MOT DE L'AUTEUR : Désolée du retard – encore une fois -. En espérant que vous aimerez cette suite ) Je tiens à signaler une petite erreur d'inattention dans la scène précédente. Quand Peyton dit à Brooke : « Brooke … je t'ai prévenu, parce que un de tes fils avait sa langue dans la bouche de ma fille, », c'est en vérité « un de tes fils avait sa langue dans la bouche de Lydia » et non Karen ) Désolée c'est une petite erreur que je n'ai remarqué qu'après.

Lydia coupa sa musique, et à contre cœur ouvrit la porte de sa chambre, puisque sa mère y tambourinait depuis déjà plusieurs minutes. Une fois qu'Haley fut rentrée, la jeune fille se rallongea sur son lit et se reconcentra sur le livre de Steinbeck qu'elle devait lire pour les cours.

- Lydia, il faut qu'on parle …

- Je t'ai déjà dit que j'étais désolée d'être allé au Tric, et de vous avoir enfermé. Il faut que tu arrêtes de faire une fixette là-dessus …

-Ce n'est pas pour ça que je viens te parler, Lyd'. Il faut qu'on parle toutes les deux, j'ai l'impression que tu t'éloignes de moi et ce sans aucune raison …

Lydia, à l'entente de ses mots, se redressa sur son lit, pour faire face à sa mère.

- Sans aucune raison maman ? Tu te moques de moi, j'espère ? On s'est toujours promis d'être toujours honnête l'une envers l'autre … et tu ne m'as même pas dit que Papa et toi alliez-vous séparer. Ce n'est pas grave, tu sais, je suis à un âge où je peux comprendre quand deux personnes divorcent ! Et puis, tu me fais la morale pour une soirée au Tric alors que tu as fait bien pire …

-Lydia, ne me parle pas sur ce ton ! Ce qui se passe entre ton père et toi ne concerne que nous …

-Oh, oui, c'est vrai, c'est pas comme si vous aviez eu deux enfants ensemble ! C'est pas comme si j'étais VOTRE FILLE !

Lydia, brusquement, renversa son livre et se releva, énervée. Elle se saisit de son sac de cours, et l'accrocha à son épaule, comme si elle désirait partir. Cependant, avant de s'en aller, elle voulait savoir quelque chose.

- Je peux au moins savoir pourquoi mon père sort avec l'ex de Lucas, ou est-ce que ça aussi c'est secret défense ?

- Je … Lydia, il …

- Dis-moi la vérité. Qui est à l'origine de la séparation ? Et qu'est ce qui s'est passé ?

Haley baissa les yeux. Elle devait la vérité à sa fille, sa fille si sage qui lui obéissait tout le temps et acceptait tous ses conseils. Elle ne pouvait pas lui mentir. Elle avait bien trop menti par le passé. Cependant, elle ne pouvait pas assumer. C'était bien trop dur. Ainsi, elle garda le silence.

- Bien, Maman, tu ne veux pas me dire ? J'irai demander à papa, mais comme je sais que tu vas l'appeler pour lui dire de se taire … et bien, ne m'attends pas ce soir.

- Quoi ? Où vas-tu aller ?

- J'ai 3 cousines qui vivent dans la même ville que nous, je te rappelle. Une d'entre elles voudra bien m'héberger. Et au pire, j'irai chez Quinn !

Impuissante, Haley regarda Lydia sortir, son sac sur l'épaule, en claquant la porte. Elle s'assit sur le lit, en soupirant. Qu'avait-elle fait pour que sa vie si parfaite tombe en ruine ?

De l'autre côté de la ville, Sawyer et Karen étaient dans la chambre de cette dernière, parlant musique et littérature. Depuis leur escapade au Tric, les deux adolescentes étaient privées de sortie et elles s'enfermaient pour ne pas supporter les regards noirs de Lucas et les réprimandes de leur mère. Cependant, alors que Sawyer faisait écouter un vieux titre de Radiohead à Karen, la porte s'ouvrit, laissant place àPeyton, les bras croisés, qui les regardait.

- Les filles, vous avez fait vos devoirs ?

- Oui, dirent les deux jeunes filles d'une même voix.

- Bien, alors dans ce cas venez dans le salon. Mon père et moi avons à vous parler.

Sawyer regarda Karen d'un air inquiet, puis finalement la prit par la main pour suivre leur mère jusque dans le salon. Leur père était là, devant son ordinateur, des lunettes de repos sur les yeux. Quand il les vit, il les posa et repoussa son portable d'un geste. Finalement, il les regarda une à une, avant de parler.

- Les filles, nous avons décidé de lever la punition.

- QUOI ? dit Sawyer d'une voix forte. Mais c'est génial ! J'appelle Jude, tout de suite ! On va aller se manger une glace.

- Attendez, intervint Peyton. Ce n'est pas fini. Nous levons la punition si, et uniquement si, vous consentez à ne plus voir les jumeaux et votre cousine pendant un certain temps …

- Vous délirez ? répondit Karen. Au cas où vous n'étiez pas au courant, nous avons tous grandit ensemble, nous sommes dans le même lycée et nous passons tout notre temps ensemble.

- Justement, dit Lucas. Vous vous influencez mutuellement, et ce n'est pas une bonne chose. Et puisque de tout de façon … nous sommes un peu en froid avec Brooke et Nathan, il est préférable que cela reste comme ça.

- Non mais je rêve, ironisa Sawyer. En fait, on paye le prix de vos disputes d'ados ? A ce que je vois, l'idée brillante de Lydia de vous enfermer n'a eu aucune répercussion.

Peyton baissa les yeux aux paroles de sa fille. En effet, passer 5 heures enfermée dans sa propre maison avec Brooke, Julian, Haley, Nathan et Lucas n'avait rien changé. Brooke et Haley était resté dans le salon, et elle, s'était réfugié avec Lucas dans la cuisine. Nathan, lui, était resté dans la chambre d'ami à discuter avec Julian. Aucun problème ne s'était reglé, et ce même quand Karen et Sawyer, désirant rentrer, durent leur ouvrir et que chacun rentra chez soi.

- On s'en fiche de ce que vous en pensez, dit Peyton. Vous ne trainez plus ensemble jusqu'à nouvel ordre. Demain, votre père vous conduira le matin au lycée, je viendrais vous chercher à midi ainsi que le soir. A 18h tapante. Et ce sera comme ça tous les jours. Oh, et ai-je mentionné que ce n'était même pas la peine d'inventer des excuses bidons pour sortir en dehors de ces heures-là ?

Sawyer soupira bruyamment, comme pour montrer son désaccord. Karen, quant à elle, regardait au loin, comme pour tenter de persuader ses parents de changer d'avis. Soudain, elle vu le dessin « people alwaysleave », dessiné par sa mère, agrafé au mur opposé. Elle sentit alors un pincement dans son cœur. Elle aurait tellement aimé connaitre la Peyton du lycée. Pas la mère stricte et insensible qu'elle était devenu.

- Je ne vous comprends pas. Maman … j'ai lu le livre de papa, les deux. J'ai vu la boite que tu avais faite, quand tu croyais que tu allais mourir en accouchant de Sawyer. Et j'ai vu tout ce que tu as fait dans ta jeunesse, grâce à la série de Julian. Je comprends pas comment tu peux approuver cette décision … il y a quelques années, Brooke était encore ta meilleure amie, l'amie la plus chère à tes yeux. Le deuxième prénom de Sawyer est bien Brooke, non ? Et toi Lucas, Nathan est ton propre frère. Ça me fait de la peine de vous voir vous déchirer comme ça, alors que vous étiez censés être une bande d'amis soudés. Vous voulez faire la même chose avec notre bande à nous ? Je ne suis pas d'accord. « People always leave », c'est toi qui l'a dit, maman. Tu sais ce que ça fait, de souffrir du départ de quelqu'un … ne nous impose pas cette peine.

Sans un mot de plus, Karen se leva du canapé et partit dans sa chambre. Sawyer, elle, était bouche bée : Karen avait toujours été la petite fille gentille et obéissante. C'était ELLE, normalement, l'enfant rebelle. C'était le monde à l'envers. En soupirant, elle regarda ses parents. Son père se frottait les yeux, se demandant surement qu'est qu'il allait faire. Quant à sa mère, elle regardait le dessin que Karen regardait quelques minutes auparavant. Puis, sans prévenir, elle se leva, et se dirigea vers la chambre de sa plus jeune fille. Sans gêne, elle entra. Karen était sur son lit, un carnet de dessin devant elle, et un crayon à papier à la main. Peytonposa ses chaussures et la rejoigna sur le grand lit.

- Qu'est ce qui te rends si triste, Karen ? C'est une décision provisoire, tu le sais bien …

- Maman … tu te souviens, tu avais mon âge, et tu as dit à Papa que tu voulais que tes dessins aient un sens pour quelqu'un, tu voulais redonner l'espoir ?

- Oui, je m'en souviens …

Karen plissa les yeux, se concentrant à la fois sur la conversation, mais aussi sur son dessin. Elle était en train de les dessiner, elle et leur petite bande.

- Maman, quand je vais pas trop bien, je regarde tes dessins, j'écoute les albums que tu as produits et tout ça … et ça me redonne espoir. J'aimerais moi aussi que mes dessins inspirent quelqu'un, un jour. Maisj'ai pas envie que dans 10 ans cette personne me regarde et se dise « j'avais tord, c'est juste une personne banale qui n'a aucune créativité et qui ne mérite pas qu'on s'intéresse à elle … ». Parce que maman … quand je te vois aujourd'hui, j'ai cette impression. Je me dis que tu t'es perdu en cours de route. Je t'admirais tellement, avant… tu étais mon idole, Sawyer en était désespérée. Je me souviens elle me disait « mais trouves toi une personnalité au lieu de piquer celle de maman avec tes dessins et ta chambre en rouge ». Je crois simplement qu'elle était jalouse, parce que je dessinais. Maintenant, je comprends pas, l'ancienne toi, celle des dessins, de Friends with benefits n'aurait jamais interdit à sa fille de voir les gens qu'elle l'aime et qui lui permettent de se construire, parce qu'elle aurait compris que c'était important pour elle.

Karen se retourna dans son lit, pour tourner le dos à sa mère. Peyton, en guise de réponse, se contenta de poser une main sur son épaule. Elle savait que sa fille avait raison. Brooke était sa meilleure amie, elle se devait de lui pardonner. C'était quand même incroyable que sa fille de 15 ans soit celle qui lui fasse réaliser cela. A cette pensée, Peyton sourit. Elle pouvait au moins être fière d'avoir deux filles matures qui malgré des bêtises étaient très intelligentes. Les larmes aux yeux, elle sortit de la chambre, laissant Karen à ses dessins. Pour la connaitre, elle savait que, tout comme elle à son âge, dans ce genre de moments elle avait besoin d'être avec Sawyer. Sawyer était là pour sa soeur tout comme Brooke l'était pour elle dans son enfance. Doucement, elle se saisit du téléphone fixe, à cette pensée, et composa le numéro qu'elle connaissait par cœur tandis que Sawyer rejoignait Karen dans la chambre.

- Allo ? dit une voix énervée.

- Brooke … c'est Pey. Euh … je t'appelle parce que j'avais pensé qu'on pourrait aller se boire un café cette après-midi … enfin je pourrais passer au café. Je crois que c'est ton jour de travail …

- Peyton ? Oui, bien sûr ! Mais … là c'est un peu compliqué. Haley et moi avons fermé le café pour la journée.

- Quoi ? Qu'est ce qui se passe ?

- Tu n'es pas au courant ? Haley devait t'appeler ! Les jumeaux et Lydia ont disparu. Je me suis disputé ce matin avec Davis, quand j'ai annoncé qu'ils devaient tous arrêter de trainer ensemble, et quand je suis revenu de la boulangerie, aucun des deux n'étaient là. Et Lydia est parti en claquant la porte ce matin apparemment … on est au commissariat.

- Attends, je demande aux filles si elles les ont vu. Je te rappelle.

- D'accord … euh Peyton ?

- Oui ?

- Ca m'a fait plaisir que tu m'appelles.

Peyton raccrocha en souriant, puis se dirigea vers la chambre de ses filles. Il était peu probable que les filles soient au courant d'où étaient les jumeaux et Lydia puisqu'elles étaient privées de portable depuis déjà trois jours. Cependant, avec Sawyer et sa tendance à désobéir, Peyton s'attendait à tout. Délicatement, elle ouvrit la porte, et constata avec surprise qu'aucune de ses deux filles n'étaient là. Elle se retourna vers Lucas, concentré sur son ordinateur.

- Lucas, tu as vu les filles ?

- Elles sont dans leurs chambres, non ?

Peyton s'appuya contre l'entrebâillement de la porte, en soupirant. La fenêtre de la chambre était grande ouverte. Bien évidemment, elles étaient parti rejoindre le reste de la bande.

Au Rivercourt

Sawyer s'appuya contre la voiture de Lily en souriant. Elle n'en revenait pas que sa tante ait accepté de lui prêter.

- Vous êtes prêts ? demanda Lydia en mettant son sac à l'arrière de la voiture.

- Oui, à condition que Karen ne mette pas sa musique cul cul la praline, dit Jude en riant.

- Ca vous tente The Cure ? demanda Sawyer un sourire aux lèvres.

- Non, dirent Lydia et Jude d'une même voix.

Jude regarda Lydia et lui adressa un clin d'œil. Elle, baissa les yeux. Peut-être que Jude avait oublié ce qui s'était passé au Tric, mais elle s'en souvenait très clairement. Ils s'étaient embrassés. Et cela la mettait toujours mal à l'aise par rapport à Sawyer : elle savait très bien que sa cousine était intéressée par Jude depuis longtemps, et que c'était réciproque. Seulement, les verres de Brooke Davis qu'ils s'étaient tous englouti en avaient décidé autrement.

- Bon, bonne musique ou pas, dit Karen, je m'en fiche, mais j'aimerais bien y aller. Parce que Lydia, je ne sais pas si tu te souviens, mais on a ton cousin à aller sauver !

Lydia regarda Karen en hochant la tête. Alors qu'elle se dirigeait chez Sawyer&sa sœur, après s'être disputé avec sa mère, elle avait reçu un texto court et bref de son cousin Logan (le fils adoptif de Quinn, sa tante, et vrai fils de son oncle Clay) âgé de 19 ans qui disait « HOONEYGROOVE, TX. VIENS M'AID » Le message avait été coupé en court de route, pour une raison x ou y, mais le fait est que Lydia avait immédiatement prévenu le reste de la troupe, et tous avaient décidé de se rendre à Hooneygroove, avec la voiture que Lily leur avait gentiment prêté, pour trouver Logan et éventuellement l'aider. C'est ainsi que Davis se saisit du dernier sac de couchage et le fourra dans le coffre, avant de s'installer dans la voiture, suivi par son frère, Karen et Lydia. Sawyer-la seule possédant le permis- s'installa à la place conductrice, et s'apprêtait à démarrer, quand elle aperçut une silhouette au loin, qui courrait vers eux.

- Et Lydia, c'est pas ton frère là-bas ?

- Hein ? Jamie ? Mais

Jamie arrivait à toute allure, un sac sur le dos, et un coussin sous le bras. Rapidement, il rejoignit la voiture et regarda tout le monde.

- Je suis peut-être emmerdeur, mais Logan est mon cousin, alors faites-moi de la place !

Karen rit et se décala, lui permettant alors de s'asseoir. Sawyer, après avoir vérifié que tout le monde était attaché, démarra la voiture, et allumer la radio. Cette petite virée s'annonçait intéressante.

VOS AVIS ?