Remettons nous dans l'histoire, après la petite pause que je me suis octroyée. Une réunion doit avoir lieu avec Mayfield, et Edward ne s'en remet pas . . . Bella essaye de temporiser, etc. Bonne lecture.

Chapitre 6

Edward

- mais je n'y crois pas.

- Edward, s'il te plait.

- non, justement, ça ne me plait pas.

Elle soupire et se colle contre la porte de la chambre.

- j'aurais dû me taire.

- bien sûr que non, enfin ! Merde Bella, quand tu dis des trucs comme ça, ça me met en rogne à un point, gggrrrr . . . Tu ne peux pas t'imaginer. Merde.

- calme-toi.

Je me détourne de ma manager. Bella est en colère. Je suis en colère et on se crie dessus depuis 20 minutes. Pourquoi ? Parce qu'on nous impose un repas de merde, avec des gens que j'abhorre et la femme qui m'a fait le plus souffrir. La seule chose qui me console, c'est que Jasper et Alice seront présents. Savoir que je vais devoir supporter ce connard de Mayfield . . . Mais au moins une partie de l'équipe du film sera là et il ne pourra pas me faire plus de torts que ceux que j'ai déjà connus, jusque-là. Espérons.

- au moins je sais pourquoi il y a relâche sur le tournage, dis-je, plus calmement.

- eh oui, pour être sûr que tu viennes, il a dû graisser la patte à notre gentil réalisateur, me répondit Bella.

Je reprends place face à elle, m'appuyant contre le lavabo, du coin cuisine. Elle est appuyée contre la porte qui sépare l'espace salon de la chambre.

- vas te préparer, me dit-elle.

- si tu savais comme je n'en ai pas envie, bordel de merde. Ce n'est pas juste. C'est elle qui fout ma vie en l'air, elle se barre avec mon pseudo pote et à la fin c'est moi qu'on montre du doigt, comme si j'étais le vilain petit canard.

Je me prends la tête entre les mains. Je pensais avoir tourné la page. Puis, alors que notre relation avec Bella prenait un chemin agréable, il a fallu que cette garce me saute dessus. En public en plus. Je lève les yeux vers ma chérie et je ne peux m'empêcher de lui sourire. Si elle ne m'avait pas embrassé ce soir-là, les médias et les tabloïds en auraient fait leurs choux gras. « Cullen à la dérive », « ils remettent le couvert » . . .

- ok, mais on bâcle.

- mmmh.

- autant profiter de ce jour de répit pour aller se promener ensuite.

Je m'approche d'elle et l'enlace.

- je vais me préparer.

Je la caresse.

- tu viens avec moi, dis-je.

Elle me sourit et lève les yeux vers moi.

- on est en retard.

Elle secoue la tête.

- tu devras t'y faire, ajoute ma chérie.

Je m'écarte d'elle et m'éloigne vers le coin de la pièce, où sont stockés mes vêtements de rechange.

- j'ai l'impression d'être un ado à qui on impose ses quatre volontés, et ça me gooooonfle. Tu ne t'imagine pas.

- oh, que si mon petit CAS, dit-elle en s'asseyant face à son PC portable.

Je me redresse, alors que je mettais mon pantalon. Elle regarde l'écran, un petit sourire aux lèvres.

- mon petit quoi ?

- CAS !

- ?

- Cullen Actor Star ! Enfin, tu ne sais pas que c'est le surnom que tes fans t'ont donné.

- CAS ! Tu te fous de moi.

Elle lève les yeux de l'écran et me considère.

- même pas monsieur la star.

- qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, je te jure. Qu'est-ce qui leur prend? CAS !

- tu ne réponds plus aux messages de tes fans, ce n'est pas bien Edward. Sinon tu serais qu'ils ont votés pour ce surnom.

Je passe mon t-shirt par-dessus ma tête.

- mea culpa ! Mais quand même, ils auraient pu choisir . . . je n'sais pas !

- Eddie chou ?

Je lui tire la langue et continue à me vêtir.

- je ne ris pas. Il faut qu'on prévoie du temps pour leur répondre.

- oui, je sais que tu as raison, mais CAS !

- han, han, enfin moi je le prononce plutôt kass.

- eh ben, je m'attendais à un . . .

Je prends une chemise, que je passe sur mon t-shirt et me tourne vers elle, tout en ajustant ma ceinture.

- ça va comme ça, pas trop cérémonieux.

- pas le moins du monde.

- quoi ? Tu trouves que ça fait négliger.

- calmes toi, Edward. Tu es très bien.

Je sors de la chambre et m'approche d'elle. Je détaille sa tenue. Un jean, des converses et une chemise blanche, manches 3 quarts. Elle a complété sa tenue avec des bracelets en argent et des pendants d'oreilles, de la même matière. Elle me laisse la regarder. Avant que je ne dise quoi que ce soit, elle prend les devants.

- je suis ton employée, je ne te ferais pas honte, mais sois sûre d'une chose !

- laquelle ?

- que ça leur plaise ou non, je ne deviendrais pas une fashionista.

J'éclate de rire, et tire la main qu'elle me tend, pour l'aider à se relever.

- je ne te demande qu'une chose Bella, c'est de rester toi-même.

- tant mieux alors.

Je ne peux m'empêcher de rire une nouvelle fois.

- allé, ma chérie, il faut que nous fassions bonne figure.

Elle acquiesce et passe devant moi.

- en avant, mauvaise troupe.

Bella

Je ne sais pas à quel moment, j'ai perdu le fil de ce qui se passait. Pour faire court, pas dès le départ, normal.

Nous sommes arrivés à la salle de réunion, qui pour l'évènement, avait été transformée en salle de réception. Tanya et son « chéri » étaient assis dans des canapés, eux aussi, installés là, pour les circonstances. La fausse blonde ne me jeta pas même un coup d'œil. Elle n'avait d'yeux que pour Edward. Tentative numéro uno.

- Eddie chou, je suis tellement contente de te voir.

Eddie chou en question ne lui prêta aucunes attentions. John, notre hôte nous attendait, enfin je dirais avec plus de justesse, que mon chéri était grandement attendu. Bizarrement, moi, beaucoup moins. Mais avant même, la seconde contre-attaque de la peste blonde, Edward mit d'accord tout le monde.

- bonjour tout le monde, je ne suis pas de bonne humeur et avec ma chérie on a des projets pour cette après-midi, alors faisons vites.

- ok mecs, lui répond Emma et son petit groupe.

Alors que Jake, le responsable des lieux, approchait, je pouvais voir Tanya jouait les ingénues, auprès des personnes se trouvant autour de nous. Il y avait « nous », logique, bon sérieusement. La blonde et son traite de petit ami. Alice et Jazz. Jake le gouvernant et 2 personnes pour le service. Les acteurs secondaires, dont je n'avais pas retenu les noms de famille : Emma, Luis, Lucas, Emery, Hanna et Greg. Bien sûr, Hank Strafford était près de la pimbêche. Il manquait notre hôte : Mayfield.

- Bella !

Je me tourne vers Jasper. Il est seul. Je cherche Alice des yeux.

- elle est aux toilettes.

- oh ! Tu veux . . .

- rien de précis, je te sentais dans la lune et Edward parait nerveux.

- oui.

Edward est en discussion avec « Hank ».

- il est en colère de ce qu'il a appris.

- de quoi parles-tu.

- il sait ce que ce sale type m'a dit et également le petit jeu auquel ce livre son patron. Je pense qu'il doit mettre quelques points sur certains « i ».

- racontes !

- oh, les petites bassesses habituelles.

- tant que ça.

- eh ben, d'après le grand homme qui leur sert de patron, je suis un petit peu, voir beaucoup, responsable de la chute de fréquentation du site officiel de mon chéri. Responsable de la baisse de vente des produits dérivés, et je ne te parle pas de l'impact que j'ai sur son fan club.

- l'argent . . .

- oui, je sais : c'est le nerf de la guerre.

- mmmh.

Je regarde mon amour qui revient vers nous. Il fait une tête ! Je pense que l'autre idiot a dû finir de l'énerver. Quand il est à notre hauteur, il m'embrasse tendrement les cheveux.

- salut Jasper.

- Ed'.

Ils se serrent la main.

- alors, dis-je.

- il est très, mais alors très désagréable . . .

Notre conversation prend fin, avec l'entrée de notre hôte : Michaël Mayfield.

- les enfants, je suis content que vous ayez tous répondu favorablement à mon invitation.

Près de moi, les garçons se sont redressés, sérieux et attentif pour Jasper, nerveux et en colère pour Edward.

- bon, je vois que vous vous êtes tous mis à l'aise, ajoute le faux jeton.

Tanya se redresse, de la banquette sur laquelle elle s'était affalée. Je la regarde vaciller, perchée sur ses talons aiguilles. Je sens que mon amour va avoir droit à une seconde attaque.

- Michaël, susurre-t-elle.

- Tanya, je croyais t'avoir demandé de rester sobre.

- tche, tche, tche, le coupe-t-elle, en remuant son index manucuré devant sa bouche.

Mayfield secoue la tête, mais la laisse approcher de lui. Elle l'embrasse sur la joue et lui parle à l'oreille. Elle pensait être discrète, mais son état avancé d'ébriété ne lui laisse pas une grande marge d'erreur :

- j'avais besoin de courage pour le voir avec sa pétasse.

Mon sang ne fait qu'un tour. Eh ben non, l'attaque était pour moi. C'est évident qu'elle parle de bibi. Edward grogne. Je ne lui laisse pas le temps de réagir. Je m'approche d'elle, alors qu'elle se redresse. Je lui fais face.

- tu me veux quoi, me demande-t-elle de sa voix avinée.

Pourquoi parler quand on peut agir ? Je la regarde et je lève la main, dans l'intention de lui mettre une gifle. Alors que ma main et proche de sa joue, je retiens mon geste et là, je lui réponds.

- inutile de me salir les mains, vu ce que tu t'infliges toute seule.

Je me détourne d'elle, finissant mon geste en passant mes doigts dans mes cheveux. Quand je suis dos à elle, je révèle à l'assemblée un sourire radieux . . . je n'allais pas me ridiculiser en me battant avec elle. Surtout qu'une photo de moi me crêpant le chignon avec l'ex d'Edward, risquer de lui faire du tort . . . encore.

Avant que je ne puisse profiter de ma boutade, je vois Edward avançait vivement vers moi. Je pense tout d'abord qu'il est mécontent après moi. Pourquoi ? Allez savoir ?

- Bella !

Il me tire sur le côté et je vois la blonde éméchée, passer près de moi, pour atterrir face contre terre. Elle ne bouge pas, surprise d'être au sol, ou déçu que les bras tendus par mon chéri n'aient pas été pour elle.

Je ne peux m'empêcher de rire. Tentative numéro deux, pour se rendre intéressante. La blonde 0, la brune 1. Je pose ma joue contre le torse de mon amour. Il me caresse les cheveux. J'entends les mots raisonner dans son torse, avant de comprendre qu'il est en train de parler à voix haute.

- il faut toujours que tu te donnes en spectacle.

15 point pour Edward. Il a été sec, mais il est en colère et le comportement de cette teigne n'arrange rien.

- c'est ta pétasse de copine mon chère Edward, lui répond-elle en s'asseyant sur son royal postérieur.

Je me détourne du torse de mon chéri. Egalité, 15 partout. Je la regarde. Elle me dévisage, mauvaise. Je pose ma main à plat sur la poitrine de mon amour.

- tu as voulu joué, tu as perdu, lui dit Edward.

30 pour Cullen. Il la regarde. Je sens sous ma peau son cœur battre plus rapidement et sa respiration s'accélérait. Il continue.

- Tu avais toute mon attention, je ne pensais pas un instant que nous serions un jour loin de l'autre . . .

40 points pour mon amour.

- Edichou, le coupe-t-elle.

- . . . je ne veux plus de toi dans ma vie. Je ne veux plus que tu m'appelles, je ne veux plus que tu te montres devant moi.

Elle le regarde, les larmes aux yeux. Jeu, set et match. Je vois son menton trembler. Elle est assise à même le sol, incapable d'ajouter quelque chose de plus. Dignement, autant que son état lui permet, elle tente de se redresser. Son escarpin glisse sur le sol et elle dérape sur la moquette qui recouvre le sol du « réfectoire ». Un peu plus et j'aurais de la peine pour elle. Mais bon, il ne faut pas abuser non plus.

- bon les enfants il va falloir arrêter de vous donner en spectacle.

Nous tournons tous la tête vers notre hôte.

- vos histoires de « derrière », il va falloir les mettre de côté ou pour plus tard, j'ai à vous parler de choses sérieuses.

Il nous contourne et va s'assoir à table. Nous sommes tous médusés. Jasper prend la main d'Alice et se dirige vers la table. Edward m'attire vers les chaises à côté d'eux. Les uns après les autres, nous nous asseyons face à lui, le regard rivé sur lui. Comme je pouvais m'y attendre, Tanya nous rejoint en dernier, accompagné de son compagnon. Je les regarde. Je me fais une réflexion simple : Je ne crois pas qu'Edward m'aurait laissé me ridiculiser de cette manière. Je n'aurais jamais passé autant de temps qu'elle, les fesses collées au sol. Maintenant, j'ai vraiment de la peine pour cette fille. Alors que ses yeux pleins de haines se posent sur moi, je reporte mon attention sur notre cher monsieur Mayfield. A cet instant, mon esprit se met en veille, je n'ai jamais aimé les mondanités.

Edward

Il parle, et je n'arrive pas à me concentrer. Depuis que j'ai parlé avec Tanya. Depuis que, quelques minutes plus tôt, j'ai eu l'occasion, depuis des mois de lui dire ce que je pense . . . je me sens étrangement mal et à la fois totalement serein.

- . . . donc, comme je vous le disais. La promo de Crazy Night arrive à son terme. Il nous reste encore quelques dates, mais nous voilà au bout de la route.

Je ne peux m'empêcher de grogner et l'ensemble des convives tourne la tête vers moi. Je lève la main en signe d'excuses.

- il nous reste peu de temps, pour rattraper le déficit, que la relation de nos deux chers amis a creusé dans les bénéfices que nous escomptions.

- je ne pense pas que cela nous regarde, le-coupe Alice.

- oh mais si, mademoiselle Brandon, pensez à vos royalties. D'ailleurs, je vous félicite pour les magnifiques photos que vous avez fait diffuser, votre côte est montée de plus de 300 pour cent.

- vous savez que ce n'est pas moi, le coupe Alice.

- alors remercions la providence, ma chère, remercions la.

- pouvons-nous savoir ce que nous faisons tous là, si c'est pour un bilan trimestriel, j'aurais préféré recevoir un mémo, lui dis-je.

- Edward, Edward, Edward, toujours aussi impatient !

- abrégeons, j'ai autre chose à faire.

- n'oublie pas, jeune ami, que tu es en début de carrière. Un seul mot de ma part à mes confrères, et tu ne feras plus que des radios crochés et des spots pour de la pâtée pour chien . . .

- je vois que ça vole haut.

Bella vient d'intervenir, elle est droite sur sa chaise, à la limite de se lever. Depuis son altercation avec Tanya, elle paraissait absente. Plus maintenant.

- avez-vous oublié ce que je vous ai déjà dit, mademoiselle Swan ?

- auriez-vous le cran, de me faire des menaces devant témoins.

- Bella ! Je peux toujours vous appeler Bella ?

- je ne crois pas Michaël, que nous serons en d'assez bons termes un jour, pour que je vous permette de m'appeler de cette manière.

- alors restons en-là.

- non, monsieur. Vous m'avez mal comprise.

- ah, oui.

- je ne suis pas ici, en tant que spectatrice, mais je suis là pour défendre les intérêts de mon client.

- nous ne sommes pas au tribunal, ma chère.

- c'est pourtant l'impression que vous donnez.

Il rit et la regarde. Je n'aime pas le regard qu'il pose sur ma femme. Il est de ces hommes à qui rien ne résiste. La résistance que lui oppose ma chérie, lui donne envie de bien plus que d'une simple conversation. Jazz près de moi sait que je suis au bord de l'implosion.

- Michaël, Alice a un rendez-vous . . .

Il regarde sa montre.

- Alice a un rendez-vous dans moins de deux heures, à l'autre bout de la ville.

- bien, heureusement que monsieur Withlock a toujours les bons mots pour nous ramener dans le droit chemin.

Mayfield se racle la gorge et reprend.

- je vous ai tous venir pour vous informer que l'équipe doit assister à une émission sur Channel 5.

- vous parlez de l'émission de Jerry, lui demande Tanya

- oui, le Jerry Show.

- c'est une blague, demande Alice.

- non, mademoiselle Brandon.

- vous vous moquez de nous, cet abruti n'a pas arrêté de dénigrer les moindres faits et gestes d'Alice depuis la parution de ces fameuses photos.

- Jazz, souffle Alice pour le calmer, mais rien y fait.

- et le harcèlement qu'Edward a vécu, après que ce connard ait révélé son numéro de mobile à l'antenne.

- c'était une blague, commente notre hôte.

- cela n'avait rien de drôle, dis-je froidement.

Un long silence empli la pièce. Nous nous regardons, ne sachant pas quoi dire. Nous savons que jusqu'à la fin de la promo, il nous est impossible de refuser le moindre « spectacle ».

- et qu'attendez-vous de nous ?

Alice a posé la question, sans réelle conviction. Michaël la regarde, le sourire aux lèvres.

- mais ma chère Alice, ce que j'attends de vous, c'est que vous respectiez votre contrat.

Il détourne les yeux de ma collègue et amie et nous regarde tous, tours à tours. Le dernier dont il croise le regard, c'est moi, forcément.

- quand à toi, il faut que tu te remettes dans ton personnage.

- ce qui veut dire.

J'ai parlé, comme un homme qui sait qu'il va être condamné. La mâchoire serrait.

- ce que je veux dire, mon petit Edward, c'est que vous allez jouer aux amoureux transi.

- « vous » ?

- oui, toi et Tanya.

- hors de questions.

- tu n'as pas le choix.

- au contraire.

- NON CULLEN, TU N'AS PAS LE CHOIX.

Je me lève d'un bond, prêt à en découdre. Je n'ai qu'une envie, lui mettre mon poing dans la figure, mais je me calme, enfin j'essaie. Bella pose sa main sur mon bras. Je tourne la tête vers elle. Elle a un grand sourire aux lèvres. Je regarde les autres autours de la table et je m'attends presque à entendre : « c'était une blague Eddie ». Mais ce que j'entends me choc, au point que je retombe sur mon siège, Béa, pas vraiment, consterné, serait plus juste.

- monsieur Mayfield, Michaël si vous le permettez.

- oui Isabella.

- mon client tiendra ses engagements.

- j'en suis conscient.

Je serre les poings de rages, devant sa suffisance. Bella sourit, et continue.

- si je vous rappelle les termes de son contrat. Il doit assister à toutes les promos, ce qu'il a fait jusqu'à présent.

- c'est vrai, lui concède l'autre connard.

- il est inscrit, et vous permettez que je vous montre . . .

Elle se baisse vers son sac et en sort . . . une copie de mon contrat. Je la regarde, surpris. Elle est incroyable cette nénette, ma nénette.

- voyez-vous Michaël, j'aime être prévoyante. Donc je peux lire que monsieur Cullen, Edward en l'occurrence, doit assister à tous les galas et promos. Il y est aussi inscrit le nombre. Soit 22. Si je ne m'abuse, il lui reste trois dates à assurer.

- ou voulez-vous en venir mademoiselle Swan.

- Isabella, je vous en prie, appelez-moi Isabella. J'en viens au fait. Edward ici présent assurera une magnifique prestation, en reprenant le rôle d'Arthur et il attend donc que mademoiselle Denali reprenne son rôle d'Anna.

- tu ne vas pas m'apprendre mon métier, petite garce.

- Tanya !

J'ai grondé. Bella se tourne vers elle.

- mademoiselle Denali, si vous m'insultez une nouvelle fois, je porte plainte. N'oubliez pas que nous sommes entourés de témoins potentiels.

- vas te faire foutre connasse.

- Jasper, as-tu le téléphone de maitre Jenkins.

- Oui Bella.

- peux-tu le contacter s'il te plait.

- de suite Bella.

- merci.

Jasper se lève. Mais Mayfield réagit vite.

- c'est bon Whitlock, asseyez-vous. Bella finissait vôtre plaidoirie.

- monsieur, si Edward est tenu de respecter ses engagements, je vous rappelle qu'il en va de même pour l'ensemble de l'équipe et jusqu'à présent, Tanya n'a fait que salir l'image de mon client. Donc une nouvelle fois je reprends les termes du contrat. Il assurera les 22 dates, mais en cas de dégradations de son image, de ses biens ou de sa personne, toutes obligations seront nulles et non avenues.

- il aurait été préférable Isabella, que nous ayons un entretien.

- c'est ce que nous avons, ici même, me semble-t-il.

- vous savez très bien . . .

- Edward n'a rien à cacher. Il lui reste à l'heure actuelle 3 dates, pas une de plus et si je comprends bien, la prochaine se déroulera dans l'une des émissions les plus suivies, donc, la côte de votre poulain remontera.

- alors vous attendez quoi, tous les deux.

- simplement que les règles soient respectées, pour tous, et par tous.

Ils se regardent, en chien de faïence, elle ne baissera pas les yeux et il ne détournera pas le regard. Je le sais. Alors je coupe court, à toute cette parodie de réunion.

- Michaël, vu que nous avons pu mettre à plat quelques points qui nous gênaient, je pense que vous pouvez continuer votre laïus.

Et voilà, comment cette ennuyeuse réunion se termina, sur les différents points de notre prochaine sortie commune, etc, etc . . .