Second chapitre de la semaine, si vous n'avez pas lu celui de lundi, foncez !
A tous les collab' : J'ai absolument besoin de vos parties pour continuer l'histoire ! Alors à vos claviers !
Chapitre 6 – Le concert
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- Tu as bien une place pour le concert de ce soir ? questionna Tony les yeux fixés sur la vue de la ville s'étalant quinze étages plus bas.
Abby abandonna le magazine qu'elle lisait sur la table basse. Le visage sombre au regard de la journée passée, elle se tourna vers lui.
- Oui, j'en ai une.
- Moi aussi.
- Tu as veux y aller ?
- Oui.
Après leurs échecs de la journée à se débarrasser de leurs amoureux transits, elle ne pensait pas qu'il souhaiterait s'y rendre. Elle ne comprenait d'ailleurs pas d'où lui venait cette idée.
- Tu es sûr que tu vas bien ? s'enquit-elle en quittant le fauteuil dans lequel elle s'était installée.
- Je suis en pleine forme ! déclara-t-il souriant en se tournant vers elle. Je sais comment nous venger de cette journée ! Ça ne servira sans doute à rien pour se débarrasser d'eux, mais ça devrait nous faire du bien.
- Et pour ça tu veux qu'on aille au concert ?
- Plus ou moins.
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- Oh, que je suis maladroite ! s'excusa Abby en voyant le thé répandu sur la veste et la chemise d'Harold.
- Ce n'est rien, rassurez-vous.
- Vous ne pouvez pas aller au concert comme ça, il faut absolument vous changer ! Et cette tache...
- Ne vous en faites pas, ma mie. Le pressing s'en occupera. Je vais aller me changer.
- Mais s'ils ferment les portes avec le début du spectacle !
- Vous pensez qu'ils le feront ?
- Eh bien, j'ai entendu dire que c'était le cas.
- Ce n'est pourtant pas leur politique. L'entrée est surveillée par deux agents de sécurité. C'est inutile.
- Vous croyez ?
- J'en suis certain.
- Mais vous ne pouvez pas être sûr !
- Abby...
- Si jamais, ça arrive, il me faudra les convaincre de vous attendre !
- Vous avez raison.
- Comment puis-je faire ?
- Tenez, voici mon billet. Avec ça, ils ne vous causeront pas d'ennui, je vous le garantis. Nous nous retrouvons là-bas dans quelques minutes.
- J'ai hâte.
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- Vous êtes venu ! s'exclama avec ravissement Tara lorsqu'elle vit apparaître l'Italien non loin de l'entrée de la salle de spectacle. J'avais peur que vous ne soyez pas en état.
- Je n'aurais raté ça pour rien au monde ! répliqua-t-il avec joie.
- Fabuleux ! Venez, ça ne va pas tarder à commencer.
- Tara, je ne peux pas rentrer avec vous.
- Mais...
- Pas tout de suite. Je dois passer un coup de fil important et... enfin je ne peux pas le faire plus tard. Il faut que je sois ponctuel.
- Votre femme.
- Ma femme ? Heu... oui, enfin presque.
- Presque ?
- Peu importe. Partez devant, je vous rejoins tout à l'heure.
- Je garde votre place.
- Elles ne sont pas numérotées ?
- Certains tentent toujours d'avoir mieux que ce qu'ils ont.
- Entendu.
- À tout de suite !
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- Alors, Abs, il a marché ?
- Il a couru ! Tiens, voilà les billets.
- Et ça c'est le tien, ajouta Tony en lui tendant le sien.
- Phase une réussie, se réjouit Abby l'échange terminé. Prêt pour la suivante ?
- Prêt !
- Alors allons-y.
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- Monsieur l'agent de sécurité ? demanda Abby.
- Un problème, mademoiselle ?
- Oui. J'ai une place pour le concert, enfin ce n'est pas la mienne, mais celle de mon ami. Il est en retard, mais il sera là bientôt et je ne peux pas l'attendre. Pourriez-vous la lui remettre une fois qu'il sera là ? Il est facile à reconnaître. Il a les cheveux roux, des favoris et il porte un nœud papillon bleu pâle.
- Ce n'est pas à nous de...
- Je dois absolument passer un coup de fil à mon père. Le pauvre, il est mort d'inquiétude de me savoir loin de la maison. C'est un homme bien, vous savez, mais il a de gros problèmes. Être accro vous savez, c'est dur. Je l'aide à décrocher comme je peux et je dois l'appeler pour lui dire qu'il doit tenir bon, que je ne vais pas tarder à rentrer...
- Comment s'appelle-t-il ?
- Ça veut dire que vous êtes d'accord ? Oh, merci, merci, merci ! C'est fantastique, vous êtes géniaux ! Mon ami s'appelle Harold McLuhan. Tenez, voici son billet. Dites-lui que je le rejoindrai plus tard. Encore merci !
- Ce n'est rien.
- Ce n'est pas rien, c'est la meilleure nouvelle que je pouvais avoir aujourd'hui, le contredit la gothique en lui collant une bise sonore sur la joue avant de filer.
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- Mesdemoiselles ! appela Tony à l'adresse des adolescentes assises sur un banc près des jets d'eau non loin du casino.
- Heu... bonjour, lança la plus jeune avec hésitation tandis que sa compagne s'emparait d'une bombe lacrimo dans son sac.
- N'approchez pas ou on crie au viol ! lança-t-elle.
- Calmez-vous, je ne vous veux pas de mal ! assura-t-il en tentant de reprendre son souffle après sa course folle pour les rejoindre.
Il tira les billets du concert de sa poche en espérant ne pas s'être trompé de personnes. Il n'avait fait que les apercevoir la veille au soir avec Abby lorsqu'ils étaient venus eux-mêmes admirer le spectacle d'eau.
- Vous souhaitez bien vous rendre au concert surprise de ce soir ?
- Le concert surprise ? répéta l'aînée en baissant légèrement son bras.
- Il veut nous entourlouper, Washington ! riposta son amie en s'emparant de la bombe.
- Quoi ? Non ! se défendit l'agent les mains devant son visage.
- Il a l'air sincère, Pauline.
- C'est pas pour ça que c'est un type bien. Vous nous voulez quoi ?
- Vous offrir des billets pour un concert.
- Vous êtes sérieux ?
- Oui. Washington, c'est ça ? C'est original comme nom.
- J'ai une tante éloignée qui s'appelle Arizona.
- Vous avez Nevada aussi dans la famille ?
- Eh ! On ne se moque pas du nom de ma grande sœur !
- Je ne me moque pas ! Je pose des questions ! Alors éloignez ça de mon visage !
- Seulement si vous répondez à nos questions.
- Ça me semble normal.
- Vous êtes qui ?
- Tony DiNozzo.
- Italien ?
- WJ !
- Ben quoi, t'as dit qu'on posait des questions.
- Pas ce genre de question !
- Ah ! Vous avez quelqu'un dans votre vie ?
- Washington Jones, si tu continues comme ça, je te garantis que...
- Temps mort ! Si vous ne voulez pas rater le concert, dépêchez-vous de me poser vos questions.
- Il a raison, Pline.
- C'est vrai. Alors pourquoi vous voulez nos offrir des places pour un concert hors de prix et quasi impossible à avoir ?
- Parce qu'hier soir, vous regrettiez de ne pas pouvoir y aller.
- C'est vrai que votre tête me rappelle quelque chose, réfléchit Washington. Vous n'étiez pas là avec votre petite amie hier ? La gothique avec une super robe à volant noire et rouge ?
- Si, mais ce n'est pas ma petite amie.
- Fiancée ?
- Pourquoi vous nous offrez ces places, coupa Pline.
- Parce que je ne peux pas y aller.
- Vous savez qui il y aura et ça ne vous plaît pas ?
- C'est ça.
- Comment vous pouvez connaître la programmation ?
- En fait, ce n'est pas la programmation le problème, c'est le public.
- Hein ?
- Quoi ?
- Écoutez, je vous donne ces places si vous arrêtez de poser des questions. La seule chose que je vous demande en retour, c'est de remercier les personnes qui vous les ont offertes. Ça marche ?
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- Cette place est réservée ! siffla Tara au rouquin qui venait s'installer.
- Vous faites erreur, s'offusqua Harold en tendant son billet vers elle. C'est plutôt vous qui êtes à la mauvaise place.
- Regardez mon billet, vous voyez ce qui est noté ?
- Que votre place est à côté de la mienne.
- Impossible !
- Vérifiez si vous ne me croyez pas !
- Vous êtes qu'un menteur. Vous avez volé cette place à mon ami pour être au premier rang !
- Un menteur et un voleur ? Que dire de vous ! J'ai acheté deux places, dont une pour ma compagne. Et vous êtes bien loin de l'égaler en terme de beauté. Un véritable thon !
- Espèce de...
- Harold ?
- Tara ?
- Qui êtes-vous ? demanda Tara aux deux jeunes filles devant eux.
- C'est vous n'est-ce-pas ? Tony vous a décrit.
- Tony ? Qui est...
- Il nous a remis nos places. Vous êtes vraiment supers sympas de nous les offrir !
- Pline a raison. On ne pensait pas en avoir et nous offrir ces places plutôt qu'à Tony et Abby, c'est vraiment génial.
- Ils ont de la chance de vous avoir comme amis.
- Beaucoup de chance !
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- Tu crois qu'ils se remettront du lapin qu'on leur a posé ?
- Dès demain ils reviendront à la charge, Abs.
- Au moins, on a gagné une soirée tranquille.
- C'est sûr. Au fait, t'as dit quoi aux agents de sécurité pour qu'ils acceptent de garder la place de Pot de Colle ?
- Il a cru que je devais téléphoner à mon pauvre père alcoolique qui tente d'arrêter la bouteille.
- Alors qu'en réalité ?
- Je parlais de la passion de Gibbs pour le café.
Les Tabby reprennent le dessus ! Vous en dites quoi ? L'apparition des filles vous a plu ? La suite vous tente ?
