Un grand merci à Srithanio, Demenciae, Flore Jade, stormtrooper2, RUBIKA666, Leniewolf, Sahada, 666Naku, mikamic, Sev91, Di castillo de mortes, Morgane Wolf, Aulandra17, zaika, molly59, yaone-kami, Kokoroyume et Thecrasy qui ont laissé une review pour le précédent chapitre. Cela me fait toujours plaisir de lire vos commentaires.

Je tiens également à remercier ma beta –Petitefolle- pour cette traduction. Elle prend sur son précieux temps pour me relire et corriger mes imperfections.

Je vais essayer de traduire un chapitre toutes les trois semaines. Bon maintenant, place à ce cinquième chapitre.

Bonne lecture.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Auteur : jharad17. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.

Titre en anglais : Better Be Slytherin !

Titre en français : C'est mieux d'être Serpentard !

Traducteur : DiagonAlleyParis

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling

Beta Reader : Petitefolle qui me relit et corrige mes imperfections.

Sujet : En première année, Harry Potter est réparti à Serpentard au lieu de Gryffondor. Personne n'est plus étonné que son nouveau chef de maison. Severus Rogue mentor d'Harry Potter.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

C'est mieux d'être Serpentard !

Chapitre 5 :

Précédemment :

Severus acquiesça de la tête mais il était certain que le garçon mentait. Bien, il aurait assez de temps pour apprendre exactement le pourquoi de cela. « Retenue ce soir à 19 heures, Potter, en raison d'absence du pyjama réglementaire ».

L'air de consternation qui apparut sur le visage du morveux le porta gaiement jusqu'au petit-déjeuner.

La carrière d'Harry à Poudlard avait pris un départ vraiment pitoyable. Non seulement, il avait fait ce stupide cauchemar et sa cicatrice douloureuse devait être soignée mais maintenant il devait aller de nouveau en retenue et ce n'était que le deuxième jour ! Quand allait-il avoir le temps pour faire ses devoirs ? Il avait déjà pris du retard dans sa lecture pour l'histoire de la magie. En plus de tout cela, il faudrait faire quelque chose avant ce soir à propos du pyjama. Sa commande par hibou à Gladrangs au Pré-au-lard devrait arriver d'ici deux ou trois jours selon ses informations ensuite il aurait tous les vêtements exigés.

Mais il n'avait pas pensé que quelqu'un puisse voir son vieux et minable tee-shirt qu'il utilisait comme pyjama. C'était bien sa veine. Rogue l'avait probablement surveillé toute la nuit, juste pour pouvoir l'attraper.

En attendant, il devait aller se doucher et s'habiller avant que les autres garçons ne le prennent de court. Mais si Rogue gardait sans cesse un œil sur lui pour être sûr qu'il ne violait aucune règle, comment allait-il faire ? Se mettant dans sa position habituelle, genoux tirés sur sa poitrine, il rejeta la douleur de sa cicatrice à l'arrière-plan. Il était devenu vraiment bon dans la manière de faire disparaître toute douleur, c'était parfois la seule possibilité qu'il avait pour parfois réussir à se lever certains matins.

Une fois qu'il eut repoussé assez loin la douleur, il fut capable de penser de nouveau et il réalisa qu'il était encore tôt et qu'il avait le temps nécessaire pour lire le chapitre demandé pour son cours. Il se faufila en douceur jusqu'au bout de son lit, jeta un coup d'œil à travers les rideaux à ses camarades de dortoir, afin de s'assurer qu'ils dormaient tous encore. Son sac était posé sur sa malle, il en sortit son livre sur l'histoire de la magie ainsi que celui sur la métamorphose. Peut être pourrait-il même commencer à rédiger l'essai pour cette dernière matière s'il avait de la chance. Après avoir refermé les rideaux de son lit, il s'installa sur ses oreillers et commença à lire.

IL ne leva les yeux de ses livres que lorsqu'il entendit les autres garçons qui se déplaçaient à travers la chambre. Il essaya alors de savoir comment il allait pouvoir aller se doucher sans que les tous les autres ne le voient. Mais maintenant, il n'avait plus de choix. Il déglutit, ferma son livre de métamorphose et tira ses rideaux. Teddy avait le lit juste à côté de lui, il était penché sur sa malle afin prendre ses affaires pour la douche.

C'était maintenant ou jamais pensa Harry quoiqu'il eut envisagé le jamais. Au lieu de cela, il se glissa hors de son lit et attrapa une de ses robes scolaires, la passa en hâte avant de se retourner vers Teddy. Lorsqu'il le fit, Harry saisit vivement sa trousse de toilette et des vêtements propres et se dirigea vers la porte.

« Potter » siffla Teddy. « Harry ».

Tout recroquevillé en raison de son appréhension, il envisagea de faire une pause mais au lieu de cela il se retourna.Teddy se tenait pas très loin de lui, sa tête penchait légèrement sur un côté.

« Oui » demanda Harry.

« Que fais-tu ? ». Il maintint sa voix basse car il y avait encore deux autres lits dont les rideaux étaient encore tirés. Le règlement donnait à chaque étudiant une demi-heure pour la salle de bains mais certains comme Crabbe et Goyle selon Drago utilisaient la douche jusqu'au dernier moment si cela était possible.

« Je vais à la douche » répondit Harry, comme si c'était la chose la plus évidente au monde.

Teddy roula les yeux. « Oui, mais alors pourquoi portes-tu cela ? ».

« Euh…c'est pour gagner du temps et puis de toute façon, il faut la porter tout le temps ici. De plus, je…euh, j'ai encore du travail à finir pour McGonagall ».

« En raison de ta retenue ? Il t'a retenu auprès de lui jusqu'au couvre-feu la nuit dernière ». Harry fut surpris de voir que Teddy l'avait remarqué. « Ouais, je suis déjà en retard ».

Teddy plissa légèrement le nez puis secoua la tête. « Eh bien, viens alors. Je dois également finir la lecture pour Binns ».

Ils se dirigèrent vers les douches bien qu'Harry essaya d'être discret, il pouvait sentir le regard de Teddy posé sur lui alors qu'il tira le rideau de douche avant d'enlever sa robe et de l'accrocher en vitesse sur le pendant. Une fois de plus, il prit le minimum de temps possible pour se laver puis il s'habilla rapidement. Il se rendit compte lorsqu'il passa son pantalon d'uniforme qu'il avait oublié de s'essuyer les jambes car celles-ci collaient. Peu importe, c'était fait mais il n'était pas le plus malin.

Juste à temps quand même, avant que Drago n'entra dans la salle de douches avec Zabini, il finissait alors de lacer ses chaussures. Zabini lui lança des regards noirs et Harry feint de ne pas les voir, il saisit ses affaires, y compris le vieux tee-shirt qu'il avait roulé en boule, et s'esquiva devant eux.

La salle commune était calme quoiqu'à certaines tables, des petits groupes d'étudiants faisaient leurs devoirs. Peut être qu'Harry et Teddy n'étaient pas les seuls à avoir déjà pris du retard. Harry était censé faire partie d'un groupe de travail avec Teddy, Zabini et Milicent Bullstrode mais il avait raté la première séance en raison de sa retenue. Et il manquerait celle de ce soir également. Pour l'instant, cependant, il pouvait travailler son essai jusqu'à l'heure du petit-déjeuner.

Teddy le rejoignit un quart d'heure plus tard, lui lança un autre regard étrange mais ne dit rien exception faite des chapitres à lire pour le cours du professeur Binns. Ils travaillèrent ensemble en silence jusqu'à 7h20 puis Marcus Flint- les premières années devaient l'appeler 'Préfet Flint'- sonna le rassemblement pour les étudiants et leur demanda de se mettre en ligne pour aller prendre le petit-déjeuner. Comme les premières années étaient les premiers, Harry se hâta de ranger ses livres et se dirigea en vitesse vers la porte.

Drago fut le premier à se mettre en ligne, suivit de Pansy Parkinson juste derrière lui puis Harry. Il n'avait pas encore eu la possibilité de parler à aucune des filles de la première année et à vrai dire il ne savait pas quoi leur dire même s'il avait évité leurs regards lorsqu'elles se tournaient vers lui. Il avait ainsi réussi à ne pas leur montrer sa cicatrice en forme d'éclair, car c'était la raison pour laquelle la plupart des gens le regardaient après tout. Rien qu'hier, il y avait eu douze demandes plus celles du Poudlard Express. Vraiment, il détestait cela. C'était beaucoup plus difficile de se cacher lorsque tout le monde vous fixait.

Après un moment, Parkinson renifla d'une manière dédaigneuse puis se retourna de nouveau, Harry relâcha alors sa respiration qu'il avait jusqu'à retenue.

« Très bien. Vous autres avancez » déclara le Préfet Flint et ils commencèrent à marcher en direction de la grande salle. Juste à côté du portrait se tenait Flint, qui posa une main sur la poitrine d'Harry et le fit reculer avant qu'il ne puisse s'arrêter de lui-même. Flint lui fit un sourire moqueur puis s'inclina en chuchotant : « Soignez vos manières au petit-déjeuner, Potter. Essayez de ne pas vous donner en spectacle ». Il donna un coup de menton en direction de Drago et continua « Regardez celui-ci si vous ne savez pas manger correctement ». Puis sa main disparut et il donna une petite secousse à Harry pour rattraper les autres.

Le visage d'Harry brûla. Il fixa ses chaussures le reste du chemin jusqu'à la grande salle. Il essaya de ne pas penser au fait que Teddy, qui était juste derrière lui, avait probablement entendu les ordres de Flint. Mais comme on lui avait dit, une fois assis à table il garda un œil sur Drago et suivit son exemple lorsqu'il avait besoin d'aide dans le choix des ustensiles et pour se servir de la nourriture. Son estomac avait toutefois des soubresauts et il n'avait pas beaucoup d'appétit.

Il but du jus de citrouille, c'était vraiment une des meilleures choses qu'il n'ait jamais goûtées, et une demie tranche de pain grillé. Alors qu'il se décidait à reprendre du jus en attendant tout simplement que les autres premières années finissent leur petit-déjeuner, un bruit de battement d'ailes attira son attention. Le plafond de la grande salle montrait une journée ensoleillée et claire mais ce qui était vraiment étonnant c'était le nombre de hiboux qui descendaient soudainement en piqué à travers les fenêtres. Chaque oiseau portait quelque chose attaché à leurs pattes ou dans leurs serres – lettres, petits colis et plein d'autres choses-.

Harry sourit à leur vue. La poste par hiboux, c'était tout simplement génial ! Il fut néanmoins très surpris lorsqu'un hibou marron foncé avec une envergure plus grande que la taille d'Harry laissa tomber une lettre dans son assiette, puis il remonta et sortit de la salle. Le parchemin était plié et portait son nom, c'était donc certainement pour lui. Mais qui avait pu lui envoyé une lettre ? Certainement pas les Dursley, pas Oncle Vernon vu sa réaction en voyant le hibou envoyé par l'école pour lui remettre sa lettre d'acceptation.

Il brisa le mince sceau vert –deux serpents entrelacés- et l'ouvrit. Le mot était très court et ne comportait pas de salutation.

Allez à l'infirmerie, lorsque vous aurez fini votre petit-déjeuner, et faites-vous ausculter le front.

Je m'attends à entendre lors de votre retenue ce soir qu'un traitement ait été appliqué. Je n'accepterai aucune excuse.

Professeur Rogue

Harry fronça les sourcils si fort que Drago lui demanda ce qui n'allait pas. « Oh, rien » mentit-il facilement. « Je dois y aller. Ce sont les ordres de Rogue ».

Les sourcils pâles de Drago s'élevèrent. « Alors, rendez-vous en enchantement ».

« Ouais ». Harry se leva et se dirigea vers le bout de la table où se trouvaient les préfets Serpentard. « On m'a dit d'aller à l'infirmerie » dit-il à Flint en lui montrant le mot, celui-ci lui donna en retour un bref signe de la tête.

Tandis qu'il marchait jusqu'à la grande série d'escalier en marbre du hall d'entrée, il s'interrogea sur les directives de Rogue. Pourquoi son chef de maison s'inquiétait-il de savoir si son front lui faisait mal ? Ce matin, il avait demandé à Harry s'il l'avait gratté mais il s'était renfrogné et Harry était sûr que Rogue pensait qu'il avait menti concernant le cauchemar.

Avec un soupir et sans comprendre le professeur, Harry entra dans l'infirmerie. Une grande allée séparait les deux lignes latérales de lits et sur le mur de droite il n'y avait que des fenêtres qui donnaient sur le parc. La pièce était très lumineuse avec tous ces draps et murs blancs, par rapport en particulier avec les salles des Serpentards. Une sorcière d'un âge moyen se tenait à proximité d'un meuble à l'extrémité de la salle. Elle marquait une par une les bouteilles en face d'elle puis pointaient celles-ci sur une liste.

« Madame Pomfresh ? » demanda t-il en faisant quelques pas dans la pièce et en refermant la porte derrière lui.

La femme leva les yeux et lui sourit. « Oui ». Elle reposa la dernière bouteille et s'essuya les mains avec un tissu accroché à sa poche. « Avez-vous eu un accident, mon chéri ? ».

« Euh, non. Pas vraiment ». Il avança mais dut admettre qu'il était un peu angoissé à l'idée de voir une infirmière. « Mon, euh… mon chef de maison veut que je me fasse ausculter le front ».

La femme fronça les sourcils et parcourut la distance qui les séparait. « Jetons donc un coup d'œil là-dessus » dit-elle tandis qu'elle sortait sa baguette et lui indiquait un des lits.

Harry s'assit sur le bord du lit, ne voulant pas froisser les draps juste pour un front. Il releva ses cheveux loin de sa cicatrice et madame Pomfresh haleta. Il tenait sa frange d'une main tandis que l'autre était posé sur son genou. Foutue cicatrice.

La médi-sorcière était juste en face de lui et sa voix était très professionnelle lorsqu'elle dit « C'est en effet très rouge, oui. Je ne pense pas que cela soit infecté, quoique, vérifions cela… ». Il y eut un picotement sur toute la longueur de la cicatrice, la sensation ne fit pas vraiment mal mais cela le tira fortement vers l'arrière. « C'est bien, C'est très bien, monsieur Potter. Il n'y a pas d'infection. Je vais vous donner une pommade pour cela, celle-ci contient un analgésique spécifique. Je vais appliquer la première dose et je veux que vous continuer le traitement trois fois par jour et ce pendant toute la semaine. Cela devrait réduire l'enflure et vous soulager. Compris ? ».

« Oui, madame ».

Elle s'affaira à aller chercher la pommade et Harry lâcha ses cheveux. Elle revint avec un pot de verre bleu, la pommade elle-même était une crème bleue claire et cela sentait l'orange et le clou de girofle. « Relevez les cheveux, s'il vous plait, monsieur Potter ».

Ses doigts étaient doux sur sa peau tandis qu'elle étalait la pommade tout autour de la cicatrice. La douleur s'atténua presque aussitôt et la sensation de brûlure se calma. Fermant ses yeux, Harry déglutit presque défait par cette simple gentillesse.

« Voilà ! Ce n'est trop mal, n'est-ce pas ? » dit madame Pomfresh tandis qu'elle refermait le pot et lui tendit.

« Non, madame » répondit-il en glissant hors du lit et en évitant ses yeux.

« Trois fois par jour, rappelez-vous. Et revenez me voir si la douleur s'aggrave ou si la pommade s'agit plus ». Une pause. « Ou pour toute autre raison, quelle qu'elle soit » ajouta t-elle. Cela ressemblait à un ordre et il acquiesça tandis qu'il se dirigea vers la sortie.

Les cours de cette journée étaient à peu près les mêmes que ceux du premier jour, exception faite qu'il avait une période de temps libre juste après le déjeuner et que les enchantements remplaçaient la métamorphose. Il avait réussi à son sixième essai à faire voler sa plume en utilisant le Wingardium Leviosa. Cela n'avait pas été aussi rapide que Teddy ou Zabini mais c'était beaucoup mieux que les deux toutous de Drago.

En botanique, il retenta de dire bonjour à Ron Weasley et aux garçons qui étaient près de lui mais une fois de plus le rouquin lui tourna le dos avec un horrible ricanement. Harry repoussa cette douleur loin de lui comme il le faisait déjà avec la plupart de celles-ci. Il haussa les épaules et s'en alla à la table qu'il partageait avec Drago, Crabbe et Goyle.

« Perte de temps que celui-ci » marmonna Drago.

« Je ne vois pas pourquoi cela te dérange ».

Harry haussa de nouveau les épaules en gardant son visage neutre autant que possible. « Il était gentil avec moi dans le train. Mais je crois qu'il n'aime pas les Serpentards ».

Drago grogna. « Bien sûr. Qu'il ne nous aime pas. Personne ne nous aime. C'est pourquoi nous avons la règle numéro un ».

Il fit un signe de la tête mais souhaita qu'il n'eût pas compris. Harry tourna alors son attention vers le professeur Chourave, une petite femme avec de la saleté sous les ongles comme si elle ne faisait rien d'autre en dehors du jardinage. Cela lui rappela quelques uns de ses étés chez les Dursley. Harry pouvait raconter cela.

Le reste de la journée passa assez facilement, il put même terminer son essai sur la métamorphose lors de sa période de temps libre et il commença sa lecture pour les enchantements. Après le dîner, il alla au bureau de Rogue, la peur ralentissait ses pas mais finalement il ne s'arrêta que devant sa porte. Rassemblant tout son courage, il frappa légèrement et attendit la permission d'entrer.

Rogue se tenait assis devant une pile de parchemins mais comme le soir précédent il ne leva pas les yeux de ce qu'il était en train de faire. « C'était un peu juste, n'est-ce pas ? » demanda t-il froidement.

Il n'était pas en retard, il en était sûr mais il n'avait guère qu'une minute d'avance. Pourtant mieux valait être d'accord que ne pas l'être, il avait appris cette leçon depuis longtemps. « Oui, monsieur. Je suis désolé ».

Pointant sa plume vers une chaise en face de son bureau, il dit. « Asseyez-vous ».

Harry obéit mais il se demanda ce qu'il allait faire durant sa retenue et la raison pour laquelle Rogue ne lui avait rien dit comme il l'avait fait précédemment. Se sachant plus que nerveux, Harry s'assit aussi calmement que possible, fixa ses mains jointes posées sur ses genoux. Le temps passa, il ne put dire combien de minutes s'écoulèrent avant que son chef de maison ne pose sa plume et ne reporte son regard sur lui. Il pouvait sentir les yeux sombres de son professeur, mais il n'osait pas regarder de face l'homme.

« Vous êtes allé à l'infirmerie ». Ce n'était pas une question.

« Oui, monsieur ».

« Et alors ? ». Un soupçon…enfin plus qu'un soupçon d'impatience.

« Madame Pomfresh dit que ma cicatrice n'est pas infectée, monsieur. Elle m'a donné une pommade ».

« Montrez-moi ça ».

Harry leva enfin la tête et releva ses cheveux de son front.

Rogue se moqua de lui. « Pas la cicatrice, je sais à quoi elle ressemble. La pommade ».

Rougissant, Harry fouilla dans son sac et en sortit le pot bleu. Rogue ouvrit le couvercle et renifla le contenu avant de faire un signe de la tête et de le rendre à Harry. « Très bien. Veillez à bien l'utiliser comme il est prescrit ».

« Oui, monsieur ».

Pendant une minute, Rogue le fixa tandis qu'il étudiait le sol en pierre et essayait de garder son calme. Le professeur déplaça divers documents qui se trouvaient sur son bureau puis déclara avec une voix parfaitement neutre. « J'ai une liste supplémentaire de règles pour vous. Votre comportement lors des repas n'est pas passé inaperçu, même parmi ceux des autres maisons. J'exige que tous les Serpentards maintiennent la bienséance en particulier dans un tel lieu.

L'estomac d'Harry se resserra avec ces insinuations. Les gens parlaient de lui tout le temps, de ce qu'il avait fait étant bébé et dont il n'avait aucun souvenir digne d'alimenter une discussion mais maintenant il savait que ce n'était pas le cas. Non, ils discutaient seulement de ses manières à table… et il sentit malade. Avec les Dursley comme seuls modèles à émuler et ce par procuration, car ils ne lui permettaient que rarement d'être assis avec eux pendant les repas. Comment pouvait-il savoir comment se tenir ?

La pause avait été longue cette fois-ci et lorsqu'il se rendit compte qu'il était censé répondre à ce qui n'avait pas été vraiment une question. Il ouvrit la bouche et releva la tête.

« Oui, monsieur. Le Préfet Flint a mentionné ce problème devant moi un peu plus tôt ».

« Bon. Veillez à assimiler ces règles sans plus attendre ». Rogue lui tendit un parchemin et Harry fut ennuyé de voir que sa main tremblait.

« Oui, monsieur ».

Les lèvres de Rogue firent la moue. « Vous ne l'avez encore lu, Potter. Faites-le maintenant, je pourrais ainsi répondre à n'importe quelle question que vous aurez ».

Harry avait eu l'espoir de la mettre de côté et de ne la lire qu'en privé, plus tard mais il semblait être voué à être de nouveau humilié. Bien. Il parcourut la feuille en notant les choses 'à ne pas faire' en opposition avec celles 'à faire' et ainsi que le nombre élevé de fois où le mot 'consternant' était inscrit. La sueur coulait le long de son dos et ses mains tremblaient fortement lorsqu'il eût fini sa lecture. Il se rendit vaguement compte en raison de l'afflux du sang dans ses oreilles que sa mâchoire était serrée et il essaya de se décontracter avant qu'il ne se casse une de ses dents.

« Ai-je besoin de vous expliquer l'une de ces règles, Potter ? ».

Fermant brièvement ses yeux, il força son visage à garder un masque neutre. Ce professeur ne devait pas gagner, ce serait une honte pour lui de perdre son calme. Une fois qu'il sentit qu'il pouvait parler sans avoir une voix cassée, il regarda alors dans les yeux de Rogue et dit « Non, monsieur. Elles sont très claires ».

Le visage du professeur était aussi neutre que le sien, aucune expression moqueuse désormais, aucun humour à ses dépens. Rien. Le tableau resta ainsi pendant l'instant d'un battement de cœur, ou pendant une heure, avant que Rogue ne lui fasse un bref signe de tête. « Très bien. Disposez ».

Rassemblant rapidement ses affaires, Harry s'enfuit vers la sécurité relative des dortoirs.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Rendez-vous dans trois semaines pour le prochain chapitre.

Bisous.

DiagonAlleyParis