Désolée pour l'attente :/ J'ai commencé à bosser et comme je rentre tard tous les soirs, bah... Brefouille, voilà le chapitre 5 ! Enjoy :) Et merci pour tous vos coms :)
Chapitre 5: 3,2,1: Action!
Il devait trouver l'horcruxe, trouver les crochets du basilic, détruire les deux horcruxes qu'il aurait alors, et tout ça sans se faire prendre, sans se faire capturer.
« Trop facile ! »
Harry soupira. Il était dans de beaux draps.
-Les 7 passages ont été condamnés avant le début de l'école, expliqua Neville, le tirant du rythme infernal de ses pensées. Alors on a dû en trouver un autre.
Neville semblait si heureux de le voir. Cela était si étrange de savoir que les gens le considéraient comme un symbole, après lui avoir tant craché sur le dos ! Il n'était qu'un enfant, par les caleçons de Merlin ! Pourquoi personne ne voulait comprendre ça ?
Mais cela renforçait son envie de retrouver sa liberté. Harry tirait son énergie et sa détermination de sa douleur.
Neville continuait de parler, mais Harry l'écoutait à peine. Sa cicatrice le brûlait, l'inquiétude lui tordait les entrailles.
Pressant le pas, Harry suivit le passage qui était plutôt raide et glacé.
-Tout va bien Harry ? demanda soudain Neville qui s'était rendu compte que son ami avait l'air d'être grandement préoccupé. Ron et Hermione ne sont pas avec toi ?
-Oui, non, je…
Le Survivant secoua la tête, tentant de se remettre les idées en place.
-Non, Neville, ça va pas. Je dois aller à Poudlard, je dois trouver des objets importants et repartir aussitôt !
Il préférait ne pas parler de Ron –sa trahison- et Hermione –qu'il avait laissé derrière lui- c'était trop douloureux.
Neville le regarda, puis acquiesça.
-On doit se dépêcher alors, dit-il alors qu'il comprenait l'urgence sans savoir ce qui se tramait.
Ils pressèrent le pas, tournèrent à un angle de mur et un peu plus loin devant eux, Harry vit le bout du tunnel. Il y avait une porte au bout, et Neville la poussa. L'Elu le suivit et pénétra dans une pièce. Soudain, des cris de joie explosèrent tout autour de lui. Il fut entraîné dans une masse de personnes. Il reçut des tapes dans le dos, tout le monde lui souriait, le félicitait. Mais il n'eut pas le temps de leur répondre, de leur sourire en retour.
« -Comment le garçon a réagi ? Sait-il mettre un nom sur cette proximité ? »
L'esprit de Voldemort envahissait le sien. Le Gryffondor n'arrivait plus à réfléchir, tout se mélangeait dans sa tête. Les décors se mélangeaient, tout devenait flou, si imprécis.
Qui était-il ? Harry ou Voldemort ?
« Je m'appelle Harry Potter, Harry, Harry. Je suis… Je suis… »
-Où sommes-nous en fait ? demanda-t-il alors que les autres se reculaient. Neville lui expliqua qu'ils se trouvaient dans la Salle sur Demande, que c'était la cachette de tous ceux qui en avaient besoin.
Se forçant à rester Harry et à garder le contrôle sur sa connexion avec Voldemort, il vit des visages familiers : Terry Boot, Ernie Macmillan, Anthony Goldstein, Michael Corner, Seamus…
-Bon, j'imagine que tu n'es pas là pour rien. Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Seamus.
« -Comment vont mes autres horcruxes ? Sont-ils en sécurité ?»
-Je…
Harry grimaça, alors qu'il commençait peu à peu à perdre pied.
-Je dois chercher des objets qui sont ici à Poudlard.
-Qu'est-ce que c'est ? questionna Seamus.
Devait-il en parler ? Non, il devait sortir d'ici, il devait chercher l'horcruxe, les crocs du basilic.
Tout se passa vite.
Luna qui arrivait avec Cho, les autres qui le poussaient à parler, Voldemort qui réfléchissait sur les objets qui contenaient une partie de son âme, qui lui appartenaient.
« -Le garçon doit être trouvé, Nagini.
-Combien de temps dois-je attendre ? Ssssemblables… !
-Ssssi impatiente,…
Et l'homme eut un sourire cruel. »
Il était si perdu, si plongé dans sa fatigue, sa douleur, sa peur, qu'il ne vit pas Ginny arriver par la même ouverture que lui il y a encore quelques minutes.
« -Le garçon sera trouvé, Nagini.
Le serpent siffla de contentement. »
Incapable de réfléchir, de prendre le temps de réfléchir, il lâcha du bout des lèvres :
-Bon, je dois chercher un objet qui va m'aider contre Vous-Savez-Qui, mais je n'ai aucune idée de où il se trouve. Il a un lien avec Serdaigle, c'est un objet qui est sûrement très important.
-Il y a le diadème perdu de Serdaigle, déclara Luna.
« -Un tel horcruxe ne devrait jamais se trouver loin de son maître. Le garçon tentera de se rebeller, mais il sera maté. »
Une question venait de trouver sa réponse : Voldemort ne comptait pas sacrifier l'horcruxe en voulant à tout prix se débarrasser de son pire ennemi.
Il n'allait pas mourir, il le savait maintenant. Mais il n'était pas sûr qu'il devait s'en sentir davantage rassuré.
-Le diadème perdu est perdu, c'est ça le problème, fit observer Michael Corner.
Harry aussi était perdu. Il n'arrivait plus à distinguer où il se trouvait, ni qui il était. Il devait faire ce qu'il avait à faire et partir, maintenant !
Le Survivant prit alors une décision cruciale. Il le regretterait plus tard, il le savait, mais il devait partir, il se sentait en danger. Tout son instinct le poussait à partir de Poudlard, à se cacher, se reposer, et reprendre son sang-froid.
-Euh, écoutez, j'ai aussi quelque chose d'autre à chercher, c'est très important.
-On vient avec toi alors, dit Neville.
-Non ! C'est dans la chambre des secrets, je suis le seul à pouvoir l'ouvrir, et Vous-Savez-Qui ne doit pas savoir que je suis venu ici.
-C'est pas aujourd'hui alors qu'on se bat ? demanda Seamus
-Non, c'est trop tôt, répondit l'Elu. Si on tente ça maintenant, on perdra à coup sûr. Ce que je dois faire maintenant et seul nous aidera à la fin à le vaincre.
Il l'espérait en tout cas.
-Faîtes-moi confiance, s'il vous plaît. Je manque de temps, là !
-Si tu veux, on peut toujours chercher le diadème. Peut-être que c'est ça que tu cherches, proposa Luna.
-Euh… oui, d'accord. Pourquoi pas, mais pas maintenant et surtout je veux que vous restiez prudents. Ne vous faites pas attraper.
Puis il se retourna vers Neville.
-Comment sort-on d'ici ?
Et pendant que Neville le guidait vers la sortie, ceux qui se trouvaient ici se regardèrent.
-Il a pas l'air bien.
-On dirait qu'il est inquiet.
-En même temps, il est l'indésirable N°1, ça se comprend.
-Oui mais là, il se passe vraiment quelque chose. Il était livide.
-J'ai confiance en Harry.
Tous acquiescèrent. Ils avaient foi en lui, ils avaient confiance.
Si ça n'était pas le bon moment, qu'à cela ne tienne. Ils se tiendraient prêts, et une fois le moment venu, ils se battraient.
Pour Harry.
Pour la victoire.
Pour la liberté.
-Merci pour tout Neville. Et… désolé, je sais que…
-Tu n'as pas l'air bien Harry, ne t'inquiètes pas. On comprend, personne ne t'en veux. Fais ce que tu as à faire, mais ne nous oublie pas, d'accord ?
Le Survivant acquiesça vivement.
-Impossible de vous oublier !
Il aurait pu s'enfuir au moment où il avait appris la cruelle vérité. Mais il se battait encore. Pour ne pas laisser le monde magique aux mains sales et cruelles de Voldemort. C'était pour eux qu'il n'avait pas fui, qu'il n'avait pas arrêté le combat.
Laissant derrière lui Neville et la Salle sur Demande, il se mit à courir. La douleur à sa cicatrice était insupportable, mais il repoussait de toutes ses forces Voldemort de son esprit. Car maintenant, il était temps d'agir.
Longeant les murs, la baguette serrée dans sa main, il se mit en direction de la Chambre des Secrets. Il hésita une fraction de seconde à mettre sa cape d'invisibilité. Mais avec elle, ses mouvements seraient ralentis. Il n'était plus un petit garçon, il avait grandi. La cape le gênerait, il devait s'en priver pour courir.
Il parcourut les couloirs, filant comme le vent, et le cœur plongé dans la panique. Tout défilait sous ses yeux, ses yeux affolés. C'était comme si rien existait, comme si tout ce qui se trouvait autour de lui avait disparu.
Seul le chemin jusqu'aux toilettes des filles subsistait dans son esprit. Le ventre noué, les mains moites, il tentait de garder le contrôle sur son sang-froid.
Mais il eut soudain la sensation qu'on venait de le frapper violemment dans le ventre, quand il vit une silhouette entrer dans son champ de vision. S'arrêtant net, et poussé par son instinct, il sortit sa cape d'invisibilité de sa poche et l'enfila prestement. La silhouette, qui venait d'arriver par un couloir juxtaposé, commençait à s'approcher, et Harry put, peu à peu, mieux distinguer ses traits. Il put alors mettre un nom sur ce visage : c'était Alecto Carrow.
Elle passa à côté de lui, sans pouvoir le voir. Et l'angoisse qui avait envahi Harry diminua au fur et à mesure qu'elle s'éloignait. Marchant cette fois-ci le plus doucement possible, le Gryffondor poursuivit son chemin. Le danger était passé.
Il préféra cependant rester sous sa cape. Cette rencontre infortune lui montra qu'il valait mieux qu'il prenne quelques minutes de plus pour arriver à la Chambre des Secrets. Rester visible était trop risqué.
Harry arriva enfin devant les toilettes des filles. Il siffla un « Ouvre-toi », et très vite, un tuyau s'ouvrit, prenant la place du robinet. Il sauta dedans sans tarder. Le chemin pour se retrouver dans la salle elle-même ne fut pas long ensuite.
Et bien vite, le squelette du basilic lui faisait face. Il l'avait tué lui-même. Et aujourd'hui, le serpent allait l'aider. C'était risible. Les pas du Survivant résonnèrent dans la salle alors qu'il s'avançait jusqu'au reptile. S'agenouillant, et précautionneux, il sortit de sa poche un gros mouchoir qu'il entoura autour d'un croc. Et, d'un coup sec, il l'arracha.
Il avait réussi. Il avait trouvé une arme capable de l'aider à blesser Voldemort. La satisfaction se mit à le parcourir, se répandant à travers son corps. C'était si agréable, si paisible. Un sourire se dessina sur son visage, et il arracha alors plusieurs crocs qu'il enroula de tissu. Il les mit alors dans son sac qu'il portait toujours sur lui. Et puis, il se posa une question.
Devait-il détruire l'horcruxe, maintenant ? Ici ?
Ne serait-il pas mieux de quitter Poudlard, de se mettre à l'abri, et de le faire une fois qu'il serait sûr qu'il était absolument hors de de danger?
Sortant le médaillon, il prit un moment pour le regarder. Ils étaient liés. Ils étaient semblables. Ils appartenaient à Voldemort. La main qui serrait le médaillon se serra autour à cette pensée. Harry contenait une partie de l'âme de son pire ennemi, ils étaient si proches, si connectés. Ça n'était pas juste. Ça n'était pas acceptable.
Posant violemment l'objet sur le sol, il prit un croc dans sa main. Il allait le faire, maintenant. Il devait se prouver, et prouver à ce monstre, qu'il n'était pas un pantin. Qu'il n'était pas une possession. Qu'il était un être humain. Et qu'il ne se laisserait jamais mater. Jamais. Voldemort ne serait jamais son maître.
« Jamais. »
Et Harry enfonça brutalement le croc dans le médaillon.
Explosion de douleur.
« Qui suis-je ? »
« Où suis-je ? »
« Que s'est-il passé ? »
Noir absolu.
C'était comme si tout son être avait explosé. Comme si il y avait eu une détonation à l'intérieur même de lui. Comme si son âme avait quitté son corps avant de le réintégrer. Comme si...
C'était indescriptible, en vérité. Si lent et si rapide à la fois. Si brutal, si douloureux. C'était comme si c'était lui-même que Harry avait transpercé. Il gisait sur le sol, les bras en croix, les yeux fermés. Il reprenait peu à peu conscience. Tout revenait par à-coups. Il sentait le sol sous son dos, la saleté de la surface sous ses doigts.
Et puis, Harry rouvrit les yeux. Mais il n'eut pas le temps de se remettre de ses émotions. Car de nouvelles l'envahissaient. Et elles n'étaient pas les siennes.
«-Il sait.
Lui, Voldemort, se redressa. La douleur avait explosé à l'intérieur de lui. On l'avait blessé. Il l'avait blessé.
-Le garçon sait, c'est une certitude.
Un horcruxe venait de tuer un autre horcruxe.
Et puis, contre toute attente, son rire cruel s'éleva.
-Le garçon sait pour mes horcruxes, et il sait qu'il m'appartient. Il essaie d'avoir un moyen de pression sur moi, ma douce.
Le serpent siffla de contentement alors que les doigts longs et blancs caressaient ses écailles.
-Quand? Quand? siffla ensuite Nagini.
-Il sera bientôt à nous. Peut-être même cette nuit.
Et soudain, les yeux moqueurs se fixèrent sur un point. Comme s'il regardait quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.
-Car il n'est pas bien difficile de comprendre où tu es, Harry.»
Et alors que Harry redevenait Harry, une seule pensée tournoyait dans son esprit: Voldemort arrivait.
