Bonne lecture à tous!


Chapitre 6 : Mystères, questions et réponses

La nuit était claire, les étoiles brillaient, la lune éclairait. Une légère brise soufflait. Le silence troublant n'était interrompit que par le hululement des hiboux et des chouettes. Dans se tente, Eragon n'arrivait pas à dormir, n'arrêtant pas de se tourner dans son lit de camps, il ne pouvait se plonger dans ses rêves éveillés. Il savait qu'il n'arriverait pas à s'endormir, se levant, il prit Brisingr et quitta sa tente. La brise caressa son visage, le rafraîchissant. Fermant les yeux, il leva la tête laissant son esprit errait de ça de-là dans les plaines et le camp. Son corps se détendit lentement. Saphira dormait tranquillement à côté de la tente, ne voulant pas la déranger, Eragon commença à marcher lentement, profitant de la nuit, du silence, de l'atmosphère paisible. Ses pas le menèrent au pied de la colline où avait été brûler Oromis et Glaedr. Il se rappelait la fin de la cérémonie.

Les cendres allaient au vent. Un bloc de granit se tenait là amené par les elfes pour écrire le nom de leurs deux étoiles. Saphira s'approcha et posa son museau dessus. Eragon avait senti une intense chaleur l'envahir. Il n'avait senti que deux fois cette sensation ; Saphira utilisait la magie. De l'énergie envahit le corps d'Eragon et mut par une quelconque force, il s'approcha et mis sa main gauche sur le granit pendant que l'autre était posée sur l'épaule de Saphira sa paume s'illumina. Des flammes bleues émanant de celle-ci et de la gueule de la dragon entourèrent la roche. La magie opérait. Doucement l'énergie de leur corps se fit moins forte, la magie diminue, les flammes disparurent. A la place du morceau brut de granit se trouvait une statue de Glaedr et d'Oromis d'environ 1 mètre sur 2. Glaedr était représentait en vol, majestueux, ayant de nouveau ses quatre pattes, il affichait un air féroce, une autorité incontestable mais une sagesse et une douceur sans égale. Sur lui, était assis Oromis, la main levée tenant Naegling. Son visage était paisible, ses yeux féroces, ses lèvres souriantes. La sagesse émanait de lui, son caractère calme, ses mots doux. Personne regardant cette statue ne pouvait être énervé, tout était si paisible, si calme. Au dessus de la pierre était gravé : « Ici, moururent dans la flamme comme ils vécurent dans la flamme, Oromis Togira Ikonoka et Glaedr Skulblaka. Des maîtres patients et à l'écoute. Ils furent les espoirs des peuples libres, les rescapés des anciens dragonniers, deux étoiles dans ce monde. » Puis Eragon monta sur Saphira et ensemble volèrent pendant que les elfes un par un quittaient la colline. La reine et la princesse furent les dernières à descendre. Même de là où ils étaient, le dragonnier et la dragonne pouvaient distinguaient les larmes qui perlaient dans leurs yeux. Le camp devînt silencieux, tout le monde commença à dormir, ils se posèrent et eux aussi rejoignirent leur tente.

Et maintenant au milieu de la nuit, Eragon se retrouvait au pied de la colline et sur cette colline en face de la statue se tenait debout une elfe d'après ce qu'Eragon voyait. Il monta la colline doucement. Arrivé en haut, il se mit à côté d'elle et la regardant il remarqua que ce n'était pas Arya comme il l'avait pensée mais une autre personne. Le silence se fit.

- Je ne m'attendais pas à te voir ici, dit Eragon d'une voix douce après quelques minutes.

- Et pourtant je suis là, répondit Nanciléa sur le même ton.

Un sourire apparut sur les lèvres d'Eragon :

- Oui.

Le silence réapparut. Les deux inconnus fixaient la statue sans mot dit, seuls les yeux humides pouvaient témoigner des émotions qui couraient dans leurs cœurs. Nanciléa prit une grande inspiration laissant la tristesse se faire moindre dans son cœur.

- Tu les connais, n'est-ce pas ? Demanda Eragon.

- Ils étaient beaucoup pour moi, beaucoup et je te remercie de leur avoir donner une mort digne d'eux, répondit-elle sur un ton d'où perçait beaucoup d'émotions. Ils étaient et sont fiers de ce que vous êtes devenus, toi et Saphira.

- Peut-être. Tu étais là à la cérémonie, non? C'est ici que tu devais te rendre avant de retourner à Uru'baen.

- Oui, dit-elle simplement.

- Et pourtant je ne t'y ai pas vu .

- C'est parce ce que j'étais sur la colline d'en face.

- Et pourquoi ?

- Il faut mieux que je ne rencontre pas d'elfes avec cette forme. Je tiens à rester en vie.

- Comment ça?

Un sourire apparut sur les lèvres de Nanciléa.

- C'est une bien longue histoire, répondit-elle.

- Nous avons le temps, dit Eragon.

- Tu grandis, affirma-elle toujours avec un sourire.

Eragon fut choqué.

- Je ne comprends pas Nanciléa, commença-t-il perdu. La dernière fois tu me dis de faire attention et là tu dis que j'ai grandi. Tu ne m'as jamais vu pourtant.

- Oh si et de nombreuses fois. La seule personne au courant que tu étais le fils de Brom et qui n'était pas sous serment était moi. Je connaissais Brom, j'appréciais Brom, tu es son digne fils par bien des côtés. Brom savait que je le savais mais il ne m'a pas mis sous serment, j'en ai bien trop déjà et il savait que je ne dirais rien. C'est moi qui le plus souvent donnais des nouvelles des Vardens à Brom. Je t'ai vu plusieurs fois, je t'ai vu grandir dans une famille aimante avec un père qui te regardais de loin et qui souriait devant tes bêtises, tes joies, devant toi. Puis Saphira est arrivée, Brom n'a jamais été aussi fier de toi. Malheureusement, il est mort et j'étais trop loin pour intervenir. Depuis je veille sur toi, Saphira et pleins d'autres.

- Pourquoi veilles-tu sur nous?

- Au cas où quelque chose arriverait mais Arya s'occupe déjà de beaucoup.

- Tu connais Arya !

- Je suis elfe, Dragonnier. Je connais la princesse.

- Un jour, elle m'as dit qu'elle avec ses deux compagnons étaient les seuls en dehors du Du Weldenvarden.

- Elle ne sait pas ce que je fais, aucun elfe vivant ne sait qui je suis vraiment.

- Et pourquoi?

Nanciléa éclata de rire.

- Tu as dut dire ce mot beaucoup de fois depuis tout à l'heure. Je garderai cette réponse pour moi, veux-tu?

Eragon hocha la tête.

- Tu vas retourner à Uru'baen ?

- Peut-être un peu.

Le sourire sur les lèvres de Nanciléa commença doucement à s'effacer.

- Il va falloir que j'y aille. Les elfes commencent à se réveiller.

Un sourire apparut sur les lèvres d'Eragon.

- Tu parles comme si tu n'en étais pas un.

- Je te fais la même réponse que t'as faite Arya, répondit Nanciléa faisant réapparaître un sourire.

Eragon resta choquer, son sourire disparut et il fronça les sourcils.

- Comment sais-tu que …

Mais il n'eut pas le temps de terminer que Nanciléa l'interrompit en disant :

- Je protège Eragon, c'est mon devoir de savoir plus que je devrais. On se reverra bientôt.

Et elle commença à descendre doucement la colline sur le versant opposé à celui qu'Eragon avait empruntait. Au bout de quelques mètres, elle s'arrête et se retourna :

- Au fait, tout cela reste entre toi, Saphira et moi. Ne prononce pas mon nom en face de quelqu'un d'autre que Nasuada ou Saphira, je t'en serai gré.

Puis elle se mit à courir. Ses cheveux flottaient derrière elle. A son côté gauche, son fourreau ne bougeait pas grâce à sa main gauche posait dessus. Ses vêtements étaient de la couleur de l'herbe, de toutes les nuances de vert possible. Au loin, l'aube arrivait, apportant un touche de lumière qui fit suivre la course de cette mystérieuse elfe protectrice à Eragon.

Saphira se posa doucement sur la colline et regarda Eragon dans les yeux.

« - Petit Homme … »

« - Je vais beaucoup mieux, Saphira, lui répondit son dragonnier en lui montrant ses souvenirs de la nuit. »

« - Tu vas être fatigué pour la réunion, lui dit Saphira d'une voix où perçait le reproche. »

« - Non, ça devrait aller. »

Depuis que Nanciléa était parti son cerveau ne s'était pas arrêté, et au lieu de sentir la fatigue dans tout son corps, il se sentait en pleine forme avec une tête qui grouillait de questions. Qui était vraiment cette Nanciléa ? Elle est une elfe alors pourquoi les autres elfes voudraient la tuer?

Qu'était-elle pour Oromis et Glaedr ?

Saphira, d'un voix amusée, interrompit ses pensées :

« - En tout cas, la prochaine fois qu'on la voit, il faudra la remercier. »

- Pourquoi ? Demanda le jeune homme troublé. »

- Regarde-toi, tu souris, tes yeux reflètent la joie et le mystère non découvert. Alors qu'hier, la tristesse, la lassitude et la colère dominaient. »

« - Hier, je ne savais plus où j'allais. Aujourd'hui, je veux que tout le monde soit aussi libre que toi ou elle. »

« - Je ne crois pas qu'elle soit aussi libre que tu ne le penses, Petit Homme. »

« - Je ne sais pas, mais en tout cas le roi doit mourir. »

Le silence se fit entre les deux, le soleil montait dans le ciel doucement. Ils étaient là côte à côte, dragon assis et dragonnier debout la main sur son épaule, regardant vers l'Est.

La journée passa entre réunions avec la reine et les seigneurs elfes et moments de détente loin de la guerre. Eragon croisait Arya, sans pouvoir lui parler mais il voyait bien que la tristesse était encore là. Il voulait l'aider, la réconforter mais le destin de ce jour-là ne lui en donna pas l'opportunité. Ce soir-là alors que le soleil se couchait, le dragonnier rencontra Vanir sur le terrain d'entraînement aménagé par les elfes. Souriant, l'elfe qui fut autrefois son ennemi s'approcha d'Eragon, lui demanda des nouvelles, comment se passait ses entrées dans la politique elfique et humaine. Le dragonnier n'accordait pas de rancune envers le jeune elfe et lui répondit comme un ami :

- Je dois dire que la politique elfique est bien plus lente que celle des humains. La politique ne m'a jamais attiré et je ne fais pas grand-chose à part donner mon avis ou ce que j'ai pu remarquer chez les Vardens. Je ne m'ennuie plus qu'autre chose.

- Tu t'y feras, Shur'tugal. Tu es immortel, maintenant, tu verras dans quelques années tu ne diras pas la même chose, répondit Vanir sagement.

- Peut-être mais c'est la guerre, et des fois je pense que c'est futilité toutes ces réunions, répondit le dragonnier la tête levée au ciel.

Les deux compagnons se turent. Puis, avec un léger sourire, Vanir proposa un combat que le dragonnier s'empressa d'accepter.

Il ne restait que quelques elfes sur le terrain d'entraînement, s'échangeant des coups ou tirant quelques flèches sur des cibles. Vanir et Eragon s'installèrent au milieu, face à face. Les elfes s'immobilisèrent et bientôt entourèrent les deux combattants. L'elfe tira son épée, tout de suite suivit par le dragonnier. Ils se regardaient chacun attendant que l'autre attaque. Vanir fut le premier a attaqué feintant vers la droite il porta au niveau de l'épaule gauche d'Eragon. Le dragonnier se tourna légèrement sur lui-même et contra l'épée avec Brisingr. Finissant de tourner sur lui-même, il porta un coup de pied dans la poitrine de l'elfe qui trop lent le reçu. Vanir, sous le choc recula de trois pas, puis se redressant il attaqua de tous les côtés, enchaînant feintes et parades de plus en plus rapidement. Eragon les para toutes une par une sans pour autant attaquer son adversaire. Il sentit l'esprit de Saphira d'où perçait un léger rire se posant à quelques mètres du combat. Le dragonnier se demanda pourquoi elle riait mais fut ramené à la réalité par un coup d'épée de Vanir qui effleura son visage laissant une légère éraflure sur sa joue. Eragon recula légèrement, essuya le sang qui coulait doucement puis commença à attaquer de tous les côtés. Les coups de Vanir se firent moins violents, il commençait à fatiguer devant les attaques de plus en plus puissantes du dragonnier qui lui ne semblait pas atteint par la fatigue. Eragon donna un dernier puissant coup en diagonale du bas gauche au haut droit, l'elfe le para à la dernière seconde mais avec la puissance du coup, Brisingr toucha les doigts de Vanir qui lâcha son épée. Elle s'envole dans les airs, les deux combattants la regardèrent se poser brutalement sur le sol à une dizaine de mètres d'eux. Ils se regardèrent puis se précipitèrent pour la récupérer. Venir fut le premier à l'atteindre mais Eragon leva son épée pour la placer à son cou avant qu'il la récupère. Brisingr fut interrompu avant qu'elle atteigne son objectif. Une inspiration fut prise par tous les elfes qui regardaient le combat et qui maintenant étaient une bonne centaine. Un sourire apparut sur les lèvres du dragonnier en voyant l'épée. Une épée qu'il connaissait pour l'avoir récupérer il y a plus d'un an dans la salle des gardes dans la ville à côté de laquelle ils se battaient.

« - Voilà pourquoi Saphira riait, pensa-t-il. »

Et il eut la confirmation de sa pensée en sentant la joie de Saphira. Vanir récupéra son épée et laissa la place aux deux nouveaux combattants. Ceux-là se placèrent face à face, les épées qui se touchaient toujours. Eragon toujours souriant lança à son nouvel adversaire en ancien langage:

- Cela risque d'être plus difficile que la dernière fois où l'on sait rencontrer, Arya Dröttningu.

- Je l'espère bien Argetlam, répondit la princesse avec un sourire.

Le soleil était presque disparu à l'horizon quand les deux combattants se mirent à s'échanger des coups. Des flambeaux furent plantés pour que les spectateurs ne perdent rien du spectacle. Les deux amis ne laissèrent aucune marge à l'autre, attaquant de tous les côtés aussi bien avec leur épée qu'avec leur corps. Les coups pleuvaient plus rapidement qu'un yeux humain pouvait remarquer. On vit Eragon projetait en arrière de cinq pas se tenant la poitrine après un cou de pied d'Arya, pour ensuite voir Arya reculer avec une entaille sur la cuisse. Et les coups repartaient plus vite encore, de droite à gauche, de haut en bas en diagonale, feintant, parant, attaquant avec le plat ou la pointe de l'épée, avec leurs pieds ou leur poings. Les spectateurs ne lâchèrent pas le combat des yeux, soufflant brusquement quand une épée frôlait le corps de l'autre. On ne savait qui voulait voir la princesse ou le dragonnier gagné. Même la Reine était là, debout fièrement elle regardait sa fille et le dragonnier combattre avec un léger sourire sur les lèvres. L'épée d'Eragon rencontra celle d'Arya formant un X dans le ciel. Avec un coup du poignée, Arya voulut désarmer le dragonnier mais elle fut surprit qu'il fit la même chose de son côté. Arya se battant plus sur la rapidité et sur sa technique ne put rivaliser avec Eragon qui lui jouait sur sa force de mi-elfe mi-humain, elle lâcha son épée avant de se casser le poignée. L'épée de la princesse vola dans les airs, n'attendant pas que le dragonnier surprit de la voir lâchait si vite, elle lui assigna un coup de pied tournant à la tête. Le dragonnier avec la puissance du coup fut projeter à terre entre Arya et son épée. La gardienne de l'œuf de Saphira sauta mais le dragonnier de Saphira l'attrapa par le bras et elle tomba sur lui, Brisingr étant dans la main droite d'Eragon. S'en suivit une lutte corps à corps sur la terre pour la possession de la belle épée bleue. Eragon par son physique d'humain prit bientôt l'avantage et récupéra son épée, pendant qu'Arya, elle, se retrouvait en dessous de lui. Passant une jambe sur les jambes du dragonnier et utilisant ses épaules et ses bras, elle se roula pour se retrouver au-dessus de lui sortant son poignard et le mettant sur son cou mais Eragon se laissant faire mit Brisingr à son cou. La scène était tel, la princesse à califourchon sur le dragonnier tenant son poignard sur son cou, avec Brisingr sur son cou à elle. Les combattants se regardait dans les yeux, affichant tous les deux un léger sourire. Eragon pourtant avait les idées qui tourbillonnaient de se tenir dans cette position et bientôt il fut très mal-à-l'aise. Les elfes applaudirent bruyamment. Le combat avait duré plus de deux heures, la nuit était maintenant bien installée. Eragon baissa son épée, Arya se releva, remit son poignard d'où elle l'avait pris, dans sa botte droite et alla chercher son épée. Le dragonnier s'assit guérissant les multiplie coupures et bleus qui parcouraient son corps du fait qu'aucun d'eux deux n'avait protéger son épée et regarda Arya faire de même. Puis lentement il se releva et rengaina Brisingr alors que la reine s'approcha de lui.

- Cela fut le plus beau duel que j'ai eu le plaisir d'assister depuis plus de soixante-dix ans, Tueur d'ombre, sourit Islanzadí quand sa fille eut rejoint le dragonnier.

- Et c'était lequel il y a soixante-dix ans ? Demanda Arya.

Entendant cette question, le visage de la reine se crispa, et ses yeux reflétaient la tristesse alors qu'elle regardait sa fille dans les yeux.

- Entre toi et elle, murmura la reine qui ne pouvait être entendu que par les personnes les plus proches c'est-à-dire la princesse et le dragonnier.

Les paupières d'Arya se fermèrent, et elle inspira doucement. Laissant quelques minutes de silence où il ne put que se questionner sur l'identité de cette mystérieuse « elle » qui ne fut aucun doute la même que celle dont parlait Arya il y a quelques jours, Eragon ramena tout le monde dans le présent.

- Ce fut un honneur pour moi de pouvoir une nouvelle fois affronter votre fille, Votre Majesté en ayant cette fois plus de chance de pouvoir la battre même si le combat s'est sans aucun doute arrêté sans aucun vainqueur, dit-il en affichant un sourire.

La reine regarda le Tueur d'Ombre et un léger sourire réapparut :

- Cela fait 70 ans qu'elle ne fut battu, Shur'tugal, j'espère qu'elle ne le sera pas de si tôt.

- Mère, dit Arya d'un air fâché comprenant ce que voulait dire la reine.

Le sourire d'Eragon s'agrandit devant la réponse de la reine et il dit :

- Je tâcherai donc de ne pas la battre la prochaine fois et de terminer encore à égalité.

Islanzadí eut un petit rire devant l'air mécontent de sa fille et la réponse du dragonnier, puis son visage retrouva son impassibilité habituel.

- Nasuada m'a contactée, tout à l'heure, ils ont repris la marche se dirigeant vers Belatona, commença-t-elle sur un ton calme d'où ne perçait aucune émotion. Je pense qu'il faudrait que vous les rejoignez dès demain, votre présence est plus nécessaire là-bas qu'ici.

- Si vous n'avez pas besoin de nous, votre majesté nous pouvons y aller mais si il y a quelques chose à faire dites-le nous et Saphira et moi nous seront heureux de le faire, répondit Eragon.

- Fait tout pour que le roi meurt, dragonnier c'est tout ce que je veux.

- Je le ferai, Islandazi Dröttningu, je le ferai.

- Bien, je vous verrai demain matin à votre départ alors. Bonne nuit dragonnier, bonne nuit Saphira, bonne nuit Arya, finit-elle en faisant un signe de tête à chacun et en partant suivit par ses deux gardes du corps. Arya lui souhaita bonne nuit puis fit de même pour Eragon et Saphira et alla rejoindre sa tente. Le terrain était maintenant désert. Souriant Eragon monta sur le dos nu de Saphira et ensemble ils volèrent une dizaine de minutes avant d'aller eux aussi se coucher

A des kilomètres de là une personne discutait avec un des gardes dans le château noir de Galbatorix. Chuchotements dans un coin d'une place noire sous les étoiles, le garde afficha un sourire. La personne hocha la tête puis se retourna et traversa la place. Elle portait un long manteau noir avec un capuchon masquant sa tête. Sa taille était un peu plus grande que la moyenne des humains. Même si le manteau cachait tout son corps, un épée pouvait être remarquée sur son côté gauche. Elle leva doucement la tête laissant la lune éclairait son visage. Dans l'obscurité, ses cheveux châtains paraissaient noirs, ses yeux étaient d'un bleu foncé. Elle avançait dans les rues du château sans s'arrêter. Il n'y avait qu'un garde aux portes du château et il la laissa passer en lui donnant un léger hochement de la tête auquel elle répondit en lui retournant le geste. Puis dès qu'elle fut hors de vue, elle se mit à courir plus rapidement qu'un être humain pouvait faire. Elle traversa les champs et les quelques maisons puis s'arrêta sur une colline et regarda le château avec de la détermination dans les yeux.

« - Maintenant à Belatona, pensa Nanciléa avant de se remettre à courir dos à Uru'baen. »


Emma Merci beaucoup. Les caractères des personnages est pour moi un des critère clé. J'espère que la suite t'a plu autant.

Xylion Le poème est de moi et ça me fait plaisir qu'il t'ait plu comme tout le chapitre d'ailleurs!