Hola !

Bonjour, bonjour tout le monde. Si pour une fois j'évitais les excuses car bon je dois l'avouer j'ai plus d'un mois et demi de retard. La vérité est que simplement cette histoire avait fini par m'énerver. Pourquoi ? Parce qu'elle est tout simplement triste et que la vie est déjà assez pourrie comme ça pour pas que j'en rajoute une couche dans une fiction. Mais comme on fait son lit on se couche, quand on commence une histoire on se doit de la terminer. Ne vous inquiétez pas je n'ai pas fait une fin à la va vite ou même écris des chapitres bâclés non plus.

Je remercie toutes les review anonymes. Et surtout particulièrement à noone qui m'en a envoyé pas mal. C'est super sympa.

Et je dois dire merci mais non merci à noone pour ta proposition. Mais un fan club, ce n'est pas un peu excessif ? Je ne pense pas en avoir le besoin ni le mériter. Et puis il y a une tonne d'auteures plus douées et plus méritantes que moi sur ce site et dans tant d'autres. Mais merci pour cette gentille attention, ca m'a touché.

Sinon voilà pour la suite qui n'est pas vraiment celle prévu à l'origine, car je l'ai entièrement réécrite, la première ne me plaisant pas.

J'espère que cette suite vous plaira et que vous me donnerez votre avis à la fin.

Sur ce, bonne lecture !


LES LARMES DES ANGES

Chapitre 5 : Désir Coupable

De son immense fenêtre, il avait une vue imprenable sur Konaha. Ville de lumière. Il ne voyait rien d'autre que des lignes lumineuses, rouges, jaunes, oranges, bleues. Des points blancs tachetant le voile sombre. La nuit, la ville semblait si calme, presque paisible. Chacun dans ses pénates bien au chaud dans ses couvertures. La nuit avait ce don de tout uniformiser, cachant la misère, la peur, les doutes. Ce faux calme lui paraissait atroce.

La nuit était une hypocrite. C'était durant ce laps de temps là que la vie battait plus fort, plus vite. C'était durant ces heures en apparence tranquilles que les pires crimes se commettaient. Que la loi était bafouée encore et encore. Les raclures et les déchets de la société exécutaient leurs méfaits à l'abri de la lumière du jour. Loin des regards d'éventuels témoins.

Itachi Uchiha, trente deux ans, les yeux dans le vague, les mains croisées dans le dos, soupira. Il contemplait du haut du vingtième étage, d'un air perdu, la circulation éparse en contrebas. L'heure avançait inexorablement. Mais il lui semblait faire du sur place. Il n'était pas de ceux qui attendent que la vie veuille bien faire d'eux des participants actifs à leur propre existence, non. Lui n'était jamais spectateur. Acteur, indéniablement ! Pourtant là, il lui semblait rester sur le bord de la route.

Il bougea, retournant s'assoir sur son fauteuil en cuir noir derrière son immense bureau en bois sombre. Un tas de photographies trônait sur la table à coté de son ordinateur portable. Des photos qui représentaient en grande partie son petit frère. Chacune à une période différente de la vie de Sasuke. Une le représentait le jour de sa victoire au tournoi inter lycée de kendo. Une autre le jour de l'obtention de son bac. Puis celle de sa remise de diplôme à la sortie de l'école de police. Sur la photo, Sasuke en uniforme tenait par la taille Naruto et de sa main libre il faisait le V de la victoire. A leur côté posait Itachi fier de son jeune frère.

Il possédait tant de représentations de son frère cadet. Tant de souvenirs agréables. Il avança sa main, se saisit d'une photo qu'il aimait plus que toutes les autres. Itachi sourit en la détaillant. La photo avait été prise durant les grandes vacances. Au mois d'Août. Dessus Sasuke devait avoir vers les treize ans et lui pas loin de vingt. Sasuke affichait un immense sourire sur son visage encore un peu poupon et l'on voyait sans problème son horrible appareil dentaire. A cette époque là, Itachi adorait le taquiner se moquant sans cesse de lui. L'ainé le surnommait affectueusement ''sourire d'enfer''. Il se rappelait que son petit frère détestait ce sobriquet. Alors juste pour le faire enrager il ne cessait de le répéter encore et encore. Sur la représentation en papier glacé, l'ainé posait en bombant le torse essayant de garder un maximum un air sérieux alors qu'un fou rire risquait de lui échapper à tout moment.

Itachi se souvenait parfaitement de ce jour. Des conditions dans laquelle fut prise la photo. Pour les vacances cette année là, leurs parents louèrent un chalet dans les montagnes près d'un lac. Sasuke avait décrété qu'ils ne mangeraient que les produits de leurs pêches. Mais l'adolescent n'avait jamais tenu une canne à pêche de sa vie avant cet été là. Durant tout leur séjour, les deux frères tentèrent lamentablement de pêcher leurs repas. Invariablement tous les jours cela se terminait par une descente au village chez le poissonnier. Un jour pourtant, Sasuke avait réussit à attraper un immense poisson, un monstre selon ses dires. L'adolescent batailla plusieurs longues minutes et tomba même dans l'eau pour ne pas laisser sa prise s'échapper. Finalement le gros poisson s'avéra être une minuscule friturre. Mais Sasuke tout fier de lui le montra à son frère avec tant de joie qu'Itachi n'osa pas se moquer de lui en face. Leur mère décida alors de les prendre en photo. Sasuke dégoulinant d'eau de la tête aux pieds, avec son microscopique poisson prit la pose sans se faire prier.

A cette époque Sa-chan était vraiment adorable et si insouciant, pensa Itachi. En ces temps là il trouvait toujours une solution aux problèmes de son petit frère. Il savait l'aider dès que son cadet faisait appel à lui. Aujourd'hui, les choses étaient bien différentes. A présent, ses mots n'atteignaient plus Sasuke.

Son jeune frère, sa plus grande fierté ! Son Sa-chan, si sourd à ses conseils, semblait bien mal en point. Itachi reposa la photographie et rejeta sa tête à l'arrière de son fauteuil. Le drame que vivait le jeune couple détruirait Sasuke, il le savait. Cette épreuve était peut-être celle de trop.

Naruto et Sasuke étaient si jeunes mais traversèrent tellement de choses ensembles. Déjà à leur mise en couple à l'époque du lycée, ils durent affronter les réticences plus qu'hostiles de Kushina et Fugaku. La pression constante des deux familles pour que les deux garçons se séparent. Ensuite il eut le rejet de plusieurs de leurs amis proches. Suivit de leur rupture, leur mise en couple de nouveau qui ne se fit pas sans mal. Toujours les objections des parents de l'un et de l'autre. Il leur fallut du temps pour que leurs familles comprennent vraiment. Entre eux deux c'était du sérieux, pas une passade.

Itachi fut toujours le témoin de ces minis drames. Il avouait sans doute possible que ces deux là s'aimaient vraiment. Ils ne méritaient pas ce qui leur arrivait aujourd'hui.

Naruto possédait une force de caractère lui permettant de surmonter, de continuer à avancer. Il était aussi plus enclin au pardon et à l'oubli que son frère.

Sasuke ne se pardonnait pas ce qui était arrivé à son compagnon. C'est cela qui attristait Itachi. Parce que même en attrapant les coupables, le cœur meurtri de Sasuke n'en serait pas satisfait.

Il connaissait que trop bien son jeune frère. Cette fierté sans égale qui habitait le petit garçon devenu adulte. Sasuke ne l'écouterait pas. Pour redorer l'honneur bafoué de son compagnon il serait prêt à tout, quitte à faire une bêtise. Itachi le savait et ca le tuait de ne pouvoir l'en empêcher. C'était tellement rageant d'être un spectateur passif !

Pourquoi son petit frère adoré devait-il être aussi borné ?

Perdre son honneur ne tuait pas un homme. Bon sang ! Même si leur père leur enseigna le contraire. Le vécu et les expériences de la vie lui apprirent tout le contraire. Itachi savait, lui. Un homme sans honneur n'est rien, c'est vrai. Mais un homme pouvait survivre sans honneur.

Si seulement son frère acceptait de l'écouter. Juste une seule fois. Cette fois seulement.

Itachi prit un dossier sur son bureau. Naruto Namikaze. Sasuke aimait peut être trop son compagnon pour son propre bien. Itachi soupira et commença à feuilleté le dossier. L'enquête avançait bien. Pas étonnant vu le nombre d'hommes qu'il mit dessus. Pourtant les conclusions ne le satisfaisaient pas. L'agression subie par son beau-frère montrait des implications personnelles pour que cela soit l'œuvre d'inconnus pensant par hasard dans sa rue cette nuit là. L'acharnement démontrait que le coupable connaissait personnellement sa victime. Pourtant les résultats de l'enquête ne collaient pas, mais pas du tout. Tout laissait croire à une agression anti-homosexuelle, mais alors pourquoi l'avoir violé dans ce cas ?

Itachi laissa retomber lourdement le dossier lorsque la porte de son bureau s'ouvrit. Il releva la tête pour voir qui osait s'introduire dans son bureau sans même prendre la peine de frapper. Les bonnes habitudes se perdaient. Il allait faire regretter au suicidaire sa témérité. Lorsqu'il reconnut la personne il soupira. Pas la peine ne perdre son temps. L'intrus sourit tout en se rapprochant du jeune commissaire.

« Alors on fait des heures sup, chef ?

_Alors on ne sait plus frapper aux portes, capitaine ?

_Si mais ça gâcherait l'effet de surprise. Puis je voulais être certain de te voir.

_Tu aurais dû m'appeler avant, j'ai beaucoup de travail.

_Il est presque minuit Itachi, dit l'homme

_J'ai des réunions importantes à préparer pour demain et je dois connaitre tous les dossiers brulants sur le bout des doigts. Je dois rendre des comptes à mes supérieurs, répondit Itachi.

_Tes dossiers peuvent bien attendre quelques heures, non beau brun ? Alors que moi ça fait un mois que je patiente, dit l'intrus en enlaça la taille du commissaire.

_Kakashi, arrête s'il te plait, fit le brun en se détachant de son étreinte. J'ai vraiment du boulot par-dessus la tête. Puis tu sais que je n'aime pas mélanger travail et vie privée.

_Je sais et moi non plus je n'aime pas cela, mais tu m'ignores depuis trop longtemps, répondit le capitaine tout en prenant en coupe le visage du brun et de déposer ses lèvres sur les siennes.

_Arrête j'ai dit, Kakashi, s'énerva Itachi en repoussant plus fermement l'autre homme. Je suis occupé.

_Quand auras-tu du temps pour moi alors ?

_Je ne sais pas.

_Très bien. Donc toi et moi c'est fini ? Si c'est le cas dis le moi franchement au lieu de tergiverser.

_J'ai à faire Kakashi, je n'ai pas le temps pour une dispute.

_Bien ! Dans ce cas tu ne m'en voudras pas si je vais trouver quelqu'un d'autre pour me tenir compagnie ce soir. Bonne soirée, commissaire Uchiha. »

Sur ses mots le capitaine Hatake quitta le bureau d'Itachi. Ce dernier soupira, las, et se passa une main dans ses cheveux. Pourquoi son amant devait-il vraiment venir faire de l'esclandre ce soir ? Il ne voulait pas le perdre mais le dossier sur l'agression de Naruto était si urgent.

Mince alors.

Pourquoi devoir toujours faire un choix entre sa vie privé et le bonheur de son frère ? Ce dossier pouvait bien attendre jusqu'à demain matin huit heures, non ? Itachi récupéra son trousseau de clefs et sortit précipitamment de son bureau, se lançant à la poursuite de l'homme aux cheveux argenté. Il le trouva devant l'ascenseur.

« Kakashi, attends. Je... mes dossiers attendront jusqu'à demain matin...

_Est-ce une proposition, Itachi ? questionna Kakashi en tirant le jeune homme par la manche et l'entrainant dans l'ascenseur dont les portes venaient de s'ouvrir.

_A ton avis beauté, répondit l'Uchiha tout en rapprochant le corps de l'Hatake du sien, puis de s'emparer de sa bouche en un baiser fiévreux. Ta femme est en voyage ? demanda Itachi entre deux baisers tout contre les lèvres de son amant.

_Non, mais je lui ai dit que je risquais de ne pas rentrer ce soir.

_Très bien. On prend ma voiture et on va chez moi alors, proposa le jeune homme

_Je suivrais ton joli petit cul n'importe où, commissaire. »

OoOOoOOoO

« Tu es vraiment un démon, chéri, laisse moi au moins le temps de me reposer un peu. On vient à peine de terminer. Je ne suis pas une machine, tu sais. »

Une bouche gourmande parcourait le torse blanc du capitaine. Tandis qu'une main baladeuse caressait de manière impudique son entrejambe souillée au repos. Tendrement son cou se fit petit à petit dévoré.

« Hey chaton ! Ne me marque pas, s'il te plait.

_Pourquoi ? Tu as peur que ta femme découvre notre relation ?

_Itachi, soupira Kakashi, on ne va pas reparler de tout ça, s'il te plait.

_Je n'en reparle pas, c'est toi qui le fais. Puis tu m'appartenais avant que tu ne sois avec elle.

_Itachi, le rappela à l'ordre Kakashi.

_Quoi ? C'est toi qui es venu me voir ce soir. Tu sais très bien comment ca finit à chaque fois. Ce n'est pas ma faute si tu trompes ta femme.

_Chaton, si je suis venu c'est pour tes jolies fesses, fit Kakashi basculant son amant sur lui. Ce n'est certainement pas pour parler d'autre chose, ok ?

_Ok, ne parlons pas de Shizune ni de ta fille.

_Chaton, tu continues là.

_Désolé. Fais-moi juste gémir jusqu'à l'aube, bel Apollon.

_Comme vous voudrez, monsieur le commissaire. »

Ensuite Kakashi souleva son amant avant de le faire asseoir sur son sexe dressé. L'Uchiha poussa un petit cri avant de commencer à haleter au fur et à mesure qu'il bougeait sur le membre de son homme.

Il ne voulait plus penser à autre chose mis à part au sexe de Kakashi en lui. Rien ne comptait sauf leurs deux corps s'épousant parfaitement. Rien, si ce n'était la fièvre qui habitait son corps. Ce désir fou de posséder entièrement cet homme sous lui. De le faire sien à jamais. De le garder pour lui seul, et ne le partager avec personne.

D'oublier cette femme qui la plus grande partie du temps dormait dans les bras de son amant, respirait son parfum. Il voulait rendre fou Kakashi pour qu'il ne pense à rien d'autre qu'a lui. Le capitaine de l'Anbu devait faire abstraction de tout ce qui ne concernait pas sa personne.

Itachi voulait que l'argenté oublie sa femme, même sa fille. Qu'il oublie cette vie qu'il menait loin de ses bras.

Faire l'amour avec l'homme qu'il aimait lui faisait atrocement souffrir. A chaque poussée du sexe de Kakashi en lui, son cœur mourait un peu plus.

Itachi se savait égoïste, possessif et jaloux. Et peu importe les règles et l'éducation reçues de son père, cet homme en lui chamboulait tout. En entrant dans sa vie, Kakashi avait tout pris, tout. Son corps, son cœur, son âme et même son honneur. Lui, le grand, le talentueux, l'ambitieux commissaire Itachi Uchiha avait pleuré, supplié pour un homme. Il avait mis aux oubliettes sa fierté pour pouvoir rester avec son amant.

Des larmes naquirent sur les rebords de ses yeux à ses souvenirs. L'amour faisait si mal. Aimer était la pire des tortures en ce bas monde. Un piège dont on ne pouvait s'en tirer indemne.

Itachi appuya ses mains sur les cuisses de son amant pour une meilleure prise et accentua son mouvement de va-et-vient. La main de Kakashi sur sa joue essuya ses larmes. Itachi ouvrit les yeux qu'il ne savait pas avoir fermé et croisa le regard marron de son partenaire.

« Chaton, ca va ? Tu as trop mal ? s'inquiéta Kakashi.

_Non, c'est juste... c'est si bon... si bon.

_Fais-toi plaisir, bébé, jouis autant de fois que tu voudras. »

Itachi continua à chevaucher son amant avec de plus en plus de fièvre, de plus en plus d'ardeur. Plus il descendait sur le membre dur de son amant, plus il gémissait. Sa voix montant toujours plus haut dans les aigus. Son corps était recouvert de sueur tout comme celui de Kakashi qui luisait dans l'obscurité, à peine éclairé par la lumière de la lune. Itachi poussa un grognement sourd au moment où il finit par jouir en se répandant sur le torse pâle de son amant. Epuisé, il se laissa retomber sur l'autre homme qui l'accueillit dans ses bras puissants et caressa ses cheveux.

« Tu as pris ton pied, chaton ? demanda le plus âgé. Tu semblais plus déchainé que d'habitude ce soir, non ?

_T'as pas aimé ?

_Bien au contraire, j'adore lorsque tu te laisses aller comme ça, dit Kakashi en embrassant la tempe du jeune homme. Tu es merveilleux, bébé. Hmm... Peux-tu te lever, je dois enlever le préservatif, je débande. »

L'Uchiha se coucha sur le coté de mauvaise grâce. Il détestait ces moments après l'orgasme. Ces instants où la tension sexuelle retombait. Où la réalité reprenait cruellement ses droits. Il caressa encore un peu le torse de son partenaire avant de se relever et quitter le lit. Il s'habilla d'un peignoir qui se trouvait sur une chaise et sortit de la chambre. Itachi se dirigea lentement vers la cuisine ayant un peu de mal à marcher. Son amant était bien monté et surtout cela faisait plus d'un mois qu'il ne l'avait pas fait. Il regrettait presque déjà d'en avoir fait trop cette nuit. Demain son corps allait le lui faire payer cher.

Il prit deux bières dans le frigo et de quoi se faire des sandwichs. Malgré le fait qu'il n'utilisait presque jamais son appartement, il prévoyait toujours en permanence de quoi manger, au cas où. Dire que son petit frère pensait qu'il n'avait pas de chez lui parce qu'il squattait en constamment la maison familiale. C'était faux.

Itachi aurait tellement voulu que cet appartement soit le nid douillet de son amour avec son amant. Mais la vie en décida autrement.

Souvent ses discussions avec son cadet tournaient sur le fait qu'il n'avait personne dans sa vie.

Si Sasuke savait. Il en ferait une syncope.

Itachi avait quelqu'un dans sa vie. Oh ça oui, mais cette personne en avait aussi déjà une dans la sienne. Et ce quelqu'un n'était pas Itachi. Et quoi qu'il puisse faire, jamais il ne serait officiellement à lui. Itachi comprit très vite que pour rien au monde Kakashi ne quitterait sa femme et sa fille. Même pas par amour pour lui. Itachi resterait toujours l'amant de l'ombre. Celui que l'on baise entre deux portes, à la va vite. Lorsque le besoin de se soulager se faisait pressant. C'est en assimilant ça qu'avec le temps l'ainé des enfants Uchiha finit par mettre de moins en moins souvent les pieds chez lui, préférant rester chez ses parents pour oublier. Car les seuls souvenirs que son appartement renfermait étaient tous liés à ses moments de sexe avec son amant.

Itachi sourit, ironique. Lui qui avait toujours consolé son frère par rapport à ses préférences, le soutenant dans sa relation avec Naruto. Lui-même se trouvait dans une situation dans laquelle il se trouvait incapable d'avouer au grand jour son amour pour un autre homme. Son subalterne qui plus est. Une impasse. Comme la vie pouvait être chienne parfois. Une larme roula sur sa joue. Zut, il ne devait pas se laisser aller.

Ressaisis-toi, Itachi ! se motiva mentalement le jeune commissaire.

Il ramena son assiette de sandwiches dans la chambre. Son homme l'accueillit les bras ouverts. Ils burent et mangèrent en silence, avant que Kakashi ne rompe le silence.

« Ca y est, j'ai mis ton frère en vacances forcées. Il n'a pas vraiment apprécié, tu sais.

_C'est pas grave, il a besoin de se reposer.

_Tu te fais beaucoup trop de soucis pour Sasuke, Itachi. Ce n'est plus un gamin. Je pense qu'il peut se débrouiller par lui-même.

_Peut-être, mais c'est mon frère et il est de mon devoir de veiller sur lui.

_Tu en fais trop, Itachi, je pen...

_Tu n'as pas à penser mais obéir. Ce que je fais pour mon frère ne te regarde pas, le coupa Itachi, sèchement.

_Bien, si tu le prends comme ça.

_Je ne le prends pas comme ça, mais tu n'as pas à juger de mes choix, tout comme je ne juge pas des tiens.

_Sauf lorsque les résultats ne te conviennent pas, cher commissaire.

_Il y a une différence entre Moi ton supérieur et Moi ton amant. Ne l'oublie pas Kakashi.

_Ok. Dis-moi alors lorsque tu t'immisces dans les affaires de mon unité et que tu m'obliges à me passer de l'un de mes meilleurs éléments pour une durée indéterminée de qui vient l'ordre ? De mon supérieur ou de mon amant ?, rétorqua froidement Kakashi.

_Ton unité est sous ma juridiction, donc mon autorité. Si je pense qu'un de tes hommes peut mettre en péril les résultats attendus de toi, je peux te forcer à te passer de lui, comme ce fut le cas. Mes ordres vis-à-vis de ton unité ne sont pas sentimentaux.

_Je vois et comme par hasard c'est ton frère, tout comme c'est un pur hasard aussi que tu mettes plus d'hommes sur une simple affaire de viol avec violence que sur des crimes qui en valent vraiment la peine...

_Cette affaire en vaut la peine, le coupa Itachi d'un ton polaire, sans appel. Puis tu n'as pas à juger du niveau d'importance d'un dossier ou pas. Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Gère ton unité, moi je fais le reste, dit l'Uchiha en se relevant du lit et ramenant l'assiette et les bouteilles vides à la cuisine. »

Kakashi pesta entre ses dents, discuter avec Itachi en ce moment s'avérait vain. Soit ils se disputaient à propos de sa femme, soit c'était au sujet de son frère. Ou sinon Itachi le rabaissait lui rappelant son échelon. Il en avait assez de ce petit jeu, des sautes d'humeur de son amant. Il descendit du lit, se mit à la recherche de ses vêtements éparpillés au sol. Il commençait à revêtir son boxer lorsque son amant revint dans la chambre. Il boutonnait sa chemise tout en défiant du regard Itachi.

« Tu rentres déjà chez toi ? Ta femme te manque ? commença le brun.

_Il est près de quatre heures du matin, fut la seule réponse de son amant.

_J'avais cru comprendre que tu passais la nuit avec moi.

_Nous avons passé la nuit ensemble, chaton, dit Kakashi en déposant un baiser sur la joue du brun, puis il ajusta son pantalon.

_Mais...

_C'est moi qui doit emmener Ayako chez la nourrice ce matin et je ne peux pas faire faux bon à Shizune.

_Mais me faire faux bond à moi ça n'a pas d'importance ? grogna le brun.

_Itachi, lâcha Kakashi dans un soupire, c'est ma fille, tu comprends ? Je suis son père, il est normal que je m'occupe aussi d'elle.

_Si tu savais que tu ne pourrais pas rester jusqu'au matin pourquoi être passé dans mon bureau dans ce cas ? Ta femme ne te suffit plus c'est ca ? hurla presque de rage Itachi.

_Chaton, s'il te plait arrête ça tout de suite. Tu en deviens ridicule.

_Ca y est tu tires ton coup et tu t'en vas ?

_Itachi, tenta de le calmer l'Hatake en le prenant dans ses bras.

_Ne me touche pas, cracha le brun, dégage ! Pars si tu es si pressé que ça de retrouver ta petite famille parfaite. Puisque je ne suis que quantité négligeable.

_Chéri...

_Sors de chez moi, ordonna avec colère Itachi. Lâche-moi. Je ne veux plus te voir. Toi et moi c'est fini, tu comprends, fini. Dégage de mon appartement. »

Sans même un regard pour le jeune commissaire, Kakashi s'exécuta et quitta la chambre. Si son amant voulait piquer sa crise, grand bien lui en fasse. Il ne resterait pas là à l'écouter sortir toutes ces conneries dont ils avaient déjà discuté.

Itachi entendit la porte de l'appartement se refermer.

Il se laissa tomber au sol, en pleurs. Il se trouvait si lamentable. Si minable. En dessous de tout. Et ses maudites larmes ne cessaient pas de couler. Son chagrin était si immense, il était puéril. L'amour était vraiment une garce. La pire de toutes.

C'était la combien de fois qu'ils rompaient ? Dixième ou un peu moins ou plus. Kakashi le possédait entièrement. Il savait que si son amant décidait de revenir, il n'aurait pas le courage de le rejeter. Il n'avait plus d'honneur depuis bien longtemps. Car si Kakashi ne revenait pas vers lui, c'est lui qui retournerait à genoux implorer son homme de le reprendre. De faire partie de sa vie même si c'est en coup de vent. Lamentable. Indigne d'un Uchiha et pourtant il en était rendu à ça. Itachi cacha sa tête dans ses bras et pleura en silence. Se maudissant de sa faiblesse.

OoOOoOOoO

Repos et inactivité ne rimaient pas avec Sasuke. Rester tranquille, ne rien faire... un comble pour cet hyper actif qu'il était. Tourner en rond dans sa maison. Se tourner les pouces. Cette pensée lui été inconcevable pourtant il en était réduit à ça. Quelle bonne blague.

Avant de se retrouver à cogiter sur sa situation, il fit le ménage. Il avait nettoyé de fond en comble toute la maison. Même rangé le bordel sans nom qui servait d'atelier à Naruto. Chacune de ses armes fut astiquée dans les moindres recoins, brillant comme des sous neufs. Il exécuta tout cela en à peine une matinée. Maintenant il faisait quoi ? Le gazon fut tondu, les habits lavés, repassés et rangés.

Itachi ! C'était quoi cette lubie de son frangin de toujours vouloir se mêler de sa vie ? Il n'avait pas besoin d'aide. N'avait rien demandé à personne.

Des vacances imposées. Je t'en donnerais moi de ces putains de vacances.

Son supérieur lui avait dit que l'ordre venait du commissaire. Son frère ! Bonjour la discrétion. Maintenant il s'immisçait aussi dans son boulot. Sasuke détestait ça : lorsque la famille et le travail se confondaient.

Itachi voulait trop bien faire et finissait par tout faire de travers. Qu'y-avait-il de difficile à comprendre dans la phrase : Mêles toi de tes affaires ?

Son frangin mieux que personne savait ce besoin qu'il avait de s'occuper. De se vider la tête au travail. Sasuke pensait vraiment qu'Itachi le comprenait, mais là il finissait par en douter.

Itachi savait qu'il redoutait plus que tout de se retrouver seul dans cette maison. Cette baraque n'était pas chez lui si Naruto n'y était pas.

Tout ici lui rappelait Naruto. Tout l'obligeait à se souvenir de l'agression de son amant. Son absence, le silence, l'ordre, le calme pesant des lieux. Il alluma la télévision pour combler le silence angoissant et s'allongea sur le canapé.

La présence de Naruto était partout. Dans toutes les pièces. Sur chaque mur, chaque plafond. Sasuke allait en devenir fou. Il ne pouvait échapper aux souvenirs de son compagnon, même en levant les yeux sur ce plafond il le voyait. Le faux ciel peint était l'œuvre de son amant. Même les touches pastelles sur les murs.

Tout absolument tout.

Même cette maison c'était Naruto qui la voulait. Le blond fit des pieds et des mains pour qu'ils achètent cette vieille bicoque dans la banlieue de Konoha. Sasuke, lui, préférait largement le confort moderne d'un appartement neuf dans le centre ville. Son compagnon fit la moue. Faisant caprice sur caprice, chantage sur chantage, juste pour l'emmener visiter la maison parfaite, selon le blond.

La première fois que Sasuke vit la dite maison parfaite que son homme désirait qu'ils acquièrent, le brun en resta sans voix. Perplexe devant le choix de son petit ami. La maison tombait presque en ruine. Et surtout, elle se trouvait à plus d'une demi-heure de voiture de son boulot et ce lorsque la circulation était fluide. Il ne trouva aucun charme ni beauté au lieu. Non, lui plus terre à terre ne voyait que les travaux fastidieux à réaliser si jamais ils achetaient cette maison.

Puis quelle idée pour un premier achat que de s'endetter pour un truc qui prendrait des années à remettre en état. Mais Naruto ne voulait pas entendre raison. Il désirait acheter cette maison avec ou sans lui. Même s'il lui fit clairement comprendre qu'il préférait qu'ils s'investissent dans cette aventure à deux. Puis un jour à leur troisième visite, l'agent immobilier leur laissa les clefs pour qu'ils se fassent seuls leur opinion définitive. Naruto en profita pour lui vanter à coups de déhanchés et de gémissements les avantages de la banlieue et d'une maison individuelle. La visite convaincu totalement le brun.

La chair était vraiment faible, pensa-t-il avec un sourire triste.

Persuader leurs parents de leurs prêter les fonds manquant s'avéra plus ardu. Que les deux garçons sortent ensemble était une chose. Mais qu'ils décident d'acheter un bien immobilier en commun, ca en était une autre.

La mise en couple des deux garçons ne se passa pas sans mal surtout avec la mère du blond toujours réfractaire à l'idée que son fils soit réellement gay. Et faire entendre raison à Fugaku ne fut pas plus simple, mais l'appui de Mikoto aida beaucoup. Finalement leurs parents leurs avancèrent la somme qui leur manquait.

Le soir où ils signèrent les papiers de leur acquisition chez le notaire, ils firent l'amour durant toute la nuit. Ils venaient de s'engager à rester ensemble pour au moins les dix prochaines années à venir. Cette pensée rendit Sasuke complètement dingue de son homme. C'était mieux qu'un mariage ou toute autre forme d'union civile. Naruto était vraiment génial. Merveilleux !

Les deux garçons mirent la main à la pâte pour les travaux. Le blond s'occupa de toutes les peintures intérieurs et de la décoration. Le temps donna raison au jeune illustrateur, comme souvent le blond avait raison. Sasuke finit par s'attacher vraiment à cette maison. Il avouait qu'il adorait le faux ciel que Naruto avait peint sur le plafond du salon.

Pourquoi Itachi avait-il fait ça ? Pourquoi l'obliger à affronter cette réalité qui ne lui plaisait plus. Pourquoi l'obliger à demeurer dans cette maison où tout avait basculé ? Dieu que c'était insupportable de vivre ici sans Naruto. Il en devenait dingue.

Dingue !

Son compagnon sortait demain de l'hôpital. Sasuke reçut un coup de fil de Kushina plus tôt dans la journée pour l'avertir. Il lui tardait que demain arrive tout comme cela l'angoissait. Il redoutait le retour de son compagnon. Le blocage ne durait pas indéfiniment. La mémoire reviendrait plus vite dès que le blond serait de retour chez lui. Sur le lieu de son viol.

En trois semaines, il avait effacé toute trace de l'agression de Naruto, allant même jusqu'à refaire entièrement toute la cuisine.

Itachi en lui imposant des vacances obligatoires le piégeait.

Que cette fouine se trouve quelqu'un et qu'il le laisse un peu respirer, bon sang.

Non, Sasuke secoua la tête. Il se savait être injuste en accusant son frère. Itachi fut toujours là pour lui. Répondant présent à chaque fois. Son frangin se souciait plus de son cadet que de lui-même, mais c'était si difficile à accepter. Itachi avait raison, il devait être là pour le retour de Naruto. Même s'il devait souffrir en silence. Il se devait de soutenir son compagnon.

A suivre...


Note de HeyBobby :

Hey !

Désolé pour le retard, j'ai été pas mal occupé.

Ce chapitre est bien mais je crois que les phrases ne sont pas assez fluides, trop longues.

Après, j'aime bien la relation d'Itachi et Kakashi ainsi que le passage avec les photos.

Au prochain chapitre, bye.

Non il n'y a pas de retard ne t'inquiète pas. La prochaine fois je te ferais parvenir les chapitres avec plus d'avance. Sinon tu as raison la plus part de mes phrases sont vraiment trop longues. J'ai rectifié le tir.

Poutoux

Mimosa.


Alors vous en pensez quoi ?

Laissez une petite review, ca fait toujours plaisir.

Sinon j'ai un petit coup de gueule à pousser (bon je sais je râle souvent mais là ca m'a un peu gonflé).

Donc voilà ce que j'ai à dire : J'apprécie vraiment beaucoup que mes histoires (celles et les autres que j'ai écrite) vous plaisent et que vous les rajoutez à vos favoris me rend assez fière (mais je n'ai pas le melon, faut pas pousser). Ce qui par contre m'énerve grandement c'est que l'on puisse mettre certaines de mes fics sur certains blogs ou forum sans que l'on me demande mon accord. La plus part du temps si l'on m'en fait la demande j'accepte toujours. Je sais que je ne suis pas une auteure géniale ou même spécialement talentueuse, mais ces histoires j'ai mis du temps avant de les créer donc veuillez juste respecter mon travail. Merci !

Voilà j'ai rouspété, passons à autre chose.

Donc j'ai presque fini l'écriture de cette fiction et elle comportera douze chapitres. Les chapitres 6, 7 et 8 sont déjà prêts, mais pas encore corrigé, mais ils arriveront plus vite que les précédents. Le seul hic en fait c'est que j'ai écris les chapitres 10, 11 et 12 mais pas le 9, encore une de mes bizarreries. Mais pas de soucis, car si je suis en manque d'inspiration sur ''La Faute à Cupidon'' autant sur cette histoire je suis hyper inspirée. Donc la suite dans deux semaines.

Prenez soin de vous !

Poutoux From Blagnac

Mimosa