Cela faisait à peine 12h que j'avais
laissé Bella chez elle, partant pour deux jours en Alaska avec
Emmett et Jasper chasser quelques grizzlis.
Cette partie de chasse
était improvisée, je m'étais bien assez nourri la veille avec
cette horde de cerf; malheureusement, le temps ne jouait pas en notre
faveur et avait décidé d'être rayonnant durant deux jours
entiers.
Mes deux frères ont sauté sur l'occasion pour faire ce
voyage qu'ils attendaient depuis longtemps; n'en éprouvant pas le
besoin, j'avais tout d'abord refusé mais devant leur insistance et
leurs pensées attristées je cédais sans mal.
Il est vrai que je
les délaissais énormément depuis notre retour à Forks, mais je ne
pouvais plus me passer de ma Bella, depuis qu'elle s'était offerte à
moi je n'arrivais plus à être loin d'elle plus que quelques
heures.
J'avais envie d'elle, de son corps, de ses étreintes
passionnées en permanence, je découvrais un nouvel aspect de ma
personnalité que je ne pensais pas posséder; et j'étais certain de
la réciprocité de mon amour, elle me le prouvait en permanence, en
étant passionnée et avide elle me montrait l'étendu de son amour
pour moi.
Mon départ s'était fait déchirant, depuis
mon abandon elle ne se sentait jamais totalement en confiance et
avait tout le temps peur que je la laisse de nouveau. J'essayais de
lui faire comprendre par tous les moyens que ça n'arriverait plus
jamais mais je ne pouvais lui reprocher ce sentiment, j'en étais le
seul fautif.
Lorsque je lui ai dit au revoir ce matin, et que j'ai
vu toute la tristesse et le désespoir qu'elle éprouvait dans ses
yeux j'ai bien failli de pas partir du tout et restait avec elle.
Mais ce n'était pas possible, il fallait que j'arrête de me montrer
égoïste et donner un peu de mon temps à ma famille.
Je lui
promis donc d'être de retour le lendemain soir au plus tard, et que
j'essayerais de rentrer dès que je le pourrais.
Elle me laissa
partir à regrets, des larmes plein les yeux, coulant délicatement
sur ses joues; je prenais de plein fouet cette tristesse dont j'étais
la cause, l'embrassais le plus amoureusement et tendrement possible
et partis en lui déclarant tout mon amour.
Cette première
journée passa très lentement, je n'avais pas le coeur à la fête
et mes frères le ressentaient; ils boudaient de ma tristesse et se
mouquaient gentiment de moi.
Je leur demandais au bout de combien
de temps on pouvait décemment se passer de sa moitié plus de 12h et
ils me répondirent en rigolant que ça ne s'arrangeait pas avec le
temps.
Emmett ne pensait qu'à Rosalie, ne vivant que pour elle et
Jasper ne trouvait la paix intérieure que lorsqu'Alice était à ses
côtés.
C'était aussi un enfer pour eux d'être loin de leurs
aimées, et ça me faisait du bien d'être compris.
Ils me dirent
aussi qu'ils comprenaient que c'était différent pour moi car
lorsqu'ils passaient une journée loin de leurs moitiés, ils avaient
toute la nuit devant eux pour en profiter; tandis que dans mon cas,
Bella étant humaine, si je ratais l'occasion d'être avec elle dans
la journée je devais me contenter de la regarder dormir toute la
nuit.
Leur sollicitude me faisait chaud au coeur et c'est avec une
bien meilleure humeur que je me joignais à eux dans leur traque.
Le lendemain, j'étais fou d'impatience de retrouver mon amoureuse,
il n'était que 14h mais je n'en pouvais plus d'attendre.
Je
sentis mon portable vibrer dans ma poche et décrocha sans regarder
le correspondant pensant qu'il devait s'agir d'Alice.
- "Edward?"
Cette voix.
Mon coeur fit un bond dans
ma poitrine, elle avait l'air peinée et anxieuse et j'en me
demandais la raison.
- "Mon amour"
J'avais la voix tremblante, je lui répondis dans un murmure, troublé de l'entendre, elle me manquait tellement.
- "Je suis désolée de t'embêter pendant ton voyage avec tes frères, Alice m'a dit que tu ne serais pas fâché si je t'appelais, j'espère que c'est le cas..."
Elle croyait que m'appeler m'ennuyerais.
Décidément, Bella se trompait sur ce qu'elle pouvait
représenter pour moi...
- "Bella, mon amour, comment
pourrais-tu m'embêter en quoi que ce soit? M'appeler est une très
bonne idée, je brûlais de ta présence et cet appel me réchauffe
le coeur. Comment en serait-il autrement? Lorsque l'amour de ma vie
pense à moi et prend la peine de me téléphoner je serais un
imbécile d'éprouver autre chose que de la joie.
Ne doute plus de
toi mon amour, tout ce qui te concerne me remplit de joie, alors d'où
me vient le plaisir de t'entendre?"
Je l'entendais respirer bruyamment, je pouvais facilement deviner la teinte rosée de ses joues après ma tirade et souris à ce souvenir.
- "Je heu... humf... Je voulais savoir quand est ce que tu rentrais... Je n'en peux plus de t'attendre Edward... Je suis désolé de te dire ça, je ne veux pas que tu culpabilises mais tu me manques et je souffre de ton absence... Terriblement... hum."
Je
sentais son trouble, ce n'était pas vraiment de la tristesse mais je
n'arrivais pas à savoir ce que cela pouvait être.
Mes frères
qui entendaient toute la conversation se regardèrent avec un petit
sourire, je les regardais en haussant un sourcils interrogateur et
Emmett me fit un clin d'oeil en se tapotant la tête, m'incitant à
lire dans ses pensées.
- "Elle est en manque frangin! hihihi tu dois vraiment être une bête au lit pour qu'elle ne puisse se passer de toi pendant plus de 24h!"
Il était hilare, je le regardais avec des yeux ronds et ne pouvais croire que Bella m'appelait pour ça. Je savais bien qu'elle était fougueuse et qu'elle appréciait nos ébats mais de là à m'appeler parce qu'elle était... en manque?!
- "Mon amour que se passe-t-il? Tu me parais troublée, il y a quelque chose qui ne va pas? Tu peux m'en parlais, je veux savoir ce qu'il se passe s'il te plaît."
Elle inspira un grand coup avant de se lancer, j'étais anxieux, je ne voulais croire aux dires d'Emmett bien qu'ils m'auraient paru bien plus agréables que la raison qu'elle allait sûrement me donner.
- "Ne t'inquiètes pas Edward, j'ai été sote de t'appeler sur un coup de tête, il ne se passe rien du tout, tu me manques, je voulais juste entendre ta voix... hum... Ne t'en fais pas, retourne à ta partie de chasse avec tes frères, profites en bien, passes leur mon bonjour et je te dis à ce soir..."
Elle avait dit sa
phrase à toute allure comme si elle se sentait honteuse de quelque
chose, je voulais savoir ce qu'il se passait, elle
commençait à
m'inquiéter.
- "Bella...
- Non Edward, ne t'en fais pas, on se voit ce soir, je t'aime."
Après m'avoir
coupé la parole elle avait raccroché sans que je puisse avoir une
réponse.
Emmett me regardait toujours avec un grand sourire et
Jasper qui sentait ma tension tentait de m'apaiser.
- "T'inquiètes Edward, je sais ce que je dis, et notre Bella, elle est chaude comme une braise et tu ferais mieux d'aller la rejoindre avant qu'elle ne s'enflamme toute seule!"
Et Emmett repartit encore dans un rire guttural.
Ayant bien plus
d'expérience que moi avec les femmes je décidais de lui faire
confiance et après un bref au revoir je partis en direction de Forks
dans l'espoir que rien ne se passait d'important et aussi dans celui
qu'Emmett avait peut être raison.
C'est avec un sourire sur les
lèvres que j'accélérais le mouvement, impatient de retrouver ma
belle.
Si Emmett avait raison c'est que mon amoureuse me
surprendrait toujours, j'avais du mal à imaginer ma Bella en manque
de câlins au point de m'appeler, mais si tel était le cas j'en
étais plus que ravi.
Après quelques heures de course intensive,
j'arrivais aux abords de la ville, couvert de feuille et de terre, je
décidais donc d'aller me changer à la Villa.
Mes parents me
souhaitèrent la bienvenue, et Alice me fit un clin d'oeil quand je
repartais aussi sec pour foncer chez Bella.
Je prenais une grande
inspiration et sautais par sa fenêtre, j'atterris sans bruit sur son
plancher et la vis allongée sur son lit, recroquevillée sur elle
même, les genoux remontés vers sa poitrine et les joues encore
marquées des larmes qui ont du couler après mon appel.
Qu'est ce
qui avait bien pu la faire pleurer ainsi?
Elle semblait
endormie, sa respiration était régulière et ses traits détendus;
elle portait un des teeshirts que je lui avait laissé avant mon
départ, elle voulait absolument avoir quelque chose qui porte mon
odeur.
La voir ainsi, vêtue simplement de mon teeshirt et d'une
culotte me remplit de tendresse, elle était si belle, si désirable,
elle n'avait même pas conscience de tout ça dans son inconscient et
cela me fit sourire.
Je décidais de m'étendre à ses côtés
pour lui faire la surprise d'être là à son réveil, je me calais
le long de son dos, encastrant mes genoux derrière les siens,
collant mon torse contre son dos et posant ma tête juste au dessus
de la sienne, inspirant la fragrance qu'ils dégageaient à plein
poumons.
Lorsque je passais un bras autour de sa taille je la
sentis frissonner, je maudissais la froideur de ma peau.
Au moment
où je voulais le retirer, je sentais Bella reprendre peu à peu
conscience alors je resserrais mon étreinte et lui embrassais le cou
tendrement.
Elle sourit, à demi endormie, et soupira de plaisir.
Je souris à mon tour et continuais mes baisers, léchant du bout de
ma langue la peau de sa nuque, je sentais sa peau réagir à ce
contact glacé et Bella commençait à s'agiter.
Décidément, elle ne se rendait pas compte de l'effet qu'elle me
faisait, cette femme était entièrement faite pour l'amour, elle
était magnifique, sensuelle, désirable, attrayante, et je sentais
le désir monter en moi comme une flèche.
Je lui murmurais
doucement à l'oreille des mots d'amour, elle levait son bras et
attrapait mes cheveux pour pousser sa tête vers moi et tournait la
sienne pour m'offrir ses lèvres entrouvertes.
Elle n'était pas
encore tout à fait réveillée mais cette étreinte lente était
hautement sensuelle, mon envie d'elle prenait des proportions
incroyables. c'est en passant ma main sur sa joue et que je sentis sa
peau striée que je me souvins qu'elle avait pleuré.
Je me
reculais pour mieux la voir, entourais sa taille de mes bras et lui
demandais tendrement pourquoi elle avait pleuré; elle ne me répondit
pas tout de suite, baissant les yeux et devenant toute rouge, elle se
mordit violemment la lèvre avant d'oser affronter de nouveau mon
regard.
Elle s'y plongea intensément et me dis qu'elle avait
pleuré de frustration et d'énervement envers elle même car elle
avait été dans un état de manque indescriptible et qu'elle ne
voulait pas devenir complètement obsédée par ça.
Je
souris de toutes mes dents, alors comme ça Emmett avait raison,
Bella était en manque de moi, enfin de nos ébats et elle s'en était
rendue malade. Ce qu'elle était adorable, je fondis sur sa bouche et
l'embrassais tendrement, amoureusement; elle attrapait mes cheveux
avec plus d'entrain, réagissant à mon baiser.
J'entendais son
coeur commencer à battre plus violemment, je passais mes mains sous
son teeshirt et lui caressais le ventre du bout des doigts.
Elle
frémit et colla encore plus ses fesses contre mon bassin,
déclanchant une montée de désir qui durcit mon sexe; je passais
doucement ma langue sur ses lèvres et allais chercher la sienne
quand elle m'y autorisa. Notre baiser se fit extrêmement langoureux
mais aussi intense, on se prouvait mutuellement notre amour en
échangeant des retrouvailles sensuelles et tendres.
Elle devait
sentir mon sexe se coller contre son dos, elle se lécha le pouce,
descendit sa main derrière son dos et la passa dans mon pantalon en
lin et mon boxer. Elle l'attrapa délicatement et passa son pouce
humide sur son extrémité, cela déclancha en moi des flèches de
désir monter de mon sexe à ma tête.
Je remontais donc mes mains
de son ventre à ses seins déjà durçis, les caressant doucement,
titillant ses tétons dressés, elle répondit par un gémissement
délicieux et pressait plus fort mon sexe dans sa main.
J'enlevais doucement mon pantalon et mon boxer pour l'aider dans sa
manoeuvre et elle ôta son teeshirt, je me recalais derrière elle
pressant mon bassin contre ses fesses.
Mon sexe se logea entre ses
cuisses, caressant son intimité au travers le tissus de sa culotte,
son entre jambe était chaud et déjà humide, je gémis à son
contact et recommençait à lui caresser la poitrine tout en
embrassant goulument son cou et son visage.
Elle faisait de légers
mouvement du bassin pour se frotter contre mon sexe dur et je
l'accompagnait par de doux coups de bassin; nos gémissements de
plaisir se mêlaient, augmentant notre désir commun.
Je
descendais ma main pour lui caresser son bas ventre et enlevais
délicatement sa petite culotte, je replaçais ensuite mon sexe entre
ses cuisses et laissais échapper un grognement sourd lorsqu'il
caressa le sien gonflé et trempé de désir.
Son bassin
recommença ses mouvements et elle attrapa mon sexe pour accentuer
cette caresse divine, elle tremblait de tous ses membres et exerçait
des pressions envoûtantes en serrant ses cuisses, je me collais
contre sa peau brûlante, ivre de désir.
Elle se cambrait un peu
plus et passa doucement sa jambe au dessus de la mienne, me
permettant ainsi de la pénétrer; elle agrippait mes cheveux et se
tordait le cou pour attraper mes lèvres.
Je les lui offris
volontiers et l'embrassais sensuellement, elle tremblait et sa
respiration était saccadée; par un petit mouvement de rein je
rentrais en elle, savourant ce contact chaud et doux contre mon sexe
dur.
Je sentais des décharges électriques me
parcourir le corps, je poussais des soupirs de plaisir à travers ses
lèvres et commençais un doux mouvement de va et viens.
J'entendis
son coeur s'arrêtait durant quelques secondes pour ensuite exploser
dans sa poitrine, ce signe physique m'indiquait le plaisir que je lui
procurais et je lui fis ainsi doucement l'amour pendant un long
moment.
Cela changeait de nos étreintes habituelles mais me
procurait des sensations décuplées, nos respirations étaient
mêlées, nos mouvements s'accordaient parfaitement.
Sentant la
jouissance arriver je pris ses hanches fermement et forçais mes
coups de rein, augmentant la cadence et la respiration de mon
amante.
Je sentis mon flux se déverser en elle en plusieurs jets
qui poussaient vers l'extérieur de son ventre, je laissais échapper
un long râle de plaisir; son dos se arqua violemment lorsqu'elle
hurla son plaisir et ses membres se détendirent, repus et empreints
de jouissance.
Je posais ma tête sur son épaule lui murmurant
tout mon amour et mon plaisir, elle sourit en grand et m'embrassait
amoureusement.
Elle se dégagea de mon étreinte pour me faire
face et se blottit tendrement contre moi; une jambe au dessus de ma
hanche, ses bras serrant mon cou, mon sexe encore palpitant contre
son ventre.
Elle se mit à rire en me disant que l'on avait encore
trouvé une nouvelle façon de faire l'amour et qu'elle trouvait que
c'était meilleur de jour en jour.
Je souris en grand devant cette
déclaration et l'embrassa fougueusement, resserrant notre étreinte
avec mes bras autour de ses épaules.
Elle caressait
doucement mes cheveux pendant que je passais mes doigts sur la peau
de ses omoplates, nous restâmes comme ça de longues minutes,
savourant notre amour et nous remettant peu à peu de cette étreinte
langoureuse.
Puis elle me regarda intensément, un petit sourire
en coin, elle colla encore plus son bassin contre mon ventre et
rougit lorsque mon sexe répondit à son contact, en tant que vampire
je pouvais reprendre des forces en quelques secondes et ainsi ne
jamais vraiment m'arrêter.
Mais Bella était humaine, et je
pensais que les humains ne faisait pas l'amour plusieurs fois de
suite; mais c'était mal connaître mon amoureuse toujours en
besoin.
Je lui souris, fiévreux de désir et me pencha pour
coller mon front contre le sien, je pouvais entendre son coeur faire
de nouveaux bonds dans sa poitrine.
- "Ma petite tigresse, tu te rends compte que si j'étais humain tu m'aurais déjà tué?!"
Elle me regardait avec malice, un grand sourire aux lèvres
- "Et bien, j'ai de la chance que tu ne le sois pas!"
Et elle me tirait la langue, je m'en emparais
avidement et nous roulions sur nous même pour que je puisse me
retrouver sur elle, je me logeais doucement entre ses cuisses
ouvertes, frottant mon sexe dur contre son entre jambe humide.
Elle
gémit, je lui pris le visage entre mes mains et le papillonnais de
baisers, elle rit et enroula ses jambes autour de mes hanches et ses
bras autour de ma nuque.
C'est souriants que nous fîmes encore
l'amour, un peu plus sauvagement que la fois précédente mais
toujours aussi amoureusement, Bella profitait et se donnait
entièrement, je remerciais le ciel qu'elle m'ait choisi et qu'elle
me donne autant; en cet instant j'étais l'homme le plus heureux de
la Terre et je comptais bien combler mon amoureuse du mieux que je le
pouvais.
