Avant dernier chap... :D
Chapitre 6 :Promenade de santé
POV ALLEN :
« Oi Moyashi… » Je dormais à point fermé, enfin jusqu'à ce qu'un imbécile de kendoka se mette dans l'idée de me réveiller. Il faisait vraiment bon dans ses couettes… Pourquoi diable me réveillait-il ? J'ouvris timidement un œil puis par la suite le second et c'est dans un état brumeux que mes sens s'éveillèrent, des sens qui perçurent deux mains câlinant mes… Je fis un bond, lui donnant un coup de coude au passage (sans le faire exprès) et tomba au sol dans un craquement. L'humain grogna de douleur avec la main sur son nez, il n'avait pas l'air content. « Moyashi… » Je le regardais : ses cheveux étaient un peu emmêlé et détaché, une partie du drap recouvrait son corps notamment le bas. LE BAS ?!!! Je me regardais aussitôt : J'étais aussi nue qu'un vers ! Ma tête prit une couleur violacée, j'attrapais la couverture et la tirait vers moi mais Kanda s'y opposa fermement en l'attrapant de l'autre côté.
« Mais qu'est ce tu fiches ? me demanda l'humain. Ca ne sert à rien de te cacher ! Je t'ai déjà vu sous toutes les coutures ! »
Je poussais un cri de honte et réussi à garder la couette qui me tomba sur la tête, je n'avais vraiment pas l'air malin… J'étais nu enfin plus maintenant et avec un drap qui me cachait la vue. Ce qui ne me permit pas de le voir arriver derrière moi et de m'attraper pour me ramener au lit, malgré ma réticence (que j'exprimais par des gestes et des cris dans tout les sens qui furent plus que vain) il me jeta sur le lit avant de se mettre au dessus. Il tira le drap sur mon visage et je pus respirer une grande bouffé d'air frais avec pour premier plan Yu. Quelques unes de ses mèches retombaient sur moi et me chatouillait le visage, il les écarta d'une main. Son geste était doux, un brin timide et pourtant agréablement savoureux. Mais ses lèvres étaient autre choses, suave, sucrées et totalement grisantes... J'aurai été aux anges si une ombre n'avait pas noirci le tableau ou plutôt une main baladeuse qui petit à petit descendait vers mon bras ventre. Je me tournais vers le côté pour m'en défaire et exprimé ainsi mon mécontentement mais malheureusement ce n'eut pas l'effet es conté : j'eu le droit à une réplique perverse et avide de sous-entendues pus que cocasse.
« Je ne savais pas que tu aimais ce genre de position… Dit-il amusé
QUOI ?!!
Levrette : Sensations maximum garanties pour l'homme et la femme avec cette position, point G fortement stimulés, pénétration profonde, fantasmes de domination et/ou de soumission bien exploités… »
Hormis le fait que j'eus la honte de ma vie tant pour la première phrase que pour la définition qu'il me donnait dans la seconde, je voulais me cacher, m'enfuir, disparaître et ne pas voir ce qui allait suivre. Mais il ne l'entendait pas de cette oreille et me retourna complètement, ma tête retomba sur l'oreiller dans un « pouf » assez particulier tandis que Kanda se mettait en « position ». Après avoir laissé échapper un « non » et un « pitié lâche moi » il s'arrêta, me laissant ainsi le soin de respirer un peu plus calmement, de reprendre mes esprits et de lui donner de bonne raison de ne pas tester cette « position ».
« Je suis pas prêt ! Pas du tout du tout prêt !! Affirmais-je sans vraiment être sur de ce que j'avançais.
Comment ça pas prêt ? Après tous ce que nous avons faits hier… Tu me dis que ça c'est trop ? Il faut que tu apprennes à redéfinir tes valeurs surtout pour ça… »
Je tentais de me dégager, en vain. Il s'assit sur moi :
« Tu raconte n'importe quoi ! On a rien fait hier soir ! Rien du tout !!!
Oh que si Moya on a fait des choses… Tu crois que tu étais habillé quand tu t'es endormi et que d'un coup tu as perdu tes vêtements ?
Je suis sur qu'il y a une explication logique à tous ça !
Mais oui il y en a une Moya-ai… »
Il s'allongea sur moi et plus précisément sur mon dos, je pouvais sentir sa peau se frotter contre ma mienne tandis que ses mains descendaient dangereusement… J'étouffais un cri que je dissimulais dans l'oreiller, mais quelle mouche l'avait piqué ?!! Et non je ne pensais à cette logique là ! Hier lui et moi on avait rien fait, enfin rien de tout ça ! Juste… Juste dormit ensemble quoi, il n'y avait de quoi fouetter un chat ! (celui qui me dit d'arrêter avec les allusions animales je lui cloue le bec à ma façon pigé ?) Quoiqu'il en soit ce qu'il faisait n'allait pas tarder à s'arrêter ! J'ai quand même une dignité !!!
« Qui y a-t-il Moyashi ? Tu es déjà prêt ?
Tu… Tu racontes n'importes quoi !!! Je suis pas prêt ! J'ai pas envie ! Et surtout pas avec toi !
Tu veux savoir comment je punis les menteurs, moi ?
Hein ? »
Il resserra son étreinte et je ne pus retenir un gémissement, comment osait-il… Quel sale humain !
« Décidément tu es trop prévisible… Ca en devient grisant. »
Mes mains tenaient fermement l'oreiller où ma tête se nichait. Mordant le tissu, je me mis par la suite à laisser quelques larmes couler de rage et surtout de honte. Bon gré ou mal gré il s'en aperçut ou tout du moin l'arrêt de mes supplications l'intéressa plus que de chercher à me gouter.
« Moya ? Tu pleures ?
-Nan je prends mon pied ça ne se voit pas ? »
Il me retourna un peu, mes yeux me piquaient, ils devaient être bien rouges. Il les essuya de sa main droite avant de m'ébouriffer gentiment mes cheveux.
« Pourquoi tu te mets dans cette état ? C'est…
Stupide ? Coupais-je avec une voix un peu enroué. C'est vrai que c'est stupide de pleurer parce qu'on vous force à faire ce genre de chose.
Si tu n'en avais pas envie tu aurais m'envoyer valdinguer dans la pièce, non ? T'es un vampire… Un humain ne devrait pas te causer du souci pour gagner un combat !
Je n'en ai pas envie ! Comme je n'ai pas envie de t'envoyer contre le mur et de te tuer !
Oh… Tu aimes les humains Moyashi ? Mais je n'ai pas besoin de ta pitié… »
Il me retourna complètement, j'étais a présent sur le dos et je pouvais voir ses yeux si caractéristique des japonais me dévorer. Il devait vraiment se retenir pour ne pas me sauter dessus tout de suite… Je reprenais un peu de courage, j'avais peut-être une chance de m'en sortir mais il fallait jouer franc jeux et ça… Ca ne tournait pas en mon avantage.
« Je n'ai pas pitié, dis-je convaincu.
Compatissant alors ?
Non plus
Oh… Et quel est ce sentiment si bon qui te pousse a ne pas vouloir me faire du mal ? De l'amour ?
…eh… Murmurais-je en baissant les yeux.
Tu m'aimes Moyashi ? Un vampire peut aimer ?
Et pourquoi pas ? En quoi est-ce surprenant ? Nous sommes comme vous : Orgueilleux, colérique, jaloux, borné, heureux, triste ! Pourquoi pas aimant ? Ca te pose un problème que je puisse t'aimer Bakanda? »
Le Bakanda était plus pour me protéger qu'autre chose, je n'avais pas envie qu'il croit que l'amour me rendait totalement vulnérable. Il se mit à sourire pour toute réponse et caressa une nouvelle fois ma joue en douceur. Il m'embrassa avant de se coller contre moi cette fois-ci sur mon ventre, mes mains qui n'avaient bougé jusqu'alors vinrent dans son dos. Hésitantes elles allèrent se loger par la suite contre sa nuque qui faisait nicher sa tête conte mon cou. Je sentis quelques baisers y être donné puis une phrase sortit de sa bouche tel un murmure.
« Ca te dérange si on reste ainsi comme hier ?
Chacun son tour on à besoin d'être réconforter… Reste ici autant que tu veux. »
Il ne prononça alors plus aucun mot et nous restâmes ainsi pendant un long moment indéterminé.
POV LAVI :
Allen. Yu. Un lit. Ensemble. Entrelacé. C'est ce que je vois devant moi.
« ALLEN !!!!!!!! »
Allen fit un bond de plusieurs mètres et tomba du lit, réveillant au passage un japonais dans les vapes qui se redressa avec un visage prêt à cuver. Il m'aperçut et tira une tête, oui il n'était pas très content de me voir… et de l'avoir réveillé. Mais je m'en fichais éperdument et allais chercher Allen, après avoir fait le tour du lit j'attrapais son bras et le tirais vers moi. Comme je le craignais mon cher cadet était sans vêtements, il devait s'être bien amusé… Si Link l'avais vu il aurait piqué une crise monumentale, il fallait que je sorte Allen de là avant que...
« Walker-san ? »
Pas besoin de vous expliquer qui était la personne qui venait de parler ni la tête que celui-ci arborait en voyant : Allen nu, moi l'empoignant de force et le kendoka toujours à demi-réveillé nu lui aussi qui n'arrivait pas encore à comprendre ce qui se passait. Mon cadet se mit subitement à rougir, avant même que qui que ce soit ne parle à nouveau il se rua dans la salle de bain et ferma la porte clé laissant son « amant » entre nos mains. La course rapide sembla réveiller notre cher humain car il reprit du poil de la bête, il prit une chemise qui passait par là et l'a mis sur son dos. Je l'attrapais alors par le col, il n'eu pas la moindre frayeur et me fixa du même regard froid. Je n'y tins plus :
« Comment tu as pu faire ça avec MON allen ? »
Sa réponse fut pour moi une surprise, même Link d'un naturel calme parut étonné : Il se mit un rire ! Un mauvais rire, il se moquait de nous et prenait son pied en plus.
« Tu te fous de moi ?!! Hurlais-je
Tu devrais te regarder… Pitoyable ! Pouffa t'il
Je suis quoi ?!!!
Et bouché en plus… »
Je le frappais violemment au visage de mon poing fermé, il atterrit au sol avec la lèvre en sang. Il essuya sa bouche de sa main, un regard satisfait. Il était content ? Ca le plaisait que je le frappe ? Ca tombait bien c'était réciproque ! Je me jetais sur lui prêt à en découdre…
« ARRETEZ !!!!!! »
POV ALLEN : J'étais dans la salle de bain toujours honteux d'avoir été pris sur le fait, j'avais ouvert le robinet de l'évier et tentais de me rafraichir le visage quand j'entendis un bruit sourd provenir de la chambre de Yu. Lavi avait arrêté de crier après Yu, intrigué je regardais par la serrure et les vit l'un sur l'autre se battant. J'ouvris la porte entre rage et désespoir et m'écria un Arrêtez ! Qui à ma bonne surprise les stoppa. Je les observais un instant : Yu par terre et sur le dos agrippait d'une main les cheveux rougeâtre de Lavi tandis que celui-ci, avait son poing sur le visage du kendoka. Ils avaient vraiment l'air de gamin, Link observait lui aussi la scène avec une main sur sa figure en se demandant surement ce qu'il faisait ici… Je fus sorti de mon débat intérieur par deux voix passablement… Désagréable ?
« Hey Moya… Commença notre kendoka
-Tu va attraper froid. » Finit Lavi
Hormis le fait que ma tête, non mon corps vira écrevisse je me mis a crier leur quatre vérité.
« JE VOUS DETESTE !!! » (Bon d'accord ce n'étais pas la vérité, mais bon à ce moment là je le pensais vraiment) Je pris mes affaires et descendit en bas et Link me suivit alors au pas. J'en avais plus que marre des hommes ! Ils ne pensaient qu'a eux !! Et moi alors ? On ne pouvait pas me demander mon avis ? Ce que j'en pensais ? Non ! J'en avais ma soupe de ces Seme ! Tout en maugréant j'arrivais dans le salon et m'habillais précipitamment, mes affaires étaient toutes froissés… Tant pis ! Je ne resterais pas une minute de plus dans ce bordel ! C'est alors que Link commença à me parler.
« Walker-san je ne pense pas que ce soit une bonne idée de quitter cet endroit, il pourrait vous retrouver.
Rien à faire ! Plutôt mourir que de revoir ces deux imbéciles !
Vous ne pensez pas ce que vous dites… »
Je m'arrêtais devant la porte avec les joues rouges puis me retournais vers Link : « Arrête de lire dans mes pensées !!! C'est gênant ! Et ne me suis pas ! C'est un ordre ! » Puis je tournais les talons et sortais, je l'entendis soupirer avant de disparaître dieu sait où…
Cela faisait bien une heure que je marchais dans la rue, évidement que j'avais peur de retomber sur lui mais j'avais encore plus besoin d'air… S'il m'arrivait quelque chose se serait bien fait pour eux ! Ils s'en voudront toute leur vie et pleurerons sur ma pauvre carcasse pendant que mon âme se foutrait d'eux au paradis… Ah merde pas sur que les vampires y soit convié… Tant pis mais ça ne m'empêchera pas de prendre mon pied en les regardant souffrir !
C'était l'aurore, le soleil commençait à montrer le bout de son nez tandis que je sortais une paire de lunette pour amoindrir les rayons, je me mis à regarder cette étoile dépasser la voute terrestre et fus d'une pointe au cœur, on s'aurait cru dans un pays de conte de fée. J'entendis du bruit autour de moi, les volets des maisons claquait de ci de là sur les murs : La ville se réveillait alors que moi j'aurai du aller me coucher. J'aurai du en effet mais après la nuit… la « fameuse » nuit avec Yu j'avais passé de longues heures à dormir et je n'étais pas du tout fatigué. De moins en moin vampire n'est-ce pas ? Quoiqu'il en soit j'étais parti dans l'idée de passer la matinée à flâner dans les ruelles et qui sait comprendre un peu plus ces drôles d'animaux qui vouent tant d'amour à la lumière.
Une odeur sucrée allécha ma papille et sans vraiment m'en rendre compte je me dirigeais vers ce fameux mets inconnu avant de tomber sur ce qu'ils appelaient un « marché ». C'était différent de chez nous, tout le monde s'avançait vers les différent produits, les manipulait, les observait… Et tout cela dans un brouhara gigantesque dont je ne voyais pas la fin mais qui sentais une bonne humeur, une humeur chaleureuse, une humeur humaine quoi. Mon visage afficha un maigre sourire, j'enviais les humains : Ils n'avaient pas besoin de raison pour rire, pour être heureux, pour aider, pour s'aimer… Ils avaient juste besoin d'en avoir envie et ça les êtres de la nuit en ignore presque le nom.
Je suivais toujours la savoureuse odeur et déboucha sur une petite table où des dizaines d'aliments étaient posés. Pour ma plus grosse honte je n'en connaissais aucun et c'est donc d'un œil curieux que je dévisageais les produits avant de tomber sur la fameuse nourriture qui m'avait appâté : quatre boulette dont je ne connaissais la consistance étaient transpercée par une drôle d'aiguille en bois… Elle se mangeait aussi la baguette ? Le patron, un être humain vêtu en blanc et d'un tablier de même couleur se plaça devant un grand sourire paternel aux lèvres. « Bonchour mon chti gars ! Ya quéqué chose qui té frait plaichir ? » Un peu surpris par tant de familiarité (rappelons qu'Allen est tout de même dans la haute société de par son statut de sang pur) je le regardais timidement de bas en haut, vu l'ossature du cuisinier sa nourriture était sans doute excellente et sa proposition bien qu'appétissante je ne pus me résoudre à accepter pour faute d'argent… Mon ventre gargouilla une fois puis deux, je plaquais une main sur mon ventre pour le faire taire et une autre sur ma bouche… Comme si je n'avais pas eu suffisamment honte pour aujourd'hui… C'est alors qu'il m'e proposa une, mes yeux s'agrandirent : Il… Il me donnait quelque chose ? Sans contrepartie ? Juste parce que j'avais faim ?
Je tournais la tête négativement, pas besoin de pitié ! Et encore moin venant d'un humain ! « Tu chais, une de plus ou de mouén ça fra pas la diférenche ! » Me dit-il d'un sourire bienveillant. Je reculais avec les larmes aux yeux, pourquoi les humains étaient ils si bon et mauvais à la fois ? Pourquoi Yu alors que je l'aimais tant ne me laisserai même pas un os si je l'ennuyais et lui que je connais me… Je me retournais décidé à m'enfuir sans demander mon reste quand je cognai quelque de dure et de plus grand que moi avant de demander pardon et de lever les yeux vers...
« Toujours à créer des ennuis hein Moyashi ? » Siffla cette voix qui me tourmentait depuis mon réveil. « Y.. Kanda ? » Ne pus-je dire, coupé dans ma fuite non prémédité. Je reculais un peu, m'avait il suivit ? Pourtant… Je n'avais sentit à aucun moment sa présence… Peut-être avait il tout simplement deviné où je m'étais rendu ? Enfin le moment n'était pas à la réflexion, devant moi l'humain que j'avais laissé se trouvait de nouveau face à moi et était surement prêt pour quelques explications sans douceur.
« Enfin je devrais plutôt dire toujours à me crée des ennuis nee ?
Fiche moi la paix ! Dis-je à demi-voix
Quand on à le cran de tenir tête à quelqu'un on continue jusqu'au bout.
Que veux-tu dire par là ? Répondis-je hésitant
Que si tu veux que je te fiche la paix il va falloir que tu me le prouves.
Je n'ai pas envie de me battre.
Oh… Pauvre petite chose »
Je me retournais violemment pour le laisser parler seul quand il m'empoigna par le bras, je jetais un œil derrière moi pour voir ce qu'il comptait me faire quand il me tira à lui vivement sans demander mon avis.
« On est plutôt du genre à faire l'amour et pas la guerre ? »
Mon sang ne fit qu'un tour et c'est ma main qui ne tarda à rejoindre la joue du japonais. Ses yeux s'agrandirent un instant, un beau bleu s'y échappait puis disparut lorsque son visage redevint impassible, apparemment il ne se doutait pas que je puisse lui répondre après un tel affront. Mais comment aurais-je pu faire autrement ? Il m'observa silencieusement, à quoi pensait-il en ce moment ? Était-il en colère ? Blessé ? Frustré ? Dans tout les cas sa main tenait toujours mon bras sans douleur fort heureusement mais bien décidé à ne pas me lâcher. Qu'allait-il me faire ? La réponse ne tarda pas à venir : Il desserra son étreinte et me rendit ma liberté, je frottais un peu mon bras assez soulagé puis l'occultait pour voir s'il n'avait véritablement rien. Puis mes yeux comme attiré par une force extérieure rencontrèrent son regard une seconde fois, toujours serein… N'avait-il donc aucun cœur ? Alors que moi… Cette nuit je… j'avais… D'un seul coup quelque chose de particulièrement désagréable survint et drôle de son proche du « Graouuom » se fit entendre : J'avais totalement oublié mon estomac. Le retour de la pivoine se fit sentir tandis que mes yeux légèrement humide tentait de retenir les larmes, fruit d'une phrase en trop et spécialement blessante.
C'est donc dans un état d'une honte extrême que je reculais et me cognait contre la table que j'avais auparavant -dévoré si l'on pouvait dire- des yeux. Malheureusement pour moi Kanda commença à bouger dans ma direction, il c'était « enfin » réveillé mais contre toute attente il vint se tenir à mes côté, face à la table et commença à sortir un drôle d'objet noir qui s'ouvrit dans cliquetis. Je me penchais un peu mais avec tout de même la plus grande prudence et pus voir des choses rondes et jaunes sortir de cet étrange attirail. « Je vous en prends une dizaine » finit il par dire de sa voix toujours aussi monotone avant de prendre le sac de provision d'une main et de sortir une brochette de ses fameuse boulettes. « Tiens, mange imbécile » Je pris la nourriture d'un regard stupéfait, il me dévisagea quelques secondes avant de partir de son côté.
« Kanda ? » Dis-je hésitant. Il s'arrêta un instant et jeta un œil sur moi, il attendait surement la suite de ma question. « Est-ce que tu m'aimes ? » Cette question le fit sourire mais pas un de ses sourires moqueur qu'on lui connaissait bien, un sourire plein de malice qui enflamma mes joues en moin de mots qu'il ne fallait pour le dire.
« Allez viens Moyashi on rentre ! Dit-il après m'avoir sifflé
- Je suis pas ton chien ! Répliquais-je en reprenant du poil de la bête.
- Mange tes dangos, tu auras besoin de force en rentrant
- Et pourquoi j'aurai besoin de force ?! M'exclamais-je rouge
- Pour reprendre là où nous étions… Je n'en ai pas fini avec toi ma souris…
- QUOIIIIIIIII ?!!!!!!!!!!!! »
