Bonsoir,

Vous ai-je manqué?

Bon, j'avoue, ça fait une éternité que je n'ai pas publié. Mais j'ai une excuse, trop de fanfic à la fois, hein, Nyuko!

Bref, dans ce chapitre, Gueulfor apprend qu'Harold est vivant. Ça va être gai ! (lol)

Bonne lecture et merci à Yuko pour la correction.


Chapitre 06

- Répète-moi ça, exige Gueulfor en écarquillant les yeux.

- Harold est vivant, soupire Astrid qui commence à en avoir assez de se répéter pour la troisième fois consécutive. Je l'ai vu dans la clairière. C'est lui le témoin de Ryani.

Son apprenti vivant, Gueulfor a du mal à le croire pourtant Astrid vient de lui annoncer le contraire. Combien d'années s'étaient écoulées ? Trois ans ? Non plutôt quatre, et il est vivant. Le forgeron ne pouvait pas cacher sa joie de le savoir. Jamais il n'avait pardonné son Chef d'avoir banni son apprenti de cette manière. Car c'est ce qu'il avait fait, et Harold n'avait pas mérité un tel sort. Stoïck ne cessait de lui expliquer en détail ce qu'il s'était passé cette nuit-là, dès qu'il abusait un peu trop de la boisson. Comment il en était venu à renier son unique enfant et pourquoi il était parti. Le Chef de Berk regrettait amèrement son geste et s'en voulait. Il avait même cherché son fils et le pensait mort puisqu'il n'avait eu que des réponses négatives qui lui parvenaient. Soupirant en voyant la joie de Gueulfor se lire sur son visage, Astrid se lève de sa chaise et part ouvrir la porte de la cabine avant que le forgeron ne la referme brutalement.

- En as-tu parlé à quelqu'un ? lui demande-t-il inquiet.

- Pas encore, mais j'allais voir notre Chef pour lui en parler justement, avoue Astrid en levant un sourcil. J'ai déjà perdu trop de temps en ne le disant pas tout de suite. Il est en droit de savoir qu'Harold est vivant.

Ne pouvant pas dire le contraire, Gueulfor la laisse passer tout en lui emboîtant le pas. Du peu qu'Astrid lui a annoncé, Harold avait parfaitement grandi et développé certaines de ses compétences. Pourtant quelque chose chiffonnait le forgeron. L'attitude de son ancien apprenti. Secouant la tête, Gueulfor pousse un long soupir quand il arrive sur le pont avec Astrid. Apercevant Stoïck avec un air las et triste, le forgeron fronce les sourcils avant de retenir Astrid.

- Quoi ! s'exclame-t-elle.

- Nous avions oublié, c'est précisément l'anniversaire d'Harold aujourd'hui, déclare Gueulfor en grimaçant.

- Eh bien, ça lui donnera une bonne nouvelle, admet Astrid en avançant d'un pas rapide sous le regard de Gueulfor.

Ce dernier observe d'un rapide coup d'œil la jeune berkienne avant de s'avancer. Il ne faut pas longtemps pour qu'il doive intervenir pour les séparer car Stoïck secoue Astrid vivement dès qu'elle a finit.

- Où l'as-tu vu exactement en dernier ? l'interroge-t-il inquiet.

- La veille de leur départ, il remontait sur le drakkar du Chef Ryani, avoue Astrid peu rassurée. Mais…

Réfléchissant un instant et ne prêtant pas attention à ce que dit Astrid, le Chef de Berk finit par arriver à la bonne conclusion en fronçant les sourcils. Ryani et le Chef des Forgerons étaient de très vieux amis, ce qui fait tiquer Stoïck qui part d'un pas rapide vers le ponton, l'air furieux.

- Ce qui veut dire qu'Hug est dans la confidence, grogne Stoïck en se dirigeant d'un pas rapide sur le ponton.

- Effectivement, déclare une voix derrière lui. Je vois que les nouvelles vont vite. Surtout avec des langues si peu discrètes. Ah, les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus leur langue dans leur poche.

Avisant Hug sur le ponton, Stoïck fait volte-face et s'approche à grands pas de lui. Gueulfor et Astrid les fixent du regard ainsi que les autres berkiens qui s'agglutinent au bastingage, pas au courant de ce qui se passe.

- Quand allais-tu me prévenir ? le questionne Stoïck d'une voix blanche.

- En tant que chef du Conseil, je n'ai pas à te révéler l'identité d'un témoin s'il veut rester dans l'anonymat, réplique durement Hug. Et tu le sais aussi bien que moi. Cela fait partie intégrante des lois vikings.

Prenant en considération la réponse du Chef des Forgerons, Stoïck vire au rouge vif et sent sa colère exploser.

- Même si le témoin en question est mon propre fils ?! hurle-t-il en choquant tous ceux qui n'était pas au courant qu'Harold est bel et bien vivant.

- Me hurler dessus ne changera rien, soupire Hug calmement. Ton fils ne voulait pas que tu saches qu'il serait présent. C'est son droit, il lui appartient pleinement. D'ailleurs, Ryani l'a obligé à venir au Conseil, car il ne voulait pas y participer. Harold sait pertinemment qu'il peut tomber sur les villageois de Berk, et sur toi. Pourtant, comme tu peux le remarquer, il est habile en parole. Il vous a expliqué son point de vue et a réussi à s'imposer. De plus, sa requête a été entendue et validée par tous.

Voyant Stoïck prendre un air sombre, Hug s'attend à ce qu'il lui pose d'autres questions pourtant c'est le forgeron de Berk qui l'interpelle en premier.

- Depuis combien de temps le sais-tu ? l'interroge Gueulfor depuis le drakkar.

- Plusieurs années, avoue Hug. La première fois que j'ai rencontré ton fils, Stoïck, je ne savais pas qui il était. Je m'étais rendu sur l'île de Ryani pour une livraison en personne car il m'a parlé d'un jeune garçon avec un talent pour la forge. Quand je me suis présenté à Harold, il était plus que méfiant envers les étrangers mais en sachant plus tard que je faisais partie du Clan des Forgerons, il m'a rapidement harcelé de questions. Il ne tient pas de toi de ce côté-là, je le crains. De plus, il est habile de ses mains et parvient à confectionner tout ce qu'il veut avec un talent certain. Il crée lui-même ses armes ainsi que ce qui va avec. Niveau forge, il nous surpasse.

- Ses armes, souffle Stoïck sans comprendre. Harold ne ferait pas de mal à une mouche.

Jetant un regard sur le Chef de Berk, Hug le voit sérieux et finit par soupirer en constatant que Stoïck n'a pas l'air de comprendre.

- Ton fils n'est plus celui que tu as connu, je te conseille de ne pas l'oublier, l'avertit Hug avec sérieux. Harold n'est plus un enfant, mais un jeune homme à présent. Du peu que j'en sais, Ryani a été contraint de partir car il savait que tu le chercherais. Et également qu'une certaine personne ne pourrait pas s'empêcher d'aller en parler.

- Est-il en permanence chez Ryani ? lui demande Stoïck.

- Il vit près de chez lui effectivement mais je te mets en garde Stoïck, déclare Hug sombrement. Si ton fils n'a pas voulu rester, c'est qu'il ne veut pas te voir. Du moins, pas pour le moment.

- Mais…

- Je ne dis pas ça pour te faire changer d'avis, le coupe Hug. Mais pour te faire réfléchir. Stoïck, tu as banni ton propre fils qui n'avait pas encore quinze ans, ce n'était qu'un enfant. Ça n'effacera pas du jour au lendemain ce que tu as fait, sois-en sûr. Mais ne t'attend pas à un accueil amical en accostant sur l'île de Ryani, ni pour aucun des tiens d'ailleurs, surtout avec leurs coutumes.

- J'avais remarqué de la part de Ryani, une certaine froideur à mon égard depuis plusieurs années, avoue Stoïck penaud, mais je n'aurais jamais imaginé la raison de pourquoi il le faisait.

- Tu ne l'as pas interrogé non plus, rétorque Gueulfor durement.

- Même s'il l'avait fait, Ryani n'aurait rien dit, je peux te l'assurer, déclare Hug en secouant la tête. Maintenant, libre à toi de partir mais garde bien en tête ce que je t'ai dit. Harold peut devenir dangereux, la jeune demoiselle qui l'a vu faire peut en témoigner. Je n'aimerais pas qu'il t'arrive quelque chose de malencontreux, alors je préfère te prévenir. Ne te mets pas ton fils à dos, c'est un conseil mais également un avertissement.

S'éloignant sur ces paroles, Hug ne lui adresse pas un seul regard, sachant à quel point ce qu'il vient de dire peut paraître dur. Il ne peut que prier pour que Stoïck puisse faire bonne route. Ce dernier semble anéanti par ce qu'il vient d'apprendre en remontant sur le drakkar. Pourtant il est plus que jamais déterminé à en avoir le cœur net. Il décide de mettre le cap sur l'île de Ryani, mais avec un seul drakkar et renvoie les autres sur Berk. Fixant l'horizon un moment, Stoïck donne quelques directives, avant de rejoindre sa cabine.

Astrid en a plus qu'assez du voyage en à peine une demi-journée. Elle se fait harceler par tout le monde pour avoir des détails ou pour avoir des réponses sur Harold. Même ses propres parents s'y mettent. Surtout après l'avertissement d'Hug décrivant le jeune homme comme étant dangereux. Ce détail avait d'ailleurs fait rire Rustik jusqu'à ce qu'Astrid lui dise que son cousin est bien plus grand en taille que lui à présent. Varek, lui, était resté très silencieux mais avait hâte de voir le jeune berkien car il était le seul avec qui il pouvait parler des dragons. Kranedur partageait l'avis de Rustik tandis que Kognedur ne cessait de venir voir Astrid pour connaître tout les détails physiques d'Harold. Oui, il avait changé, et Astrid ne cessait de voir le regard glacial que lui avait accordé le jeune homme. Soupirant, la jeune berkienne décide d'aller voir Gueulfor pour avoir des explications précises. Elle n'a pas à le chercher bien loin car il est en train de siffloter sur le pont avec un air joyeux. En s'approchant de lui, Astrid aperçoit que son changement d'humeur est radical. Lui qui était si déprimé depuis la disparition d'Harold, il avait retrouvé la forme dès qu'elle lui avait annoncé qu'il était vivant.

- Gueulfor, finit par dire Astrid. Je peux te poser quelques questions ?

- À quel sujet ? lui demande ce dernier tout sourire.

- Harold, souffle la jeune berkienne en fronçant les sourcils. Qu'est-ce qui s'est passé pour que son propre père décide de le bannir du jour au lendemain ?

- Ça, je ne peux malheureusement pas t'en parler, avoue Gueulfor en se grattant l'arrière du crâne.

- Je vois, soupire Astrid déçue.

- Moi je ne vois surtout pas pourquoi mon oncle va le chercher, intervient Rustik en ayant entendu la conversation. Surtout un désastre ambulant comme lui.

- Le désastre, comme tu dis, a exterminé à lui tout seul des Berserks sans le moindre remord, rétorque Astrid. Et tout aussi simplement.

- Simple chance, lui dit le berkien avant de prendre un coup de crochet sur la tête de la part de Gueulfor.

- Je te prierais de tenir ta langue, lui conseille Gueulfor l'air furieux. Tu parles de ton cousin, qui est le fils de ton Chef et non du paysan du coin. C'est son seul et unique enfant, mets-toi bien ça dans ce qui te sert de cervelle.

Ryani vient voir Harold avant de tomber sur Valka et Eurl dans le salon de cette dernière. En pleine discussion quand le Chef vient les voir avec un visage sombre suivit de Hug, ils s'interrompent. Un instant surpris par la présence du Chef du Clan des Forgerons, Eurl l'invite à s'asseoir auprès de lui tout en adressant un regard inquiet à Valka qui n'était pas au courant de la présence d'Hug. Ces deux derniers se font un signe de politesse avant d'entendre Ryani soupirer.

- Il faut que l'on parle, dit Ryani mal à l'aise, en s'asseyant à son tour.

- Vu ta tête, ça a l'air sérieux, déclare Eurl soucieux.

- Je ne te le fais pas dire, grimace Hug en regardant autour de lui. Harold est là ?

- Non, il est parti chasser avec Krokmou et Jumper, pourquoi ? l'interroge Valka en levant un sourcil.

Sachant ce qu'il s'apprête à lui avouer, Hug échange un regard pour chercher le soutien de Ryani qui grimace. En les voyant faire, Valka secoue la tête avant de se retenir de rire.

- Vous avez peur de quoi ? leur demande-t-elle amusée.

- De toi dans un premier temps et de ton fils dans un deuxième, avoue Hug avec tristesse.

- Que veux-tu dire par là ? Il s'est passé quelque chose ?

- On peut dire ça. Est-ce qu'Harold t'a mentionné ce qu'il s'est passé avec les Berserks lors de l'attaque du Conseil ? l'interroge Hug.

Fronçant les sourcils, Valka réfléchit en repensant aux paroles d'Harold puis acquiesce en le regardant.

- En partie, répond Valka en voyant où il veut en venir. Il m'a dit qu'avec Aïla, ils ont dû se battre dans la clairière, en revenant au drakkar, et qu'une berkienne l'avait reconnu.

Jouant avec ses mains, Ryani sent ses dents grincer tellement il serre sa mâchoire et échange un regard avec Valka.

- Justement, il est là notre problème, répond Ryani tristement. Cette jeune fille n'a pas réussi à tenir sa langue et en a parlé à Stoïck.

La réaction de Valka ne se fait pas attendre car elle plisse les yeux et un air furieux se lit clairement sur son visage.

- Et ? questionne-t-elle en serrant les mâchoires.

- Figure-toi que Stoïck est venu me demander des comptes, soupire Hug en secouant la tête. Valka, je suis désolé mais j'avais prévenu Ryani quand vous êtes partis. Je ne peux pas cacher certains faits aux autres Chefs de Clans. Tu devines tout de suite ce que Stoïck voulait savoir et quelles questions il m'a posé.

Acquiescent lentement, malgré sa colère qui ne fait que s'accroître en entendant Hug continuer, Valka l'écoute avec attention jusqu'au moment où il lui mentionne le fait qu'ils ne devraient plus tarder à arriver. Se levant d'un bond, Valka part en courant sans demander plus amples explications sous le regard affolé d'Hug et Ryani. Se dirigeant vers le sanctuaire de l'Ice Beast, elle s'y engouffre sans perdre de temps. Rejoignant l'alpha à toute vitesse, Valka prend le temps de reprendre son souffle avant de le regarder quand elle parvient à lui.

- Peux-tu faire en sorte de dire à Harold de revenir ? lui demande-t-elle inquiète. Et le plus rapidement possible.

Plissant les yeux, le dragon blanc se penche sur elle avant de lui souffler un air froid au visage. Lui faisant comprendre qu'il l'a fait, Valka le remercie avant de trembler de rage. Stoïck, ici, elle déglutit de travers rien que d'y penser. Elle remonte le long du sanctuaire, tout en jetant un regard noir envers les nombreux dragons, puis rejoint sa maison où elle avait laissé les hommes seuls. Ces deniers ont engagé une conversation sur le problème de comment cacher autant de dragons et elle finit par y prendre part également. Un quart d'heure plus tard, Harold arrive en trombe dans la maison de sa mère en claquant la porte contre le mur, Krokmou sur les talons suivit de Jumper, tout aussi affolé.

- Du calme, leur dit Valka en se levant. Il n'y a rien de grave.

- À part l'Ice Beast, déclare Harold en soupirant de soulagement. Il m'a dit que tu lui avais demandé de me contacter et que je devais rapidement revenir alors…

- Je sais ce que à quoi tu as pensé, souffle Valka en croisant le regard de son fils qui se pose sur ses invités. Mais ce n'est pas pour ça. Rassure-toi.

Soulagés, Krokmou et Jumper se détendent visiblement en même temps qu'Harold. Pourtant, ils restent devant la maison, après tout cette dernière se trouve dans le sanctuaire, ce qui arrange les deux dragons. Invitant son fils à s'asseoir auprès d'elle, Valka n'est pas sûre de la conduite à tenir et finit par préparer de l'eau chaude.

- Alors, le retour s'est bien passé ? demande Hug en souriant à l'adresse d'Harold qui accroche sa veste avant de venir s'asseoir à son tour.

- Oui, les Ébouillantueurs sont venus nous chercher alors qu'on n'était même pas encore à mi-chemin, lui sourit le jeune homme d'un air malicieux. Ils n'ont pas trop aimé le fait que je m'éloigne autant. Et Krokmou n'a pas apprécié non plus, il m'a collé pendant un jour.

Éclatant de rire, Hug jette un regard au furie nocturne qui laisse un grognement lui échapper, suivit d'un petit rire de Ryani.

- Je vois que tu ne changes pas, dit le Chef des Forgerons avant de prendre un air sérieux. Nous devons discuter avec toi, mon garçon.

- À quel propos ? l'interroge Harold curieux.

- De l'incident qui s'est déroulé pendant le Conseil, répond Ryani en fronçant les sourcils.

- Les Bannis et les Berserks ? grogne Harold froidement. Je n'ai aucunement envie d'en discuter, rien que de savoir qu'ils existent m'irrite en ce moment. Changeons de sujet.

Servant de la tisane dans plusieurs tasses, Valka les rejoint avec un plateau et le place sur la table avant de rejoindre Harold. Ryani et Hug prennent leur tasse bien volontiers, surtout quand ils comprennent que ça risque d'être plus difficile que prévu de faire entendre raison à Harold.

- Ce n'est pas de ça dont nous voulons parler, précise Hug en jetant un coup d'œil sur le jeune homme. Mais de ce qu'il s'est passé dans la clairière, avec la jeune berkienne.

- Astrid, dit Harold en grimaçant. Eh bien quoi ?

- Tu ne te doutes pas de quelque chose ? le questionne Ryani.

- À vrai dire, j'ai pas eu l'impression de voir la joie sur son visage en me voyant vivant donc j'en conclus que…, commence Harold avant de comprendre subitement. Oh non !

L'expression sombre qui vient assombrir son visage finit par faire comprendre à Ryani et aux autres où il voulait en venir et ce qui l'attendait. Harold baisse la tête avant de marmonner quelque chose qu'ils entendent tous, quand il dit que décidément il est bel et bien maudit.


Oui, oui, j'ai coupé au bon moment. Mais pas la peine de sortir votre poêle à frire. Vous n'êtes pas Raiponce, donc ça ne fonctionne pas!

A+ Bisouilles