Bonjour ! Aujourd'hui, je vous poste la suite de cette fiction et réponds aux reviews peu nombreuses, comme d'habitude.
Guest : C'est vrai que c'est pas quelqu'un que tu souhaiterais avoir en tant qu' ennemie ! Voici la suite.
Evilfaul : Alors comment dire... J'ai décidé de garder le même nombre de victimes mais l'attaque du camp n'est pas pour tout de suite. Alors voici la suite.
Voili-voilou ! Je vous souhaite une bonne lecture et espère vous revoir dans l'espace reviews :)
Chapitre V.
On aperçoit des pierres disposées en cercle, qui font le tour du foyer principal tandis que dans le ciel, le crépuscule débute son heure de gloire. Tout le monde se tait quand j'arrive. Je tourne la tête, vers Daryl, un sourire aux lèvres.
-Tu te souviens, c'était exactement pareil quand j'ai cassé la gueule à l'obsédé sexuel sacré champion de basket, au collège.
-Ça, c'était cool.
J'acquiesce et tape dans mes mains pour attirer l'attention de tout le monde.
-Sincèrement, j'ai aucune raison de me justifier ou de me sentir coupable après ce que j'ai fait a Shane. Ça ne me dérange pas que vous me fassiez la gueule ou que vous m'évitez, faites ce que vous voulez. Mais le fait est que je vais rester ici, pour tenter de vous protéger des rôdeurs et aider à mettre la nourriture sur la table. Après, je suis pour la liberté d'expression alors si je vous dérange ou si je vous mets mal à l'aise, n'hésitez pas à me le dire, je partirai pour votre confort. Je ne demande qu'une seule chose en retour, du respect.
Rick acquiesce et d'autres le suivent. Une des blondes me sourit et me donne une part de haricots. J'incline la tête pour la remercier et m'assieds à côté de Daryl qui a aussi reçu sa part. Je mange et écoute les autres parler.
-Alors Livia, qu'est-ce que tu faisais avant tout ça ?
Je m'arrête de manger et lève les yeux vers Dale. Un flot d'images rouges et noires emplissent mon champ de vision. Daryl touche ma jambe, je me sors de mes pensées et le regarde, il secoue la tête.
-Mécanicienne. J'étais... mécanicienne.
Je déglutis et me plonge dans la contemplation de mes ongles.
-Intéressant. Tu as déjà eu affaire à des moteurs de camping-car ?
Je hoche la tête rapidement et me lève en déposant mon assiette à moitié vide par terre.
-Excusez-moi. Je n'ai plus faim.
Je sors du cercle et m'éloigne, les poings et la gorge serrée.
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Daryl suit du regard sa meilleure amie qui s'enfuit en essayant de modérer ses pas. Ce n'est pas la question du vieil homme qui l'a faite partir, plutôt ce qu'elle fait ressurgir. Il avala sa bouchée et se lève à son tour. Il l'a trop longtemps laissée seule contre ses démons. Il n'est plus le lâche qui la regardait exprimer sa rage et son chagrin. Maintenant qu'il peut se tenir à ses côtés, il ne va pas se retenir. Il s'éloigne sans un mot pour les autres et met un temps à la retrouver, elle sait se montrer muette. Après être resté à l'écoute durant une minute, il entend des grattements et des coups rapides, il se dirige vers la source du bruit et la trouve derrière le tas de rochers, là où le rôdeur a été tué. Loin des autres. Il la voit crispée, debout dans le crépuscule qui s'étire. Il sent l'odeur du sang et s'approche doucement. La roche escarpée est couverte de petites taches de sang.
-Liv', c'est moi.
-Mécanicienne. N'importe quoi.
-Liv', ne t'en prends pas a toi-meme.
-Je ne serais jamais guérie.
-Liv' ! Regarde moi.
L'exclamation lui fait relever les yeux. Elle se mord la lèvre inférieure et ses poings sont serrés. Tout son visage s'efforce de retenir ce qui cogne en elle. Il fait un pas de plus et referme les bras sur elle en la serrant fort.
-Non, ne viens pas.
-Cogne moi si tu veux. J'en ai rien a battre.
-Va-t-en.
-Non, je suis là et j'y reste.
Elle est prise de spasmes et il la serre encore plus. Elle pose le poing contre son épaule et soupire longuement.
-Ils sont encore là, les fantômes.
-Je sais, Liv'.
-Je ne suis pas libre.
-Je sais.
-Je suis impuissante.
-Je sais.
Elle le frappe doucement et secoue la tête vivement.
-Non, tu ne sais pas ! Daryl. Mon cauchemar... Tu y étais. Mort. Mordu. Partout. Je ne pouvais rien faire ! Rien dire. Mon père m'a ordonnée de te tirer dessus et je n'ai pas pu ! Merle m'a accusée de t'avoir tué. J'ai rien pu faire ! Merde, Daryl ! Je ne changerais jamais ! J'ai mal... Tellement mal.
Le brun ferme les yeux et enfouit sa tête dans le cou de la blanche. Il ne veut pas la lâcher. La jeune femme relâche ses muscles et fait peser son corps sur celui du chasseur qui la retient, celui qui l'empêche de tomber. Quelque chose de froid tombe dans sa nuque et coule sur sa peau. De l'eau ? Non, il ne pleut pas. Alors ça ne peut être qu'une chose... Des larmes. Une prise de conscience s'opère chez elle. Daryl pleure, pour elle. Lui qui n'a jamais pleuré pour personne.
Elle relâche le souffle qu'elle retenait et ses yeux se voilent. Une boule se forme dans sa gorge. Elle se cache dans le cou de l'archer et agrippe sa veste. Elle renifle et éclate finalement en sanglots. Des sanglots d'enfant. L'appel à l'aide de l'animal blessé. Le cœur meurtri et l'âme souillée, elle a dit qu'elle était mécanicienne pour ne pas les dégouter. Il a fallu une question pour l'ébranler. Si faible et pourtant d'apparence invincible. Combien de fois devait-elle craquer pour expier ses fautes ?
Après plusieurs minutes, elle renifle et lâche la veste qui lui a servi de bouée de sauvetage. Il se détache doucement d'elle et porte la main à l'une de ses joues puis passe son pouce dessus. Elle penche la tête dans sa main et ferme les yeux, un peu plus apaisée qu'avant. Elle sèche ses larmes et regarde ses phalanges rougeâtres et la roche assombrie.
-Tu crois que... ?
Il regarde les petites taches et hoche la tête. Elle soupire et se penche pour attraper de la mousse qu'elle frotte sur la roche. Il l'aide et bientôt, l'effluve disparaît pour leurs deux flairs aiguisés. Elle se redresse et frotte ses mains pour les débarrasser de la terre puis grimace en regardant l'état de ses phalanges.
-C'est con pour une lanceuse de couteaux.
-Si tu crois que ces égratignures vont m'arrêter.
Il sourit et la pousse du poing, elle pouffe de rire.
-Faut soigner ça, banane.
-Ok, patate.
Il fait un pas en avant et s'aperçoit qu'elle ne bouge pas.
-Bouge, courgette.
-Me donne pas d'ordre, crevette.
-Perdu !
-Nan, parce que t'as commencé par un fruit !
-Ton raisonnement tient pas la route, poupée.
-Tu vas fermer ta grande gueule, cow-boy ?
-Ah ouais ? Tu le prends comme ça ?
Il hausse les sourcils et s'avance. Elle lève les mains, prête à parer n'importe quelle attaque. Elle l'attend, un air de défi sur le visage. Il acquiesce lentement et se penche, passe un bras autour de la taille de la jeune femme et se redresse. Elle lâche un hoquet de surprise puis frappe le dos qui lui fait face alors qu'il se met a avancer tranquillement.
-Hé !
-Je regrette. Je ne connais personne qui porte ce prénom.
-Daryl Dixon.
-Oui ?
-Je ne suis pas un sac à patates.
-Ah oui ? Première nouvelle.
-Et pourquoi je pourrai pas être un sac a patates, a ton avis ?
-Parce que tu parles trop.
-Exacte-... N'importe quoi ! Repose moi !
-Arrête de gigoter. On va se faire repérer.
-Et qu'est-ce que j'en ai à battre ? J'vais crier au viol.
-Ta réputation va en prendre un coup.
-... Et qu'est-ce que j'en ai à battre ?
-Comme tu voudras.
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Il traverse le chemin conduisant au campement et je ferme momentanément ma bouche. Il me repose devant sa tente, un sourire sur les lèvres.
-Alors, t'as fini par te taire ?
-Te fais pas d'illusions, c'était juste pour mieux te planter et cacher ton corps tranquillement.
-Attention ! La grande méchante louve est de sortie.
-Te fous pas trop de moi.
-Qu'est-ce que tu va faire ? Croquer le chasseur ? T'en a pas eu assez de la gosse et la mamie ?
-Me sous-estime pas. Je suis capable de te dévorer lentement.
-Cette perspective ne me déplairait pas.
-File au lit, beau brun.
-Pas sans toi, Snowie.
Je lève les yeux au ciel a l'entente de ce vieux surnom et regarde un instant la tente puis entre à l'intérieur. Je me retourne vers Daryl qui s'installe.
-Belle tente. A qui vous l'avez-volée ?
-C'est plus un prêt sur le long terme.
-Est-ce que l'ancien propriétaire mange les fleurs par la racine ?
-Un peu près.
-Bien.
J'enlève mes bottes et soupire. Il s'approche de moi et me prend la main, désinfecte la plaie et entoure ma main d'une bande blanche. Il fait pareil avec l'autre main et je l'observe, concentré sur sa tâche. Il finit par relever les yeux vers moi et sourit. Je penche la tête sur le côté, intriguée par son air moqueur.
-T'es meme pas une petite nature. Bravo, mini warrior.
Je souris et il dépose ses lèvres sur mon front. Je l'entoure de mes bras et il me rend mon câlin.
-Hé, ça te dit, on se fait une partie de cartes ?
-Tu déconnes pas ?
Je me détache de lui et sors un paquet de cartes d'une des poches de ma veste et il sourit.
-Ca fait si longtemps que je n'ai pas joué !
-Et moi donc ! Jouer toute seule est rapidement ennuyant.
-Strip poker ?
-Une bataille corse ?
-J'vais démonter tes mains.
-Et j'vais t'enlever tous tes vêtements.
-Une simple bataille alors ?
-Ca marche.
On s'assied par terre et je mélange puis distribue les cartes. On joue tranquillement. Je gagne la première fois.
-C'est la chance du débutant.
-Mauvais perdant.
-J'veux ma revanche.
-Nan, j'suis trop fatiguée.
-Allez... Peureuse.
-Et moi qui voulais préserver ton égo.
-Je mélange cette fois.
-Okay.
Il mélange et après une bonne partie, il gagne.
-T'as triché au mélange.
-Oh, la mauvaise perdante !
-Oh, le voleur de répliques !
-Elles sonnent mieux chez moi.
-Je savais pas que t'avais refait ton entrée.
-J'ai eu le temps de refaire des tas de choses.
-T'as meme déménagé.
-T'as remarqué ?
-Ouais, c'est totalement dingue.
On se sourit puis je range les cartes et réprime un bâillement.
-Ou est-ce que je m'installe ?
-Y'a le pieu de Merle mais il pue.
-Yerk.
-Et sinon y'a moi, qui t'accueille à bras ouverts... Si t'as pas peur de te faire violer.
-Finalement, j'crois que le lit de Merle fera l'affaire.
-Sérieusement ?
-Bah, je risque de te planter si tu bouge un orteil.
-Ouais, t'as raison. La place de Merle sera parfaite.
Un grand sourire étire mes lèvres et je pose mes fesses sur le lit de camp.
-Le must du must.
-Ouais. Allez, bonne nuit.
-Bonne nuit.
Je retire mes sabres, mon revolver et mes couteaux de lancer mais ne me déshabille pas. Toujours être prête à sauter hors du lit en tenue de combat.
Il éteint la lampe de camping et je me couche sur la toile étendue entre quatre pieds métalliques, je ferme les yeux et repasse les événements de cette journée.
J'ai retrouvé Daryl après avoir quitté ce groupe de salopards. Ensuite il y a eu ce cauchemar affreux, la rencontre avec le groupe de Daryl, on a appris que Merle était retenu à Atlanta donc j'ai emmené Daryl le rechercher, la découverte de sa disparition, le retour au camp. Je me suis mise en colère et j'ai fait une entorse à ce serpent de Shane. Mais j'ai finis par être engagée par Rick. La présentation des autres via Daryl et ma mise au point avec le groupe puis mon éloignement. Daryl est venu me retrouver et a réussi à me calmer puis nos taquineries jusqu'à ce que je me retrouve couchée à la place de Merle, a faire le point.
-Liv', tu dors ?
-Oui.
J'entends son sourire et souris à mon tour.
-Tu n'arrive pas a trouver le sommeil ?
-Nan.
-Tu veux que je vienne ?
-...Nan.
-Tu mens trop mal.
Je me lève dans le noir et marche lentement pour ne pas trébucher. C'est sans compter sur lui qui tend la jambe, me fait trébucher et me taquine après m'avoir attrapée au vol.
-T'as encore trop bu, Liv'.
Je lui fiche un poing dans le menton, ce qui le fait rire.
-Espèce de crétin. Pourquoi t'as fait ça ?
-Pour sentir ta poitrine amortir ta chute.
-Pervers, en plus de ça.
Je le frappe de nouveau et il prend mon poing dans sa main.
-Je suis heureux que tu sois là.
-Pfff, tu m'énerve.
-Tu m'adore.
-Mouais.
Je pose la tête sur son torse et aie une mine de dégoût.
-Tu pues la transpi'..
-Et toi, tu embaumes la cannelle. On fait une bonne équipe.
-Mmh..
-Tu t'endors déjà ?
-J'suis fatiguée..
En vérité, son odeur me calme et je m'endors sans problèmes, avec lui à mes côtés. Je sais que c'est pareil pour lui. Depuis qu'on est gosses, ma présence le rassure. Mais je découvre que sa présence me fait le meme effet. Il dépose ses lèvres sur mon crâne et passe un bras sur mon dos, au niveau de mes lombaires.
-Dors bien, Liv'.
-Mmmh...au..ssi..
Je sombre dans les méandres du sommeil.
