Auteur :DarkFolies
Disclaimer :Je précise qu'aucun des personnages ne m'appartiennent, je me contente de jouer avec leurs nerfs, et je ne toucherai aucun centime pour l'écriture de cette fanfiction.
Nda : Met en scène des relations homosexuelles, alors TOUT HOMOPHOBE que vous êtes, je vous prie de bien vouloir décamper fissa. Les autres, eh bien... héhéhé.
RAR :Angelyoru : Trop, trop, trop choupi ! Un grand merci pour cette passion de mes écrits – mon dieu, jamais je n'aurais un jour pensé susciter autant d'admiration... Ceci est une blague. Bref, Steve te fait dire que NON il n'est pas pervers d'abord et que c'est pas lui qui a volé son innocence d'abord et que... - Oui, c'est bon Steve on a comprit, on ne t'en veux pas ! Gros bisous !
Oliverkriss-kevinaline : Merci beaucoup, franchement j'imaginais pas du tout qu'il y ait des personnes susceptibles d'apprécier mon humour tordu... Bref, gros bisous !
Mero : Et ? Et ? Et... je sais pas. Voilà exactement ce que je me suis dis quand j'ai écris ce chapitre. Résultat, j'ai trouvé une idée, et j'ai décidé d'activer ma personnalité cruelle et de torturer mes chères/chers lectrices/lecteurs. Eh bien elle arrive ! Avec difficultés... mais c'est déjà ça. Gros bisous
Nda2 : JE VOUDRAIS M'EXCUSER DE CETTE ODIEUSE ABSCENCE JE VAIS ALLER M'ENFERMER TOUT DE SUITE ET M'IMOLER ET MIMOLETTE Et...hm hm, pardon. C'est les nerfs... Bref, je voulais vraiment vous dire que je suis désolée pour le retard, en ce moment dans ma vie c'est compliqué – non je n'étale absolument pas ma vie personnelle juste pour vous faire plaisir mes fidèles lecteurs/lectrices – et bien que l'emploi du temps est mieux que l'année dernière cela ne me permet pas de poster régulièrement. De plus, mon ordi a rendu l'âme... snif. C'est donc avec le logiciel microsoft word des années je ne sais combien et sur l'ordinateur de ma mère que je suis obligée d'écrire... C'est pour cela que je m'excuse à l'avance du truc pas beau que la mise en page risque de faire automatiquement. Désolée, fini les wonderful espaces avant les dialogues. Donc... c'est un peu au petit bonheur la chance que je posterai l'avenir. Enjoy !
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« STEEEEEEVE ! ELOIGNE TOI TOUT DE SUITE DE CE PUTAIN DE STAAAAARK !
-Bordel mais qu'est-ce que j'ai encore fais pour mériter ça moi ? » Un grand fracas de verre avait résonné dans tout mon salon, et l'espace d'une minute, j'ai pas compris ce qu'il m'arrivais, quand j'ai vu débarquer un mec qui, d'après Stevie – s'il vous please, ne lui dite jamais que je l'ai appelé comme ça, il me tuerait – était censé avoir fait une chute de cent mètre du haut d'un train lancé à grande vitesse dans la montagne dans les années 40. En résumé, il était censé être mort. Mais le bris de MA grande baie vitrée ultra-résistance de MON salon témoignait du contraire.
Le plus marrant, ou flippant, ça dépend les points de vue, c'est la tête du super-soldat. Franchement, je ne l'ai jamais vu aussi pâle ! Il m'inquiète un peu quand même. Et c'est avec de grand efforts visible, que, couvert de débris coupants, il balbutie :
« Bu...Bucky ? M-mais... enfin... je... tu...
-N'étais pas censé être mort ? Si je l'étais. Mais parce que je suis trop badass, j'ai survécu. Et putain c'était long ! Le temps que je retrouve ma mémoire et je t'ai traqué partout. J'ai tout bravé, HYDRA – eh oui ce sont mes potes – la technologie, ma folie, la tempête, et j'ai même écarté la mer pour venir te rejoindre ! Ah non ça c'est pas moi, c'est Moïse. BREF ! J'ai tout enduré pour toi, t'entends ?! TOUT ! Et je te retrouve avec ce type qui ne vaut pas mieux que son père !
-Eh toi, là ! Je m'avance vers lui, furieux. Ne parle JAMAIS de mon père en ma présence, okay ? C'était un salaud !
-Toi aussi j'te signale !
-T'es pas mieux MOSSIEUR qui se permet d'entrer par force dans MA tour, et m'insulter comme un sale fils de p-
-TONY ! » Oucht. Pas content le Captain.
« Arrête de rentrer dans son jeu, Tony. Quand à toi, Bucky, je t'interdis de le considérer de cette manière.
-Ah oui ? Et... POURQUOI ?! » Robocop hurle frénétiquement. En plus il est tout rouge, on dirait qu'il va exploser. Grand silence de la part de l'équipe. Sympa les gars, bonjour le soutient moral ! Tout le monde a le regard vrillé sur ce survivant de l'an mille piquant une crise tel un gamin psychopathe en plein milieu d'un magasin pour avoir son jouet. Oups, attendez, il y en a deux en fait. Autant pour moi, Cap, tu m'en voudras pas hein. Ce dernier prend une grande inspiration, après s'être pincé l'arrête du nez, fronçant les sourcils, marquant sa grande exaspération.
« Parce que je l'aime.
« …
-...
-...
-...
-...
-... » Bip... Bip... Bip... Alerte, Tony Stark en surchauffe, je répète, Alerte, Tony Stark en surchauffe ! Merde, Steve ! On avait dit 'quand je serai prêt' ! Et à cet instant, même un cornichon atrophié du cerveau – ça a un cerveau, un cornichon ? - serait d'accord pour certifier ma non-prêtitude !
« Tu quoi ? Déclara le brun sèchement. Même moi je pouvais percevoir toute la douleur du monde dans ces deux mots.
-Ne m'oblige pas à le répéter, Buck. » Le Captain, mon Captain – possessif, moi ? Non, à peine ! - se passa une main lasse dans ses cheveux blonds, toujours ordonnés. J'ai vérifié, il y en a pas un qui dépasse. Si-si, je le jure ! Bref, cessons de tergiverser comme si nous cherchions un chemin qui mène à Pétaouchnok. J'en étais au point de non-retour. Non, PAS CELUI-LA, espèces d'obsédés, l'autre ! Ouais ouais, je sais. Pitoyable, hein ? Le grand Tony Stark qui s'évanouit et qu-
…
…
…Autant pour moi, j'étais par terre. Bah oui, black out total ! 'Fous les j'tons, j'tle dit. Bah tiens, pardi que je me suis relevé, quelle question ! Maintenant je suis prêt pour reprendre là où j'en étais.
« SALAUD ! TU M'AS PIQUE MON STEVE !
-JE NE TE PERMETS PAS DE L'INSULTER ! » J'ai loupé un truc, là non ? On dirait deux hamsters qui se tapent dedans frénétiquement et roulent au sol entre le verre et le sang.
« SALE TRAITRE ! TU N'ES QU'UN SALE TRAITRE !
-QUI ES-TU POUR TRAITER L'AMI STEVE DE TRAITRE ?! TU NOUS AS DEJA ASSEZ CAUSÉ D'ENNUIS, ALORS RETOURNE D'OÙ TU VIENS SINON TU SUBIRAS LES FOUDRES DU GRAND THOR ! » Ouh là là. Si Point Break s'y met, on n'a pas fini. Eh merde, moi qui voulait manger mes tacos tranquille.
Ah non, c'était du pop-corn, autant pour moi. Héhé. Steve, pop-corn, Steve, pop-corn, Steve...
« STEVE NON NE ME FAIS PAS ÇA ! » Poum. Un grand Poum et... plus rien. Juste du vent. Dites donc, j'ai dû me prendre un sacré coup sur la tête pour voir à ce point mes fabuleuses capacités intellectuelles réduites... Évidemment qu'il peut y avoir du vent, on est à... 200m d'altitude. Retournons à nos moutons. Oignons. Moutons.
… Breeeef je sais plus.
La folie furieuse à moitié finie qui a explosé ma belle baie vitrée et qui s'était jeté sur Captain pour lui faire un gros câlin à lui en faire craquer la colonne vertébrale – ah, j'avais oublié de le mentionner ? autant pour moi - est assomé, sur mon beau lino. Et je peux vous dire qu'entre les débris de verre qui lui entaillent la peau, le zoli noeil au beurre noir et le tè zoli filet de sang coulant de sa bouche, que lui a gentiment peint la vierge d'Amérique, c'est sûr que le Bucky... il est pas très beau à regarder.
Attends, la vierge d'Amérique ? Mais merde, ça marche plus maintenant ! Tant pis.
Enfin... Pendant que je récupérais mes esprits, en moins de temps qu'il n'en a fallu pour le dire, le Directeur Fury a récupéré l'ex de Captain à bord de son hélicoptère privé. Merci Natasha et Clint. MERCI. Et c'est sincère, cette fois. Qu'on me débarrasse une fois pour toute de cette loque de mon parquais et de ma vie. Non mais.
Le salon a enfin été nettoyé de tout ce bordel – merci Jarvis. Enfin, d'après son rapport. Je suis allé m'isoler dans mon atelier et je travaille – ou je passe mes nerfs- sur un nouveau projet d'armure : avec des panneaux rétro réfléchissants. Parce que je n'ai qu'une envie, c'est de disparaître. Non, je ne suis pas lâche, je n'ai juste pas envie d'être humilié. Non, je ne suis pas lâche, je n'ai juste pas envie que l'équipe me regarde de travers. Non, je ne suis pas un lâche, je ne veux juste pas voir sur toutes les chaînes de télé les journalistes et les fans se déchaînant sur ma relation. Non, je ne suis pas un lâche, je ne peux juste pas affronter le regard empli de douleur de Steve. Non, je ne suis pas un lâche... Si... je suis un lâche... Parce que j'ai peur. J'ai peur du regard des gens, j'ai peur qu'il arrive quelque chose à Captain. Moi je sais faire face à la foule, aux fans hystériques, aux cons qui déballent ta vie privée au grand jour, mais Steve, lui, y arrivera-t-il ? Jamais je ne lui ai voulu du mal... Notre relation serait-elle bénéfique ? Je... J'ai besoin d'un café, de m'oublier. De l'oublier, de tout oublier. Je suis fatigué, épuisé.
Alors, quand Jarvis me prévient que mon blond vient dans la direction du labo, je ne l'entends pas. Alors, quand Steve pousse la porte vitrée, je ne le vois pas. Alors, quand mon homme à la mine déconfite contourne toutes sortes de pièces détachées jonchant le sol, pour se placer devant moi, je ne le vois pas. Je continue de remuer un café vide à l'aide d'un tournevis à la place d'une cuillère, les yeux grands ouverts, fixés sur un point inexistant sur le sol, loin devant, recroquevillé sur moi-même.
Captain America, en sauveur de l'humanité, m'a sauvé moi. Il m'a sauvé de mes dépressions, de mes crises d'insomnies aigües, de ma rupture avec Pepper. Mais qu'en sera-t-il quand moi je le briserai ? Quand, au bout de trois jours d'abscence de sommeil, je l'enverrai sur les roses alors qu'il aura essayé de me faire manger quelque chose, cherchant à prendre soin du cadavre ambulant que je serai devenu ? Lorsque je me mettrai en danger avec je ne sais quelles conneries, lorsque je rentrerai de soirées complètement ivre trois fois par semaine ? Saura-t-il supporter tout cela ? Pepper n'a pas su. Je ne sais pas si cela vaut la peine de continuer. Notre histoire est partie sur une pulsion. Sur une histoire de chocolat fondu. Je me mens peut-être à moi-même en ce moment, mais si cela me permet de me trouver une excuse et de déculpabiliser, c'est en ce sens mieux que rien. Je ne me sens pas prêt de faire face à la dure réalité. Je n'arrive pas à assumer mes sentiments. Pourtant Steve aurait dû avoir plus de mal à les accepter, venant d'une autre époque. J'ai peur. Je suis complètement terrorrisé à l'idée même des mots que je prévoie de dire.
Je vois Steven s'agenouiller devant moi au ralenti, de façon à ce que je me retrouve plus haut que lui, pour que le point invisible que je fixais trois heures durant se transforme en son visage magnifique. C'est si dur. Il est tellement beau, avec ses yeux plus bleus encore que le ciel d'été, sa bouche si tentante qui m'a fait subir mille merveilles... C'est si compliqué.
Je sens une délicate caresse sur mes genoux et la douce chaleur irradiant des paumes de mon amant. Je la sens se déplacer jusqu'à retirer doucement la tasse à laquelle je m'accroche comme si c'était la seule chose qui me permettait de survivre. Il me déplie les doigts, tendrement, comme s'il craignait de me réveiller. J'entends le léger choc du métal contre la porcelaine et le clinquement du tournevis ayant tressauté à cette rencontre. Sa seconde main retourne me frôler et serrer les miennes amoureusement. Ça fait si mal.
« Tony... » Souffle-t-il. Sa voix, si belle, si pure. Ça me brise le cœur. « Tony...je suis désolé. » Sa voix se brise, me détruisant encore un peu plus. Il laisse tomber son visage sur nos mains entrelacées, les mouillant de ses larmes tièdes. « Je ne voulais pas, je sais combien tu ne voulais pas... je... te demande... pardon... » À ce dernier mot, ses cordes vocales se serrent et cette mélodie entrecoupée de sanglots monte dans les aigus.
« Jamais mon intention n'a été de te faire du mal... Oh, pardonne-moi Tony... pardonne-moi... Me pardonneras-tu un jour ? Oh, Tony... Tony... » Sa gorge enrouée achève d'être secouée par des pleurs, pour qu'il puisse laisser libre cours à ces derniers à présent. C'est impossible. J'ai si mal.
Steve relève sa tête et ses yeux rouges et larmoyants me transperçent de toutes parts, tel une pointe acérée et venimeuse. Mon cœur bat lourdement dans ma poitrine, et le réacteur ARK vrombit plus pour rétablir la dépense d'énergie, brillant un peu plus à travers mon tee-shirt noir. Cet organe vital me semble si lourd, il veut se frayer un chemin à travers mes côtes. Je sais ce que mon cœur veut. Il veut se donner tout entier entre les mains de l'être en face de moi. Mais ma raison elle, me dicte tout autre chose. Même si je dois passer par des extrémités, il ne faut pas que j'écoute mon cœur. C'est pour Captain, pour sa sécurité. Pour son bonheur. Pour Captain. Mais c'est si difficile.
Je ne dois pas... céder... je ne peux pas...
Des larmes silencieuses roulent sur mes joues, mès lèvres sont clouées. Mes mains ne rendent pas l'étreinte de Steve, je n'y suis pas. Je suis ailleurs. Parti. J'imagine un monde sûr, serein, où Steven ne pourrait pas souffrir. Un monde meilleur qui n'existera jamais. Jamais...
« Tony... » Tant de douleur dans un seul mot. Un mot qui m'avait fait frissonner, chavirer, les syllabes roulant dans la bouche de l'être tant chéri. Un mot que j'avais tant détesté. Un mot maudit. Tant de maux dans un seul mot. Trop de peine, trop de souffrance. La cage thoracique du blond agitée de soubresaut me rappelle soudainement que moi aussi, je pleure.
Et le pire dans tout ça, c'est que Steve se rend compte que je suis absent. Que son amour n'est plus rendu. Qu'il fait face à une prison de verre, froid comme la glace qui l'avait acceuilli durant soixante dix longues années.
Et le pire dans tout ça, c'est que je ressens que le monde de Steve s'écroule. Je ressens son malheur et sa souffrance. Cette sorte de mal qui vous entoure d'un noir étouffant malgré la lumière devant vous. Ce genre de douleur qui vous rend prisonnière car s'insinuant physiquement au plus profond de votre personne pour atteindre chaque parcelle d'espoir ou de bonheur qu'il vous reste. Cette sorte de misère qui vous ronge peu à peu, mais si intensément à la fois. Comme un venin mortel. Si mortel.
Me levant tel un automate, vide de tout, enfouissant ma propre peine sous clef, faisant tomber les précieuses mains au sol et s'effondrer la Puissance en personne, je me rends compte que je suis perdu. Je me rends compte que c'est la fin. Je me suis replongé dans l'abyme dont Steve avait tant bataillé, en gagnant mon amitié puis me courtisant, pour m'en extraitre. Ça fait si mal.
Douleur et néan. Souffrance et sang.
Désormais, quittant mon laboratoire et ce corps prostré au sol, je quitte l'amour qu'il m'avait offert et celui qui m'habitait. Désormais, je suis seul. Seul...
