Disclaimer: Les personnages de cette fiction appartiennent à Gene Roddenberry et à la franchise Star Trek.
Note: Comme je l'ai dit à beaucoup d'entre vous, cette fiction sera courte et se bouclera en dix chapitres, plus un épilogue. Mais ne vous en faîtes pas, si l'aventure vous plaît, ce serait un plaisir de vous accueillir sur la version finalisée de cette histoire. Bien sûr, je me rends compte de mon erreur, car vous connaîtrez la fin. Certes ... Je l'accorde, j'ai eu un gros problème d'organisation et je m'en excuse. Mais lorsque j'aurais terminé cette version, je la supprimerais du site, une semaine après avoir mis l'épilogue. Si vous voulez garder un souvenir de cette histoire, vous pouvez la copier et sachez que les idées de cette histoire, vous pouvez les emprunter ( faîtes mention de moi quand même ;) )
Je vous remercie de continuer de me lire malgré tout ce qui se passe ...
Le jour se leva sous les bruits de pattes de Fenrir, qui galopait à travers la montagne, descendant sur son flanc gauche. Il ne tarderait pas à arriver dans une plaine pour se reposer, car malgré la nouvelle force physique de Fenrir, il n'en restait pas moins un louveteau qui avait besoin de repos.
Jim s'était réveillé de bonne humeur. Le vulcain avait dormi plus longtemps que lui, et il avait eu l'occasion de le voir au réveil. Une chose qu'il ne reverrait certainement jamais plus.
Spock s'était étiré délicatement, pensant que son supérieur dormait toujours et s'était relevé en observant l'horizon avec un regard presque nostalgique. Bones s'était levé seulement à quelques secondes d'intervalles. Désormais, ils avaient descendu la montagne, et l'abandonnaient pour découvrir un nouveau paysage verdoyant.
Ils s'arrêtèrent dans une clairière où seul trônait un arbre, grand et aux ramures très larges, recouvrant pratiquement un rayon de deux mètres. L'ombre permit aux trois hommes de se reposer à l'abri du soleil et des chaleurs plutôt impressionnantes de cette planète. Bones s'adossa au tronc de l'arbre et soupira, même si l'effort fourni pour maintenir en selle était minime, il avait mal au derrière. Spock resta debout, tournant autour de l'arbre avec un intérêt certain, tandis que Jim jetait un coup d'œil à sa blessure, qui avait totalement disparu.
-Nous ne pouvons pas tarder plus que ça,déclara Spock en se dirigeant vers son capitaine.
-Doucement Spock, Fenrir ne peut pas courir aussi longtemps et à une telle vitesse, il doit se reposer et reprendre des forces, lui expliqua le docteur McCoy en observant le loup de son arbre.
Le loup aboya à la manière d'un chien en se relevant, près à repartir en direction de la province en question. McCoy préféra faire une petite vérification de sa santé avant qu'il ne s'en aille. L'entêtement du docteur était à la hauteur de sa réputation. Au début, le loup ne voulait pas, mais il finit par accepter à cause des yeux insistants de Bones.
-Ouvre !
Le docteur observa les crocs de la boule de poils. Il fut à la fois impressionné et effrayé par une telle dentition, mais il n'en restait pas moins calme, ne préférant pas provoquer le loup. Il lui fit une analyse oculaire, puis, il regarda son museau et ses oreilles. Il avait l'air en forme.
-Nous pouvons repartir.
Spock eut l'air satisfait de la réponse de Bones et ils remontèrent sur Fenrir. Celui-ci partit au galop.
Le paysage défilait à toute allure devant leurs yeux, alors qu'il se transformait, passant d'une plaine verdoyante à une plaine désertique, avant d'arriver devant un étrange endroit. Cela ressemblait à un temple, quelque chose de grand. Jim pensa aux grands monuments qui se trouvaient en Grèce, lieu où les grecques venaient honorer leurs dieux et sacrifier des animaux. Sur le coup, Jim eut un peu peur pour Chekov, s'il se trouvait là, peut-être qu'il allait être sacrifier en offrande aux dieux de ces Humains. Il se souvint de la phrase qu'avait prononcé le chef de la bande : ils avaient profané leur terre sacrée. Cela avait-il un rapport ? Vénérait-il un dieu quelconque qui les pousserait à faire des atrocités pareilles ?
Autour de ce temple, aux colonnes en pierres blanches et aux marches fissurées par le temps, il y avait d'étranges cabanes. Les questions affluaient en masse dans la tête du capitaine, et aucunes ne trouvaient de réponses concrètes. Spock finit tout de même par émettre une hypothèse.
-Il doit s'agir d'une salle de dépeçage pour les offrandes …
-Il faut aller y jeter un coup d'œil.
Le blond ne savait pas ce qu'il allait trouver dans ces cabanes, mais ce qui était sûr, c'était que la scène ne lui plairait guère. Fenrir se présenta devant la porte de la cabane la plus proche d'eux, celle à droite du temple, mais il s'arrêta à seulement deux mètres de celle-ci. La première réaction qu'il eut, fut d'éternuer fortement, secouant la tête avec une intensité jamais vu. Bones avait du mal à tenir à l'arrière et finit par tomber sur le cul.
-Eh ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Ça va pas de me faire tomber comme ça ?
Fenrir n'arrêtait pas de remuer la tête, même Jim et Spock furent obliger de descendre de son dos, ne pouvant plus tenir. L'interrogation fit hausser un sourcil à Jim mais Spock comprenait très bien la raison d'un tel énervement et d'une telle frustration. Il devait y avoir des cadavres en décomposition dans cette salle et Fenrir le sentait bien plus qu'eux. Le loup s'enfuit un peu plus loin, faisant signe à Jim d'y aller sans lui. Il se passa plusieurs fois la patte sur le museau, se grattant pour retirer cette odeur infecte et se remua dans la poussière pour se nettoyer.
Les trois hommes se dirigèrent donc seuls vers cette cabane, dont l'odeur se faisait de plus en plus écœurante. Le blond finit par comprendre la réaction du loup en ouvrant la porte. Elle grinça et se pencha en avant, comme si elle allait tomber. L'une des charnières devait être en très mauvais état. Tous eurent le même mouvement, bras devant la figure, et un cri écœuré. La pièce ne devait pas faire plus de vingt mètres carrés et n'était éclairée que par une petite lanterne à huile, posée sur la table en bois au fond de la pièce. Il n'y avait ni fenêtre, ni cheminée, pas une seule ouverture pour laisser s'échapper l'odeur infecte des cadavres en décomposition.
Bones s'avança le premier vers les corps et ne put s'empêcher d'avoir la nausée et une envie de vomir. Celle-ci fut plus forte que tout pour Jim et il dut aller soulager son estomac dehors, sous les yeux compréhensifs de Fenrir. Bones avait l'habitude sûrement, mais le pauvre capitaine n'était pas en mesure de supporter la vue de ces hommes, femmes ou enfants, démembrés et défigurés. Le docteur fit un diagnostique rapide en prenant soin de ne pas trop toucher les corps, car des mouches ou autres insectes peu commodes pouvaient sortir à tout instant.
-Ils ont été torturé au vu des nombreux bleus, plaies et membres cassés qu'ils ont.
-Ont-ils été interrogé ? Demanda Spock en essayant de contenir la nausée qui le prenait également.
-Non. Je dirais que les Humains vivant ici ont essayé de les convertir à leur religion, mais eux ont refusé. Ils ont utilisé plusieurs techniques pour les convaincre. Certains corps sont blafard et sec, je pense qu'ils ont été vidé de leur sang et d'autres, ont tous les os cassés.
-C'est vraiment horrible …
Bones continua son diagnostique en cherchant les armes qui avaient servi à cette entreprise, mais il ne trouva rien à part une machette vieille de plusieurs centaines d'années et un bout de bois recouvert de morceaux de fer. Spock l'étudia à son tour, essayant de dater la venue de ces personnes sur la planète. Ils devaient y être depuis presque trois cents ans, mais alors, comment se faisait-il que la Fédération ne les avait pas remarqué ? Qu'elle n'avait pas repéré la planète ? Sans doute à cause des champs magnétiques.
Jim ne pouvait pas rentrer de nouveau dans cette salle à la puanteur insupportable, alors il retrouva Fenrir qui avait réussi à se débarrasser de cette horrible odeur. Il s'appuya contre son ventre et glissa pour s'enfoncer dans sa fourrure. Aucun signe de Chekov … cela devenait de plus en plus alarmant. Les Humains devaient être au courant de ce qu'il lui était arrivé mais comment les interroger alors qu'ils semblaient ne pas vouloir les écouter et les haïr.
Jim sentit le loup remuait alors que ses narines s'enflaient d'air. En un instant, il fut sur ses quatre fers, poussant Jim par la même occasion, qui réussit à se rattraper avant de tomber face contre terre. Il se mit debout à son tour et fixa Fenrir d'un œil interrogateur.
-Qui a-t-il ? Demanda Jim.
«-Quelque chose de mauvais approche … Ça n'a pas l'odeur du garçon que vous cherchez »
Il se mit à grogner, montrant ses crocs et adoptant un regard furieux. Spock et Bones, qui avaient entendu les grognements depuis la cabane, sortirent en courant vers le capitaine. Le docteur essaya de comprendre ce qui n'allait pas avec Fenrir, étant donné qu'aucune menace n'avait l'air de se profiler à l'horizon. Le danger devait être grand car, le loup empêcha quiconque de s'approcher de lui, faisant des signes vers le temple.
Sa réaction fut accompagnée par des hurlements de guerre et des cris de douleur, certainement de nouvelles victimes, qui subissaient les horribles tortures de ces Hommes. Jim n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait, que les portes du temple s'ouvrirent sur une dizaine d'Humains, armés de fusil et d'autres armes du même calibre mais plus grosses.
-Capitaine, nous ne sommes pas de taille. Nous ferions mieux de nous en aller.
-On avait remarqué Spock … Déclara Bones en faisant la moue et en grimpant sur le dos de Fenrir, dont les poils se hérissèrent.
Les Humains se mirent à tirer sur tout ce qui bougeait et qui avait un cœur chaud. Les fourrures qu'ils portaient tous, masquaient leurs visages glacés de colère et de désir de vaincre l'envahisseur. Leur chef semblait être ce même homme qu'ils avaient affronté la première fois. Sa main gauche était munie d'une massue et sa droite tenait fermement une hache rustique.
Fenrir n'esquissa pas un geste, tenant ses positions comme s'il voulait venger la mort de sa mère, ou en tout cas, c'est ce que pensait Jim en essayant de le faire bouger. Le vulcain attrapa son capitaine par le poignet et le tira plus loin, afin de pouvoir le garder en vie. Bones quant à lui, ne sut quoi faire, ni quoi penser. Si le loup décidait de rester sur place, les indigènes allaient les massacrer et faire d'eux des cadavres chauds. Il claquait ses mâchoires pour les intimider, mais aucun des autochtones ne semblaient fléchir.
-Fenrir, il serait peut-être temps de s'en aller ? S'exclama McCoy en se penchant sur le côté, comme pour plonger son regard dans le sien.
Tout dans ses yeux, reflétaient la colère, la détresse, la peur, la honte, l'angoisse, la tristesse, l'incompréhension et la solitude. Tellement de sentiments dans l'or de son regard, pour un si jeune loup, un enfant, un bébé. Bones n'arrivait pas à comprendre pourquoi Fenrir semblait indécis et apeuré par ses propres décisions. Mais au fond de tout ça, il y avait une lueur d'espoir, de renouveau, comme si la présence du docteur, de Spock et surtout, celle de Jim, lui rappelait à quel point, la vie valait la peine d'être vécu lorsqu'on ne perd pas espoir ou qu'on continue d'avancer, quelque soit les choix à faire.
«-Non. Ces hommes ont tué ma mère … Ces hommes doivent payer … Ces hommes doivent mourir de mes crocs et de mes griffes … Je ne peux pas les laisser vivre en sachant que … c'est eux qui m'ont fait perdre la seule personne qui me comprenait » Souffla le louveteau en croisant l'œil marron du docteur.
Comme s'il avait compris ce que désirait le loup, Bones se dépêcha de descendre de son dos, pour retrouver Kirk et Spock.
Autre problème.
Jim et Spock avait déjà disparu dans un nuage de poussière dense et insondable. Les Hommes s'étaient divisés en deux groupes, l'un pour s'occuper des deux hommes et l'autre pour en finir avec Fenrir. Bones ne pouvait plus rien faire … Jim et Spock allaient devoir se débrouiller sans lui. Pour l'instant, il n'était pas en mesure de leur venir en aide. Il décida d'aller se mettre à l'abri dans la forêt qui se trouvait derrière le loup, jusqu'à ce que les choses se calment. Avant de disparaître à son tour, le docteur jeta un dernier regard à leur nouvel ami.
-T'as pas intérêt à mourir le loup, parce que Jim te le pardonnera pas et moi non plus. Alors tâche de rester en vie …
Fenrir lui ordonna de s'en aller d'un mouvement de tête et le fuyard finit par s'effacer derrière les arbres. Les premiers hommes arrivaient en hurlant de fureur sur lui, tenant leur masse, hache, tomahawk et glaive à l'aide de leurs deux mains. Le loup en repoussa deux à l'aide de sa queue et il s'occupa du reste à coups de dents. Leur nombre grandissait au fur et à mesure qu'il les mettait hors d'état de nuire. Au final, ils le submergèrent.
Jim n'avait pas trop compris la réaction du vulcain. Il était parti à une vitesse impressionnante et avait emporté son supérieur avec lui, le protégeant ainsi, de l'attaque d'une dizaine d'hommes aux intentions inconnues. Malgré tout, une troupe s'apprêtait à les rejoindre. Ils n'étaient qu'à quelques mètres, soulevant des tonnes de poussières et de graviers. L'herbe devenait inexistante sur le sol, et la terre se termina aux pieds des deux hommes qui pensaient se débarrasser de leurs ennemis en s'éloignant assez vite. Spock jura pour lui-même. Il aurait préféré que son capitaine ne l'entende pas prononcer ces mots, mais les yeux de Jim se tournèrent vers lui alors que le vulcain regardait au-delà des falaises. La paroi descendait profondément, loin dans les ténèbres et la froideur de la solitude. De l'autre côté, il y avait un morceau de terre mais il était beaucoup trop éloigné pour être atteint par les deux hommes.
-Spock, il faut sauter ! Déclara le capitaine en se retournant pour prendre de l'élan.
-Capitaine, sans l'aide de Fenrir, nos chances d'atteindre l'autre falaise sont nulles.
-Nous n'avons pas le choix, ces hommes veulent notre mort et, à moins que vous ne soyez masochistes, je ne veux pas mourir sous la torture. Je préfère mourir en ayant essayer de sauver ma peau.
Jim pesait sur ses mots et Spock savait qu'il avait raison, mais il avait du mal à se résoudre à cette idée. Jim … mourir ? En sautant d'une falaise ? Pour en atteindre une autre ? Poursuivis par des indigènes enragés aux méthodes plus que dépassées et insalubres ? La logique ne pouvait rien faire dans tout ça. Son regard passa à droite et à gauche, comme pour trouver une autre issue. Une nouvelle porte de sortie se présenta à eux. A sa droite, Spock avait une étrange pente qui courait le long du ravin. Une route pour descendre dans les bas-fonds de la noirceur.
-Cap-
Il fut interrompu dans sa phrase par une horrible douleur, lui traversant le côté droit. Il n'avait pas besoin de regarder l'endroit d'où provenait cette sensation car déjà, un fluide verdâtre se mit à couler sur sa main avant de s'écraser sur le sol, dans de petits clapotis. Une balle venait de déchirer sa chair au niveau de sa troisième côte droite. La blessure était profonde et son sang s'écoulait à une vitesse hallucinante. Sa vue commençait déjà à se brouiller alors que leurs ennemis se rapprochaient de plus en plus d'eux.
-Spock ? Spock ! Est-ce que tout v-
Jim n'avait pas encore remarqué la plaie de son compagnon et il eut une grimace de dégoût en la voyant. Le vulcain, déjà épuisé par ses longues journées de travail, ne tenait plus sur ses jambes. Le blond dut le prendre contre lui, pour l'empêcher de tomber.
-Ça va aller Spock, vous en faîtes pas. Je vais vous sortir de là, déclara le capitaine avec une once d'angoisse dans sa voix.
-P-par là …
Le vulcain désigna la descente du doigt. Le son de ses paroles était devenu si faible, que Jim crut qu'il était en train de trépasser. Il ne le laisserait pas mourir. Il avait beaucoup trop d'importance à ses yeux, il était son second, son conseiller, son ami et … il …
Les pensées de Jim furent stoppées par des tirs qui provenaient d'en face. Les Hommes seraient bientôt à une distance plus que raisonnable pour les envoyer dans le vide noir de la crevasse. Le blond prit Spock sur son dos, fut surpris par sa légèreté, mais ne s'attarda pas sur ce genre détail, commençant une marche périlleuse contre la paroi de la falaise.
Les Hommes arrivèrent en l'espace de cinq minutes. Jim avait déjà descendu la première pente, mais il restait tout de même à découvert et l'état de Spock empirait. Le vulcain ne parlait presque plus -il avait reçu ordre de son capitaine de rester éveillé, et pour cela, il lui avait demandé de réciter le code de Starfleet- et son sang avait taché tout son veston de civil vulcain, s'attaquant à celui de son supérieur. Ses yeux devenaient vitreux et son souffle se faisait irrégulier.
Alors que l'air se rafraîchissait, les deux hommes créaient de la buée en expirant, mais celle de Spock était beaucoup plus intense que celle de Jim. Sa chaleur corporelle ne cessait d'augmenter alors que sa peau devenait moite.
-Tenez le coup Spock, on sera bientôt en lieu sûr … murmurait Jim en essayant de se rassurer lui-même.
-L-laissez-moi i-ici … vous y arriverez … mieux sans moi … bredouilla le vulcain à bout de souffle.
-Vous m'avez pris pour qui ? Comptez pas sur moi pour vous abandonner dans un endroit pareil. Andouille !
-Cette expression … n'est plus utilisée depuis des … années Capitaine
-Au moins, vous êtes toujours le même, c'est bon signe.
Alors qu'il attaquait la troisième descente, les Humains débutaient une charge offensive avec des pierres et leurs fusils. Heureusement, la paroi juste au dessus des deux hommes en fuite, leur offraient une protection supplémentaire -la distance entre les Hommes et eux, était trop grande pour que les balles ne les atteignent.
Malgré tout, les pierres qu'ils lançaient, firent s'écrouler une partie de la première pente. Jim dut se protéger à l'aide de sa main libre, pour éviter qu'une pierre ne lui crève l'œil. Les balles fendirent devant eux et la roche se raréfiait aux pieds de Jim. Il se devait d'atteindre l'autre côté, auquel cas, ils descendraient tous les deux en enfer.
-Vous pouvez marcher ? Interrogea le capitaine dans une situation problématique.
Pour seule réponse, Spock descendit de son dos et Jim l'attrapa par l'épaule pour le faire tenir sur ses pieds. Ce fut plus facile d'atteindre la quatrième pente de cette manière. Ils se collèrent contre la paroi rocailleuse et les morceaux de pierre ne les atteignaient pas.
Au bout d'un certain temps, les Hommes ne ressemblaient plus qu'à des points dans une lumière trop forte pour les yeux de Jim. La noirceur de la crevasse commençait à les envelopper et aucun des deux ne voyaient où il mettait les pieds. Il espérait au moins que leurs assaillants cessent le feu, comprenant enfin qu'ils ne pourraient pas les abattre.
L'état critique de Spock les obligea à s'arrêter quelques secondes pour qu'il reprenne son souffle et ses esprits. Jim manqua de le tapoter sur les joues pour lui faire rouvrir les yeux.
D'un coup, sans comprendre d'où venait la détonation, une vive lumière fondit vers le côté gauche de Jim et une explosion de mauvais augure atteint ses oreilles. Les Humains venaient d'envoyer un missile longue portée vers la partie la plus haute de la pente, afin de la réduire en miette et créer un éboulement. La terre se mit à trembler sous les pieds de Jim, et un sentiment d'impuissance le prit quand celle-ci se déroba.
La première réaction qu'il eut, se fut de prendre Spock contre lui, pour au moins amortir la chute de son compagnon et lui évitait de nouvelles blessures qui pourraient le tuer.
