Trois semaines. Trois semaines que je n'avais rien écrit. Trois semaines que je n'avais même pas regardé une seule petite scène de House. J'ai tenté de prendre du recul par rapport à la série, parce que je n'ai toujours pas avalé la fin de la saison 7, le départ de Lisa... Et puis finalement, un petit élan de nostalgie, une soirée ennuyeuse et me voilà à regarder Now What. Forcément, me revoilà donc à écrire.
Merci aux quelques personnes qui continuent de me suivre, en espérant que ce petit texte vous plaira. Pour les vrais OS/fics à plusieurs chapitres, j'ai des idées en tête, mais pas assez de volonté ou d'inspiration pour tout écrire. Mais ça finira bien par arriver, un jour...
Bonne lecture ! =)
VI. Ensemble
Elle soupira de contentement en sentant les doigts fins du pianiste dessiner des arabesques sur son dos. Ces doigts pleins de dextérité qui glissaient contre sa peau, redessinant ses courbes avec une douceur infinie. Un sourire se dessina sur son visage lorsqu'elle sentit deux lèvres chaudes se poser contre sa tempe. Ces lèvres qui la rendaient folle, dans tous les sens du terme. Parfois parce que les mots qui en sortaient la faisaient sortir de ses gonds. Le plus souvent parce que la façon dont elles effleuraient son corps lui faisait perdre la tête.
Même s'ils étaient ensemble depuis plusieurs mois, elle s'émerveillait encore de la tendresse dont il faisait preuve avec elle. Elle se demandait encore comme un homme aussi irascible et odieux avec certaines personnes pouvait être si doux avec elle. Elle avait toujours su qu'il se cachait derrière une carapace, qu'il se montrait plus dur qu'il ne l'était en réalité. Cependant, elle n'aurait jamais imaginé que le grand Gregory House, le génie misanthrope et athée ne la traite avec autant de dévotion.
Elle l'avait imaginé sauvage, presque animal. Elle l'avait imaginé fougueux et passionné. Il était tout cela et bien plus encore. Il était à la fois doux et possessif. Tendre et passionné. Elle réalisait qu'il était tout ce qu'elle avait toujours voulu.
Elle se recula un peu, dénicha sa tête qui était enfouie dans son cou pour s'enivrer de son odeur et fit lentement glisser sa bouche le long de la peau de l'homme. Elle effleura sa barbe qui la piqua agréablement et fini par trouver ses lèvres. Aussitôt leurs bouches entamèrent une danse langoureuse, redécouvrant avec plaisir une sensation qu'ils connaissaient désormais par cœur. Leurs langues se mêlèrent, ravies de se trouver à nouveau et ils ne se séparèrent que parce qu'ils commençaient à manquer d'air.
Comme à chaque fois qu'elle l'embrassait, elle avait le souffle coupé. La tension sexuelle entre eux n'avait jamais disparue et semblait au contraire se faire toujours plus forte. Elle n'était jamais rassasiée de lui, elle en voulait toujours plus. Encore. Elle était devenue accro.
Elle glissa à nouveau son visage dans le creux du cou du diagnosticien pour retrouver cette odeur si addictive. Une odeur dont elle voulait se rappeler pour le restant de ses jours. L'odeur de l'homme qu'elle aimait.
Il resserra ses bras autour d'elle, la rapprochant toujours plus près. Lui aussi avait ce besoin constant de la toucher, de la sentir près de lui.
Il rapprocha sa bouche de son oreille et murmura :
- « Je t'aime Cuddy. »
C'était dans des moments comme celui-ci qu'elle se disait que tout ce qu'ils avaient du traverser en valaient la peine. Car malgré toute la souffrance qu'ils s'étaient infligés l'un a l'autre, ils arrivaient enfin à être heureux, ensemble. Et aux yeux de Lisa Cuddy, cela valait bien tous les sacrifices du monde.
