi, il courut rejoindre les autres.

« Tiens ! Te revoilà toi ! T'étais passé où ? » questionna Envy.

« A ton avis ? Je te rappelle que vous êtes partis sans moi. » rétorqua la colère.

« T'as réussi à t'évader, chapeau. » ironisa Envy.

« C'était pas bien difficile. Ils m'ont laissé sans surveillance un instant. Pour venir ici d'ailleurs.»

Wrath venait de remarquer les dégâts. Envy grommela. Son cadet réclama des pierres rouges, qui lui furent amenées. Aaah quel bienfait ! Wrath se sentait reprendre du poil de la bête.

« Que sont-il venus chercher ? » interrogea la colère.

« Devine, les deux spécimens qu'on a capturé. Le maître est furieux : elle a ordonné à Pride de tous les exterminer. Je m'arrangerais pour m'occuper du cas des Elric. » répondit Envy avec un air cruel.

Wrath tiqua. Cette nouvelle ne lui plaisait guère sans qu'il comprenne trop pourquoi. Pour l'instant, il alla voir Sloth. Se pelotonner dans ses bras le réconforta. Mais les paroles d'Envy résonnaient dans sa tête, en plus du souvenir d'Alphonse.

« Raaah et puis zut ! C'est un ennemi, et maman ne sera pas contente si je désobéis. » se dit-il pour chasser ses pensées bizarres.

Wrath s'efforça donc de penser à autre chose. Ce qui n'allait pas s'avérer simple.