Salut!!!!!

Alors pour ma part, j'ai pris un immense plaisir à écrire ce début de chapitre!!! et la rencontre avec notre bubus!!!!!! lol Bonne lecture.


Rouge.

Sang.

Encore du sang.

Qui gicle. Qui coule. Qui éclabousse. Qui jaillit. Qui souille et qui salit.

Angoisse. Profonde et douloureuse. Angoisse. Vraie et pure.

Sueur.

Rire. Néfaste. Horrible. Malsain. Folie. Meurtre. Crime. Douleur. Cris. Hurlement……

Agonie. Mort. Pleure.

Sang.

C'était toujours comme cela lorsqu'il rêvait de Voldemort. Lorsqu'il assistait, impuissant, aux tortures immondes, aux rires détestables des mangemorts alors qu'ils démembraient, égorgeaient, éventraient. Lorsqu'il voyait, tel un lion en cage, ces monstres souiller des femmes et les polluer de leur semence putride. Ces bêtes martyrisés des enfants, petits et grands, avec de grands éclats de rire morbide et une lueur de dégustation démente dans les yeux. Lorsqu'il observait, inutile, ces êtres ignobles profaner des corps innocents de leur bouche gâtée de haine et de leurs mains contaminées par l'obscénité.

C'est le sang qu'il voit en premier. Ce rouge bordeaux s'écoulant des murs et maculant le sol, ce liquide visqueux aspergeant les mangemorts extatiques, ce fluide carmin se répandant doucement en dehors de ces gens pétrifiés par la peur et la douleur. C'est la vie qui se consume.

Ensuite quand les images prennent un sens, l'angoisse apparaît. Profonde et irréel. Vraie, dans toute son horreur. L'angoisse pénétrante et acérée qui fend l'âme comme une lame aiguisée. L'angoisse, étouffante, suffocante qui vous prend à la gorge et empêche l'air de passer.

Dominé bientôt par la colère, sourde et aveugle. Le grondement féroce d'une âme déchirée. La colère orageuse et vive d'un être innocent assistant aux horreurs des hommes, aux horreurs des bêtes. Elle lui enserre les tripes, lui remonte dans la gorge pour finir en un cri abominable, un hurlement sonore et guttural rappelant l'agonie de toutes ces personnes déchirées par le mal.

Mais bien vite, d'autres sentiments arrivent. Ils lui sont étrangers. Inconnus. Et l'angoisse se mêle à l'excitation. La colère se mélange à la satisfaction. La joie apparaît, pourrie et corrompue. Joie infecte. Et le rire résonne, assourdissant et suraigu. Abjecte et repoussant, le rire du diable se délectant de la souffrance, savourant les supplications inutiles…….

Mais cela est trop. Il y a beaucoup trop. Trop d'angoisse, Trop de colère. Trop de joie qui n'est pas la sienne. Alors la douleur apparaît. Implacable. Impitoyable. Inflexible. Inhumaine.

Il se réveille en nage, trempé d'une sueur collante, le front en feu. La tête prête à exploser, la douleur martelant son crâne tel un tam-tam sauvage. Il ne voit plus, la douleur l'aveugle. Il n'entend plus, la douleur le rend sourd. Il sait à peine respirer mais il crie. Il crie comme si sa vie en dépendait. Il crie parce qu'il ne sait plus pleurer. Il crie parce que la douleur est trop forte et que le rire ne veut pas partir. Il crie parce qu'il n'y a que ça à faire.

Et doucement la douleur diminue, la voix se tait, éreintée. Et il se souvient. Le sang. L'angoisse. La colère. Les gens. Leur regard. Leur imploration muette. La vie s'échappant d'eux en un filet de sang pourpre. Et son estomac ne résiste pas. Il vomit. Il éructe cette douleur, exècre sa faiblesse. Et brisé par cette vision cauchemardesque, il se rendort difficilement. Il sera toujours temps demain pour cracher sa répugnance.

Harry se réveille le lendemain matin, groggy, les membres endoloris, la tête lourde. L'acidité lui pique toujours la gorge et c'est dans un grognement qu'il se rappelle sa nuit. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de visions si douloureuse, si macabres.

C'est fou comme en deux mois, on perd ses habitudes. Il n'avait pas pensé à fermer son esprit en allant dormir. Il maîtrisait maintenant assez l'occlumancie pour fermer son esprit aux tentatives de Voldemort pour le pénétrer, encore fallait-il qu'il y songe. Eveiller, il pouvait repousser toutes attaques mentales, qu'importe l'assaillant. Il ne craignait donc pas d'être découvert par Dumbledore de ce côté-là mais endormi, il devait se préparer auparavant.

Bon, s'il avait rêvé du tordu c'est qu'ils étaient toujours liés même dans ce monde-ci. Bien. Très bien. S'ils étaient liés, il était toujours l'élu, celui qui devait le battre, le tuer. Encore une chose qu'il pourrait éviter à quelqu'un d'autre : La charge de devoir tuer, même un salopard comme Voldemort….Tuer n'est jamais gaie. Jamais, au grand jamais indispensable mais parfois nécessaire. La mort de Voldemort est une nécessité pour que le monde vive en paix ainsi que celle des mangemorts qui se mettait entre lui et le lord. Dumbledore lui avait……

Dumbledore !!!!

Et merde !!! Il avait oublié qu'il avait rendez-vous aujourd'hui. Un coup d'œil rapide au réveil….12 h. Et merde !!!! Avec sa nuit plus qu'agitée, franchement il se serait passé d'une entrevue avec Albus Dumbledore….Il se précipita dans la salle de bain…..L'eau chaude sur sa peau lui fît un bien fou, décontractant ses muscles, chassant les dernières images de la nuit. Il n'avait pas besoin de lire le journal, il savait qu'une petite ville du Nord avait été mise à sac et que ses habitants….Il ressortit de la salle d'eau lavé, rasé, les cheveux coiffés en catogan. Aucune cerne n'était visible sous ses yeux, il était habitué aux nuits blanches…..

Il rangea ses affaires avec un geste de la main, fit ses dernières recommandations à Godric et transplana directement à pré-au-lard ayant prévenu Tom, la veille, qu'il partait ce matin. Il atterrit face aux trois balais, un sourire sur le visage….

13 h. Il avait encore du temps. Il s'installa au comptoir de la taverne. Il n'y avait pas mis les pieds depuis sa sixième année et elle était comme dans ses souvenirs. Lumineuse, accueillante, chaleureuse. Il remarqua Rosemerta, la femme avait nettement l'air plus jeune, il n'y avait plus de ride au coin de ses yeux, ni lorsqu'elle souriait. Il lui commanda une bièraubeurre avec un large sourire.

Il fit claquer sa langue de satisfaction. Quelle merveilleuse recette que la bièraubeurre !!!! Epicé et pourtant si doux…..C'était encore meilleur que dans ses souvenirs d'adolescent. Il s'était contenté d'eau et de Whisky pur-feu ces trois dernières années, à l'occasion du jus de citrouille. Il resta là un moment, observant le va et vient incessant dans la petite taverne avant de se rappeler la raison de sa présence. Il se dirigea donc d'un pas plutôt joyeux vers les grilles de Poudlard non sans avoir jeté un coup d'œil nostalgique à la cabane hurlante. Comme convenus, Rusard se tenait là, le visage toujours aussi fermé, l'air bougon. Il se demanda un moment quel âge avait Rusard….. !!!!!

-Monsieur Rusard ?! L'interpella-t-il, aussi poliment que possible.

-James ?! Gabriel James ?! Maugréa-t-il.

-Heu….Oui. Répondit Harry, un peu décontenancé qu'il soit si grognon même avec les enseignants même si techniquement il ne l'était pas encore.

-Suivez-moi. Le directeur vous attend.

-Bien.

Harry le suivit dans le dédale de couloir qu'était Poudlard, regardant l'architecture comme s'il ne l'avait jamais vu. Rien n'avait changé. Il croisa Nick quasi-sans-tête qui le salua élégamment ainsi que Peeves qui jubilait à l'idée de pouvoir bientôt terrifié des premières années. Un sourire s'était formé sur ses lèvres alors qu'il contemplait l'insouciance que semblaient contenir ses murs. Dans un peu plus d'une semaine, les couloirs sentiraient l'encre frais et le parchemin nouvellement déroulé. Une multitude d'élève se bousculerait dans les couloirs, stressé à l'idée d'arriver en retard en potion ou exaspérer du nombre impressionnant de devoir qu'ils avaient déjà. Il ferma un instant les yeux, essayant de se souvenir de ses propres moments d'insouciance et son sourire s'élargit lorsque des images de Ron, d'Hermione et de lui s'imposèrent à son esprit : Les devoirs en retard immanquablement prêté par Hermione, les fausses prédictions de morts et de catastrophes, les matchs de quidditch, l'AD….

Un raclement de gorge le sorti de sa rêverie. Argus le défiait du regard alors qu'il se tenait devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau du directeur. Rusard marmonna un instant dans sa courte barbe avant de lancer un « J'aime les bonbons au citron » haut et fort. Harry eu beaucoup de mal à ne pas esquisser un sourire alors que la gargouille se déplaçait pour laisser apparaître des escaliers. Le concierge lui intima d'entrer, ce qu'il fit sans hésiter.

Il déboucha dans le bureau de Dumbledore. Bureau qui lui semblait intemporel puisqu'il n'avait pas changé d'un pouce. Le choipeau était toujours sur une étagère, plus que jamais rapiécé et usé, Harry savait qu'il gardait précieusement l'épée de Gryffondor. Les portraits étaient présents eux aussi, bavardant comme à leur habitude. Et au centre de la pièce se tenait, souriant, le directeur avec sur son épaule, Fumseck, toujours majestueux et resplendissant.

-Monsieur James !!! Quelle ponctualité !!!

-Professeur Dumbledore…

-Asseyez-vous, je vous en prie….

Albus lui tendit la main, les yeux plus pétillants que jamais. Pas le moins du monde déstabilisé par le regard perçant du professeur, Harry avança sa main à son tour, serrant brièvement la sienne. Il eut presque envie de rire lorsqu'il sentit Dumbledore tenter de percer ses défenses en vain….Un doux trémolo retint son attention et il du prendre sur lui pour ne pas aller caresser Fumseck. Comme si l'oiseau lisait dans ses pensées, il s'envola pour venir se poser sur son épaule, chantant toujours.

Il perçus nettement l'air déconcerté d'Albus même si celui-ci disparût rapidement pour laisser place à une simple moue étonnée.

-Et bien, on dirait que Fumseck vous aime bien, il ne donne pas sa confiance facilement dit le directeur en reprenant place derrière son bureau, le regard fixé sur Harry qui n'avait d'yeux que pour le phœnix.

-J'ai le contact facile avec les animaux…

-Mmmm…Un bonbon au citron ?! Proposa le vieux directeur avec un petit sourire.

-Peut-être la prochaine fois….Refusa poliment Harry avec un large sourire.

-Bon, Monsieur James je dois vous dire que je ne m'attendais pas à ce que vous soyez si jeune !!! Vous devez à peine avoir 20 ans !!!

-19 ans, pour être exact. Mais l'âge ne fait pas tout, n'est-ce pas ?! Je puis vous assurer que j'ai les compétences nécessaires pour ce poste et s'il y a autre chose qui vous perturbe…

Harry releva sa manche gauche non-chalament, exposant son avant-bras….Vierge évidemment. Dumbledore fixait le bras, perplexe du franc parler du jeune homme pour ensuite passer au visage de Gabriel, tout sourire.

-Et bien, je dois dire que c'était, effectivement, une de mes préoccupations. Je rajouterais que votre franchise et votre spontanéité m'étonne un peu…

-On me le dit souvent professeur. Je sais bien que l'absence de marque ne prouve absolument pas que je n'adhère pas aux idées de Voldemort, après tout s'il voulait introduire un espion à l'école, il ne le marquerait, n'est-ce pas ?

-Non, c'est exact. Approuva Dumbledore qui n'avait pas manqué de remarquer que Gabriel avait nommé le mage noir.

Bien sur, Harry n'avait pas lâché le nom de Voldemort involontairement. Cela prouvait à Albus qu'il n'avait peur de lui… Enfin, de son nom et sa petite réflexion inutile lui montrait qu'il n'était pas idiot…Et n'avait pas sa langue dans sa poche. Assez pour qu'il garde un œil sur lui, ce qu'il désirait puisqu'il voulait adhérer rapidement à l'ordre. Il avait beau être le survivant, l'expérience lui avait appris que l'union fait la force.

-Bon, ce n'est pas tout ça mais je dois vous poser quelques questions personnelles….

-Evidemment. Bien, alors comme vous le savez, je m'appelle Gabriel Evan James, j'ai 19 ans. Je n'ai jamais connu mes parents, je ne sais donc pas s'il était sorcier ou moldus, j'ai vécu dans un orphelinat pendant mon enfance, j'ai ensuite habité avec mon tuteur légal et c'est lui m'a enseigné la magie. Comme je vous l'ai également dit, je reviens d'un voyage en Europe.

-Où exactement en Europe ?!

-Hé bien, je ne suis pas resté longtemps au même endroit. Je suis passé entre autre par la France, par la Roumanie, par la Belgique……Par l'Albanie.

Un regard à Dumbledore lui suffit…..Il avait gagné, il avait le poste. L'étincelle dans le regard d'Albus s'était amoindrie pour devenir une lueur de méfiance, discrète certes mais Harry la voyait parfaitement….L'allusion à l'enfance dans un orphelinat et le voyage en Albanie suffisait amplement à Albus. Harry s'efforça de faire un sourire poli même s'il avait envie d'éclater de rire, il voyait clairement les rouages s'enclencher dans l'esprit de son ancien professeur.

-Bien !! Je crois que cela suffit…. Et je crois que vous êtes tout à fait apte pour ce poste. Je vous présenterais donc à vos collègues ce soir lors du repas….

-Bien, merci de m'avoir accorder de votre temps professeur…

-Mais de rien, mon garçon…..Rusard va vous conduire à vos appartements, il est dans l'aile gauche…..

Le cœur de Harry sauta littéralement dans sa poitrine malgré la neutralité que conservait son visage…..L'aile gauche….Où ses parents étaient…..

-Merci. Au revoir professeur.

-Au revoir, mais appelez-moi Albus voyons.

-Bien. D'accord Albus.

Et Harry quitta la pièce, laissant un Albus pensif.

En effet, Albus Dumbledore était songeur. Quand Gabriel était entré, il avait d'abord été frappé par sa jeunesse. Il devait à peine avoir 20 ans !!! Que connaît-on à 20 ans des forces du mal ?!

Le jeune homme n'était pas bien grand, plutôt bronzé, des cheveux noir corbeau en catogan où une seule mèche verte contrastait. Sous ses vêtements assez originaux, il était persuadé trouver une musculature appréciable. Il avait été sonné que Fumseck l'accepte aussi vite, le phœnix était reconnu pour accorder difficilement sa confiance et pourtant il n'avait pas fallu dix secondes à l'oiseau pour venir se réfugier sur son épaule. Il avait été ensuite frappé par son regard, ses yeux couleur de jade portant beaucoup trop de douleur pour un garçon d'à peine 20 ans…..Cela et la balafre qu'arborait sa joue, ainsi que sa subtile remarque quant à l'âge, lui laissaient penser qu'il s'y connaissait en force du mal….

Mais était-ce du bon côté ?

Il avait bien entendu essayer de pénétrer son esprit mais il s'était heurté, non pas à un mur, mais carrément à une chape de plomb !!!! Impossible de déceler quoique que se soit….Et rien sur son visage, aucune mimique, aucune grimace pouvant refléter ses sentiments….Il ferait presque concurrence à Severus dans le genre, pensa Albus. Pourtant quelque chose dans le jeune homme, le gênait….Peut-être était-ce du à la mention d'un orphelinat ou de l'Albanie, peut-être à son franc-parler ou au fait qu'il ait appelé Voldemort par son nom ou tout simplement parce que son regard trop profond le gênait d'une certaine manière…..

Il devait garder un œil sur ce Gabriel…..James….James….Aucune famille de sang-pur ne se nommait ainsi….Enfin pas des reconnus en tout cas. Gabriel était donc soit un sang-mêlé ou un né-moldus….Ce qui ne prouvait absolument rien. Nous voilà bien avancé !!!!! Enfin, il n'avait pas envie d'introduire un quelconque espion alors qu'il venait de proposer à James, Sirius et Remus ainsi qu'a leur famille d'habiter au château….

Et pour finir, son air de mauvais garçon ne manquerait pas d'alimenter la conversation. Avec son peircing au sourcil, son pantalon et sa veste en cuir, ses bottes en peau de dragon, sa chemise ample. Ca allait lui faire bizarre de se retrouver en robe de sorciers s'il n'avait pas sa scolarité de manière traditionnelle…..

Oui, Gabriel Evan James allait faire parler de lui….


Alors merci pour vos reviews et merci de me lire!!!! Lol, alors au départ c'était deux chappitres mais comme un certains revieweurs m'a demande de faire des chapitres un peu plus long...Voila mais parfois je ne pourrais pas faire autrement!!! Sorry!!!!

Biz, lulu.