Notes d'auteure :

Merci Kittendealer et EmilieKalin pour vos reviews sur le précédent chapitre ^^
Nous voilà donc à deux semaines plus tard, à une nouvelle publication rien que pour vous, lucifans ! X)

Petit moment entre Linda et Lucifer en vue – j'adore les écrire ! J'espère que ce plaisir particulier se ressentira dans la lecture.


SIMPLE COMME DIABLE

6


Lucifer se sentit curieusement plus détendu qu'il ne l'avait été depuis son « retour » lorsqu'il franchit le seuil du bureau de Linda. Il était plaisant pour lui de retrouver cet endroit familier et se trouvait pressé d'obtenir ce dont il avait besoin ; bien qu'il ne se laisserait pas stopper par un refus. Qu'elle l'autorise ou non à assister l'inspectrice, cette affaire était trop importante pour se laisser ainsi retarder.

Mais il connaissait suffisamment le tempérament de sa partenaire pour concéder à sa requête moyennement raisonnable étant donné sa situation.

« Un marché est un marché »

Et s'il n'y avait que cela pour rassurer ses craintes et mettre la main sur ces malfaiteurs – divins ou non – qui avaient eu l'audace de l'enlever cette nuit-là… Accepter ce sacrifice de temps et de bon sens était un moindre mal. Outre cela, bien qu'Amenadiel eut été fort réticent à admettre que son enlèvement était forcément lié à quelques interventions divines, celui-ci était déjà en route vers Yuccah Valley et, il l'espérait, des réponses. Le flair unique de Mazikeen accélérerait les choses ; suffisamment pour que Lucifer puisse s'accorder quelques instants de retrouvailles avec Linda avant de passer lui-même aux choses sérieuses.

Il frotta machinalement sa manche afin d'enlever quelques plis ou poussière imaginaire et ouvrit, sans s'annoncer au préalable, la porte menant au bureau de sa thérapeute. Elle lui tournait le dos, rangeant quelques dossiers à leur juste place tout en prenant soin de ne pas tomber de son siège. Lucifer fut soulagé de la trouver suffisamment bien portante pour jouer ainsi les apprenties trapézistes dans son bureau, l'image douloureuse de son amie allongée dans un lit d'hôpital lui revenant brièvement en mémoire.

Au moins une chose qu'il n'avait pas oubliée.

Non pas qu'il souhaitait réellement s'en souvenir.

— Je ne reçois que sur rendez-vous, annonça-t-elle d'emblée sans se retourner, se mettant sur la pointe des pieds pour atteindre le haut de l'étagère.

Aucunement découragé, Lucifer fit quelques pas et remarqua un détail qui le fit sourire. Il s'empara d'une pelote tissée dans la corbeille décorative, la faisant ensuite sauter dans sa paume ; ce qui accentua son sourire mélancolique.

— Enfin quelque chose qui n'a pas changé ! s'exclama-t-il, ravi.

Linda laissa échapper un cri de surprise et perdit le peu d'équilibre offert sur son échelle d'appoint, se rattrapant d'une main à l'étagère. Plusieurs dossiers tombèrent au pied de la chaise tandis qu'elle dévisageait de ses yeux écarquillés le diable à quelques pas d'elle.

Lucifer ?! Mais— !

— Besoin d'un coup de main, Docteur ? s'enquit-il, inquiété par sa façon de se cramponner aussi fermement au meuble. Il serait regrettable que vous retourniez aussi vite à l'hôpital, n'est-ce-pas ?

— Je-… ça va.

Elle descendit précautionneusement de son siège et lissa le devant de sa robe noire cintrée avant de le rejoindre. Lucifer n'eut pas le temps de prononcer une autre syllabe que Linda le prit dans ses bras et le serra fort contre elle ; ce qui était assez inconfortable. Mal à l'aise et agacé par cet étrange comportement commun à toutes les personnes qu'il avait croisées depuis son retour à Los Angeles, il demeura tendu et parfaitement immobile ; attendant qu'elle cesse la chose et revienne à un semblant de raison.

— Mon costume risque de ne pas tenir le choc, à force… marmonna-t-il, irrité.

— Lucifer ; c'est-… dit-elle en reculant, les yeux légèrement brillants. Vous êtes là !

Elle prononça les trois mots avec tant d'émerveillement que cela inquiéta un peu Lucifer. Il la dévisagea, fronçant les sourcils.

— Bien sûr que je suis là, Docteur ! Qui croyez-vous avoir devant vous ? Le Pape ? Je ne pense pas avoir jamais été confondu avec lui, ceci dit.

— Quoi ? Non, j-je veux dire… Où étiez-vous tout ce temps ?

— C'est la question qui ne cesse de me tourmenter jour et nuit, soupira-t-il, agacé de l'entendre une fois de plus sans avoir la moindre réponse.

Linda parut perplexe tout à coup.

— Je ne comprends pas, dit-elle.

— Je pourrais peut-être tenter de vous éclairer si vous vouliez bien me lâcher, proposa aimablement Lucifer.

Son regard s'attarda alors à dessein sur les mains de sa thérapeute qui agrippaient toujours ses épaules.

Oh ! Bien sûr, bien sûr ; pardon !

Soulagé d'être enfin libre, Lucifer lissa pour la seconde fois le tissu coûteux de sa veste et prit place sur le canapé. Linda s'assit en face de lui, joignant ses mains sur ses genoux par habitude.

— Est-ce que Chloé sait que vous êtes ici ? lui demanda-t-elle d'emblée, plus curieuse que professionnelle.

— Évidemment qu'elle le sait ! C'est à cause d'elle que je me retrouve ici.

— À cause d'elle ?

— Eh bien, elle est persuadée qu'il est encore trop tôt pour que je l'assiste à nouveau et retrouve mes kidnappeurs. Elle ne m'autorisera à la rejoindre au commissariat que si vous pensez que c'est une bonne idée ; ce qui est le cas, bien sûr. N'est-ce-pas ?

Linda le dévisagea en fronçant les sourcils.

— Pourquoi mon avis est-il si important pour Chloé ?

— Allez savoir ! éluda Lucifer en s'asseyant plus confortablement, son bras appuyé contre le dossier rigide du canapé.

— Je n'en sais rien ; vous seul savez, le taquina habilement sa thérapeute, un léger sourire sur les lèvres. Et si vous commenciez par le début ?

Lucifer lâcha un soupir, las de devoir encore expliquer ce qui lui était arrivé sans que personne n'arrive réellement à l'aider, tant dans son enquête que dans la récupération de ses souvenirs subtilisés.

— Je n'en vois pas l'intérêt, mais si vous insistez... Le début, hm ? répéta-t-il, pensif. Après vous avoir quittée, j'avais décidé de montrer toute la vérité me concernant à Chloé.

— Vraiment ? Après tout ce temps... qu'est-ce qui vous a décidé ?

— Elle, vous, ma Mère… énuméra-t-il rapidement en joignant ses mains sur ses genoux. Les raisons étaient nombreuses, aussi nombreuses que celles qui m'empêchent de le faire aujourd'hui.

— Vous ne lui avez donc rien dit ce soir-là ? Pourquoi pas ?

— Parce que quelqu'un m'en a empêché, Docteur.

Quelqu'un ? Vous parlez de votre agresseur ? demanda alors Linda.

— Ah, vous avez donc entendu parler de mon enlèvement ? Tant mieux, cela nous fera gagner un temps considérable ! On pourrait même tout de suite passer à la partie autorisation, n—

Elle leva une main pour le faire taire.

— Attendez, Lucifer ! Pas trop vite, d'accord ? Pourquoi croire que j'ignorais tout de votre disparition ?

— Eh bien, ce n'est pas comme si c'était vraiment important, répondit Lucifer, surpris par sa question.

Par la nécessité de celle-ci, plus précisément.

Il était évident pour lui que les seules personnes au courant de son enlèvement étaient l'inspectrice et Mazikeen. Peut-être son frère, mais personne d'autre ne se soucierait vraiment d'une disparition prolongée de sa part. D'autant que l'attention de sa partenaire avait été assurément nourrie par la colère de le savoir parti festoyer ailleurs comme à son habitude sans l'avertir au préalable. Mazikeen n'était pas en reste concernant son désir égoïste de ne pas être mise de côté ; son frère ne cherchant quant à lui que des réponses concernant sa possible grâce divine et le sort de leur Mère.

Tout comme la surprise d'Amenadiel, Lucifer ne comprit pas celle de Linda à cet instant précis. Tous les deux se dévisagèrent.

— Bien sûr que ça l'est, Lucifer. Je me soucie de vous, non pas seulement parce que c'est mon travail, mais parce que vous êtes mon ami. Tout le monde était terriblement inquiet !

Il rit.

— Oh allons, Docteur ! Ce n'est pas parce que je disparais quelques semaines qu'il faut virer au sentimentalisme ! Pourrions-nous plutôt poursuivre ? L'inspectrice m'attend au commissariat, coupa-t-il court, perturbé par son discours. Il faut que vous lui certifiiez que je vais « bien » !

Linda n'insista pas sur la question du sentimentalisme et rebondit aussitôt sur ses derniers mots.

— Pourquoi en douterait-elle ?

— Vous savez comment sont les humains en général pour en être une vous-même. Elle doute que je sois en état de supporter la « vie active » après avoir été laissé pour mort dans le désert sans le moindre souvenir des semaines précédentes ; stupide, n'est-ce-pas ?

Bien sûr que c'était stupide. Quoique que l'actuelle expression de Linda semblait plutôt pencher en faveur des lubies insensées de sa partenaire. Elle ouvrit la bouche en tripotant ses doigts.

— C'est vraiment loin d'aller « bien », Lucifer. Vous ne vous souvenez de rien ? De vraiment rien ? insista-t-elle ensuite en se penchant légèrement vers lui.

— Je ne sais pas trop, admit ce dernier en laissant son regard s'égarer sur la table basse devant lui. Rien de précis.

— Dites-m'en plus. Quelle est la dernière chose dont vous vous souveniez ?

— J'appelais l'inspectrice pour la prévenir que je ne voulais plus rien lui cacher et ensuite… quelqu'un derrière moi.

— Quelqu'un que vous connaissiez ?

— Difficile à dire ; il – ou elle - m'a assommé avant que je ne puisse me retourner.

— Comment est-ce possible ? L'inspectrice était proche de vous ou...?

— Je ne crois pas, mais c'est un point qui mérite assurément d'être éclairci, Docteur. Vous pensez bien que si Chloé n'est pas en partie responsable de cette agression, le nombre de suspects est limité si pas cantonné à un chiffre premier.

— C'est-à-dire ?

— Mon Père, bien sûr ! lui révéla Lucifer en secouant doucement la tête. Qui d'autre ?

Il laissa échapper une exclamation amère et regarda sa thérapeute, cherchant du regard une quelconque anomalie physique qui aurait possiblement altéré ses facultés mentales et, donc, sa capacité de déduction.

Même un enfant aurait deviné l'implication certaine de son Père dans cette affaire d'enlèvement. Lui seul pourtant semblait capable de l'appréhender jusqu'à maintenant. Quand on voyait les réactions de son entourage, de l'inspectrice...

Et maintenant Linda rejoignait le groupe des sceptiques si pas complètement leurrés.

Cette dernière le scruta, perplexe.

— Comment pouvez-vous en être aussi sûr, Lucifer ?

— Si l'on met de côté mon lâche abandon en plein désert et l'absence de souvenirs… Il n'y a qu'un seul immonde Manipulateur en cet univers qui a le pouvoir de me rendre mes ailes.

— Vos ailes ?! s'étonna-t-elle.

D'un geste presque imperceptible à l'œil nu, Lucifer fit apparaître à contrecœur lesdites appendices marquées du nom de son Père. Voir des ailes d'ange troublerait sans doute moins Linda que son vrai visage ; il le supposait, en tout cas. Ses longues plumes effleurèrent le dossier du fauteuil où il était assis, légèrement penché en avant pour laisser un espace suffisant à leur pleine expansion dans son dos. Plus grandes que le canapé, Lucifer n'avait pas d'autre choix que de les garder partiellement repliées afin d'éviter de casser vases et vitres présentes dans la pièce.

Bien que l'exercice fût une fois de plus agaçant, il n'était pas totalement inutile.

Même si l'inspectrice et Linda en doutaient ; Lucifer était convaincu d'aller parfaitement bien. Il sentait ses forces lui revenir depuis le départ de Chloé et la tension systématique suivant le déploiement de ses ailes était presque minime à présent. Rien qu'il ne pouvait supporter.

Sa fatigue, ses hématomes… ce n'était que détails dérisoires dans sa quête de vérité.

Oh, Bon D— ! lâcha Linda en se levant d'un bond, sa chaise tombant à la renverse.

Notant le regard noir de son patient, elle se rattrapa in extremis ;

—…Sang ! C'est- C'est— ! Vous avez des ailes ! Des ailes immenses et blanches, e-et— ! On dirait un cygne, déclara-t-elle très sérieusement en scrutant sans ciller ses ailes par-dessus son épaule.

— Je vous demande pardon ?! Je ne suis pas un cygne ! s'indigna aussitôt Lucifer en faisant disparaître ses ailes de ce plan.

— Elles sont vraiment très blanches… murmura pensivement sa thérapeute en fixant toujours l'endroit précis où avaient disparu les appendices célestes, sans ciller une seule fois.

Il leva les yeux au ciel et claqua des doigts pour ramener Linda sur terre avec lui, agacé par cette contemplation béate d'une chose qu'il abhorrait profondément.

— Concentrez-vous, Docteur !

Elle sursauta légèrement et afficha une expression confuse quant à sa réaction.

— Bien sûr, pardon ! OK, donc… Dieu vous aurait rendu vos ailes après vous avoir kidnappé ? résuma-t-elle en remettant sa chaise en place.

— Vous oubliez ma mémoire volée, ajouta Lucifer.

Il peut faire ça ?

— Évidemment qu'Il peut ; c'est Dieu !

— Mais pourquoi aurait-Il fait ça ? s'interrogea Linda.

— C'est une question à laquelle j'aimerais répondre. Mais je ne pourrai le faire qu'en trouvant le messager de Père qui m'a pris un mois de ma vie sans ma permission et je ne le trouverai qu'en rejoignant l'inspectrice sur le terrain.

— Vous ne m'avez toujours pas dit pourquoi Chloé hésitait à vous laisser faire, lui rappela-t-elle alors, toujours aussi habile à recentrer la conversation sur les points qu'il tenait tant à éviter.

— Eh bien, certaines… choses se sont produites depuis ; des choses qu'elle a interprétées comme étant une faiblesse, je suppose, abrégea-t-il promptement en évitant le regard perçant de son amie. Ce qui n'est assurément pas le cas.

— Quelles « choses » ? insista-t-elle, obstinée.

Il garda le silence, indécis.

— Je ne pourrais pas vous aider si vous gardez le silence, Lucifer.

Une seconde passa, suivie d'une autre ; avant qu'il ne se décide à conter ces étranges phénomènes apparus peu après son éveil en plein désert.

— J'ai-… j'entends des voix. Et il y a eu ce cauchemar la nuit dernière…

— Racontez-le-moi, demanda Linda avec un sourire rassurant.

Il se pencha en avant et joignit ses mains ensemble, le front plissé par la concentration.

— J'étais quelque part.

— Un lieu connu ?

— Non ; il faisait froid, très froid et-… J'ai entendu cette voix. Elle était terrifiée.

Elle ?

— Oui, c'était une femme. Sa voix était déformée, mais c'était clairement une intonation féminine.

— Que disait-elle ?

Il fronça les sourcils, peinant à se remémorer des paroles criées alors dans cette obscurité qui l'avait encerclée en un instant ; un frisson d'appréhension lui griffant l'échine.

Lucifer ! Va-t'en !

— De fuir.

Fuir… Mais fuir quoi ?

Profondément mal à l'aise sans en comprendre la cause, Lucifer se redressa abruptement ; s'éloignant du fauteuil et, ainsi, des questions gênantes de Linda.

— Ça ne rime à rien !

— Quoi donc ?

— Décortiquer mes songes ne m'aidera pas à retrouver la mémoire ! s'emporta-t-il, détestant ce sentiment d'impuissance qui l'étouffait peu à peu depuis son retour.

— Je crois que si. Les songes sont une porte vers notre subconscient, Lucifer. Là où sont probablement enfouis vos souvenirs. Parlez-moi de ces voix que vous entendez ; quand se manifestent-elles ?

— Je n'en sais rien. C'est-… Quand j'ai touché ma blessure à la tête, la première fois. Et aussi quand j'ai inspecté mes blessures à l'hôpital. Elles viennent et s'en vont pour le reste du temps.

— Vous voyez ? C'est un début.

— Un début ?

— Oui ; ces voix, votre cauchemar… C'est tout simplement votre subconscient qui vous parle, qui partage avec vous ces quelques bribes de souvenirs qui vous font défaut pour le moment. Vous comprenez ?

Il se retourna vers elle, s'étant arrêté près de la fenêtre pour écouter distraitement les paroles insensées de cette dernière.

— Ce n'est pas de bribes dont j'ai besoin, mais de mes souvenirs au complet, Docteur. Et vite !

— Vous ne pouvez pas forcer votre esprit à se réparer tout seul de ce traumatisme, Lucifer. Ce n'est pas comme ça que ça marche, affirma Linda en secouant doucement la tête. L'esprit doit être progressivement stimulé par des objets, des personnes de votre entourage, des situations qui feront peut-être jaillir d'autres souvenirs…

Stimuler ?

Un sourire s'étira sur ses lèvres et il se rapprocha de Linda, réfléchissant.

— Je vois… dit-il, ravi.

— Vraiment ?

— Je dois stimuler mon esprit !

— Exact, mais—

— Il faut que je trouve des situations adéquates pour retrouver la mémoire et le tour est joué ! poursuivit-il, offrant un sourire satisfait à sa thérapeute qui soupira doucement.

— …mais non. Lucifer, ce n'est pa—

— Ce n'est pas en restant à me morfondre au Lux que je retrouverai la mémoire, vous avez raison ! Il faut que j'enquête autant que possible aux côtés de l'inspectrice... Non mieux ! Mettre ma vie en danger pour effacer la marque de mon Père qui restreint mon esprit !

Ébahi de ne pas avoir compris cela plus tôt, Lucifer secoua la tête, une exclamation victorieuse sortant de sa bouche. Linda semblait autant ébahie que lui par sa démarche astucieuse, figée sur son siège avec la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Comment ne pas l'être, après tout ?

— Simple comme diable ! plaisanta-t-il en écartant les bras, riant ensuite de sa propre stupidité.

Il se dirigea vers la porte, arrêté par le ton inquiet de Linda derrière lui.

— Où allez-vous ?

Se retournant une dernière fois vers elle, la main sur la poignée ; Lucifer stimula sa mémoire à court terme ;

— Trouver un meurtrier, bien sûr !


À suivre — Mauvaise divinité

— Oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu…. répétait inlassablement la légiste contre son torse.

« Oh mon Diable » serait plus approprié, fit remarquer Lucifer.

Il aperçut Daniel arriver dans leur direction, celui-ci se souciant peu de lui venir en aide et souriant devant ce triste spectacle. Arrivé au bout de sa patience, le diable prit les choses en main. Il poussa avec fermeté et de ses deux mains sur les épaules d'Ella, l'enjoignant à le laisser respirer un peu, lui et son costume. Cette dernière recula enfin à contrecœur, un sourire éclatant illuminant son visage éternellement jovial.


Notes d'auteure :

Merci d'avoir lu ^^
À dans deux semaines !