Hum... hello ?

oui je sais, ça fait une éternité que je n'avais pas mis cette histoire à jour. Pour ma défense j'avais bien avancé la traduction de ce chapitre quand j'ai perdu tous mes fichiers suite à une panne de mon ordinateur. Difficile de s'y remette quand vous venez de perdre 10 pages words d'un coup ! J'ai eu un mal fou à m'y remette mais me voilà de retour !

J'espère que ce chapitre vous plaira et que je n'ai pas oublié trop de fautes ;)

Bonne lecture !


Ministère Italien de la Magie, Rome : 15h heure locale

Hermione soupira de soulagement quand le monde arrêta enfin de tourner. N'ayant jamais pris un Portauloin international auparavant, elle avait totalement ignoré combien l'expérience pouvait être …inconfortable. Sa tête continuait à lui tourner, alors que ses pieds semblaient étrangement immobiles.

Serrant son sac et sa baguette, elle zigzagua jusqu'au bureau de la sécurité dans l'aile des Arrivées par Portauloin du Ministère Italien de la Magie, une magnifique pièce carrelée de marbre avec des meubles en acajou et en cuir.

Elle lança un rapide sort de traduction sur elle-même et attendit patiemment dans la queue, repensant aux dernières heures. Ça avait été une très agréable matinée avec Sirius, Remus, Tonks et, bien sûr, son petit Teddy. Malgré quelques moments… gênants… qui touchaient à des choses auxquelles elle ne voulait même pas penser, et encore moins discuter, elle s'était vraiment amusée. Elle pensa avec émotion au paquet froissé de photos dans son sac à main, et combien ils s'étaient amusés en les prenant. Elle sourit, pensant au pique-nique impromptu qu'ils avaient partagé, avant d'avoir fait ses adieux et promis de revenir plus tard dans la journée avec les Portauloins promis. Elle avait transplané directement à la zone de Voyage Internationaux du Ministère, où, avec un Portauloin de James Grafton, elle avait quitté l'Angleterre pour le Ministère Italien de la Magie.

Elle revint à la réalité quand elle entendit le numéro d'immatriculation de son Portauloin être appelé. « Portauloin de 14h, venant du Ministère Britannique de la Magie, s'il vous plaît approchez du comptoir. »

Elle s'approcha lentement (elle ne faisait pas encore confiance à son sens de l'équilibre après ce voyage tourbillonnant) et se présenta à la jeune femme aux cheveux noir derrière le comptoir de marbre.

« Buongiorno, je suis Hermione Granger. » Hermione grimaça intérieurement. Ça –avec quelques autres mots – représentait sa connaissance de la langue italienne. Eh bien, soupira-t-elle, j'utiliserai le sort de traduction pour l'instant, mais je DOIS apprendre la langue correctement. C'est la moindre des choses si je compte vivre ici pour un an…

La jeune femme lui sourit chaleureusement. « Benvenuti a Roma, Singorina. Scusa, pourriez-vous me donner votre baguette pour le processus d'identification ? » Ajouta-t-elle en anglais.

« Bien sûr. » Hermione lui donna immédiatement sa baguette.

La jeune femme l'examina avec attention, et la plaça dans ce qui semblait être une petite boîte. Une plume surgit subitement du bureau, griffonna rapidement sur un morceau de parchemin, et retomba dans le bureau. La jeune femme récupéra le parchemin et le compara avec un autre papier qu'elle avait dans la main.

« Ah, trente centimètres, vigne et ventricule de cœur de dragon, cela correspond à la description que votre Signore Ollivander nous a donné. Très bien. » Elle rendit sa baguette à Hermione, et se leva. « Avec votre permission, Signorina Granger, je vais effectuer les vérifications basiques de sécurité ? »

Hermione hocha la tête et s'immobilisa alors que la femme agitait sa baguette en un mouvement complexe, jetant différents sorts de détection et de révélation. Hermione connaissait les sorts, évidemment, puisqu'ils faisaient partis des procédures standards du Ministère Britannique. Ils consistaient principalement en des sorts de détections d'objets de magie noire et des potions interdites. Les sorts de révélation dissipaient les glamours et annulaient les effets du Polynectar. Elle était soudainement ravie d'avoir pensé à porter une veste, car les glamours qu'elle utilisait pour cacher sa cicatrice auraient été réduits à néant, et elle détestait les regards qu'elle attirait inévitablement.

« Grazie, Signorina, tout est en ordre. Si vous vouliez bien aller vous asseoir, je vais faire demander Signorine Martinelli immédiatement. »

Hermione sourit poliment. « Bien sûr, et s'il vous plaît appelez-moi Hermione. »

La jeune femme eut un grand sourire, incapable de croire que cette célèbre héroïne de guerre et réputée Officielle du Ministère autorisait le personnel de sécurité à l'appeler par son prénom. Tout le monde en Europe avait entendu parler de Signorina Hermione Granger. Elle était annoncée comme étant l'une des sorcières les plus brillantes des cinq cent dernières années.

« Grazie, Hermione. Vous m'honorez. Je suis Cecilia, Cecilia Theresa Leone. »

« Je suis très heureuse de vous rencontrer, Cecilia. » Hermione sourit en s'asseyant dans un sofa de la zone d'attente. Elle regarda avidement comment, rayonnante, Cecilia prit une plume and fouilla dans différents parchemins sur son bureau. Elle en sélectionna un et écrivit quelques mots dessus, puis replaça la plume, souriant face à la curiosité d'Hermione.

Hermione rougit quand elle réalisa qu'elle s'était faite prendre à espionner. « Je suis désolée, Cecilia, je me demandais juste comment vous utilisiez le parchemin pour contacter Signore Martinelli. Je ne voulais pas vous offenser. »

Cecilia secoua la tête, toujours un grand sourire aux lèvres. « Je ne suis pas offensée Hermione. Je suis heureuse de voir la curiosité, pour laquelle vous êtes si célèbre, en œuvre. »

Hermione rougit à nouveau. Elle n'était pas habituée aux gens la remarquant autant. Elle ne s'attendait certainement pas à ce que son rôle dans la guerre Britannique soit connu au-delà des mers.

Cecilia leva un parchemin vierge. « C'est un parchemin 'jumeau'. Chaque parchemin contient geminio et un sort de couplage, ainsi ce qui est écrit sur l'un apparaît sur l'autre. Nous en avons un pour chaque département, vous voyez, ainsi, quand on veut communiquer avec eux c'est instantané. »

Hermione retint son souffle. « Si simple et pourtant tellement brillant. Est-ce que je serai autorisée à apprendre les sorts ? Leur utilisation est-elle permise en dehors du Ministère ? Y-a-t-il des limites de distance ? Combien de temps tiennent ces sorts ? » Elle se frappa mentalement pour cette vague de questions. Comment avoir l'air d'une Je-Sais-Tout dès ton premier jour, Hermione, grimaça-t-elle.

Cecilia fronça les sourcils, réfléchissant. « Je suis désolée Hermione, je ne sais pas. Cependant, je suis sûre que Signore Martinelli sera capable de vous le dire. »

Hermione rougit. « Bien sûr. Je suis désolée, je ne voulais pas poser autant de questions. »

Avant que Cecilia ne puisse répondre, une voix avec un fort accent répondit en Anglais depuis la porte.

« Ne soyez pas désolée, Signorina. Si nous ne posons pas de questions, nous n'aurons pas les réponses. Je crois que vous le savez déjà, n'est-ce pas ? »

Cecilia sourit. « Je vois que vous êtes toujours aussi rapide, Signore Martinelli. »

Hermione se leva immédiatement et fit face au grand gentleman dans sa robe noire devant la porte. Il était grand et, malgré son âge apparent, se tenait bien droit. Il avait une tête couverte d'épais cheveux blancs parfaitement peignés et un visage avenant et ridé, d'un teint d'olive et des yeux si sombres qu'ils semblaient noirs. Il avait dû être très beau quand il était jeune, pensa-t-elle.

« C'est un grand plaisir de vous rencontrer, Signore. »

« Tout le plaisir est pour moi, Signorina », dit-il en prenant sa main pour effleurer ses jointures d'un baiser.

Elle rougit. « S'il vous plaît, appelez-moi Hermione. »

« Grazie, Hermione. Enrico Martinelli, à votre service. »

Elle regarda le vieux gentleman se tourner vers Cecilia et lui adresser un clin d'œil. « Cecilia, c'est toujours un plaisir de vous voir, bella. »

La jeune femme sourit. « Ah, Signore, je suis sûre que vous dites ça à toutes les femmes, n'est ce pas ? »

Il sourit. « Mais bien sûr. Ce n'est pas ma faute ! Les belles jeunes femmes semblent aimer ce vieil homme que je suis, et je ne peux pas m'empêcher de leur dire combien elles sont belles. »

Hermione pouffa. C'était son supérieur ? Elle l'aimait bien. Il ressemblait à un grand père plaisantin plutôt qu'à un membre officiel du Ministère. Mais, en y repensant, il était sans doute le grand père plaisantin de quelqu'un.

Signore Martinelli se tourna vers Hermione. « Ah, vous riez d'un vieil homme ? Vous brisez mon pauvre cœur. »

Hermione rougit. « Oh non ! Je n'oserai jamais… »

Cecilia donna un coup de coude au vieil homme. « Signore, regardez ! Vous l'avez embarrassée. Honte sur vous ! Elle est anglaise, elle n'est pas habituée à vos flirts ! Conduisez-vous correctement, Signore Enrico Martinelli ! »

Le vieil homme hocha la tête, soupira et se passa la main dans ses épais cheveux blancs. « C'est vrai. Les anglais ont des coutumes différentes, n'est-ce pas ? Je vous demande pardon, Hermione, si je vous ai mise mal à l'aise. Pouvez-vous pardonner ce vieux, comment dites-vous en anglais, bouffon ? »

Hermione lui sourit. « Il n'y a rien à pardonner, Signore. Rien du tout. »

Il rayonna. « Ah, vous êtes une gentille jeune femme. Mais s'il vous plaît, vous devez m'appeler Enrico ! Plus de ces Signore Martinelli, ou je vais croire que vous parlez à mon père, puisse-t-il reposer en paix. »

« Oh non, je ne peux pas ! » balbutia Hermione.

« Oh je vois, ce n'est pas la coutume en Angleterre ? Ici nous ne sommes pas aussi formels. Nous nous appelons tous par nos prénoms dans le Dipartimento dei Misteri. Devant les autres départements ou en public, évidemment, nous devons être formels. Cependant, quand c'est seulement l'équipe des Misteri, nous pouvons nous détendre.

Hermione acquiesça timidement. « Ça semble logique. Très bien, je serai ravie de vous appeler Enrico. »

Le vieil homme rayonna. « Eccelente ! Et maintenant, si vous permettez, Hermione, nous allons faire nos adieux à notre chère Cecilia et nous allons partir, si ? »

Hermione souri, hocha la tête et fit un signe de main à Cecilia qui s'occupait à présent d'un autre voyageur. Enrico lui adressa un salut solennel, gâché par son sourire narquois, puis guida Hermione jusqu'à la porte.

Elle le suivi jusqu'au couloir et s'exclama. C'était fantastique- il n'y avait pas d'autre mot pour le décrire. Il y avait des piliers et des colonnes à perte de vue, dans un, magnifique, authentique style Romain. Et l'édifice tout entier était fait de marbre. Ça lui rappelait les images qu'elle avait vues du Panthéon Romain, seulement beaucoup, beaucoup plus grand à l'intérieur. Même les meubles étaient dans un style romain traditionnel, complété par des fauteuils de sénateurs. Hermione soupira d'aise.

Enrico pouffa. « J'en conclus que vous aimez notre petit décor ? »

Hermione, incapable de détourner les yeux de tant de beauté l'entourant, répondit. « Comment ne pas l'être ? C'est juste magnifique ! »

Enrico acquiesça. « Si, ça l'est. Je le vois tous les jours depuis plus d'années que je ne peux en compter, et pourtant sa beauté me frappe toujours autant. »

« Est-ce le décor d'origine ? Je veux dire, est-ce comme ça depuis la Rome impériale ? »

Enrico sourit. « Ah, mes vieux yeux verraient-ils une étudiante en histoire ? Oui, la majorité à été préservée magiquement depuis la période impériale. Une partie précède même ça – jusqu'à la Rome Républicaine. Evidemment, nous avons fait quelques discrètes, eh, comment dire, modernisations ? »

Elle acquiesça.

« Bene, nous avons apporté quelques modernisations pour nous rendre la vie plus facile. Comme l'ascenseur dans lequel nous entrons maintenant. Ce vieil homme ne souhaite pas monter quatorze escaliers ! »

Hermione regarda autour d'elle, cherchant des yeux l'ascenseur dont il parlait. Tout ce qu'elle pouvait voir c'était des murs et des colonnes.

Il sourit. Sortit sa baguette de sa poche et pressa l'extrémité directement contre le mur devant eux. Le mur s'ouvrit immédiatement, révélant l'intérieur d'un ascenseur moderne et plutôt cossu.

La faisant entrer, il la suivit et pressa un bouton. Les portes se refermèrent et l'ascenseur s'éleva doucement. Enrica expliqua le système à Hermione. « L'ascenseur ne s'ouvre qu'aux employés du Ministère en identifiant leur baguette. Une fois à l'intérieur, leur signature magique est examinée. Si la baguette est portée par quelqu'un d'autre que le propriétaire, alors l'ascenseur ne bougera pas. De cette façon nous essayons d'éviter les imposteurs et les reporters qui s'introduisent sans invitation. Quiconque qui n'est pas autorisé à entrer seul doit passer par la Sécurité comme vous l'avez fait, même si vous serez bientôt considérée comme une employée du Ministère. »

Hermione acquiesça, enregistrant l'information. Elle observa autour d'elle et remarqua que les boutons étaient étiquetés avec les différents départements. Chaque département semblait occuper un étage entier. Heureusement, le sort de traduction lui permettait de lire chaque nom listé.

L'ascenseur s'arrêta et les portes s'ouvrirent. « Dipartimento di Mister » annonça une voix cadencée.

« Ah, nous sommes arrivés. Après vous, Hermione. »

Enrico la fit passer devant lui et commença à marcher. « Bienvenue au Département des Mystères, comme vous dites, les anglais. Maintenant allons dans mon bureau, où je vais pouvoir vous donner vos papiers d'identification et vos autorisations du Ministero. Puis je vous montrerai votre bureau- nous laisserons le reste de la visite pour demain, eh ? Peut-être que vous aimeriez vous installer dans votre nouveau chez-vous. »

Hermione sourit avec reconnaissance. « Oui, ce serait apprécié. Je dois défaire mes bagages, et je dois rentrer brièvement en Angleterre ce soir. »

Enrico hocha la tête. « Bien sûr, je suis sûr que votre famille doit être impatiente de savoir que vous allez bien. »

Un éclair de tristesse passa brièvement sur son visage, avant qu'elle ne le masque. « Oui, j'en suis sûre. »

Le vieil homme remarqua le changement d'expression, mais garda sagement le silence, préférant la mener devant plusieurs portes polies, avant de s'arrêter devant l'une d'elles. La plaque portait l'inscription Enrico Martinelli, et une autre en dessous, Custode dei Misteri, ce qu'elle savait, grâce au sort de traduction, vouloir dire « Gardien des Mystères ».

Elle le regarda placer sa main sur la porte, celle-ci s'ouvrant immédiatement. Il remarqua son regard.

« Les sorts des portes, ils reconnaissent la signature magique de l'occupant et ne s'ouvrira que pour lui. Le Custode peut également entrer si besoin, mais chaque entrée est enregistrée. » Expliqua-t-il en la guidant à un grand bureau en acajou, pas très différent de celui qu'elle avait chez elle.

Il lui indiqua un siège, s'exclamant, « Je vous en prie, assaillez-vous, assaillez-vous. Je peux vous offrir un rafraîchissement ? Non ? Bene, je retrouve ces papiers. Excusez-moi un instant, » tandis qu'il fouillait dans une grande armoire en bois, marmonnant en italien.

Hermione profita de l'opportunité pour admirer le bureau. Il était très grand et spacieux, rempli de meubles en cuir et en acajou. Il y avait deux sièges en cuir beige pour les visiteurs avec une petite table d'acajou devant le grand bureau. Derrière, se trouvait un grand fauteuil en cuir foncé. D'un côté de la pièce se trouvaient deux grandes armoires en acajou, une dans laquelle Enrico semblait avoir enfoui sa tête. Elle vit ce qu'il entendait quand il avait parlé des modernisations du bâtiment.

« Aha ! » s'exclama-t-il, émergeant de l'armoire avec un portfolio en cuir. Il s'assit à son bureau, sortant une liasse de feuilles.

Il donna le premier parchemin à Hermione. « C'est votre contrat de travail au Ministero. Je vous en prie, sentez-vous libre de le dire, mais je dois vous avertir que les sanctions pour rupture du contrat sont l'emprisonnement et la perte de votre magie pour un an. Non pas que je m'attende à ce que ce soit un problème pour vous Hermione, mais je suis obligée de vous le dire. »

Hermione parcourut le contrat et ne trouva rien d'anormal. Il était presque identique à son précédent contrat.

« J'accepte ces termes, Enrico. Je peux vous emprunter une plume ? »

« Bien sûr, » répondit-il, lui tendant une magnifique plume de couleur fauve.

Elle signa le parchemin et senti sa magie fourmiller, signe que le contrat magique prenait effet.

« Bene, votre signature a maintenant été ajoutée aux protections du Ministero. Vous serez capable de transplaner, d'utiliser un Portauloin et la poudre de Cheminette directement dans ce département, et si vous pouviez presser votre baguette sur votre contrat, les ascenseurs et les entrées du bâtiment vous reconnaitront également. »

Elle s'exécuta et sentit un bref fourmillement dans son bras.

« Ce papier est votre permis international pour transplaner, même si je suis sûr que je n'ai pas besoin de vous dire qu'il serait extrêmement imprudent de transplaner sur une si grande distance sauf si vous êtes particulièrement sûre de votre destination. Votre concentration doit être à son maximum. Transplaner dans un autre pays en étant fatiguée fera plus que vous désartibuler- ça pourrait vider votre magie au-delà de tout soin possible. Alora, nous préférons que vous utilisiez les Portauloins ou la Cheminette pour les trajets internationaux. Cependant, en tant qu'Officiel du Ministère d'un certain rang, vous possédez le droit de transplaner à l'international. C'est également de votre responsabilité de vous assurer que vous êtes autorisée à entrer dans le pays dans lequel vous transplanez, et d'arranger les papiers appropriés. » Il lui tendit le parchemin, pour lequel elle le remercia.

« Ceci est votre Portauloin et Cheminette autorisation. Vous avez accès à l'Atrium du Ministero, le point d'entrée des Misteri, points de recherches et bibliothèque, et bien sûr votre propre bureau. Vous avez également accès aux points d'entrée des autres départements cependant c'est à eux de vous autorisez à entrer. Sécurité. Vous comprenez, n'est-ce pas ? ». Elle acquiesça.

« Ah, évidemment, vous êtes également autorisés à créer des Portauloins internationaux quand vous le souhaitez, et à créer un réseau privé de Cheminette jusqu'à 10 personnes. C'est, je crois, plus pratique que le protocole de Cheminette de votre ministère britannique, non ? »

Elle lui sourit malicieusement. « Effectivement, ça l'est. Il peut se passer des mois avant qu'ils prennent la peine de regarder une demande. »

Enrico acquiesça, souriant. « Ah, la Bureaucratie. C'est irritant, n'est-ce pas ? Maintenant, laissez-moi voir… ah si, nous avons le bail de l'appartement du Ministère au Torri Via Veneto, pour la durée d'un an. Vous pouvez choisir d'étendre le bail, ou d'acheter l'appartement au Ministère à une date ultérieure. Pouvez-vous signer le bail si celui-ci vous convient ? Vous noterez que toutes les dépenses, exceptées les dépenses personnelles, sont couvertes par le Ministère, et pour cela nous vous donnons, comment vous appelez ça, une carte de compte bancaire. Nous payons également vos repas au ristorante ici. »

Hermione lut le bail, son cerveau submergé d'informations, et le signa.

« Bene. » Enrico leva sa baguette et marmonna, « Geminio. Voilà vos copies de tous les documents. Maintenant, allons dans votre bureau. »

Il se leva, forçant Hermione à suivre son exemple. Ils sortirent de son bureau et, plus loin dans le couloir, s'arrêtèrent devant une porte où était écrit Hermione Granger. Hermione plaça avec hésitation sa main sur la porte, qui s'ouvrit aussi tôt. Elle entra dans un charmant bureau, pratiquement identique à celui d'Enrico, bien que nettement plus petit. Il était tout de même plus grand que le placard qu'elle avait en Angleterre. Et plus joli en plus. Elle regarda autour d'elle, l'étudiant avec attention.

« Je crois que je le connais assez bien pour y transplaner maintenant. » dit-elle doucement.

« Eccelente. Si vous pouviez tenir fermement cette clé, nous allons utiliser un Potauloin jusqu'à votre nouvelle maison. »

Elle tint l'extrémité tendue vers elle et ferma les yeux, attendant la sensation habituelle de crochet au nombril et la nausée qui l'accompagnait. A la place, elle ne sentit rien. Elle entendit ensuite la voix inquiète d'Enrico.

« Hermione, êtes-vous malade ? Dois-je faire venir un médicomage ? Ou préférez-vous allez à St Rocco ? »

Elle ouvrit les yeux et s'exclama. Ils étaient dans ce qui apparaissait comme le salon d'un fabuleux appartement, devant une porte en verre menant à un grand balcon. C'était ce qu'elle pouvait voir au-delà du balcon qui provoquait son admiration. L'appartement donnait sur le Porta Pinciana et la Villa Borghese, un endroit qu'elle rêvait de voir depuis qu'elle était enfant. Elle mourait d'envie de visiter la Villa Borghese et la fabuleuse galerie à l'intérieur.

« Hermione ? »

Elle cligna des yeux, et réalisa qu'Enrico l'appelait depuis plusieurs minutes. Il la regardait maintenant avec inquiétude.

« Je suis désolée ! Je vais parfaitement bien, j'ai juste été surprise par le confort du Portauloin, et puis quand j'ai vu la Villa Borghese, euh, je veux dire la vue … » elle s'arrêta, rougissante.

Enrico gloussa. « Ah, si, ça impressionne, n'est-ce pas ? Quelque chose me dit que vous viendrez la visiter très bientôt. Mais, scusa, que voulez-vous dire par surprise par le portauloin ? Ils sont différents en Grande Bretagne ? »

Hermione acquiesça avec vigueur. « Oh oui, ils sont très différents. En fait, ils sont extrêmement inconfortables et causent souvent la nausée et des vertiges. Le portauloin international que j'ai pris pour Rome était le pire. J'avais l'impression que le monde tournait pour quinze bonnes minutes après coup ! »

Le vieil homme était visiblement perplexe. « Vous me dites que le Ministero Britannique, scusa, Ministère, utilise encore les vieux portauloins ? »

Elle releva un sourcil en signe d'interrogation. « Vieux portauloins ? »

Enrico acquiesça. « Si. Il y a presque dix ans nous avons amélioré le voyage par portauloin en ajoutant un sortilège de stase, avec un léger sort de stupéfaction mêlé à un sort d'affaiblissement, tous deux liés par un sort de mouvement. »

Hermione le fixa, les possibilités fusant dans son esprit. « Donc quand une personne tient un portauloin, ils sont légèrement assommés quand ils commencent à bouger, et ils sont automatiquement réveillés dès que le portauloin arrête de bouger. Puisqu'ils sont figés, il n'y a pas de nausée, de vertiges et pas de désorientation. Fabuleux… » souffla-t-elle.

Enrico gloussa. « Vous êtes aussi intelligente qu'on le dit. Oui, c'est comme ça que ça marche. C'était une collaboration très importante entre nos départements, puisque ça nécessitait le mouvement dans l'espace et le temps : le département d'innovation des sortilèges, la division des portauloins du département des transports magiques et les médicomages de l'hôpital St Rocco. Ca nous a pris sept années pour parfaire le processus, cependant, nous avons offert de vendre notre processus de création aux autres gouvernements il y a cinq ans. Je ne comprends pas qu'ils ne l'aient pas encore acheté ! C'est très étrange. »

Hermione bougea la tête avec tristesse. « Ça ne me surprend pas. Il y en a encore beaucoup au Ministère Britannique qui refusent le changement par principe. Maintenant, Enrico, me montrerez-vous cette méthode ? J'espérais créer deux portauloins réutilisable pour ma… famille en Angleterre, qu'ils puissent me rendre visite. »

Le vieil homme hocha la tête. « Certo. Je vous montrerai et je vais me procurer les papiers pour vos invités. Si vous me donnez leurs noms, les permissions seront immédiatement accordées. J'ai le pouvoir de les émettre en tant que, ah comment dites-vous, chef de département ? »

« Oh, merci beaucoup ! Ce serait fantastique. Seulement si ça ne cause pas de problème, bien sûr. Je ne veux pas être un dérangement. »

« Dérangement ? Pour ce vieil homme d'aider une si belle jeune femme ? Jamais ! » il lui fit un clin d'œil et se releva, sortant sa baguette, il se rendit compte qu'elle n'avait pas l'air d'accepter le compliment, lui offrant un simple demi-sourire poli. Etrange, pensa-t-il. Peut-être que c'est une réaction Anglaise normale ? Je vais devoir attendre et voir.

Prenant le bâton qu'ils avaient utilisé comme portauloin, il pointa sa baguette dessus, la mouvant dans une série de schémas complexes et tonna portus. Le bâton brilla d'un halo bleu puis redevint son marron morne. Il bougea sa baguette au-dessus pour faire le contre-sortilège, le désactivant.

« Essayez maintenant. »

Hermione prit une profonde inspiration et se concentra intensément sur le bâton devant elle, agitant sa baguette dans les mouvements requis et l'imprégnant du sort prévu. Elle termina en murmurant Portus. Le bâton s'illumina de bleu, signifiant que le sort avait fonctionné. Elle sourit avec bonheur, aimant la satisfaction d'avoir maîtrisé un nouveau sortilège pour la première fois.

Enrico secoua la tête. « Vous êtes vraiment la sorcière la plus brillante de votre génération. Vous avez maîtrisé dès le premier coup un sort d'une telle complexité- c'est incroyable ! Vous rendez ce vieil homme très heureux de vous avoir parmi nous, eh ? Alora, puisque vous avez maîtrisé ceci, je vais m'occuper des papiers de vos invités. Le gouvernement non-magique ne demandera aucun papier puisque la Grande Bretagne et l'Italie font toutes les deux parties de l'Union Européenne. Cependant, le gouvernement Magique demande à être au courant de qui entre dans le pays à tout moment, à cause de … comment vous dites… l'impact que les personnes magiques peuvent avoir sur la population non-magique. Donc si vous voulez bien me donnez les noms, s'il vous plaît ? »

Hermione acquiesça et jeta le contre sort sur le portauloin qu'elle avait créé. Elle transforma ensuite le bâton en un morceau de parchemin. Jetant un sort de prise de note, elle déclara, « Lord Sirius Orion Black, M. Remus John Lupin, Mme Nymphadora Tonks-Lupin, Master Theodore Remus Lupin. » Puis, réfléchissant elle ajouta rapidement. « Mlle Luna Evana Lovegood. » elle haussa mentalement les épaules. Qui sait ? Hermione dirait à Luna où elle se trouvait bientôt et peut-être que Luna viendrait la voir – valait mieux avoir tous les papiers de prêts.

Elle donna le parchemin à Enrico, qui fronça les sourcils. « Scusa, mais vous n'avez pas inclus Harry Potter ou Ron Weasley. » Même les Européens connaissaient le Trio d'Or après tout.

Elle afficha un sourire sur son visage. « Non, je ne l'ai pas fait. Autant que je sache, leurs papiers sont à jour s'ils veulent venir. »

C'était vrai. Vu comment ces deux avaient bougé pendant ces dernières années, ils avaient des papiers en règle pour aller partout. Inutile de mentionner qu'il gèlerait en enfer avant qu'elle ne leur dise où elle se trouvait – ou ils ne remarqueraient même pas qu'elle était partie.

Le visage de Enrico s'éclaira. « Ah, bien sûr. Excusez-moi, je suis un vieil homme et je réfléchis parfois lentement. Très bien. Je vais m'occuper de ces autorisations et je reviendrai dans une demi-heure. Cela vous convient ? »

Hermione acquiesça.

« Eccelente. Je vous laisse déballer vos affaires, dans ce cas. Si vous prenez la peine de regarder dans la cuisine vous trouverez des légumes frais, de la viande et d'autres produits placés ce matin sous les habituels sortilèges de réfrigération et de préservation. Si vous avez d'autres questions, je reviens dans une demi-heure. Ciao, Hermione, e benvenuti a Roma ! »


Pendant ce temps, à la résidence des Lupin

Sirius fixait le contenu tourbillonnant de sa tasse de café, tellement absorbé par ses pensé qu'il n'entendit pas Lunard l'appeler depuis la cuisine.

« Patmol, tu veux venir ici une minute ? Patmol ? »

Il entendit, en revanche, le puissant cri de « PATMOL ! »

Sirius sursauta et s'arrosa immédiatement de café chaud sur les cuisses, dangereusement près d'une certaine partie très chère de son anatomie. Il grogna de frustration et agita sa baquette, lançant un sort de nettoyage et de refroidissement.

Remus entra dans le salon pour voir pourquoi Sirius n'avait pas répondu, juste à temps pour voir son ami inspecter ses cuisses. Il sourit face à cette occasion en or d'embêter Sirius.

« Patmol, je croyais qu'inspecter tes parties avait perdu son charme depuis longtemps. Dois-je t'apporter un miroir grossissant pour que tu puisses les voir correctement ? »

Sirius grogna simplement en réponse.

Remus était choqué. Pas de commentaire spirituel ? Pas de juron ? Et pas même un seul doigt levé dans sa direction ? Quelque chose ne va pas, pensa-t-il.

« Patmol ? Tu vas bien ? » il demanda, plaçant sa main sur l'épaule de son ami.

Sirius acquiesça, fronçant les sourcils, et convainquant encore davantage son ami que quelque chose n'allait pas.

« Patmol, qu'est ce qui cloche ? »

« Cloche ? »

« Tu n'es pas toi-même depuis que Hermione est partie il y a une heure, » pointa Remus.

Sirius soupira et se laissa aller dans sa chaise. Remus prit cela comme une invitation et s'assit dans la chaise opposée. Il regarda son ami, relevant un sourcil interrogateur.

Le regard fixé sur ses mains, Sirius tenta de trouver les bons mots pour exprimer ses inquiétudes à son meilleur ami.

« Tu sais, ce dont on parlait avant ? Quand Hermione était endormie ? »

Remus se renfrogna. « Tu veux dire à propos d'Hermione doutant d'elle-même ? Et son manque d'estime de soi ? »

Sirius acquiesça. « Ça m'a fait réfléchir, tu sais. Pourquoi penses-tu qu'elle doute autant d'elle ? Je veux dire, les gens ne se réveillent pas soudainement et décident qu'ils ne valent rien. Il y a toujours une cause source, un encouragement extérieur, ou quelque chose. Je sais que Harry et les autres l'ont abandonnée, et ce serait suffisant pour que n'importe qui ne se sente pas apprécié. Mais…aussi dur que ça sonne, je ne pense pas que ce soit assez. Comme je l'ai dit avant, les dommages ont été faits bien avant ce sale coup, avec leur manière d'agir cette année passée. Mais et si ça datait d'encore plus longtemps ? »

Remus hocha la tête, considérant ce qu'il avait entendu. « Tu veux dire, leur attitude et leur façon de la traiter quand ils se disputaient, quand ils étaient amis, peut avoir franchi la ligne entre égoïste and juste de la pure méchanceté ? »

Sirius secoua la tête, essayant de trouver les mots justes. « Non. Enfin, si, je pense que ça a joué. Mais ce dont je parle c'est quand ils ne se disputaient pas – ces années à Poudlard, l'année de fuite, ce genre de choses. Est-ce qu'ils n'ont jamais fait…des commentaires en passant ? Est-ce qu'ils ont dit des choses qu'elle a pris à cœur ? Comment ils la traitaient ? Je ne les voyais pas ensemble souvent, étant en fuite et tout ça… »

« Ah, je comprends. L'opinion de nos amis, spécialement quand ils sont exprimés de manière paisible et d'un ton sincère, portent encore plus de poids. »

Sirius hocha la tête, rassuré que son ami ait compris.

Le loup garou se concentra, fronçant les sourcils. « Et bien, je ne les voyais 'en action' ensemble pendant de longues périodes, tu comprends – exception faire de l'année où j'ai enseigné à Poudlard. C'était leur troisième année, je crois. Je ne suis pas sûr de me souvenir tant que ça de leurs interactions…ah, oui, attend une minute ! L'accident de l'Eclair de Feu. »

Sirius loucha de confusion. « L'accident de l'Eclair de Feu ? L'Eclair de Feu que j'ai envoyé à Harry ? »

Remus hocha la tête. « Auraient-ils pu avoir une mauvaise dispute à propos de cet Eclair de Feu ? »

Sirius acquiesça.

« Eh bien, alors tu sais que quand Harry a déballé le balais, Hermione voulait le rapporter parce qu'elle était inquiète que 'le dangereux et mortel Sirius Black' aurait pu envoyer un balai ensorcelé pour le blesser. Tu sais probablement qu'elle l'a dit à McGonagall quand ils ne l'ont pas fait, et que McGonagall l'a confisqué pour le tester. Ce que les garçons ont l'air d'oublier c'est qu'ils l'ont vraiment mal traitée pendant les semaines qu'il a fallu pour le récupérer. Pendant ce temps, je ne crois pas les avoir vu ensemble – ils l'ignoraient tout le temps. Merde, je me souviens de quelques fois en classe où elle leur lançait des coups d'œil et ils ne la regardaient même pas ! Elle avait semblé perdre de l'appétit et perdu du poids. En fait, je me souviens de Hagrid me disant qu'elle venait souvent le voir et qu'il était inquiet à son sujet. Ils l'avaient virtuellement effacée de leur existence pour ces quelques semaines. Bien sûr, une fois qu'ils ont récupéré le balai tout allait bien entre eux – ou du moins c'est ce que disent les garçons. »

Sirius resta silencieux un moment. « D'accord, c'est assez sérieux, je l'admets. Mais ce n'est toujours pas ce que je cherche. C'était durant une dispute –ça reste une attitude inacceptable, mais c'était une dispute. Mais comment se conduisaient-ils normalement ? »

Remus réfléchi un moment. « Eh bien, je sais qu'ils étaient souvent vus ensemble, bien que Harry et Ron disparaissaient pour jouer aux échecs ou s'entraîner au Quiddich. Habituellement Hermione était soit en train de les regarder ou dans la bibliothèque à réviser pendant ce temps-là. Je suis à peu près sûr qu'elle et Ron ont eu pas mal de disputes à propos du travail scolaire- il était déjà assez paresseux pour être honnête, et Hermione était, eh bien, Hermione. Elle travaillait dur et était brillante. La paresse et la négligence ne lui ont jamais vraiment convenu et donc elle poussait les garçons à réviser davantage. Harry essayait de temps en temps mais il suivait plutôt l'exemple de Ron. J'ai entendu que Ron avait l'habitude de l'appeler 'une bûcheuse Je-Sais-Tout autoritaire' pendant leurs disputes. Elle avait malgré tout l'habitude de 'regarder' leurs devoirs assez fréquemment. »

« Regarder ? »

« Soit elle écrivait ou modifiait considérablement leurs essais, » renifla Remus. « J'ai remarqué ça assez souvent quand je notais leurs devoirs de Défense Contre les Forces du Mal. »

Sirius acquiesça lentement. « Donc, ils étaient paresseux, alors, et se moquaient de son intelligence et de ses habitudes de travail, mais ils étaient quand même heureux d'en profiter ? »

« Oui, je suppose qu'on peut le présenter comme ça, » soupira Remus. « Ça n'aide pas beaucoup à se sentir apprécier, n'est-ce pas ? »

Sirius éclata d'un rire sardonique. « Non, j'imagine que ça n'aide pas. Qu'est-ce que tu peux me dire d'autre ? »

Haussant les épaules avec défaitisme, Remus secoua la tête. « Pas grand-chose de plus, vraiment. Après leur troisième année je n'étais pas vraiment proche d'eux. La cinquième année à Grimmauld je ne les ai pas beaucoup vus ensemble, exception fait que Hermione était la seule qui arrivait à faire sortir Harry de sa chambre quand il pensait être possédé par Voldemort. Tu te souviens ? En dehors de ça, il y a eu le Département des Mystères. Elle a failli mourir cette nuit… »

Repoussant sa révulsion à l'idée de la mort d'Hermione, Sirius se plongea dans ses pensées pendant un moment. « Donc nous avons quelques idées de ce qui a pu causer ça, mais pas la vision d'ensemble…Hey, attends une minute ! » s'exclama-t-il. « Tu te souviens de ce dont on parlait principalement à partir de notre troisième année ? »

Remus le regarda bizarrement pendant un instant. « Quiddich…et les filles ! Evidemment. Ces trois-là étaient tellement proches, Harry et Ron avaient probablement oublié qu'elle était une fille. »

Sirius hocha la tête. « Ouais, et aussi sensible que nous, les mecs, pouvons l'être, Ron Weasley est une légende à lui tout seul. S'il était là avec Harry à déblatérer une liste des belles filles de Poudlard et qu'Hermione n'ait jamais été mentionnée, imagine comment elle a dû le prendre ! » Il fronça les sourcils. « Encore une fois, c'est quelque chose, mais même si c'est vrai, ce n'est juste pas assez… putain de merde ! C'est frustrant. Je souhaite juste qu'on ait quelqu'un à qui demander. En dehors de Hermione évidemment, parce que j'ai le sentiment qu'elle ne nous dirait rient du tout. »

Remus soupira. « Oui, ce serait mieux, mais à qui peut-on demander ? »

Attrapant sa baguette, Sirius se leva avec un soupir. « Je ne sais pas, Lunard. J'espère que l'on pourra trouver quelqu'un rapidement. C'est dur de la voir comme ça. Ce n'est pas normal- elle est la meilleure d'entre nous. Magnifique, brillante, gentille et spirituelle… Merde, elle est d'une putain de perfection. La voir essayer de se cacher, comme si elle était honteuse de sa propre personne… Dieu, Lunard, ça fait réellement mal. »

Remus resta un moment immobilisé par le choc, puis leva les yeux vers Sirius avec une soudaine prise de conscience. Un grand sourire s'étira sur le visage du loup garou.

Clignant des yeux, Sirius demanda. « Quoi ? »

« Que veux-tu dire ? » demanda-t-il avec innocence.

Sirius fronça les sourcils. « Cet air – je connais cet air. C'est l'air 'j'ai découvert quelque chose de fascinant mais je ne te dirais rien donc ne pose pas la question' »

Remus sourit avec malice. « Oh je ne vois pas du tout de quoi tu parles, mon cher Patmol. De toute façon, où est ce que tu vas ? »

Toujours suspicieux, Sirius répondit. « Je vais donner son portauloin à Lira. Je dois la retrouver pour une pause-café, et puis je serai de retour dans une heure pour attendre le retour de Mione. »

Remus sourit. « Bien sûr. Passe le bonjour à Lira pour moi. »

« D'accord… OY ! Lunard ! Arrête avec ce sourire narquois ! Qu'est ce qui se passe dans ta cervelle ? »

Remus se contenta de sourire et se leva pour rejoindre la cuisine. « Oh rien, rien du tout. »

Sirius le fixa, avant de secouer la tête et de transplaner à Sainte Mangouste avec un pop.

Remus se tenait debout, fixant l'endroit où se trouvait son ami quelques secondes auparavant, et commença à rire.

« Oh ne t'inquiète pas, vieil ami, tu t'en rendras compte bien assez tôt. La situation va devenir très, très intéressante. »


Appartement d'Hermione, Rome : 17h heure locale

Une demi-heure plus tard, Hermione se laissa tomber dans le canapé, éreintée, et attendit le retour de Enrico. Elle observa l'appartement, toujours incapable de réaliser qu'il était à elle, qu'elle était réellement là.

Elle avait gardé tous ses propres meubles, comme l'appartement était vide à son arrivée. Etrangement, ses meubles semblaient plus adaptés ici que dans son appartement en Angleterre. Ses élégants meubles en ébène et en cuir allaient parfaitement dans le bureau, son kit de chambre démodé, complété avec des rideaux de lit translucides et une grande coiffeuse avec un miroir et le tabouret assorti semblaient avoir été faits pour la pièce. Elle aimait la grande suite en marbre attachée à sa chambre et les deux chambres d'amis. Son salon était spacieux et avait l'air chaleureux maintenant qu'il y avait son système de divertissement, spécialement ensorcelé pour éviter les interférences magiques, ainsi que ses fauteuils de salon inclinables. La cuisine contenait son ensemble de vaisselle, et les habituels appareils – un réfrigérateur, maintenant rempli de nourriture, un toaster et autres-, également ensorcelés contre les interférences magiques. Elle sourit avec ironie. Malgré ses dix années en tant que sorcière et les habituels sorts de refroidissement et de préservation, elle aimait son confort moldu. Heureusement, puisque l'appartement était dans un immeuble moldu il y avait l'électricité.

Cependant elle avait tout de même besoin d'acheter des meubles pour la seconde chambre d'ami et la salle à manger formelle, pièces qu'elle n'avait pas dans son vieil appartement. Elle ferait ça soit le lendemain soir –Enrico lui avait dit que les boutiques étaient ouvertes jusqu'à huit heure- ou durant le weekend. Etant donné qu'on n'était que Jeudi, ça revenait au même.

Elle avait même réussi à placer quelques cadres photos et à mettre quelques une des photos qu'elle et les autres avaient prises le matin même. Celle de la famille Lupin et Sirius qu'elle avait agrandit était accrochée au mur de l'atrium, juste après le hall d'entrée. Hermione adorait les photos sorcières et comment elles bougeaient. C'était une de ses préférées- Tonks embrassait Teddy, pendant que Remus embrassait Tonks. Sirius riait d'eux deux. Puis ils regardaient tous la caméra et la saluait, avant de recommencer à nouveau. Sur le mur opposé elle avait accroché une grande photo moldue encadrée de ses parents, riant sur la plage.

Un cliché de Tonks et Remus et un autre de Patmol et Teddy étaient accrochés dans le salon, tout comme la photo 'Sirius est le plus Sexy'. La photo des deux Maraudeurs et une autre de Tonks et Teddy décoraient chaque côté de son bureau dans des cadres argentés. Une photo de Tonks embrassant Teddy décorait sa chambre, ainsi qu'une photo de ses parents dansant à une fête de Noël cinq ans auparavant.

Elle avait aussi créé trois portauloins internationaux avec les sorts supplémentaires, comme le lui avait enseigné Enrico. Le sien était une broche en forme de rose qu'elle avait acheté il y a des années et qu'elle n'avait jamais portée, celui des Lupin était un stylo plume, et celui de Sirius était un ouvre-lettre en forme de dague dont elle avait oublié l'existence. La phrase d'activation pour venir en Italie, et plus particulièrement l'atrium de son appartement, était « Rome, activer », et la phrase de retour était « Londres, activer ». Comme il ne s'agissait pas de portauloins d'urgence, et donc ne serait pas portés tout le temps, ça n'avait pas vraiment d'importance si la phrase n'était pas très créative. Comme les Lupins et Sirius lui avaient donné un accès à leurs maisons, elle avait programmé chaque portauloin pour mener le porteur entre son appartement romain et leurs propres maisons.

Elle avait même eu le temps de prendre une douche (Merlin, elle adorait sa nouvelle salle de bain !) et elle était maintenant habillée d'un jean et d'un haut fluide lilas. Ses glamours avaient été réappliqués. Dieu seul sait qu'elle n'avait pas envie que qui que ce soit voit ses cicatrices. C'était déjà assez que Remus les aies vues une fois.

Hermione fut tirée de ses pensées par un léger 'pop'. Elle rejoignit l'Atrium et vit Enrico regarder une photo de ses parents. Il tenait un porfolio en cuir similaire à celui qu'il lui avait donné, le contenu duquel résidait maintenant dans la jolie boîte que 'Teddy' lui avait offert pour son anniversaire la veille.

« Ciao, Hermione. J'ai apporté les papiers. Ces charmantes personnes sont de votre famille ? » Demanda-t-il en montrant la photo.

« En effet, » répondit-elle fièrement, mais avec une pointe de tristesse.

Il remarqua la tristesse qui envahi ses yeux mais, puisqu'il ne la connaissait que depuis quelques heures, il maîtrisa son instinct de lui poser davantage de questions. A la place, il la suivit dans le salon et observa l'appartement maintenant meublé, remarquant la salle à manger vide par la porte ouverte.

« Comme promis, je vous apporte les papiers. C'est, comme vous dites, en règle, et ils sont prêts à être utilisés dès maintenant. »

Hermione le remercia et accepta le portfolio.

Il hésita, puis proposa, « J'espère que vous pardonnerez à un vieil homme curieux, mais je vois qu'il vous manque des meubles pour la salle à manger. Vous avez besoin d'autres meubles ? »

Elle le regarda curieusement et hocha la tête. « Oui, j'ai besoin de meubles pour la seconde chambre d'amis. Pourquoi demandez-vous ? »

Le séduisant vieil homme lui sourit timidement et sorti un épais catalogue de sa robe. « J'ai pensé que vous pourriez trouver cela utile. Ils sont des marchands honnêtes et de superbes artisans. Pour ce dont vous avez besoin, je crois que tout peut être fait en moins d'une heure. »

Hermione le regarda, incrédule. « Une heure ? Enrico, c'est impossible ! Même le sorcier le plus talentueux aurait besoin d'au moins quatre heures pour -»

Il l'interrompit, souriant. « Ah, mais c'est le but, no ? Ce ne sont pas des sorciers. Ce sont, eh, comment vous dites, elfes de maison ! Un grand groupe possède et dirige cette entreprise eux-mêmes. Et un tiers de leurs profits aide les elfes qui ne peuvent trouver du travail. »

Hermione rayonna. « Ils ont des droits commerciaux ici ? Oh c'est fantastique ! Je ne peux pas vous dire à quel point ça me rend heureuse. C'est un sujet qui me tient très à cœur, Enrico. »

Enrico lui fit un clin d'œil. « Ah, nous avons tous entendu parler de Signorina Granger et sa quête incessante pour libérer les elfes de maison d'Angleterre. Je pense que vous trouverez les elfes de maison ici très amicaux envers vous pour cette raison. » Hermione sourit. Elle était tellement heureuse ! Non pas parce qu'elle était apparemment connue ici, elle se contrefichait de la célébrité. Non, elle était extatique de savoir qu'ici les elfes de maison étaient des citoyens égaux et pouvaient gagner de l'argent par leur travail, comme n'importe qui d'autre.

Elle ouvrit le catalogue et le parcourut. Ces elfes faisaient vraiment du beau travail ! Comment pouvait-elle choisir ? Soudain, elle s'arrêta, fixant une image. Elle l'avait trouvé- c'était parfait. Un set de salle à manger dans un style Louis seize, composé d'une table pour huit personnes, les chaises associées et un buffet ainsi qu'une vitrine.

Enrico sourit. « Je crois que c'est le coup de foudre, no ? Le Louis seize est également mon préféré. Je vais appeler Robi pour vous. Robi ! »

Un petit elfe habillé dans un petit costume apparut. « Buona Sera Signore Martinelli, buona sera Signorina. » les salua-t-il d'une voix aigüe.

Enrico sourit. « Buona sera, Robi. Come sta ? »

L'elfe sourit à son tour. « Va bene, grazie. »

Le vieil homme s'agenouilla pour parler au petit elfe. « En anglais, s'il te plaît Robi. Signorina Granger ne parle pas encore italien. »

Les yeux de la taille d'une balle de tennis de l'elfe s'écarquillèrent. « Signorina Hermione Granger ? »

Elle acquiesça, souriante. « Si. »

L'elfe poussa un cri et sauta sur place. « C'est un honneur ! Nous avons tellement entendu parler de vous, Signorina, et ce que vous faites pour nos cousins anglais, surtout dans l'année après la guerre. »

Pendant sa septième année, Hermione avait défendu les droits des elfes de maison en utilisant sa récente célébrité, avec un succès limité.

Hermione sourit. « S'il vous plaît, appelez-moi Hermione. Je suis navrée de dire que le ministère Britannique a encore un long chemin à faire avant de reconnaître les elfes et les autres non-humains comme des citoyens. »

Il acquiesça vigoureusement. « C'est vrai, Signorina Hermione, mais vous avez au moins obtenu pour eux le droit de quitter le service de maîtres abusifs sans honte. C'est ce que nos cousins anglais ont obtenu de plus proche de la liberté depuis des siècles ! »

Hermione s'agenouilla devant l'elfe. « J'espère qu'un jour ils auront les libertés et les droits dont leurs cousins italiens jouissent. »

« Je l'espère aussi, Signorina Granger. »

Ils furent interrompus par une troisième voix. « Bien que je regrette interrompre cette conversation, Robi, je dois te demander ton aide. Signorina Granger a déménagé récemment de Londres et s'est rendue compte qu'elle a moins de meubles que ce dont elle a besoin. Je pense que tu peux l'aider, non ? »

L'elfe sauta avec excitation. « Si, si ! Nous aider ! Qu'aimerait la Signorina Hermione ? »

Hermione lui montra le catalogue, désignant son choix. « Puis-je commander ce set, s'il vous plaît ? »

L'elfe y jeta un coup d'œil et acquiesça. « Si, bien sûr Signorina. Nous ferons ça pour vous. Pouvons-nous faire autre chose pour vous ? »

Hermione se concentra un moment. « Eh bien, j'ai un set complet pour la chambre d'ami. Je me demandais si vous pouviez le dupliquer pour moi, pour le mettre dans la seconde chambre ? »

L'elfe sourit. « Si, Signorina. Nous copions ce que vous voulez ! Si c'est tout, je commence le travail pour vous. »

Elle hocha la tête. « Oui, c'est tout ce dont j'ai besoin. Combien de temps cela prendra-t-il ? »

L'elfe afficha un grand sourire. « Je vous dis ça dans une minute ! » Il disparut de la pièce.

Avant qu'Hermione n'ait le temps de se tourner vers Enrico, Robi était de retour. Avec une centaine d'elfes de maison, qui adressaient de larges sourires à Hermione.

Elle se figea, choquée. « Er, bonjour tout le monde ? »

« Buona sera Signorina Granger ! » récitèrent-ils en retour.

Elle tourna un œil vers Enrico, qui se retenait apparemment de rire, puis se retourna vers les elfes, se demandant ce qu'elle devait dire.

Robi, en revanche, la sauva de cette situation. « Signorina Hermione, tous nos travailleurs se sont proposés pour vous aider. Nous pensons qu'avec nous tous nous devrions avoir fini dans quinze minutes. Est-ce acceptable pour vous ? »

Elle resta bouche bée. « Quinze minutes ? Comment pouvez-vous… je veux dire, bien sûr, oui. Ce serait formidable. »

Elle secoua la tête pour s'éclaircir les idées. « Combien cela coûtera-t-il ? »

Robi la fixa. « Coûter ? Pour vous Signorina, c'est gratuit ! Nous ne pouvons accepter de l'argent de votre part ! La chance de fabriquer pour vous est sa propre récompense ! »

Hermione rougit. « C'est vraiment gentil de votre part, Robi. Mais je ne peux vraiment pas accepter- »

« Puis-je payer pour les dépenses d'Hermione ? » coupa Enrico. Il lui fit un clin d'œil, puis se tourna vers les elfes. « C'est une dépense d'emménagement, après tout. Ce n'était pas de la faute d'Hermione si elle n'avait pas assez de meubles pour remplir sa nouvelle maison. En tant qu'employeur, c'est le devoir du Ministère de s'assurer que ce problème est réglé. Acceptez-vous ? »

Robi fronça les sourcils, puis se tourna vers les autres elfes qui acquiescèrent. Il se retourna vers Enrico. « Si, nous pouvons accepter cela, Signore. »

« Eccelente, » rayonna Enrico. « Maintenant Hermione et moi allons vous laisser travailler. Hermione, puis-je vous déranger et vous demander un bon cafe chaud ? »

Hermione, toujours grisée par les elfes et leur générosité pour répondre, ne répondit pas immédiatement. Quelques secondes plus tard la question pénétra enfin son esprit et elle cligna des yeux.

« Oui bien sûr. Venez dans la cuisine. »


Hôpital Sainte Mangouste, Londres 15 :30 heure locale

Sirius marcha jusqu'au bureau de l'accueil dans l'aile des Dommages de Sortilèges, fit un clin d'œil à la réceptionniste et demanda si elle pouvait envoyer un message à Lira, lui indiquant qu'il était là. Rougissante, la femme d'un certain âge écrivit un mémo interne et l'envoya avec un mouvement de baguette. Il attendit patiemment, pendant à la boîte dans sa poche.

Environ dix minutes plus tard, la petite blonde sortit d'une pièce voisine et, voyant Sirius au comptoir, lui adressa un signe de la main.

Il remercia la réceptionniste et rejoignit sa petite amie. « Salut, chérie, » murmura-t-il, lui donnant un baiser léger sur les lèvres. « Comment se passe ta journée ? »

« Occupée, » elle soupira, passant sa main dans ses cheveux parfaitement coiffés, retenus dans un élégant chignon. « Trop de choses à faire et jamais assez de temps pour les faire. »

L'entourant de son bras, il annonça. « Il est l'heure d'une petite pause, chérie. Où pouvons-nous aller ? »

Se dégageant de son bras, elle fronça les sourcils. « Aller ? Qu'est ce que tu veux dire ? »

Il la regarda avec confusion. « On était supposé se voir pour un rapide café, chérie, tu te souviens ? »

Elle soupira de frustration. « J'ai complètement oublié. Je suis désolée Sirius, mais je ne peux aller nulle part pour le moment. Il y a trop de travail maintenant et on a un nouveau patient qui arrive dans moins d'une heure. On peut repousser à dans quelques jours ? »

« Oui, bien sûr. J'avais juste hâte de te voir, tu as été horriblement occupée ces deux dernières semaines. Tu m'as manquée. »

Observant un autre memo interne voler vers elle, Lira fronça les sourcils distraitement. « Oui, et bien on se verra plus tard, pas besoin de faire un tel scandale. »

Surpris, et un peu blessé par son commentaire irréfléchi, Sirius acquiesça. « Bien sûr. Peut-être demain, alors. En attendant, j'ai quelque chose à te donner. » Sortant la boîte de sa poche, il remarqua son visage soudainement pâle. Quand il ouvrit la boîte et en sortit le simple anneau doré gravé avec son nom tout autour, elle soupira de soulagement. Il fronça les sourcils, surpris par sa réaction étrange.

Qu'est-ce qu'il venait de se passer ? se demanda-t-il.

« C'est un portauloin d'urgence vers l'île Black. J'ai modifié les protections pour que tu puisses y accéder, et ils me préviendront si tu y es. La phrase d'activation est tango de noix de coco. » Lui dit-il, tenant la bague et attendant qu'elle présente sa main.

Elle se contenta de la regarder.

« Lira ? » demanda-t-il après une minute. Il se sentait comme un idiot, debout dans le couloir, à la vu de tous, entrain de présenter une bague qu'elle fixait.

« Oh je suis désolée Sirius, tu m'as un peu surprise c'est tout. C'est très gentil de ta part, mais je ne peux pas accepter. »

Sirius n'aurait pas pu être plus surpris si quelqu'un lui avait dit que Dumbledore était en fait le héros espion moldu, James Bond.

« Redis-mois ça ? »

Elle lui sourit doucement. « Sirius, chéri, tu sais très bien que je ne peux pas porter de bague au travail. Ce n'est pas professionnel. En plus de ça, pourquoi donc j'aurais besoin d'un portauloin ? La guerre est terminée depuis longtemps ! »

« Oui… mais les urgences ne sont pas qu'en temps de guerre. Il y a toujours des criminels en liberté et si quelque chose arrive, ce serait une bonne idée pour toi d'avoir une voie de secours. En plus, qu'est-ce que tu veux dire par tu ne peux pas porter de bijoux ? La moitié de ce putain d'hôpital porte des alliances et autres ! C'est juste une simple bague en or. Merde, si ça te perturbe tant que ça, rend la invisible. »

Lira secoua la tête. « Sirius, je sais que tu as vécu et combattu pendant deux difficiles guerres, mais vraiment… tu ne penses pas que ces mesures sont un peu… excessives ? » ajouta-t-elle délicatement.

Sirius plissa les yeux. Il était un Black et il comprenait ce que les gens ne disaient pas. Elle pense que j'ai des … problèmes avec la guerre. D'où est-ce que ça vient ? se demanda-t-il. Ce n'est une idée irraisonnable d'avoir un portauloin d'urgence.

« Lira, je comprends que tu puisses trouver ces mesures un peu ridicules, mais je te le dis en tant qu'Auror, je vois des crimes perpétués tous les jours qui te défriseraient. Les criminels comme les voleurs ou les violeurs n'attendent pas la guerre- ils attaquent quand ça les arrange. J'ai pensé que tu aurais aimé avoir un moyen de te libérer d'une telle situation, un moyen qui ne pourrait pas t'être retiré comme ta baguette. J'en porte un aussi. Tout comme Remus, Tonks et Hermione. Nous avons tous pensé que c'était une bonne idée. Il n'y a pas besoin de faire des insinuations à propos de paranoïa. »

Elle pressa les lèvres. « Oui et bien, c'est très gentil de ta part Sirius mais je ne vais pas prétendre que je vois pourquoi tu crois que c'est nécessaire. Si toi et les autres pensez que ça peut vous aider à guérir des traumatismes que vous avez vécu pendant la guerre, bien tant mieux, mais personnellement je pense que c'est irrationnel. »

Sirius se figea. « Tu le vois peut-être comme ça, » dit-il froidement. « Mais ne parle pas de choses que tu ne comprendras jamais. Si le simple sens commun ne te dit rien, alors tant pis. Mais tu ferais mieux d'éviter de faire ces insinuations à propos de ma famille. Envoies moi un hibou si tu es prête à manger avec moi demain midi. »

Remettant la bague dans sa poche, il transplana chez lui. Il avait besoin d'un moment de solitude avant de retrouver les autres à nouveau.


Appartement d'Hermione, Rome 15 :30 heure locale

Hermione agrippa sa broche en forme de rose, prête à partir. Les elfes avaient terminé, comme ils l'avaient dit, en exactement quinze minutes. Et le résultat était magnifique. Enrico les avait payés et était parti. Elle avait débattu avec lui à propos du prix, mais il avait apaisé ses craintes en pointant que le Ministère se faisait un point d'honneur de soutenir les elfes dès que possible. C'était simplement une opportunité de le faire. Elle pouvait difficilement nier cet argument et avait laissé tomber.

Elle vérifia que son sac contenait le portfolio des papiers de voyage qu'Enrico lui avait donné et les deux autres portauloins. Voyant que c'était le cas, elle vérifia les nouveaux sorts de protection de son appartement et activa le portauloin.

Ce qui lui semblait être au même moment, elle arriva dans son appartement londonien. Elle se tourna et transplana devant la porte d'entrée des Lupins.


fin du chapitre 6 ! N'hésitez pas à me dire votre ressenti, même si je ne suis que la traductrice c'est toujours sympa à entendre !