Salut les gens ! En ce moment j'ai du mal à écrire, heureusement de mon côté j'en suis déjà au seizième chapitre, j'en ai encore d'avance, mais punaise c'est agaçant la panne d'inspiration !
Sur ce, je vous souhaite une agréable lecture pour ce sixième chapitre !
South Park appartient à Trey Parker et Matt Stone.
Quels sont tes sentiments ?
VI
Bonne nuit Leopold
*~*~*Butters*~*~*
« Alors qu'est-ce qu'on a ? » Demande Kenny en regardant la nourriture étalée sur la table. Vers six heures, je suis allé chercher des barres chocolatées, des paquets de chips et des chocolats chauds, qui doivent être froids maintenant, mais Kenny a dit que c'était encore meilleur. Il m'a promis de me rembourser la moitié dès qu'il pourrait, et même si je lui ai répété plusieurs fois que ce n'était pas la peine, il m'a dit qu'il le ferait.
Lorsque l'infirmière est venue apporter le repas, elle a bien frappé à la porte et j'ai eu le temps de me cacher dans les toilettes. J'ai entendu Kenny parler avec elle, il lui demandait, enfin, il exigeait qu'elle ne revienne plus le déranger ce soir, et que s'il le fallait il déposerait le plateau dans le couloir. Heureusement, nous sommes à Hells Pass, et le personnel se fiche pas mal si un plateau repas traine dans le couloir.
On a notre soirée pour nous tous seuls et nous avons un repas à partager. Tout est parfait.
« Bah… Chips au bacon, chips au vinaigre, chips nature, spaghettis bolognaise, carottes râpées et un morceau d'emmental. Après y a deux Twix, deux Mars, deux Snickers et un yaourt. »
« Tu penses que c'est quelle sorte de chips qui s'assortis le plus aux carottes râpées ? » Je jette un œil aux différents paquets et hésite longuement.
« Les natures. » Il hoche la tête et entame le paquet. Il est assis sur son lit, les jambes dans le vide pour être face à la table, et face à moi, qui suis sur la chaise.
« Allez, chacun pour soi ! » Il me fait rire, il se jette sur les chips qu'il a étalées sur le plateau et les « trempe » dans les carottes râpées. On mange avec les doigts, on en met partout (enfin surtout lui, j'essaie de garder un peu de délicatesse), le repas est banal mais c'est de loin le meilleur que j'ai eu depuis longtemps.
*~*~*Kenny*~*~*
« Hmm… Y a qu'une fourchette. » Deux personnes, des spaghettis, une fourchette et on ne peut définitivement pas manger avec les doigts à cause de la sauce tomate.
« Pourquoi pas une bouchée chacun son tour ? » Propose Butters. Je réfléchis quelques secondes et dis la plus grosse connerie qui me passe par la tête.
« Et pourquoi pas… Façon La Belle et le Clochard ! » Butters se recule un peu, il me dévisage. Je suis conscient de ma débilité Butters, pas besoin de me le faire ressentir jusqu'au bout des orteils.
« L-Le nez dans l'assiette ? » En fait, en disant ça, ce n'étais pas trop ce que j'imaginais.
« Nan… Mais tu vois, aspirer les spaghettis et tout… »
« Ouais, le nez dans l'assiette. »
« Bon bah, on va faire comme t'as dit. » Il esquisse un léger sourire et me passe la fourchette pour que je commence. Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, mais tout à l'heure quand j'ai vu les spaghettis, j'ai de suite pensé à La Belle et le Clochard, avec la scène romantique derrière le resto italien. Les deux clebs finissaient la scène en « s'embrassant ». Bizarre pour des chiens si vous voulez mon avis. Mais maintenant, c'est limite si je regrette qu'on se partage la fourchette à tour de rôle. En ce moment, dans ma tête, rien ne va plus.
Une fois le repas terminé, j'essaie de tasser tous les emballages dans la poubelle, histoire que les infirmières ne se posent pas de questions
« Il est quelle heure ? » Butters jette un œil à sa montre dans la seconde.
« 19h40. » Je souris de toutes mes dents, il est encore tôt et la soirée ne fait que commencer, et ce, même si nous n'avons rien prévu de spécial. Je me lève et emporte le plateau dans le couloir. Lorsque je reviens, une soudaine envie me pousse me jeter sur Butters alors qu'il a le dos tourné.
« K-Kenny ? » Je le serre dans mes bras de toutes mes forces et je n'ai aucune idée de la raison exacte. Tout ce qui compte, c'est son petit corps si agréable à câliner et ses cheveux qui sentent la pomme.
« Hmm… Désolé, pulsion » Je me détache doucement de lui. Il ne dit rien et ses joues sont toutes rouges, et j'ai juste envie de recommencer tant il a l'air mignon lorsqu'il est gêné.
*~*~*Butters*~*~*
Ça me gêne tellement, mais j'adore ça, quand il me serre dans ses bras. C'est purement amical mais c'est tellement agréable, il n'y pas de mot de décrire ce que je ressens lorsque l'on est l'un contre l'autre.
« Je pense à un truc Butters, il n'y a pas grand-chose à faire dans cette salle en fait… » Pendant un instant, je prête attention à la tenue de Kenny, il a une espèce de robe de chambre d'hôpital, qui heureusement est fermée derrière.
« Où sont tes vêtements ? »
« Confisqués. » Il me dit ça en tirant la langue comme un mauvais petit garçon. Je le pousse du bras pour lui montrer que je ne suis pas satisfait de sa réponse.
« Hé Butters, pas de violence veux-tu. » Il sourit sournoisement et ça ne me donne que plus envie de recommencer. Heureusement, il finit par répondre à ma question.
« Apparemment ils étaient tellement sales qu'ils ont voulu les mettre en quarantaine. Butters, faut me le dire quand mes fringues sont crades ! »
« T-Tant que toi t'es lavé ça va, les vêtements sales ça te donne un air rebelle ! » …
…
…
…
Quoi ?
Kenny éclate de rire.
« Si tu veux Butters ! » Il ne s'arrête pas de rire, et je sens mon visage devenir brulant à cause de la gêne.
« En bref, t'as visité la salle de bain tout à l'heure, y a quoi dedans, j'ai envie de voir aussi. » Il est professionnel dans l'art de changer de sujet.
« C-C'est tout petit… Y a des toilettes, une douche et une armoire au mur. » Il s'y dirige déjà. Je dois avouer que je ne comprends pas ce qui se passe dans sa tête. Son traumatisme crânien est peut-être grave.
« Y a plein de machins dans ce truc ! » Ah oui, très clair comme phrase. Je le rejoints pour le voir fouiller dans la petite armoire.
« T'es sure que tu peux tout désordonner ? » Il a déjà déposé plusieurs objets sur l'abatant des toilettes et continue de fouiller.
« Qui s'en occupe, on va pouvoir s'éclater à foutre le bordel ! Qu'est-ce que t'en dis ? »
*~*~*Kenny*~*~*
« Et puis zut ! » Il se met sur la pointe des pieds et commence à sortir le contenu de l'armoire. Pansements, désinfectant, mercurochrome, cotons-tiges…
« Hé, j'ai trouvé du lubrifiant ! »
« Hein ? » Je me moque de sa réaction. J'ai choqué le petit Butters, mon gentil petit Butters…
« Ah non, c'est du gel pour les mains, ça me paraissait bizarre sinon. » Ses joues sont devenues bien roses tout à coup et ce même si je me suis corrigé. Au moins, il sait ce que c'est, du lubrifiant.
Mais je remarque une chose. Un rien le fait rougir. Butters rougit tout le temps, et surtout aujourd'hui. Et il faut avouer que ça m'amuse beaucoup et que ça ne me dérangerai pas de faire et dire des choses qui pourraient le faire rougir encore plus... Histoire de voir à quel point il peut être craquant.
On va dire que ma dernière phrase ne compte pas parce que sinon j'aurais l'air complètement fou.
« Mais on peut toujours l'utiliser comme. Qu'est-ce que t'en penses Butters ? » Il a viré au rouge vif maintenant, et j'ai l'impression que pendant quelques secondes, il a arrêté de respirer, et même s'il a repris son souffle, il ne bouge plus.
« Le mieux, ce serait qu'on peigne un truc au mercurochrome, non ? » Oui, j'ai changé de sujet. Moi non plus je n'ai pas trop envie de m'attarder là-dessus, parce que sinon, il risque de se rendre compte que mon idée, bien qu'elle soit une blague, ne me déplaisait pas tant que ça... Bon je suis d'accord cette fois-ci, je suis complètement fou…
Mais faut me comprendre…
Butters me fait ressentir des trucs que je ne connaissais pas avant, c'est comme de l'amitié, mais j'ai bizarrement, constamment envie de lui faire des trucs.
*~*~*Butters*~*~*
Une soirée magnifique…
D'accord, totalement insensée, mais j'ai envie de dire qu'elle est parfaite, et ce même si notre principale activité pour le moment a été de peindre le rideau de douche au mercurochrome. J'ai partagé un repas entier en tête à tête avec Kenny, et ça fait maintenant quatre heures, depuis 17h30, qu'on passe du temps tous les deux.
« Cette partie de l'hôpital m'énerve, ils ont pas la télé… En plus des visites seulement permises entre 10 et 18h… » Kenny déteste Hells Pass, et pourtant il lui arrive souvent d'y aller. J'ai toujours pensé qu'il devrait leur être reconnaissant, puisqu'à chaque fois qu'il lui ait arrivé quelque chose de grave, ils ont réussi à le sauver. Enfin c'est ce que j'en conclus, puisqu'il est toujours en vie…
« C'est pas grave, tu vas bientôt sortir… » Je lui dis en souriant. Nous sommes tous les assis sur son lit, côte à côte. Si proches. Trop proches. Ou alors pas assez.
« Si mes parents viennent me chercher un jour… » Je sais que ses parents sont alcooliques, mais je pense qu'ils tiennent beaucoup à leurs enfants…
« Ils vont venir, je suis sûrs qu'il sont déjà en train de chercher un moyen pour te pouvoir passer te prendre ! » J'ai l'impression que Kenny semble triste, les traits de son visage le montre. Il n'a pas confiance en ses parents et en l'amour qu'ils ont pour lui. Comme un idiot, je lui prends la main, en essayant de le réconforter. Il me regarde d'un air dubitatif, mais se laisse faire.
« C-Ce sont tes parents Kenny… Ils t'aiment, beaucoup de gens t'aiment, j'en suis sûr. »
« Ça j'en doute… » Je serre sa main plus fort, pour lui faire ressentir mon soutien. Car j'y mets vraiment tout mon cœur.
« Mais non Kenny, beaucoup de gens t'aiment, moi aussi je t'aime tu sais. » Je termine ma phrase avec un sourire gêné. Il se tourne à nouveau vers moi l'air un peu surpris, sourit et se met à regarder dans le vide. Il ferme les yeux et se laisse tomber en arrière. Etant rattaché à sa main, je le suis.
« Merci Leopold… »
« C-Comment tu m'as appelé ? » J'ai rêvé où il m'a appelé par mon prénom ?
« Oh tu… J'ai pas fait exprès… Tu préfères que je t'ap- »
« Appelle-moi comme tu veux. » Je lui dis en souriant.
Dans les films, c'est dans ce genre de scène que les personnages s'embrassent. Mais ce n'est pas un film romantique, juste un magnifique moment amical.
« D'accord, Leopold… » Juste un magnifique moment amical pendant une magnifique soirée.
*~*~*Kenny*~*~*
22h… 23h…
On parle de tout et de rien, des cours, des gens, de tout ce qui existe sur terre, qui ne nous concerne pas vraiment mais qui permet de meubler une conversation. J'ai beau avoir dormi dans la journée, je suis exténué, et j'ai l'impression que Butters est… Mince, Leopold, il faut que je m'y habitue maintenant… Bref, j'ai l'impression que mon petit Leopold va s'écrouler d'une minute à l'autre. Oui, j'ai dit petit, mais il est petit, et j'ai dit mon… Peut-être parce que j'ai envie qu'il soit à moi… Peut-être, je n'en sais rien, je sais juste que si cette nuit je ne dors pas à côté de lui, je déprime, parce qu'une telle occasion, ça ne peut pas se manquer.
Mais une occasion de quoi ? En quoi pouvoir dormir avec lui est une occasion ? Pourquoi ai-je envie de dormir avec lui ? C'est exactement comme si j'étais gay ou un truc comme ça… Mais c'est impossible, je suis Kenny McCormick.
« K-Kenny… » Son murmure me tire de mes pensées.
« Hmm ? » J'en oublierais presque que nous sommes côte à côte, collés l'un à l'autre, à moitié endormis.
« On peut se coucher ? J-Je suis fatigué… » Je m'étire légèrement, je sais qu'il va falloir faire un sacrifice. Pour qu'on puisse se glisser dans le lit bien sous la couette, il nous faut nous lever, et abandonner cette chaleur. La chaleur du lit mais surtout celle de Butters.
Je l'ai encore appelé Butters dans ma tête… Je pense que je ne devrais pas y faire attention… Même si l'appeler par son prénom me donne l'impression d'être différent pour lui, l'impression qu'il soit différent pour moi.
Putain… Je recommence…
Je ne comprends pas… Pourquoi je commence à penser à des trucs aussi gays moi ? C'est un truc de dingue. J'ai toujours eu des copines, j'ai toujours couché avec des filles, bon, d'accord, je ne ressentais absolument rien pour elles, je les appréciais un minimum, c'est tout. Mais c'est quand je vois une jolie nana dans la rue que je me retourne, pas un mec, si un beau mec passe dans la rue, qu'est-ce que ça peut faire ? C'est pas comme si j'agissais ainsi uniquement pour être normal ? Je suis normal, non ?
Je regarde les filles parce qu'elles m'intéressent, pas par automatisme.
J'ignore les mecs parce que je m'en fous, pas parce que ce serait bizarre.
Si je n'ai jamais été amoureux d'une fille, c'est parce qu'elles ne me correspondaient pas.
J'ai envie de dormir avec Butters parce que j'ai besoin d'attention, pas parce qu'il me plaît.
J'ai envie d'être avec lui tout le temps, envie de le câliner, envie de l'avoir rien qu'à moi… mais c'est tout à fait normal.
Rien d'alarmant.
*~*~*Butters*~*~*
J'ai du mal à réaliser que nous sommes allongés côte à côte dans un et même lit, à l'origine fait pour une seule personne.
J'ai du mal à réaliser que nous sommes collés, pratiquement emboîté à cause de manque de place.
J'ai du mal à réaliser que je suis à deux doigts d'être en train de dormir sur lui, je serais alors blotti contre lui, avec son torse comme oreiller.
Mais c'est vrai, et même si ça n'a rien d'extraordinaire, le fait que ce soit réel est déjà énorme.
Evidemment j'ai du mal à fermer l'œil, je suis trop agité, comme à la veille d'un examen ou d'une sortie au parc d'attraction. J'essaie de ne plus y penser, mais je ne peux pas. Je sais qu'il est là et mon cœur bat à tout rompre. J'ai envie de profiter de ce moment, où nos corps se frôlent à travers nos vêtements, sous les couvertures. J'essaie de ne pas trop bouger, pour ne pas le gêner, et je me tourne une dernière fois vers lui, pour admirer son visage uniquement éclairé par la lune. Ça devient ridicule, mais je m'en fiche, je suis fatigué, je suis heureux, j'ai envie de vivre, j'ai envie que le temps ralentisse.
Je suis maintenant face à lui. Totalement face à lui, puisque lui aussi, est tourné vers moi. Il a les yeux fermés, sa respiration est calme, les mèches de ses cheveux recouvrent son visage… Et je ne peux rien dire d'autre : il est juste beau.
Et maintenant il ouvre les yeux, et instantanément la lune vient s'y refléter. Il me voit, il voit mes yeux ouverts eux aussi. Il voit bien que je suis en face de lui, en train de le regarder.
« Tu n'arrives pas à dormir ? » Comment pourrais-je ?
« N-Ngh... » Ce n'est pas vraiment une réponse, mais c'est la seule chose que je suis capable de formuler pour le moment.
« Tu as froid ? »
« N-Non… Ça va… »
« Vient quand même… » Il me ''tend'' le bras et me fait signe de me glisser contre lui. Je n'ose pas, de peur de mal comprendre son message.
« Allez quoi me fous pas un vent mon petit Leo'… » Me dit-il calmement. Je m'avance et me blottit contre son torse. Une vague de chaleur m'envahit, une agréable vague de chaleur. J'ai une main plaquée sur son torse pour accompagner ma tête, il passe ses bras dans mon dos et me sert contre lui. Je ne comprends rien, ma tête se vide, tout peut arriver, je suis à l'abri.
Contre Kenny.
Contre celui que j'aime.
Je ne comprends toujours rien à ce qui se passe.
Et le seul mot que je peux ajouter à cela,
C'est waw.
Ne me tuez pas, je sais que ce chapitre ne fais pas vraiment avancer dans l'histoire mais il faut bien des moments choux...
En plus, sachant que je n'ai jamais fait de vrai séjour à l'hôpital je ne sais pas comment ça se passe vraiment, donc on va dire, au cas où il y a un problème, que c'est juste parce que c'est Hells Pass !
Bref, nombre de mots dans ce chapitre (sans les notes de l'auteur) : 2814 (un record pour le moment)
