Chapitre 6: Le scandale du Choixpeau
Dumbledore passa voir Harry Square Grimmaurd une semaine avant la rentrée. Il lui demanda entre autres de raconter ce qu'il avait vu le soir où Kreattur s'était décapité. Alors, une fois de plus, Harry s'exécuta, et une fois de plus, il repensa avec amertume à la fin de sa soirée d'anniversaire, totalement gâchée.
Il en avait parlé à ses amis, mais Ron et Hermione n'avait rien trouvé d'autre pour le consoler que de lui rappeler que dans une semaine, ils seraient de retour à Poudlard et que tout serait oublié.
Percy n'était pas réapparu, et les Weasley se demandèrent même s'il n'avait pas eu une pulsion bizarre qui l'aurait motivé à venir les voir, mais Dumbledore leur confirma que si leur fils n'avait pas réellement voulu se réconcilier avec eux, il ne lui aurait certainement pas communiqué où se trouvait le quartier général. Alors, s'attendant à un éventuel retour, ils réfléchissaient secrètement à ce qui se passerait cette fois-là, et s'ils se sentaient prêts à le pardonner. Ce qui pour le moment n'était pas le cas.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, Fudge demeurait toujours à la tête de la communauté magique. Les employés du Ministère s'étaient quelque peu calmé, et les sorciers venaient travailler l'esprit un peu plus pacifique. Ce qui étonna Harry, c'est que Fudge avait réellement commencé à se bouger. Il avait formé une troupe d'espions (et il était simple de remarquer que les membres de cette troupe faisaient presque tous partie de l'Ordre), et avait contacté les gobelins pour tenter un rapprochement, qui, malheureusement, avait échoué.
Les actions du gouvernement ne suffisaient cependant pas à stopper celles des mangemorts, qui semblaient au contraire redoubler de cruauté. La liste des victimes s'allongeaient de jour en jour, et Harry se surprenait parfois à penser que si lui se bougeait, s'il tentait quelque chose pour l'accomplissement de la prophétie, les gens resteraient en vie un peu plus longtemps. Il n'avait toujours pas parlé à ses amis du lien qui le liait à Voldemort, et n'était pas décidé à le faire. Il n'était déjà pas sûr d'avoir lui-même accepté cette nouvelle responsabilité. Et ça, même Dumbledore n'était en mesure de l'aider.
Comme s'ils voulaient se faire pardonner, les rédacteurs de la Gazette du Sorcier prenaient soin de laisser parfois des remarques positives à son égard, quand ils ne discréditaient pas Fudge et Ombrage. Percy recevait aussi de temps en temps des critiques assez désobligeantes, mais Harry n'avait pas le cœur à le plaindre. Il fallait choisir son camp avant, et quelle que serait la décision des Weasley, lui il ne le pardonnerait pas.
Finalement, le premier septembre fut le bienvenue, et après un réveil prématuré, Harry se leva, s'habilla et rassembla ses affaires dans le hall d'entrée où s'entassaient déjà celles de Ginny. Il retrouva Ron et Hermione dans la cuisine où il prit un bon petit-déjeuner, sous la pluie de questions inutiles de Mrs Weasley.
Tu as bien pris ton balai ? demanda-t-elle à Ron. Et toi, Harry, tu as bien tout ce qu'il te faut ? Vos baguettes magiques ?
Cette année, une voiture du Ministère viendrait les chercher, et Tonks se réjouissait à l'idée de conduire le vieux véhicule rouillé qu'on avait garé sur la route, dans la rue d'en face. A l'aide d'un de magie, Harry, Ron, Hermione et Ginny parvinrent à caser tous leurs bagages, et Ron s'énerva quand il se rendit compte qu'il était plaqué contre la vitre, mais sa mère lui jeta un regard si noir qu'il se tut aussi rapidement qu'il avait ouvert la bouche.
Les autres transplaneront jusqu'à la gare, annonça-t-elle plus aimablement. Tenez-vous bien, Tonks va nous conduire.
Le ton qu'elle avait adopté laissait supposer que si elle avait eu son mot à dire, elle aurait choisi un autre chauffeur qu'elle, qui était réputée pour être très maladroite. Mais après quelques virages en épingle à cheveux, plusieurs coups de klaxon et deux ou trois freinages un peu trop secs, ils parvinrent tous à King's Cross et, slalomant entre les moldus qui s'activaient pour prendre leurs trains, rejoignirent le quai numéro neuf. C'était ici, entre les plate-forme 9 et 10 que se trouvait le passage menant au Poudlard Express. Comme chaque année, il fallut attendre le bon moment pour traverser la barrière qui menait au quai 9¾ sans attirer l'attention des passants. Ce qui ne fut pas chose aisée. La gare grouillait de partout, et ils craignirent un instant qu'ils se parviendraient pas à passer avant le départ du train à onze heures précises.
Simulant une chute contre la barrière, Harry et Ron parvinrent à passer et attendirent les autres, gardant un œil sur la pendule accrochée au mur. Il restait dix minutes. Fred, Georges, Mr Weasley, Lupin et Kingsley accoururent vers eux, un peu inquiets de leur arrivée si tardive, et quand Maugrey Fol Œil transplana près d'eux, il comprit tout de suite la situation, non sans irritation.
Il va falloir les désillusionner ! grogna-t-il. Vous deux, dit-il à l'adresse de Harry et Ron, allez chercher un compartiment et revenez après. Moi je passe de l'autre côté.
Il se jeta lui-même un sortilège de désillusion et traversa la barrière, pendant que les deux adolescents montaient dans le train, soucieux de cette situation gênante.
J'espère qu'ils arriveront à l'heure, s'inquiéta Ron.
La plupart des compartiments étaient déjà pleins, et Harry aperçut dans l'un d'eux Cho Chang qui détourna rapidement les yeux de lui.
Pauvre fille ! minauda Ron, ce qui fit rire son ami.
Ils trouvèrent une place vers la moitié du train et déposèrent leurs valises, puis redescendirent et aperçurent avec soulagement que tous les autres les attendaient. Hermione reprit son apparence normale au moment où ils les rejoignirent.
Fred et Georges le prirent à part un instant à sa grande surprise.
Bon, écoute Harry, nous voulons pas faire de propagande, mais maintenant qu'on est partis, moi et Fred, dit Georges, il manque un chahuteur en chef à Poudlard.
On sait à présent que tu es toi-aussi capable de faire des grosses bêtises, alors si jamais tu as besoin de t'amuser un peu et mettre Poudlard en pagaille, tu nous demandes, hein ?
Harry, qui ne se serait pas attendu à un tel discours, sourit largement.
Un chahuteur en chef ? On verra bien ! Mais j'y penserai !
Tous les trois rirent de bon cœur. Harry dut pourtant s'éloigner d'eux pour dire au revoir aux autres.
Promets-moi que tu ne feras rien de dangereux cette année ! s'exclama Molly Weasley en le transperçant du regard.
Je ne peux rien vous promettre, vous savez, affirma Harry, mais je vous jure que j'essayerai de rester en place.
Elle le serra dans ses bras.
En fait, Harry passa de bras en bras et lorsqu'il arriva à Lupin, il se sentait plus secoué qu'après un match de Quidditch dans le vent.
Alors, on se revoit quand la prochaine fois ? demanda Harry avec un sourire.
Tu verras, Harry ! lui répondit Lupin. Prends bien soin de toi, en tout cas.
Toi aussi !
Harry repensa le temps d'une seconde à sa troisième année, lorsque Lupin s'était transformé en loup-garou. Il sourit à l'idée de ce qui serait arrivé si Rogue avait été mordu. Remus lui rendit son sourire.
Pourquoi tu ris ? demanda l'adolescent
Et toi, pourquoi tu ris?
Harry pouffa de rire.
En voilà un beau sourire ! s'exclama Lupin
Il tourna la tête et s'aperçut que tout le monde les regardaient, Hermione, Ginny et Ron tout près du train. Son regard revint vers Harry.
Allez vas-y, murmura-t-il, le train pars dans deux minutes, regarde ! dit-il en montrant l'horloge.
Fais attention à toi, supplia Harry.
Bien sûr ! Allez, file ! Ecris-moi si tu as besoin.
On se revoit bientôt ?
Monte dans le train ! ordonna Lupin.
Monte, Harry ! approuva Mrs Weasley.
Alors, à contrecoeur, il rejoignit ses amis dans le train et se dirigea avec eux dans le compartiment qu'ils avaient réservés. A peine quelques secondes après qu'ils se soient assis, la locomotive siffla et le quai commença à s'en aller. Lentement d'abord, de plus en plus vite, puis à toute vitesse, la gare défila, suivie par des paysages variés.
Harry ne pensait pas qu'il serait un jour aussi proche de Lupin. Là, sur le quai, il s'était senti profondément triste de devoir le quitter. Un peu comme Sirius l'année dernière, en quelque sorte. Sa mort les avait unis…
La porte du compartiment s'ouvrit et un garçon au visage lunaire fit son apparition.
Bonjour tout le monde ! salua Neville Longdubat.
Il était dans la même maison que Harry, Ron, Hermione et Ginny et allait entrer en sixième année.
Je peux venir ? demanda-t-il
Bien sûr ! répondirent les quatre autres.
Seamus et Dean ont dit qu'ils passeraient vous voir, annonça Neville. Je les ai croisés, ils cherchaient des places, eux-aussi. Le train semble plus plein que d'ordinaire.
C'est normal ! bougonna Ron. Tu sais combien il y a de nouveaux, cette année ? C'est ahurissant !
Ron… soupira Hermione. Je te rappelle que toi-aussi tu as été nouveau, il y a un certain temps !
Je le sais bien ! se fâcha Ron. Seulement, moi je ne mesurais pas un mètre vingt et surtout, je n'était pas si immature à leur âge !
Ca c'est toi qui le dit… rétorqua Hermione
S'il vous plait, coupa Harry pesamment. Est-ce que ça vous gênerait de vous taire un peu ? Parce que là ça commence à être pénible, vos disputes…
Oui, c'est vrai ! agréa Neville.
Bonjour !
La porte du compartiment s'ouvrit à nouveau et cette fois, Seamus Finngan et Dean Thomas entrèrent.
Vous avez passé un bon été ? s'enquit Dean.
Harry préféra laisser les autres répondre à sa place.
Moi je suis allée en expédition avec mon père, pour le journal ! annonça Luna Lovegood en s'introduisant dans le compartiment par la porte encore ouverte. C'était génial !
Un silence gêné s'installa après son arrivée. Harry remarqua que Ron fixait Dean d'un regard mauvais, et il se souvenait que Ginny sortait avec lui, ce qui expliquait tout.
Au fait Harry, dit Seamus pour casser l'atmosphère devenue un peu trop pesante, Malefoy et ses acolytes te cherchent.
Youpi… marmonna Harry. Qu'ils viennent alors!
De quoi est-ce qu'on parlait, déjà ? demanda Hermione
Des nouveaux ! rappela volontairement Ron.
Ouais bah il y a deux nouvelles, dit Seamus.
Deux ? Tu plaisantes ? ricana Ron. Il doit bien en y avoir plus d'une centaine !
Non, il n'y en a que deux ! dit Luna d'un ton boudeur.
Excuse-moi, mais il se trouve que moi je suis préfet, indiqua Ron, alors j'estime que je sais mieux que toi le nombre de nouveaux dans cette école !
Non, elle ne voulait pas parler des premières années, dit Dean. En plus d'eux, il y a deux nouvelles, qui viennent d'une école en Amérique, à ce qu'il paraît.
Quel âge ont-elle ? demanda Harry avec intérêt.
Seize ou dix-sept ans, enfin quelque chose dans ces eaux-là, déclara Dean.
Apparemment elles se sont faites renvoyer de leur école, mais ce n'est qu'une rumeur, dit Seamus. Je crois qu'elles sont sœurs.
Vous leur avez parlé ? questionna Hermione
Non, admit Seamus
Alors comment pouvez-vous le savoir ? s'interrogea Ginny
C'est ce que tout le monde raconte… expliqua simplement Luna.
Ca te dit d'aller voir ? demanda Ron à Harry
Mais Harry n'eut pas le temps de répondre. La porte s'ouvrit, et Drago Malefoy, accompagné de Crabbe et Goyle, ses deux gorilles qui lui servaient de gardes du corps, apparurent dans le couloir.
A quoi ça te servirai Weasley ? Tu es plus laid qu'un pou ! Quant à toi, Potter, il ne vaut mieux pas que tu ailles la voir, imagine, si tu éprouvais des sentiments pour elle, tu ne lui rendrais pas service, si tu vois ce que je veux dire !
Harry fut un des seuls à comprendre à quoi Malefoy faisait allusion. Sans hésiter, il se leva brusquement, se fraya un chemin entre les autres et le saisit par le col de sa chemise. Crabbe et Goyle retroussèrent leurs manches, mais furent arrêtés par la menace que représentaient les baguettes qui se pointèrent toutes vers eux. Ils se souvenaient de leur dernier voyage à bord du Poudlard Express : ils en étaient ressortis avec l'apparence de limaces gluantes.
Harry plaqua Malefoy contre le mur du couloir, l'étouffant à moitié. Les autres regardaient la scène sans dire un mot, mais sur leurs visages naissait une inquiétude bien lisible.
Attention, Potter, je suis préfet, avertit Malefoy dans un souffle
Harry s'en fichait complètement.
Ecoute-moi, murmura-t-il, tu fais ton fier, mais ton père est enprison par mes soins , alors pour l'instant c'est moi qui aie le dessus, c'est compris ?
Mon père sortira bientôt d'Azkaban, les détraqueurs sont aux ordres du Seigneur des Ténèbres !
Pas encore… marmonna Harry
Tu paries pour combien de temps ? ricana Malefoy
Tu parles comme un Mangemort, la Fouine, qu'est-ce qui t'arrive ?
Ron, Hermione et Ginny savaient que Harry allait perdre de nouveau tout contrôle de lui même dans quelques temps. Ils s'échangèrent des regards inquiets, mais ne bougèrent pas.
Elle est où, ta marque à toi, hein ? Sur le bras droit, comme les autres ?
Calme-toi, Potter, je ne suis pas un Mangemort ! se défendit Malefoy, qui commençait à devenir vraiment rouge. Je n'ai pas la Marque des Ténèbres.
Tu paries pour combien de temps ?
Potter, lâche-moi, espèce de…
De quoi ?
De fils de sang-de-bourbe ! hurla Malefoy
Hermione fut la plus rapide. Elle attrapa le bras de Harry avant qu'il n'atteigne Malefoy, tandis que Ron le tirait à l'intérieur de leur compartiment par l'autre. Ginny, elle, claqua la porte derrière eux.
Mais enfin, Harry, qu'est-ce qui te prends ? s'époumona Hermione. Calme-toi !
Tais-toi, Hermione ! rugit Harry, hors de lui
Non, tu vas te calmer ! ordonna Ron. Ca suffit !
Dean, Seamus et Neville semblaient vraiment surpris de le voir perdre ainsi tout contrôle de lui-même. Ils le regardaient comme s'ils le voyaient pour la première fois. Luna, pourtant, regardait le paysage comme s'il ne s'était rien passé.
Il fallut quelques secondes à Harry pour reprendre ses esprits. La réalité le frappa soudainement. Si ses amis n'avaient pas été là, il aurait pu être renvoyé de Poudlard avant même d'y être arrivé.
Il faut que tu apprennes à te contrôler, Harry ! avertit Hermione.
Je sais ! grogna Harry. Mais viens à ma place et essaie ! On verra ce que tu diras après !
La pluie commença à tomber, de plus en plus drue, à mesure que le train s'approchait de Pré-au-Lard. Les deux nouvelles passèrent dans le couloir et Harry s'aperçut que l'une d'elle était particulièrement jolie. Ron semblait penser la même chose, mais un regard noir de la part de Hermione lui retira son sourire bêta de la bouche. On vint deux fois leur proposer de la nourriture durant le trajet, et Harry acheta un bon paquet de Chocogrenouilles qu'il partagea avec tout le monde, puis, sans explication possible, un bon nombre d'élèves passèrent pour se diriger vers les toilettes. Il aperçut parmi d'autres Cho Chang, qui lui adressa un grand sourire qu'il trouva déplacé. Son regard croisa également celui de Parvati Patil, dont les cheveux avaient encore poussé de presque dix centimètres. Accompagnée de son amie Lavande Brown, elle lui fit un signe de la main auquel il répondit de bon cœur. Puis, la nuit tombant, le train s'arrêta et tout le monde sortit de son compartiment, les bras chargés de bagages de toutes sortes.
Viens Ron, nous devons aider les nouveaux ! rappela Hermione.
Ah oui, c'est vrai ! maugréa Ron. Bon, à plus tard Harry !
Descendant du Poudlard Express, Harry, les bras occupés par le transport des valises et des animaux, eut un haut le cœur en revoyant les sombrals. Ces grands chevaux ailés, si jamais on pouvait appeler ça des chevaux, lui inspiraient toujours un sentiment bizarre. L'année passée, c'était plutôt de la stupéfaction. Ce soir-là, ils lui rappelèrent une fois de plus que Sirius et Cédric étaient morts…
N'y pense pas ! lui chuchota Luna à son oreille.
Quelqu'un bouscula Harry qui se retourna vivement, pensant que Ron ou Hermione était revenu. Mais il en fut tout autre. Derrière lui, une des deux nouvelles (la plus belle, pensa-t-il avec satisfaction), une main plaquée devant sa bouche, montrait du doigt un des sombrals tirant les diligences menant au château. Sa sœur, un peu plus loin, semblait ne rien voir.
C'est normal, lui dit Harry, ce qui la rassura visiblement, mais pourtant elle lui adressa un regard très froid.
Je peux savoir vos noms ? demanda gentiment Ginny qui se tenait derrière et qui devait avoir tout vu de la scène.
Tu n'as pas besoin de les savoir ! répliqua la nouvelle sans aucune sympathie.
Grande, châtain très clair, mince, les yeux verts, Harry la compara avec sa sœur, brune, le visage fin, et vraiment maigre. Elle devait être la plus âgée, mais apparemment pas la plus aimable. Elle dégageait aussi, malgré son visage charmant, une impression de mal-être qu'Harry ne parvint pas à expliquer.
Viens, Ash ! appela-t-elle tout en s'éloignant.
Désolée, s'excusa la deuxième, Ginger est un peu distante… A un de ces jours !
Les premières années, par ici !
La voix de Hagrid résonna comme une douce mélodie dans la tête de Harry.
-Et les deux nouvelles élèves aussi, s'il vous plait !
A quelques pas, il aperçut la haute silhouette du demi-géant et lui adressa un signe du bras.
Bonsoir, Harry ! salua Hagrid de là où il se trouvait.
Pas très sympathiques, les nouvelles, pas vrai Harry ? dit Neville.
Je sais déjà laquelle je préfère ! répondit Ginny avec amertume. Non mais vous avez vu comment elle m'a parlé ?
On ferait meiux de monter dans une diligence, sinon il n'en restera plus, avertit Harry. Tiens, voilà Ron et Hermione.
Traînant les pieds, il n'y avait pas besoin de demander pour savoir l'humeur de Ron.
Pire que l'année dernière ! Plus ça va, plus ils sont immatures ! Si jamais je suis préfet en chef l'année prochaine, je démissionne !
Ce qui exaspéra Hermione.
Harry sentit comme une bouffée d'air dans ses poumons lorsqu'il franchit les portes de Poudlard. Après un été plutôt fort en émotions, il rentrait enfin chez lui… La Grande Salle n'avait pas bougé. En son centre s'alignaient toujours les quatre tables, une pour chaque maison, et au fond, les professeurs s'asseyaient comme auparavant. Rien ne perturbait cette rentrée-là, pour le moment. Pour être sûr que tout serait rentré dans l'ordre, il attendait impatiemment de connaître le nom du nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Mais avant cela, Hagrid se replaça à la place qui lui était réservé, annonçant que la traversée du lac était terminée. Ensuite, le professeur McGonagall fit son apparition, tenant entre ses mains un tabouret sur lequel était posé un vieux chapeau déchiré qui ne devait sa survie qu'à la magie. Derrière elle défila la troupe de nouveaux, pour la plupart terrifiés, intimidés ou appréhensifs. Il était amusant de remarquer que les deux sœurs dépassaient les autres d'au moins deux têtes.
Le silence ne se fit pas attendre, et dans un bruit de déchirure, le Choixpeau Magique ouvrit ce qui lui servait de bouche et commença sa traditionnelle chanson. Harry se souvenait de celle de l'année précédente et prêta attentivement oreille, bien décidé à ne rien perdre de celle-ci.
Il est écrit dans ma mémoire,
Qu'au temps des rois et des chevaliers,
Ce fut l'alliance de quatre sorciers
Qui donna naissance à not' Poudlard.
Il donnèrent nom à quatre maison,
Dont vous défendez les blasons
En pensant que le courage est d'or,
vous rejoindrez les Gryffondor.
En travaillant selon les règles,
Vous appartiendrez à Serdaigle.
Je suis sûr qu'iront à Poufsouffle,
Les travailleurs jusqu'à bout de souffle.
Mais si vous êtes un cas à part,
Serez bienvenus à Serpentard.
Unis désormais jusqu'à la fin
Qui aurait pensé que pourtant le destin
Un jour en enleva un
A cause de mauvais dessein
Changeant pour toujours notre école en son sein.
Le grand Serpentard acceptait seulement
Ceux des grandes lignées, ou bien les descendants
De sorciers purs de sang, honnêtes ou malfaisants
Et finit par partir au bout de quelque temps.
Avant de vous répartir
Je dois vous avertir
Des sombres temps à venir
Au refus de vous unir…
Associerles âmes, associer les corps
Pour retrouver la faille, en liant nos efforts
Pour que le mal s'en aille, il faudra être forts
Sur le champ de bataille s'empileront les morts.
Je ne suis pas dans vos têtes :
Je ne suis qu'un chapeau
Mais si ne m'écoutez pas,
Vous tomberez de haut.
Et si la chute vous frôle
Avant que tout s'arrête,
Vous avez tous un rôle
Que le destin vous prête.
Alors que puis-je vous dire, si les dés sont lancés ?
Sans pouvoir repartir, il vous faut avancer.
Si la haine est trop grande,
Si trop dure est l'union,
Laissez-moi vous apprendre quelle sera votre maison…
Il fallut quelque secondes pour que les élèves réagissent. Timidement d'abord, puis de façon normale, ils commencèrent à applaudir, commentant la chanson qui, il était impossible de le nier, contenait un message très fort et très clair.
Il y est allé directement, cette fois-ci, dit Harry.
Ca risque de mieux pénétrer dans les têtes, ce qui entre nous ne peut pas faire de mal, approuva Ron. Regarde Malefoy !
A la table des Serpentard, Malefoy et une bande d'amis riaient comme s'ils venaient d'entendre une plaisanterie particulièrement drôle.
Non mais vraiment ! bougonna Hermione. Quelle bande d'imbéciles !
Mais sur toutes les autres tables, aucun visage ne semblait joyeux. Le message était bien passé. A la table des Serdaigle, Harry vit Cho plongée dans ses pensées.
Quand le silence revint, suite aux regards sévères du professeur McGonagall, la cérémonie de répartition commença. L'estomac de Harry rivalisait avec celui de Ron, et Ginny se retenait d'éclater de rire sous les grognements qu'ils provoquaient.
Abert, Eliot !
Un garçon au visage maigre s'avança timidement et s'assit sur le tabouret. Il plaça le Choixpeau sur sa tête et posa les mains sur ses genoux pour ne pas montrer leur tremblement.
Serdaigle ! cria le chapeau
Un tumulte s'éleva de la table où le garçon alla s'asseoir.
Aracch, Diana ! appela McGonagall
Une jeune fille blonde se coiffa du Choixpeau qui l'emmena à Serdaigle elle aussi.
Almond Gerald !
Le garçon qui s'avança releva la tête en signe de courage et fut envoyé à Gryffondor. Harry applaudit bruyamment en même temps que ses camarades.
Bard Mark !
Il fut envoyé à Poufsouffle.
Les noms défilèrent rapidement aux yeux de Harry, bien que Ron commençait à s'endormir. Frank Brekord fut envoyé à Serpentard, Julia Cormed à Poufsouffle, Mary Drycen à Gryffondor,… Il était vrai que cette fois, les première année étaient vraiment nombreux. Un bon groupe fut envoyé à Gryffondor, qui se montra comme la table la plus joviale de la soirée. Finalement vint le tour de Dylan Ycoman qui alla à Serpentard et à Gryffondor, Joshua Zouaillet clôtura la répartition des premières années.
Dumbledore se leva et le brouhaha cessa.
Bonsoir les anciens, bonsoir les nouveaux ! Vos estomacs crient famine tellement fort que je les entends d'ici ! Vivement le festin !
Un murmure d'approbation parcourut la salle, mais Dumbledore reprit :
Il n'est cependant pas encore le moment de manger, car cette année nous accueillons deux charmantes jeunes filles, plus âgées. Elles seront réparties comme tout le monde dans cette salle l'a été ! Mesdemoiselles Fitgeralds, c'est à vous !
Fitgeralds Ashley ! appela le professeur McGonagall
La brune se dirigea vers le tabouret et se para du Choixpeau. L'attente fut longue, très longue, et Harry se demanda si le chapeau finirait par se décider. Ashley jetait des regards autour d'elle, comme pour regarder si quelqu'un savait ce qu'elle devait faire. Mais après un temps fou, elle fut envoyée à Serpentard, tout comme sa sœur, pour qui cela pris moins de temps.
Quel gâchis ! marmonna Ron.
Ca t'étonne ? demanda Ginny. Tu as vu comment elles nous ont parlé ?
Mais le directeur se leva à nouveau et reprit la parole :
Non, je suis désolé, ce n'est pas encore le moment ! dit-il joyeusement devant les visages plein d'espoir tournés vers lui. Je dois d'abord vous présenter le nouveau professeur de défense contre les forces du mal cette année, étant donné que malheureusement (il insista un peu trop sur le dernier mot pour que cela soit sincère), notre chère Dolorès Ombrage a refusé de reprendre son poste !
Un tonnerre d'applaudissements retentit dans toute la salle. Même chez les Serpentard, bien que ce soit à un niveau beaucoup moins élevé, Ombrage avait laissé un souvenir cuisant.
Veuillez accueillir comme il se doit son successeur, le professeur McClaggan !
Sans qu'il sache pourquoi, Harry trouva ce nom familier à ses oreilles. Pourtant, quand un homme aux cheveux longs (ressemblant d'ailleurs plus à une crinière qu'autre chose), aux sourcils touffus parsemés de raies grises et légèrement boitant entra dans la Grande Salle, il était persuadé de n'avoir jamais ne l'avoir vu. De toute manière, il n'avait jamais eu l'occasion de voir quelqu'un aux yeux jaunes. Sous les applaudissements, McClaggan vint se placer auprès de Dumbledore et jeta un regard sur toutes les tables.
Merci, dit Dumbledore. Maintenant, je n'ai plus qu'une chose à vous dire : bon appétit !
Sur les tables, les plats auparavant vides se remplirent de mets plus délicieux les uns que les autres. Ron et Harry se jetèrent sur les friands au fromage et ils eurent raison car un peu plus tard, il n'en restait plus.
Ca serait bien que tu manges un peu plus proprement, railla Hermione à l'adresse de Ron.
Mais celui-ci lui fit remarquer qu'elle-même venait de laisser tomber une goutte de sauce sur sa robe, et elle se tut, rouge comme une pivoine.
Au bout de la table, Nick-Quasi-Sans-Tête, le fantôme de Gryffondor, bavardait calmement avec les frères Crivey, très enthousiastes à l'idée d'être revenus à Poudlard. Harry se servit une deuxième cuisse de poulet tandis que Ron avalait goulûment son bœuf bourgignon. Hermione, mâchant ses pâtes bolognaises avec difficulté, observait le nouveau professeur.
Il est assez étrange, dit-elle sans frénésie. J'espère que Dumbledore n'a pas engagé encore un fou…
Bof, on s'en fiche du moment qu'il nous laisse en paix, rétorqua Ron.
Ron ! s'indigna son amie. Comment oses-tu dire une chose pareille ? L'année prochaine, tu passes tes aspics !
Ca c'est vrai ! confirma Nick-Quasi-Sans-Tête. Dumbledore a fait très attention au choix de son professeur, cette année. Une jeune femme à l'air sympathique s'est présentée au poste, mais il a préféré prendre cet homme. Il sait ce qu'il dit, croyez-moi !
Oui, mais en même temps c'est ce qu'on disait pour Fol Œil, et finalement il s'est avéré être un mangemort… rappela Harry
On tire toujours des leçons de ses erreurs ! dit sagement le fantôme. Mais soit ! Avez-vous entendu la chanson du Choixpeau cette année ?
Bien sûr ! répondit Ron. Il a fait fort !
Je crois que ça n'a pas plu à tout le monde, gémit Nick. Les Serpentard avaient l'air de trouver cela amusant.
Ce sont des imbéciles ! lança Harry.
C'est regrettable que les deux nouvelles y aient été envoyées, s'attrista Hermione. N'est-ce pas ?
Mais le fantôme s'était déjà éloigné vers les première année.
Les estomacs se remplissaient à mesure que les plats se vidaient. Une somnolence pénétra dans l'esprit de Harry et perdura jusqu'à ce que Dumbledore se lève et reprenne la parole une nouvelle fois.
Maintenant que vos ventre sont pleins et vos têtes vides après ces deux mois de vacances bien méritées, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard ! Vous rejoindrez vos dortoirs respectifs dans quelques secondes, mais avant cela Mr Rusard m'a très aimablement demandé quatre-vingt-dix-sept fois aujourd'hui de vous rappeler qu'il est interdit de pénétrer dans la forêt interdite, quelles que soient vos intentions, et même s'il s'agit de mission de sauvetage…
Il appuya son regard vers Harry qui baissa les yeux à la mention de son erreur qui fut fatale à son parrain.
Seront également punis les élèves pratiquant la magie dans les couloirs et en dehors des cours. Les dates des sélections de Quidditch vous seront communiquées dans quelques temps. Les personnes renvoyées des équipes au cours de l'année passée sont bien entendues réintégrées à leur poste.
Là encore, Harry se sentit visé, mais étant capitaine de la nouvelle équipe, il savait qu'il reprenait son poste.
Et avant de vous laisser une bonne fois pour toutes, j'ai le plaisir de vous annoncer que pour oublier un peu les tristes évènements pouvant apparaître au milieu de l'année, un bal sera organisé chaque soir de fête. Messieurs, vous avez jusqu'à Halloween pour vous trouver une partenaire !
Un murmure d'excitation parcourut la salle. Ron et Harry, en revanche, n'étaient pas du même avis.
Chaque soir de fête ? répéta Ron, horrifié. Oh non !
Avec Hermione, il dut guider les nouveaux vers la salle commune de Gryffondor. La Grosse Dame servait toujours d'entrée, et elle demanda le mot de passe.
Orchidée, annonça Hermione, et le passage se dévoila.
Chacun monta dans son dortoir, racontant aux autres son été, ses vacances, et tout un tas de choses sans importance. Seamus déclara avec fierté qu'il avait cloué le bec de sa mère, qui refusait de penser qu'Ombrage n'était qu'une incapable. Dean raconta ce que Ginny lui avait raconté dans ses lettres d'amour, et quand Ron s'enferma dans les toilettes, fou de rage, il avoua aux autres qu'ils ne sortaient pas ensemble, mais que tout cela n'était qu'une invention de Ginny.
Plus tard dans la soirée, les deux sœur revint le sujet de conversation idéal. Les cinq sorciers s'amusèrent à imaginer des théories toutes plus farfelues les unes que les autres sur ce qu'elles avaient fait pour être renvoyées, et Harry eut mal au ventre à force de rire.
Mais bientôt la perspective de devoir reprendre les cours le lendemain matin prit le dessus, et ils se couchèrent, l'esprit en paix. Seul Harry resta un moment éveillé à se demander s'il avait vraiment fait le bon choix en continuant les potions. Pendant le festin, Rogue n'avait pas paru plus accueillant que d'habitude. Il lui avait même grimacé discrètement. S'attendant au pire pour le jour suivant, Harry finit par s'endormir et fit un rêve très bizarre. Rogue se penchait sur lui, un horrible sourire aux lèvres, et lui avoua qu'une telle somme valait la peine d'être payée, quand on voyait le résultat qui ne tarderait à pas venir. Mais Harry ignorait de quelle somme il parlait. Ensuite, il vit Ludo Verpey lui adresser un sourire très différent de celui de Rogue, et lui déclarer qu'il avait tout gagné par choix. Ce qui parut aussi incompréhensible à Harry que les dires de son professeur. Vint ensuite un rire hystérique qui sortit de la bouche de Ginger Fitgeralds, et un serpent s'engouffra dans une pièce très sombre. Puis, comme souvent, un voile se balançait au vent, dans une salle de jugement, et Sirius Black tombait à travers.
Quand il se réveilla, Harry se sentit presque plus fatigué qu'avant de s'être couché. Le premier debout, il s'habilla attendit dans la salle commune que Ron et Hermione se réveillent, puis ensemble, il descendirent prendre leur petit-déjeuner dans la Grande Salle. Des dizaines des hiboux surgirent de nulle part et apportèrent le courrier à leurs destinataires. Hermione reçut la Gazette du Sorcier et paya la chouette effraie qui attendait patiemment sa pièce.
Il n'y a rien de très alarmant… Deux moldus décédés, et…Si, tenez ! Regardez !
Verpey fait son grand retour au Ministère de la Magie… lut Harry. Ouvre à la page !
Sur un quart de page s'étendait l'article en question. Les trois amis remarquèrent qu'il avait été écrit par Rita Skeeter, journaliste spécialiste pour les scandales dans la presse.
Qui aurait pu le croire ?
Voilà maintenant presque deux ans que LudoVerpey, ancien directeur du département des jeux magiques, croulant sous une montagne de dettes infranchissables, fuyait pour éviter les persécutions (nous rappelons qu'il devait d'énormes sommes d'argent à des gobelins peu sympathiques). Retiré de la vie politique, Verpey s'était vraisemblablement isolé quelque part dans un endroit caché pour finir sa vie en solitaire. Mais un coup du sort décida que ce n'en était pas terminé pour cet amoureux des paris, qui pourtant lui veulent du mal à en croire les résultats. Hier après-midi, alors que les employés du Ministère de la Magie se mobilisaient dans les locaux du gouvernement pour manifester leur mécontentement auprès des hauts fonctionnaires de l'Etat, et plus particulièrement de Cornelius Fugde et de Dolorès Ombrage, sa secrétaire, le frelon a fait son apparition, contre toute attente, et cela au beau moment où la violence de la foule atteignait son apogée. Selon les témoignages, il se serait interposé entre les employés et le ministre, aurait réclamé le calme dans la pièce et l'aurait obtenu. Quelques instants plus tard, la foule se serait dissipée, sereine, et Verpey aurait discuté secrètement avec le Mr le ministre. « Je ne pouvais pas laisser mon pays dans un tel état de nervosité », nous a confié Verpey après les évènements. « La tension était tellement palpable que j'en ai été soufflé. Il est temps d'agir et de ramener le calme au sein de la communauté magique… »
Toujours est-il qu'en fin de soirée, l'ancien joueur de Quidditch a été intégré au poste d'assistant du ministre, occupé jusqu'à hier par le jeune Percy Weasley, qui s'est vu licencié sans raison valable. « Fudge est trop confiant » a affirmé le jeune homme avec une certaine amertume. « Il se pourrait que tout lui retombe dessus dans quelques temps. Je regrette sincèrement de m'être allié à quelqu'un pareil. C'était pathétique »
Le ministre, lui est très optimiste quant aux conséquences du retour de Verpey. « J'ai trouvé la personne qu'il me fallait » a-t-il déclaré non sans fierté. « Ludo est vraiment parfait pour rester à mes côtés. Je l'ai tout de suite senti quand il a calmé la foule en un temps moindre. Ma décision a beau être précipitée, je sais que j'ai fait le bon choix en m'associant à lui. »
Quel abruti ! s'exclama Ron. Il a engagé Verpey sur un coup de tête ? Qu'est-ce qui lui prouve qu'il n'est pas toujours couvert de dettes ?
La réponse se trouvait plus bas dans l'article.
Reste à savoir comment Verpey s'est procuré l'argent nécessaire au payement de ses dettes. « Je l'ai acquit de manière tout à fait légale » se défend-il, mais cela n'empêche pas de penser que cet argent est d'origine douteuse. L'affaire reste donc à suivre tant qu'elle ne sera pas éclaircie.
Verpey a réussi à couvrir toutes ses dettes ? dit Harry, stupéfait. Mais comment a-t-il fait ?
L'affaire reste à suivre tant qu'elle ne sera pas éclaircie… soupira Hermione. Mais si Fudge engage n'importe qui, n'importe quand, on n'est pas sortis de l'auberge…
C'est étonnant que Verpey resurgisse comme ça, d'un coup, remarqua Harry.
Il a peut-être une idée en tête, proposa Ron.
Tout d'un coup, Harry se souvint de son rêve et resta abasourdi. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Verpey apparaissait dans son sommeil, et le lendemain, son retour était annoncé dans les journaux. Couvert de dettes, il avait pourtant réussi à les payer, et Rogue lui avait parlé d'une grosse somme d'argent. Mais quand il voulut en parler à Ron et Hermione, il se tut car déjà, le professeur McGonagall passait dans les rangs pour distribuer les emplois du temps.
voilou pour ce chapitre... alors pour répondre à une review, j'ai bel et bien lu l'artcicle du site Lapensine pour la moto de Sirius dans le chapitre précédent, mais en fait je comptais l'intégrer quand même. Disons que la moto aurait été un dernier cadeau de la part de Sirius si je ne l'avais pas lu...
Ensuite, comme vous vous souvenez, il y aura un peu plus loin dans l'histoire le concert des Bizarr'Sisters, et là j'aurai besoin de chansons. Alors si vous avez des textes qui trainent chez vous, n'hésitez pas à me les envoyer! Sinon, je ferai sans, tant pis...
Donc voila, si vous avez un commentaire à laisser, vous savez comment ça marche... le prochian chapitre sera: Le professeur McClaggan.
A!
