Bonjour à tous !
Me revoilà de retour de vacs avec un chapitre lol.
Alors je tiens déjà à dire que 3 personnes ont reçu un teaser hier du chapitre car le secret du trio a été découvert. Je ne donnerai donc plus d'indices, il faudra les découvrir en cours de lecture lol. J'ignore quand je dévoilerai les réponses, je n'ai pas choisi de places définie dans la fic ^^
Sinon, ce chapitre est un chapitre transitoire du début à la fin quasiment. Il n'en est pas moins important, au contraire. Je vous laisse l'apprécier à sa juste valeur, à partir du prochain ça bouge.
Je tiens également à dire que je me suis inscrite au forum http : // lovelemon-in-fic . forumactif . com / où une très grande majorité des auteurs sont déjà présents. Je laisserai certainement des teasers de temps en temps si je peux (ou autrement dit si je n'écris pas mon chapitre en une journée comme je l'ai fait hier lol).
Bonne lecture et à très bientôt !
Lau
Chapitre 5. Deux planètes
***
Quand Edward revint dans les coulisses, il planait. Je le voyais trembler de toutes parts, mais c'était parce que toute la pression retombait. Après la chanson il avait enchaîné sur une courte interview.
[Flashback]
- Bonjour Edward Masen, fit la présentatrice.
- Bonjour, répondit-il.
- Vous allez essayer de parler en français à ce que je vois !
- Oui… Mon français n'est pas parfait mais j'essaie.
Une bonne partie du public rit, complètement sous le charme de son accent plus que sexy. Lui passa encore une main dans ses cheveux et je manquai de me jeter sur lui.
- Parlez-nous de votre single, Alive. C'est une véritable ode à la vie. Dans quel état d'esprit l'avez-vous composé ?
Je le vis se tendre. Cette question était pertinente, on ne pouvait le nier. Mais trop pertinente.
- Et bien… On a tous des hauts et des bas… C'est bien comme cela qu'on dit ? Et je suis sorti d'un bas. J'ai eu alors envie d'écrire un peu ce que j'avais ressenti pendant toutes ces étapes.
- Et cette remontée porte un nom n'est-ce pas ?
- Oui. Je ne pourrai jamais dire le contraire. Bella est un femme extraordinaire et je suis vraiment heureux de l'avoir à mes côtés.
- Quel sera le titre de votre prochain single ? Il sort très prochainement…
- Smile again. Il est un peu dans la même état d'esprit que Alive, mais en plus léger comme ambiance. C'est une chanson très heureux.
- Et bien merci beaucoup Edward Masen.
- Merci à vous.
Il salua tout le monde sous un tonnerre d'applaudissements et retourna en coulisses où je l'attendais.
[Fin du flashback]
A peine sorti du champ de la caméra et des photographes il vint me serrer des ses bras. Je sentais son sourire sur mon épaule. Il était tout simplement incroyablement heureux, tout comme je l'étais. Ces quelques secondes, c'était notre moment à nous. Réunis, lui vivant son rêve, ce pour quoi il avait été créé. Je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout ce que nous avions vécu avant avait un sens. Pour savoir à quel point nous étions chanceux de pouvoir vivre un tel instant, il fallait que nous ayons vécu le pire ou presque.
- Edward !, fit une voix masculine derrière nous. Tu as été vraiment sensationnel. La foule était en délire, ça s'annonce plus que bien pour l'album et la tournée.
Edward se redressa et regarda son manager, tout en me gardant toutefois dans ses bras.
- Oui, je le crois aussi. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas été aussi heureux de faire de la scène.
- Et tu sais pourquoi fiston ? C'est parce que tu es fier de tes chansons. Tu as envie de les faire partager, tu les aimes. Et ça, on le ressent dans chacune de tes notes. Allez, ce soir on fête ça tous ensembles. J'ai réservé une salle de resto avec possibilité de faire jusqu'à cinquante couverts.C'est bon pour toi ?
- Oui, nous y serons.
- Bien, à tout à l'heure alors.
Dès qu'Eléazar se fut retiré, nous allâmes à la loge de mon homme. Là, nous nous embrassâmes tendrement, passionnément, avec ferveur. Si nous nous séparâmes, ce fut uniquement parce que quelqu'un frappa à la porte.
- Tu as été génial bro' !!! C'est trop génial ! Pour être certaine que le succès ne retombe pas je vais être obligée de te refaire toute ta garde robe ! Dis tu me laisseras te créer quelques costumes ?
- Alice, calme-toi, tu vas tout faire sauter avec ton niveau de voltage. Si tu veux.
- Youpi !
L'émission étant certainement terminée, tout le petit groupe nous avait rejoints. Evidemment Alice sauta au cou de son frère sitôt que nous nous séparâmes. Tout le monde le félicita, les critiques étant unanimement positives. Esmée disait même qu'Edward n'avait jamais été aussi bon lors d'un concert, ils avaient eu de véritables frissons.
L'euphorie du moment passée, nous sortîmes. Dehors des dizaines (centaines ?) de fans attendaient à la sortie des artistes. Je crus qu'ils allaient me faire exploser les tympans quand nous nous approchâmes. Edward alla signer quelques autographes et poser pour des photographies de bonne grâce. Je crois que c'était parce que nous étions encore dans cet univers parallèle que cela ne le dérangeait pas. Il avait vraiment mis son manteau d'Edward Masen.
Au bout d'un moment, il me fit signe d'approcher. Une jeune femme voulait une photo de nous deux. Sachant que de toute façon je pouvais être flashée autant qu'ils voulaient, je me laissai prendre au jeu également. Sauf que moi je n'étais pas vraiment adepte de l'exercice. J'aimais faire des photographies, certes, mais je n'avais pas vraiment l'habitude d'être devant l'objectif. A n'en pas douter j'étais rouge comme une tomate. Toutefois, j'avais aimé cela en un sens. Je me montrais en tant que petite amie d'Edward, et qui aurait pu rechigner d'une telle situation ? Le garçon que presque toutes les filles voulaient était à moi. Et tout le monde allait le voir. Surtout après le coup de l'article et de Tanya, je devais avouer que cela ne me faisait pas de mal au moral.
Par contre, la foule me déclencha un sentiment de claustrophobie et je ne restai donc pas longtemps près d'elle. Je savais qu'Edward était déjà heureux du cadeau que je venais de lui faire, poser à ses côtés, et c'était le principal. Nous partîmes ensuite en limousine. Enfin limousine… j'aurais presque dit un bus de luxe vu au nombre où nous étions montés dedans !
Nous arrivâmes au restaurant où nous attendaient déjà un certain nombre de personnes. Parmi elles, les musiciens d'Edward, des personnes de son staff, Eléazar et… Tanya. Evidemment, j'aurais dû m'en douter. Elle était la fille du manager, elle n'allait quand même pas rester sur le côté ! Je me rapprochai de l'oreille de ma meilleure amie pour lui murmurer.
- Tu peux te mettre à côté d'Edward s'il te plait ?
Elle me regarda et hocha la tête en guise d'approbation. Rosalie qui avait suivi l'échange se rapprocha de moi.
- Et moi je me mets en face avec ton frère. Ne vous inquiétez pas on va vous protéger de la furie.
Je restai sur le cul, si je puis m'exprimer ainsi. Je ne lui avais jamais fait part des problèmes avec Tanya, mais elle les avait certainement bien déduits avec l'article qui avait paru. Je la remerciai d'un sourire qu'elle me rendit d'un clin d'œil. Effectivement, Tanya essaya très vite de se placer à côté de mon homme. Sauf qu'Alice lui fit comprendre que c'était la place de sa petite sœur. Quand elle alla en face, elle trouva une Rosalie glaciale qu'elle ne connaissait pas encore. Elle essaya d'ailleurs de l'amadouer mais cela ne fonctionna évidemment pas.
Finalement, elle se plaça en diagonale. Suffisamment près pour pouvoir discuter avec lui – enfin selon elle je supposais – mais trop loin pour tenter une approche directe.
Edward nous regarda toutes les trois d'un air étonné, mais comprit vite la manœuvre et son regard nous montra toute sa gratitude. Il n'était clairement pas à l'aise en compagnie de son ex.
Au début du repas, Edward fut obligé de faire un discours. Il tenta par tous les moyens d'y échapper mais sa sœur et mon frère ne lui laissèrent pas le choix. Moi, en bonne petite amie que j'étais, je ne pus m'empêcher de rire face à sa détresse. Finalement, il se leva (contraint et forcé) et commença son discours… Enfin après avoir passé la main dans ses cheveux pour la énième fois.
- Et bien… Je crois que je dois dire avant tout que je suis vraiment heureux d'être ici, parmi vous tous. En fait je n'ai jamais été aussi bien. J'ai ma famille auprès de moi, que j'aie fortement agrandie grâce à Bella, ses parents et Emmett en premier lieu, puis avec Jasper et Rosalie. Ça en fait du monde !
Rire dans l'assemblée. Le voir aussi timide se battant pour essayer de cacher sa gêne était vraiment trop mignon.
- Tout à l'heure, j'ai retrouvé mon rêve que je croyais perdu. Maintenant je n'ai plus à le cacher, mais c'était pire qu'une période à vide que j'ai vécue. J'ai vraiment cru que plus jamais je ne rechanterais ou que je ne ressortirais au moins un album. Mais grâce à Bella et à Alice, tout est redevenu possible de la manière la plus inattendue. Alors, je vous dédie à toutes les deux ce bonheur de ce soir.
Tout le monde applaudit pendant que nous étions deux madeleines à pleurer toutes les larmes de nos corps. Pour rire nous lui embrassâmes chacune une joue puisque nous étions de chaque côté. Je ne pus toutefois ignorer le sourire amer de Tanya. J'en déduisis qu'elle avait mal pris la dernière partie du discours. Peut-être même Edward ne lui avait-il jamais témoigné pareille attention.
Je ne pouvais être mal-à-l'aise face à elle. J'avais l'impression qu'elle attendait vraiment quelque chose de spécial d'Edward, mais je n'arrivais pas à savoir quoi. Peut-être voulait-elle juste le récupérer. Peut-être y avait-il davantage. Je ne pouvais dire. Il me manquait quelque chose, et ce quelque chose était primordial, je le sentais.
Le repas commença véritablement, et sans encombre. Tout le monde discutait, l'ambiance était bonne enfant. Emmett faisait ses blagues douteuses et tout le monde suivait. Il s'était très vite incorporé au groupe, contrairement à moi. Je restais assez en retrait, écoutant plus les conversations que participant. Toutefois cela ne me gênait pas.
Au bout d'un moment Rosalie se leva pour aller au petit coin, et Tanya en profita pour migrer de chaise. Je sentis Edward se tendre une minute après qu'elle ait commencé à faire la conversation. Je compris très vite après pourquoi, quand je sentis un effleurement de pied féminin contre le mien. La garce était en train de faire du gringue à mon homme !
Mon sang ne fit qu'un tour et je vis le monde en rouge. Rouge-sang.
- Dis-donc Tanya, dis-le si je te dérange !
Je m'étais exprimée d'une voix forte et assurée, tant et si bien que le silence se fit dans la salle. Je ne l'ouvrais peut-être pas beaucoup, mais quand je parlais, on m'entendait. Et elle allait m'entendre.
- Qu'y a-t-il Isabella ?
- Tu veux peut-être que je t'aide à faire du pied à Edward ! Il te faut quoi pour que tu comprennes qu'Edward n'est plus avec toi, qu'il n'est pas pour autant célibataire et qu'il ne veut pas de toi de toute façon ?
Edward tenta d'ouvrir la bouche mais je lui fis signe de se la boucler. C'était entre elle et moi.
- Isabella, je crois que tu te fais de fausses idées. Tu te rends ridicule.
- Ah oui ? Je crois que la plus ridicule de nous deux c'est bien toi, à courir après un homme qui ne veut pas de toi. Maintenant je te conseille de changer de chaise, des fois que tu aies à nouveau des envies et de faire profil bas. La « petite violée » comme tu m'as si bien appelée tout à l'heure n'est pas aussi fragile et gentille que ce que tu peux croire. Et je te déconseille de dire que tu ne m'as pas appelée comme ça, il y avait du monde à ce moment là. Tu vois, la plus ridicule n'est pas celle que tu crois.
Elle fulminait littéralement, un peu comme moi. Les hostilités étaient ouvertement déclenchées. J'avais vu Edward se tendre au moment où j'avais énoncé la manière dont elle m'avait appelée. En fait, son visage s'était fermé et j'avais cru qu'il allait tuer Tanya avec son regard. Quant à Eléazar il avait l'air d'être également en colère contre sa fille. Cela me rassura sur le coup car j'avais peur qu'il prenne sa défense et qu'Edward se retrouve entre moi et son manager. Sinon, l'auditoire était soit remonté contre Tanya, soit assez gêné.
Elle continuait de me scruter du regard, d'un air mauvais, mais je ne baissais pas les yeux. Rosalie arriva, et se fit glaciale.
- Tanya, si tu ne me rends pas immédiatement cette chaise je t'assure que je te sers moi-même à Bella sur un plateau d'argent pour qu'elle se défoule une bonne fois pour toutes.
La jeune femme se tendit immédiatement et au lieu de changer de chaise, prit son petit sac à main où on pouvait difficilement mettre un téléphone portable à l'intérieur et partit. A peine eut-elle passé la porte que les conversations reprirent de plus belle, comme si rien ne s'était passé. Je compris vite en fait que personne ne l'appréciait beaucoup, même son père avait du mal. Edward me prit la main et, se penchant vers moi, me chuchota ses classiques excuses.
- Je suis désolé, je ne savais pas trop quoi faire… J'ai essayé de reculer mes pieds mais…
- Je sais Edward, sinon elle ne m'aurait pas touchée. T'inquiète. Et puis ça m'a permis de me défouler !
- Dis Bella. Elle t'a vraiment appelée comme ça tout à l'heure ?
Je me renfrognai. Je ne voulais pas l'inquiéter davantage. Cet homme était une machine à s'inquiéter et à se fustiger sur pattes.
- T'inquiète. Je m'en fous de ce qu'elle pense. Le principal est que ni toi ni moi ne nous laissions faire. Mais permets-moi de te dire que je me demande quand même comment tu as fait pour sortir avec elle.
- Je me le demande aussi…
Le reste de la soirée se passa sans d'autre évènement majeur. L'heure était plus à la détente qu'à la prise de tête. Certains musiciens ou membres du staff me félicitèrent pour mon intervention. Sans doute avaient-ils voulu faire cela un jour mais que personne ne s'y était permis. Contrairement à ce que je croyais j'étais bien incorporée au groupe. Ils acceptaient mon silence. De monde de la musique je me glissais dans… comment vous le décrire ? Ils n'étaient pas musiciens, chanteur, manager, attaché de presse ou autre. Juste des collègues et des amis. Des collègues pour le respect, des amis pour la complicité. C'était en somme très différent de ce que j'avais imaginé. Sans doute car nous étions à ce moment là dans un cercle très fermé, en dehors du show-business.
En fait, je me retrouvais comme un enfant à scruter tout ce qui se passait autour de moi et à tirer mes propres conclusions. Je comprenais que ma vie avait pris un tournant vraiment étrange en quelques mois et que du coup j'évoluais sur différentes planètes.
D'abord la planète Terre, en tant qu'étudiante ayant un petit copain. Celle-là, c'était celle que presque tout le monde connaissait, avec des hauts et des bas, des prises de tête avec mes cours et tout ce qui va avec.
Puis, la planète série américaine qui avait elle-même deux continents. En premier celui du show-business avec Edward, star incontestable de la musique. Ce continent était bien étrange, mais j'y trouvais peu à peu mes marques. Le deuxième continent était celui que je détestais : celui de la pauvre petite violée qui allait devoir suivre son procès. Je préférais y penser le moins possible, cela minimisait l'horreur que j'étais sur le point de subir.
Quand nous rentrâmes enfin chez nous, éreintés mais heureux, nous avions un message sur le répondeur.
- Bonjour mademoiselle Swan, ici le procureur Renée Radick. J'aimerais que vous me rappeliez au numéro que je vous ai laissé, nous avons un problème…
A votre avis, quel est ce problème ? Sinon, même si certaines ont trouvé pour Tanya et Jane, le défi est toujours ouvert pour avoir droit au teaser lol. Merci encore de votre fidélité. Une review fera toujours plaisir ^^
