… Je suis désolée. Il m'en a fallu, du temps, pour le pondre ce chapitre là. C'est vrai qu'entre les vacances… bien remplie, l'entrée en Terminale ES ! qui apporte son lot de plus en plus croissant de stress, et… tout le reste… Je ne trouvais pas le temps d'écrire ! Alors j'ai écrit ce chapitre petits bouts par petits bouts… « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », aurait précisé le grand Jean. De la Fontaine de son nom. Disons que pour une fois j'aurais suivis son dicton. Et je vais essayer de vous envoyer rapidement le prochain, j'ai déjà, heureusement ! commencé à l'écrire !
Ensuite, rien ne change, les persos, à part ceux de ma propre invention, appartiennent à cette chère JKR qui me manque, j'aimais attendre et découvrir avec avidité ses nouveaux livres…
Et je vous remercie pour toutes vos reviews dont les réponses sont tout en bas Ce sont elles qui font avancer et donnent l'envie, le courage, la volonté pour écrire… Un salaire mérité, ne serait ce que pour dire si cela a plu ou… déplu… Faire savoir que l'on est passé. Et puis, mine de rien, c'est grâce à elles que l'on s'améliore !
Soyez généreux
Et pour finir… J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
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Remember
6- Nobody Said It Was Easy
« -Oubliette.
Son regard se fit vitreux, et, conséquence peut être de tout ce qu'il avait enduré comme émotion dans la soirée, il s'endormit.
Elle savait qu'il allait s'en souvenir. Peu à peu. Sans s'en rendre compte. Elle lui avait ajouté des souvenirs dan la tête… Une dispute, l'idée qu'elle était partie, une pause dans leur histoire en quelque sorte… Mais il se réaliserait tout de même inconsciemment ce qu'elle était. Et lorsqu'elle reviendrait, il serait en mesure de lui donner une réponse. Sur le petit bout de papier blanc, elle avait marqué qu'elle passait quelque temps chez une amie. Qu'ils avaient besoin de temps séparés pour choisir quelle serait la suite de leur histoire… Elle savait qu'elle lui faisait du mal… Et elle s'en faisait tellement ! Mais avait elle réellement le choix ?
Encore une fois, sa vie s'effondrait comme un château de cartes. Des images se cognaient sur les parois de sa tête, rien ne prenait forme… Ses nerfs étaient en pelote. Sa vie lui filait entre les doigts, elle n'était qu'un pantin à la merci du destin… Elle n'avait prise sur rien ! Les émotions les plus extrêmes ne cessaient de la bousculer ! Pour preuve cette journée…
Elle sortit de sa veste un mouchoir blanc en y laissa des bout de tristesse avant de se relever. Elle serra les poings. Il fallait tenir. Trouver une solution. Et marcher. Ce qu'elle fit, mécaniquement. Une simple habitude prise si tôt et jamais perdue, même après son coma contrairement à beaucoup d'autres. Ses pieds se posaient, l'un devant l'autre, avec une régularité admirable. Son cerveau lui, se mit pause. Trop d'émotion tue l'émotion… Un seul mot lui indiquait a direction à suivre : Wendy. La seule, l'unique qui pourrait l'aider.
Mais, hasard, coup du sort ou du destin, ce ne fut pas chez elle que ses pas l'emportèrent. Elle devait pourtant probablement penser y être lorsqu'elle appuya longuement sur la sonnette, comme si ce simple geste lui permettait de tenir debout. Et lorsqu'il ouvrit, il fronça immédiatement les sourcils. Est-ce qu'elle se rendit compte qu'elle s'était trompé d'endroit ? Vraisemblablement non, puisque l'ouverture de la porte se coordonna curieusement avec sa perte de conscience… Elle avait atteint son but, elle pouvait se laisser aller… Le jeune homme eut juste le temps de la rattraper avant qu'elle ne s'effondre complètement… »
Ooh… Ce mal de tête… Lily plissa le nez en sentant la lourdeur de son crâne. L'air se faufila profondément dans ses narines et elle eut tout loisir d'observer sa progression dans son corps, réveillant ses poumons, et tous ses membres les uns après les autres. Un sourire de contentement se dessina machinalement sur ses lèvres et elle s'étira de plaisir…
Quoi ?
Ses doigts crissèrent sur le drap propre et pas encore défait malgré la nuit qu'elle y avait passé.
C'était quoi ce drap ?
Non, elle ne connaissait pas la texture de ce tissu. Elle fronça les sourcils, toujours incapable d'ouvrir les yeux et continua à le palper. Non, décidemment, elle ne le connaissait pas. Elle savait qu'elle n'en avait jamais acheté un semblable. Et Lily avait une mémoire très tactile, elle se souvenait assez parfaitement de ce qu'elle touchait… Elle se creusa la tête un instant… Non, jamais, au grand jamais Bill ne mettrait les pieds dans une literie… Bill… Lily frissonna légèrement sans trop savoir pourquoi… Un goût amer la traversait lorsqu'elle pensait à lui… Pour quelle raison ? Cependant, des images apparurent, floues et vagues, accompagnées de sons indistincts et d'une sensation désagréable… Celle de perdre pied. Elle s'immobilisa. Et renfloua profondément tous ces relents avant qu'ils ne fassent surgir une implacable vérité… Elle y repenserait plus tard. Il y avait plus important : Elle n'était pas chez elle.
Elle continua tout de même à réfléchir… Effectivement, l'odeur qui régnait dans l'appartement ne lui était pas familière… C'était une odeur assez douce, mais elle n'arrivait pas à mettre un nom dessus… Pourtant, elle était sûre de l'avoir déjà respiré et apprécié quelque part… Et la luminosité… Plus vive que chez elle. Les bruits… Cela ne semblait pas non plus être l'appartement de Wendy, qu'elle connaissait par cœur pour y avoir tant de fois dormit… Chez elle régnait au contraire une odeur sucré, parce que son amie adorait cuisiner… Ah, la goûteuse odeur de la tarte aux prunes qui caramélise dans le four, celle du gâteau au chocolat qui cuit et que l'on sent déjà fondre et se craqueler sur la langue ! Lily soupira de plaisir en se remémorant ces doux arômes, après quoi son estomac gargouilla bruyamment pour lui faire savoir que lui aussi avait faim.
Cela la replaça directement dans la réalité.
Et puis d'ailleurs, ça sentait l'homme ici. Heureusement, nota t'elle, ce n'était pas cette odeur virile de chaussettes et habits non lavés entassés, agrémentés de restes de nourriture et de transpiration animale. Merlin… Si cette odeur aussi entêtante qu'agréable était masculine alors… Non. Merlin, Merlin, Merlin où pouvait elle être ?
N'y tenant plus elle se força à… Ouvrir lentement les yeux…
Sur une très jolie pièce carré, de taille moyenne et aux tons beiges et mauves.
Elle tourna silencieusement la tête tout en se redressant. En face d'elle, une petite fenêtre cintrée de rideaux violet clair lui donnait une vue lumineuse sur un quartier assez riche de la capitale anglaise. Il y avait ici divers meubles de bon goût et le lit était absolument remarquable. Il était effectivement en vieux bois patiné, un vrai lit bateau avec de bons draps confortables et un matelas mœlleux à souhait. Elle réalisa qu'elle s'y sentait bien, ayant l'impression d'être dans un cocon. Oui, même si elle n'était pas chez elle, qu'elle ne savait d'ailleurs pas ou elle était et qu'elle avait la certitude qu'elle se trouvait chez un homme, elle ne se sentait pas en danger. Réaliser cela la détendit un petit peu. Même si la décoration et les couleurs étaient assez simples et sobres, l'ensemble n'avait d'ailleurs rien d'impersonnel. Force lui était de constater que le tout était d'un goût incontestable. Oui, elle y était très bien… Mieux que chez elle, remarqua t'elle… En le regrettant aussitôt.
Elle avait le sentiment d'avoir déjà connue cette ambiance quelque part… Mais où ?
Elle finit par se dire que rester assise dans ce lit à contempler indéfiniment la pièce ne l'avancerait sûrement pas et répondrait encore moins à ses interrogations. Elle se leva donc et constata qu'elle était en chemise de nuit. Enfin dans le tee-shirt qui lui faisait office de chemise de nuit, habituellement. Une sensation désagréable l'envahit. Si elle était vêtue de la sorte, c'est que quelqu'un l'avait déshabillée, parce que même si les évènements de la soirée précédente se faisaient flous, elle se souvenait tout de même d'avoir été habillée. Et pas du tout d'avoir enfilé cette chemise ni d'être allé au lit.
Elle soupira. Sa valise était ouverte, mais soigneusement déposée dans un recoin de la pièce, à côté d'une grande armoire en bois foncé qui semblait attendre impatiemment d'être remplie. Lily continuait à se mordre les joues en analysant tous ces éléments. Apparemment, l'homme chez qui elle était prenait soin d'elle. Il n'avait pas abusé d'elle, elle en était sûre, il avait délicatement rangé ses affaires sans fouiller dedans outre mesure… Elle était dans une chambre absolument parfaite… Ce devait être un type bien. Il semblait ordonné… Et aimait les belles choses sans aller dans l'outrance.
Merlin, jamais un homme ne pourrait rentrer dans cette description, pensa t'elle en passant un doigt distrait sur la table de chevet, et en remarquant qu'aucune poussière ne s'y était déposée. Assurément, il y avait une femme derrière tout ça ! Elle sourit.
Finalement, elle se décida. Il fallait qu'elle sorte. Qu'elle en ait le cœur net. Parce que de toutes ses connaissances masculines, aucune n'aurait pu tenir un appartement comme celui-là… Alors toutes ses spéculations étaient et seraient totalement vaines.
Elle tira machinalement sur l'extrémité de son tee-shirt puis ouvrit la porte…
Sur un charmant salon qui n'admettais aucun doute quand à l'identité de son possesseur.
Elle vacilla légèrement, prise d'un vertige… Jamais elle ne pourrait oublier cet endroit, même si elle n'y avait été que brièvement… Il représentait tellement dans les évènements récents…
James.
Comment ne pas se rappeler de ce canapé de cuir brun et de cette caractéristique table basse en verre ? Cette odeur… Evidemment qu'elle la connaissait ! Oh Merlin… Elle n'en avait manifestement pas terminé avec les problèmes…
Ainsi donc, c'était James qui l'avait recueilli. Comment ? Pourquoi ? Elle s'avança pour s'asseoir, totalement déconcertée, sur un siège crème situé en face d'elle.
Le regard vitreux, elle tenta alors de délier sa mémoire, de débrider ses souvenirs et d'en laisser s'échapper le flot violent… Afin de revivre les évènements de la veille… Effectivement, à ce moment là, perdue dans le brouillard de sa tristesse et de son désarroi, elle ne savait pas tellement où elle mettait les pieds mais… Si elle était allée une bonne centaine de fois chez Wendy, il n'en était pas de même pour James ! Comment avait elle pu, dans cet état de semi conscience, et sans même prêter attention à la direction que suivait ses pieds, se retrouver ici ? Elle ne s'expliquait pas ce fait… Et puis… Oh… William…
Comment allait elle faire ? Merlin, Merlin ! Et dire que… il y a seulement quoi... 24 heures, elle était avec lui. Avec lui ! Elle se passa machinalement la main sur le visage. Qu'avait elle fait ? Pourquoi avait elle –encore- tout gâché ? Esprit, volonté de destruction, d'autodestruction même ? William devait être dans un état…. Elle ferma les yeux en se maudissant. Encore. En effet… Dans quelle galère s'était t'elle lancée… Evidemment, en rationalisant, elle savait que c'était la bonne solution, ce qu'il fallait faire, que c'était nécessaire… Il était difficile d'admettre que le choix était si proche… Et porteur de tant de bouleversements… Et qu'elle n'était pas maîtresse des évènements, mais dépendante de la décision de William…
Et laissa son esprit s'emballer quelques instants jusqu'à cette conclusion : avec le temps, le temps, on se remettait de tout… N'est-ce pas ? Finalement… C'était une occasion de mettre le clair dans sa tête. Sa pauvre petite tête déchirée entre tout ce qu'elle découvrait, tout ce que cela engendrait… Et dire qu'elle faisait du mal aux gens à cause d'elle… Malgré elle. Elle détestait cette situation. Tout ce qu'elle désirait c'était… Qu'autour d'elle les gens soient heureux. Qu'elle échappe une aura souriante et ensoleillée, loin de cette espèce d'auréole de malheur qu'elle semait dans son sillage.
Elle se leva et se dirigea vers la cuisine. En très bon état encore… Définitivement, James la surprenait. Elle avait la dernière fois supposé qu'il avait astiqué, ordonné, aménagé la maison de façon accueillante et chaleureuse pour le dîner, mais elle découvrait qu'en réalité c'était l'état naturel de son appartement… Elle avait laissé un presque adulte, quoique l'expression était bien grande… Un jeune homme encore de plein pied dans l'adolescence ingrate, incapable de savoir ce que signifiait les mots ménage et maturité, bref, pour retrouver… Un homme. Bon sang. Le même caractère insupportable mais… Différent. Amélioré sur par mal de points en fait. Elle en déduisit que par voie de conséquence… Beaucoup de points avaient du se dégrader. Enfin tout de même: c'était de James que l'on parlait !
Elle ouvrit le frigidaire pour s'emparer d'une brique de lait. Elle ouvrit quelques placard en se faisant une nouvelle réflexion sur l'ordre qui régnait et pu enfin prendre un verre qu'elle posa sur la paillasse avec un bruit sec. Tout en faisant couler le liquide lactescent dans son récipient, elle réfléchissait.
Elle ne pouvait évidemment pas rester chez James. Elle porta le verre jusqu'à sa bouche en levant ses sourcils devant l'évidence. Il avait du avoir pitié d'elle et la recueillir, mais elle voulait à tout prix s'éviter une scène et des moments insupportables avec lui. Et puis… Elle n'allait pas s'imposer, comme un cheveux sur la soupe. Il n'avait rien demandé lui… D'ailleurs, elle ne s'expliquait toujours pas pourquoi ses pieds l'avaient portés jusque chez lui… Elle but lentement quelques gorgées de son verre. Il faudrait bien qu'elle y réfléchisse à un moment mais… Pas encore. Pas tout de suite…
Elle reposa le verre à présent vide dans l'évier et le rinça à l'eau froide avant de l'essuyer avec un torchon râpeux et de le reposer là où elle l'avait trouvé.
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Comme toujours, le jet d'eau chaude sur sa peau la détendit profondément. Vraiment, elle ne s'en lasserait jamais… C'était comme si tous ses problèmes s'envolaient, s'échappaient de son corps vers ailleurs avec les vapeurs exhalées… Qu'elle inspira délicieusement… Sa respiration se faisait plus profonde, plus paisible, son corps fondait délicieusement sous le versement du liquide bouillant, purifiant son épiderme, assainissant son esprit, et la rendant plus sereine qu'elle l'avait été depuis longtemps. Enfuie, la sueur qui collait à son corps, celle de la perte, celle de l'égarement et de la peur… Effacées, les rigoles humides sous ses yeux, sur ses joues… Disparue l'angoisse folle qui rongeait son ventre et torturait les plis de son visage… Ici, sous cette eau qui la lavait sans discontinuer des stigmates de la soirée précédente, elle se sentait revivre. Elle pourrait rester ici toute la vie…. Elle sourit… Décidemment, James était un type très bien.
-Alors, agréable ? Interrogea une voix moqueuse…
…Et masculine.
Lily sursauta, et se raidit. Elle tenta d'éteindre la douche tout en plaçant maladroitement ses mains sur son corps afin de cacher son anatomie. Evidemment, c'est dans ce genre de situation que les réflexes se perdent : impossible de trouver les robinets ! Elle serra les dents devant sa malchance. Enfin, à force de tâtonnement pressant, elle finit par les rencontrer, et stoppa le jet d'eau. Foutues douches sans rideau…
La voix semblait rire doucement.
-James ? Tenta t'elle timidement sans oser regarder vers lui. Elle ne savait pas où il était et ce qu'il pouvait y voir.
- Qui d'autre ? Oh, ne t'inquiète pas, j'ai déjà vu tout ça il a quelques années… Et hier soir. Il n'y a pas de quoi être pudique ma Belle. Susurra t'il. Puis il se reprit un peu plus sérieux. Bon, détends toi Evans, je ne vais pas te sauter dessus. Et pour ta gouverne je suis de dos. Je te connais simplement tellement bien que je sais que tu essayes de te cacher de moi… Allez, attrape.
Il lui lança une serviette, demeurant toujours dos à elle. Elle l'attrapa, hargneuse et s'en entoura vivement. Elle était rouge, de gêne, de colère d'avoir été ainsi surprise. Chez lui. A l'aise en plus. Peut être qu'il l'avait observé, alors qu'elle était ailleurs ? Cela l'agaça profondément. Elle avait le sentiment qu'il s'était introduit dans son intimité, pas physique, mais mentale. Elle s'était laissée aller, et elle ne voulait pas qu'il la croise ainsi… Sans carapace, vulnérable…
-Tu joues les voyeurs… Tu me diras ça te va bien. Je ne suis pas étonnée. Grogna t'elle.
Elle sortit du bac, elle avait terminé de toute façon. Elle serra un peu plus sa serviette contre sa poitrine et se dirigea à grandes enjambées vers sa chambre lorsque cet insupportable petit arrogant de Potter lui répondit.
- Premièrement, juste un détail, hein, je pense qu'il est bien que tu le saches, mais tu es chez moi… Donc je joue les voyeurs si ça me chante, d'autant que tu n'as théoriquement pas à te trouver dans Ma salle de bain prenant une douche. Et puis si c'est comme ça que tu remercies les gens qui t'hébergent et prennent soin de toi… Sa voix était basse.
Elle s'arrêta, surprise. Et gênée. Effectivement, elle avait un instant oublié chez qui elle était… Et son statut, qui n'était même pas celui de l'invitée. Evidemment, c'était assez malvenu de sa part de jouer les vierges effarouchées. De plus… Etait-ce un soupçon de rancune qu'elle avait entendu filtrer dans sa voix ? Elle secoua la tête. Pff. James blessé ? Pff.
-Certes, certes, excuse moi j'ai un instant oubl… Mais, reprit t'elle virulemment, si par prendre soin de moi tu entends me déshabiller et me reluquer de tes yeux pervers alors que je suis inconsciente, je crois que nous n'en avons pas la même conception.
-Oh Merlin, Lily, arrêtes un peu ! Tu sais très bien que je ne suis pas comme ça. Je te provoque c'est tout. J'ai le droit non ? Tu débarques sans prévenir à une heure à laquelle on ne dérange plus les gens, et tu t'écroules dans mes bras ! Je suis sensé faire quoi moi ? Je ne te suis pas vraiment, tu sais ?
Lily tourna la tête et se passa la main sur la nuque. Embarrassée. Elle inspira, expira, et leva les yeux vers James.
-T'inquiètes pas hein… J'vais pas rester et déranger… J'vais aller chez Wendy… Ne t'inquiètes pas… Ouais… Je suis désolée, vraiment…
Elle baissa le regard et s'apprêtait à tourner les talons lorsque James s'approcha et la retourna.
-Attends Evans, et tu vas faire comment ? Hein ? Wendy est en Ecosse avec son éditrice, et tu n'as personne d'autre chez qui aller. N'est-ce pas ? Moi j'ai de la place. Et au moins, on aura tout le temps de s'expliquer tranquillement et de régler nos différents. On est adulte pas vrai ? Bien. Et me pousse pas à le dire une seconde fois, mes secondes de bonté sont très limitées.
Lily baissa les yeux et le remercia. Et ajouta qu'elle ne resterait pas longtemps. De toute façon.
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Viviane, Merlin et autres divinités… Pourquoi Elle ? Pourquoi me l'avez-vous mis, un beau jour de Septembre, rousse incendiaire sur le chemin –tortueux- de ma vie ?
Elle, mes moments les plus fantastiques, ma jeunesse, mon premier amour, mes joies les plus intenses… Mais les pires aussi… Une fille tellement passionnée qu'elle m'avait emmener visiter toute la palette des sentiments possibles et imaginables… Du doux émois qui fait papillonner le creux du ventre, à la douce volupté, la tendresse, la ferveur folle en passant par le manque, la désespérante folie, les serrements de cœur, pour arriver à l'inacceptable fin, le temps qu'elle met à se faire accepter, entre abattement, hystérie, désarroi, oubli lent mais implacable… Ne laissant dans le cœur qu'une cendre amer, une flamme éteinte qu'aucune n'arrive à raviver… Merlin quelle emprise sur son âme et ses sens ! Comment faisait elle ? Il tourna la tête et poussa un bref soupir. Les voies du Seigneur sont impénétrables.
...
Lily Evans.
Une jeune fille parfaite en tous points : vive, intelligente, maladroite mais directe, franche et fragile, sensible, touchante et câline autant que féroce, incontrôlable, indépendante et explosive… Et bornée au possible. D'aucun diront « du caractère ». James se pensait beaucoup plus proche de la réalité en soutenant qu'elle était tout simplement insupportable. Mais tellement… Tellement… Attachante. Une fois qu'elle avait franchie la barrière du cœur, dévastant tout sur son passage, impossible de l'en déloger. Lily était de celles qui se font une place éternelle chez vous. Mais si elle vous attachait, elle n'en était pas moins fidèle… Fidèle parce qu'amoureuse. Il le savait. Mais l'avait elle aimé suffisamment pour pouvoir revenir un jour ? Le désirait il ? Pourrait elle réveiller le vide en lui ?...
Il l'avait brutalisé contre son gré, brisant deux cœurs d'un coup. Avec malgré tout l'ambition de tenter d'en sauver un… Avait il réussi ?
La jeune fille qu'il avait essayé d'oublier… Allant jusqu'à l'inimaginable : utiliser la magie la plus définitive pour cela ! Mais tout charme à son contre sort, et même les sortilèges les plus sûrs ont une faille…
Enfin.
Lily Evans. Et qui était là. Chez lui. Lovée sur son canapé, une tasse brûlante à la main qui exhalait une vapeur chaleureuse et envoûtante. Elle avait d'ailleurs l'air fasciné, les yeux perdus dans ces volutes vaporeuses et tourbillonnantes… A quoi pensait elle ? Elle avait l'air d'avoir l'esprit torturé, encore, pensa t'il.
Elle avait installé une chaîne Fi-Hi chez lui. Encore une invention moldue aussi bizarre que géniale… Il y avait une mini plateforme qui sortait lorsque l'on cliquait sur un bouton et sur celle-ci, Lily avait disposé un rond en métal très fin, troué en son milieu. D'ici, sortait de la musique ! James avait été parfaitement admiratif du talent et de l'imagination de ces gens dénués de tout pouvoirs. Vraiment. Quelle idée géniale ! Il découvrait des artistes assez particuliers… Mais cela lui plaisait. Cela changeait de ce qu'il écoutait habituellement, car il faut le dire, les sorciers ont peu de chanteurs.
Cela avait en outre le mérite d'instaurer une ambiance plus qu'agréable chez lui… Une atmosphère de détente, et de calme… Or, si James était un inconditionnel du bruit, de l'agitation et de la fête, à ce moment précis, il avait surtout besoin de tranquillité… Et Lily plus encore, songea t'il.
Cela faisait une semaine jours qu'elle était chez lui. Et à partir du moment où elle était retournée dans sa chambre après leur altercation dans la salle, il ne l'avait plus aperçu. Elle était restée enfermée, cloîtrée toute cette première journée, répondant simplement un sourd « non » à ses propositions de manger un bout.
Et il l'avait soupçonné d'avoir fait de même le second jour, même s'il avait été trop affairé pour le vérifier de lui-même. En effet, le ministère l'avait accaparé toute la journée. Et lorsqu'au soir il était rentré, rien n'avait changé chez lui, hormis, il l'imaginait, l'ordre de la pièce qu'occupait Lily.
Il avait pensé qu'elle avait simplement besoin de temps, pour se remettre de ce qu'elle avait vécu bien qu'il ne sache pas de quoi il en retournait. Après tout, elle ne l'enquiquinait pas, sa vie à lui n'était pas chamboulée par sa présence. Il avait par conséquent décidé de la laisser tranquille et de lui permettre de vivre tranquillement comme elle le lui permettait elle-même. La cohabitation semblait paisible, et ainsi, il ne risquait pas d'y avoir de problèmes.
Bien entendu, il s'était posé mille et une questions : Pourquoi ? Pourquoi était elle mal, pourquoi était elle chez lui, pourquoi s'enfermait elle, pourquoi ne savait il pas quoi faire ? Et quelle était la raison odieuse qui lui faisait hésiter à toquer à sa porte pour vérifier simplement qu'elle était encore vivante ? La peur de déranger pensait il très fort, mais cette raison semblait un peu trop vide, un peu trop fade… Il y avait autre chose qui le mettait mal à l'aise face à elle. Il ne chercha cependant pas à savoir ce que cela pouvait bien être. Il le saurait bien assez tôt.
Bref.
Ce matin là en revanche, elle s'était levée tôt. Il l'avait entendue, marcher à pas de loup sur le carrelage froid jusqu'à la salle de bain. Visiblement, elle avait pris une bonne douche qui avait du lui faire du bien. Rester prostrée tant d'heures d'affilée, ce n'est ni bon pour le moral, ni pour le teint. Et merlin sait l'importance que ce dernier a pour la gente féminine… Ainsi donc, madame s'était refaite une beauté.
Dans un sens, cela avait rassuré James. Si elle prenait de nouveau soin d'elle, c'est qu'elle se portait bien. Mieux du moins… Elle était ensuite sortie. James en avait profité pour lui-même se laver, et lorsqu'il était ressorti, un certain nombre de viennoiseries françaises l'attendait sur la table à manger… Lily savait qu'il en était plus que friand… Mais elle n'était pas là. Il s'interrogea un instant sur le lieu où elle se trouvait, mais fut rapidement tellement absorbé par la dégustation des croissants et autres pains au chocolat et par la pensée de tout ce qu'il l'attendait au bureau aujourd'hui que cette question ne le tortura pas longtemps. Après tout, elle était adulte, elle n'avait pas besoin d'être chaperonnée et n'avait pas de compte à lui rendre.
Il était parti au ministère, Lily occupant toujours nuageusement un coin de son esprit.
En rentrant, beaucoup plus tard, en fin d'après midi, chargé de dossiers à examiner qu'il avait préféré emmener chez lui pour disposer d'une meilleure tranquillité, il avait trouvé Lily aux fourneaux. Elle chantonnait doucement une musique moldue qui sortait de son cadeau pour James, la fameuse chaîne Fi-Hi. James sourit.
En entendant la porte, elle s'était vivement retournée, et avait esquissé un sourire timide. Le sourire de la paix, celui de la réconciliation. Il l'avait doucement salué de la tête et avait tranquillement rangé ses affaires.
-Tu prendras un muffin ? Certains sortent déjà du four !
-Ô homme heureux qui rentre chez lui fatigué et trouve une jeune femme aux fourneaux… En train de lui cuisiner des douceurs pour son retour tant aimé et tant attendu! Répondit-il mutin.
Lily froissa le nez et répondit :
-J'imagine que ça veut dire oui… Mais pour apporter une légère précision, sache que c'est bien la première et la dernière fois que tu me vois dans ces circonstances ! Macho. Elle sourit : Bon, tu t'assois ?
Les mains protégées de torchon, elle ouvrit la porte du four et en retirant une plaque bouillante qu'elle posa en grimaçant sur la paillasse. Elle sortit les muffins de leurs moules, les posa sur une assiettes et les porta devant James qui en salivait d'avance.
Sans attendre l'assentiment de Lily, il plongea la main vers le plat et porta le moelleux dessert à sa bouche…
-Aaiiooh !! 'Est 'aud ! 'Est 'e 'est ?! Lâcha James en se tordant le visage. Il avala rapidement le petit muffin et ouvrit la bouche pour aspirer le plus d'air frais possible. Mais tu veux me brûler ou quoi ?
Lily se mordit les lèvres pour arrêter le rire qui lui montait à la gorge.
-Mais oui, évidemment, c'est de ma faute si tu n'as aucune patience ! Ca sort du four ! Tss… Ce sont des muffins aux myrtilles, une friandise très appréciée des moldus. Ta culture culinaire laisse à désirer mon cher James
Elle en prit un et mordit avec gourmandise dedans. Ils avaient un petit peu tiédi… James lui lança un regard courroucé, tout en se saisissant d'un nouveau muffin.
-Et oh, moi j'ai été élevé aux chocoballes, suçacides et dragées surprises de Bertie Crochue ! Les muffins hein… Bon, j'admets que c'est bon. Il ferma les yeux en croquant une nouvelle fois dans la spécialité anglophone et reprit : Hmm… Les moldus ont tout de même une imagination merveilleuse…
Lily sourit. Puis, son visage redevint sérieux. Elle regarda un instant dans le vide, comme pour remettre en place ce qu'elle avait à dire et ouvrit la bouche :
-Euh, James… Elle se attrapa l'une de ses boucles d'oreilles et commença nerveusement à la manipuler. Bon, je sais que tu dois me trouver bizarre… Débarquer sans prévenir au milieu de la nuit… M'enfermer pendant deux jours chez toi sans explications… Je t'avouerai que je ne comprend pas moi-même comment je me suis retrouvée chez toi…
Elle fit une pause, semblant chercher une nouvelle fois une réponse, en vain. James en profita :
-Lily. Ne te sens pas obligée de me raconter quoi que ce soit. Tu n'as nulle part où aller donc tu es chez moi, ça ne me pose pas de problème et je n'en demande pas plus. Mais si tu as besoin de te confier… Je suis là.
-Merci…
Elle remit une mèche auburn derrière son oreille et continua de faire un petit tas de miettes.
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Elle lui avait alors raconté. L'annonce à son mari… Son départ, le sort qu'elle lui avait jeté…
James avait d'abord été interloqué de savoir qu'elle était mariée. Non pas qu'elle n'en ait pas le droit, bien entendu, mais… Enfin, malgré sa mémoire à lui qui s'était aussi évaporée, malgré l'histoire, les faits, tout… C'était difficile d'admettre que cette fille qui avait tellement compté dans sa vie ait pu en construire une nouvelle. D'une certaine manière, il n'imaginait pas qu'elle puisse vivre sans lui. Tous les anciens amants résonnaient de cette manière, non ? Instinct de possession ?
Lily avec un autre homme…
Elle n'avait pas donné de détails, lui avait simplement dit qu'il était le médecin qui l'avait remise sur le chemin de la vie. Le jeune homme avait tout de même intérieurement accusé le coup. Il ne ferait jamais le poids face à un homme qui l'avait sauvé. Lui il l'avait détruite. Evidemment, ils ne jouaient pas au même niveau. Mais bien sûr, lorsqu'il pensait cela ce n'était pas qu'il l'aimait, non ! Simplement… Merlin, il faut que j'arrête de me justifier… A moi-même
Enfin, ce William semblait être quelqu'un de bien au vu de sa réaction vis-à-vis de Lily.
Il ne s'était pas énervé, n'avait pas exprimé une stupide incompréhension, intolérance comme tous ces moldus si communs qui, un temps, brûlaient les possesseurs de la magie, par superstition, religion... Cette dernière ne possédait pas intrinsèquement la composante tolérance… Et n'appréciait pas ce qui pouvait être différent.
Il comprenait malgré tout que William n'ait pu décider tout de suite. Il pouvait l'aimer tout son soûl, quelquefois… Ce n'est pas suffisant. Et puis c'est le genre de décision qui bouleverse une vie, elle ne se prend pas à la légère. Heureusement donc, il n'avait pas été violent, simplement… C'était difficile pour la jeune fille. Voilà. Difficile. Déroutant.
Notamment parce qu'elle se doutait qu'une page était tournée. Révolue. Qu'elle ne pourrait jamais faire machine arrière et que… Avec Bill… Ce ne serait évidemment plus jamais comme avant et même peut être… Jamais plus tout court. Or, même si elle pouvait affirmer qu'elle n'avait jamais été amoureuse de lui autant que lui-même l'avait été… Elle tenait à lui plus qu'à n'importe qui d'autre. Il était son père, son frère, son mari et son compagnon… Celui qui l'avait sauvé, qui s'occupait d'elle quoiqu'il lui en coûte.
Et elle avait perdu un repère, celui sur lequel elle avait pu compter qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente… Son mari. Soutien présent à chaque instant. Plus ou moins silencieusement, certes, mais ça, ce n'était que parce qu'elle l'avait bien voulu. Il n'avait jamais cessé de la porter, d'être derrière elle et de l'aider à se reconstruire, jour après jour alors qu'autant physiquement que mentalement, elle était en miettes…Elle pouvait tout lui dire, ses joies, ses peines et ses blessures du jour, ses hystéries fugaces, ses bonheurs fugitifs, ses détresses parfois et ses accès de déprime, son venin envers certains évènements ou certains personnes qui la mettaient hors d'elle… Il était toujours là à l'écouter, heureux qu'elle partage un peu d'elle avec lui. Heureux de lui être utile. Toujours aidant et ouvert…
Voilà ce qu'elle lui avait dit. Et ce qu'il avait comprit entre les lignes, des demis mots, des silences et des non-dits… De ses regards au loin, toujours en recherche de quelque chose… Quelqu'un.
Aujourd'hui, elle se retrouvait seule. Toute seule. Presque nue. Puisque plus aucune couverture chaude et rassurante ne venait l'accompagner et la réconforter, lorsqu'au plus fort de la nuit ses éternels tourments lui revenaient plus vivaces encore. Il lui manquait sa béquille, son soutien, cette épaule toujours là, même si elle ne s'en servait pas souvent… Cette présence réconfortante, cette oreille à l'écoute… C'est lui qui l'avait faite telle qu'elle était aujourd'hui, la façonnant à l'aide unique de son l'amour.
Oui, elle avait un creux au coin du cœur.
Et devait réapprendre… A le combler.
Et à tenir debout toute seule.
L'ancien Gryffondor l'avait bien regardé alors qu'elle vidait son sac un peu trop lourd pour ses deux seules épaules.
Tangente. Tenant avec difficultés sur elle-même. Maladroite, un peu… Fragile surtout. Et tellement pâle. Sa peau presque évanescente qui faisait ressortir ses deux émeraudes. Et ce halo autour d'elle, ce halo flamboyant qui flottait comme s'il était vivant. Le seul élément vivant de sa physionomie. Le seul la maintenant en vie peut être… Il s'inquiétait assez pour elle, même s'il ne voulait pas lui montrer. Et se le montrer d'ailleurs… Puisque ce serait admettre qu'elle a une importance à ses yeux. Et ça… Ils n'étaient pas encore prêts à s'accepter, même en amis. Déjà, ils faisaient connaissance… C'est un bon début, n'est-ce pas ?
James grimaça. Il détestait l'idée que quelqu'un puisse aimer Lily autant voire plus que lui l'avait aimé. Ce n'était pas qu'il éprouvait encore des sentiments pour elle. Il était simplement possessif.
Elle but lentement une gorgée du liquide chaud. Tranquillement. Totalement absorbée par ce léger nuage gris qui se dégageait paresseusement de sa boisson. Il la regarda tendrement. Cette fille était vraiment attachante.
Il secoua brusquement la tête. Il avait pensé le mot attachante ?! Non. Il fallait qu'il se reprenne. Lily ne devait rester qu'une connaissance floue, pas quelqu'un à qui l'on s'attache, car alors ils souffriraient, comme par le passé. Il y eut un rire désabusé. Rien ne changerait jamais.
Ce mouvement n'échappa cependant guère à Lily qui tourna brusquement ses yeux vers lui, quittant sa boisson du regard. Il grogna un vague « rien », et tourna les talons pour s'engouffrer dans sa chambre. Il imagina aisément la réaction de Lily. Elle avait du lever un sourcil, l'air de se dire « qu'elle lubie bizarre, encore ? »… Et avait du secouer la tête et replonger son regard profond dans la vapeur argentée. Il tourna un peu en rond autour du lit, puis trouva ce pas inutile à sa réflexion et ouvrit sa fenêtre afin de s'y accouder.
Il se fit presque immédiatement bercer par un parfum coupant, celui inégalable du froid de l'hiver… Froid qu'il appréciait particulièrement pour son côté revigorant…Ses traits se détendirent peu à peu… Celui-ci apportait avec lui l'odeur des herbes sur lequel le givre fond à peine… Herbe venue de loin puisqu'il se trouvait en ville, mais transportée par ce léger vent mordant qui lui caressait la joue… Il la connaissait, cette odeur, il s'en emplissait tout entier, petit, lorsqu'il allait en vacances chez la meilleure amie de sa mère… Elle avait un petit cottage à la campagne, et lui adorait gambader de-ci de là avec sa grande sœur, ne trouvant jamais de répit à son amusement et à ses découvertes. Il ferma les yeux et s'en enveloppa tout entier…
Il entendit le bruit des pas rapides qui retentissaient sur le macadam. Encore des gens pressés… Il entendit le bruissement des manteaux que l'on serre un peu plus fort sur soi pour ne pas laisser s'échapper le peu de chaleur que l'on possède. Le bruit, parfois, des voitures qui filent. Ou au loin, les sirènes qui sonnent, encore et encore, annonciatrices de malheur… Tous ces bruits auxquels on ne fait plus attention après avoir passé tant de temps en ville. Ils se fondent dans le paysage et en deviennent banals…
-Oh non ! Ce cri sortit James de sa torpeur et accompagna le bruit d'une porcelaine qui se brise. Rapidement, un « reparo » rompit le silence installé et James sourit.
Ca, c'était Lily. Par les chaussettes de… Quelle maladroite ! Elle avait du beurre sur les mains. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, elle avait toujours été comme ça : tout ce qu'elle tenait finissait tôt ou tard par tomber ! Incroyable ! Sa tante Rosemary aurait dit « qu'une fois que c'était là ça ne pouvait pas tomber plus bas », mais les possessions du jeune homme n'étaient pas du même avis. C'est vrai quoi ! A force d'être brisé et réparé à longueur de journée, qui sait si le sort allait continuer de fonctionner ? Il leva les yeux au ciel. Elle était impossible ! Vraiment… N'importe quelle personne sensée aurait été d'accord avec lui. Même si, il devait le reconnaître, cela faisait son charme…
Il se retira instantanément de la fenêtre.
Bon sang. Il ne fallait pas qu'il s'attache comme ça à elle ! C'était dangereux, il le savait ! Il…
Hm.
Il soupira. Après tout ce n'était qu'un embryon de pensée n'est-ce pas ?
Un embryon…
Il ferma les yeux en essayant de s'en convaincre plus encore…
Un embryon, rien de plus.
Il secoua la tête.
Encore. Et se passa la main sous le menton.
Ca n'allait pas être facile.
Vraiment.
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Réponses aux reviews
Fraulein Schoner Blick : Et oui, visiblement il a des bras assez attirants ! Excuse moi pour la longueur d'attente avant cette suite mais… J'espère qu'elle te plaira !
Elayana Black : Oh, merci, je suis ravie qu'elle te plaise !
Malliia : C'est gentil, merci !
Stellmaria : :D, merciii !! Et voui, c'est vrai que la pauvre Lily n'a pas une vie très très facile… Et je suis mine de rien assez attachée à William. Le bougre n'est pas facile à quitter, je ne suis pas encore sûre des futurs ressorts, mais mon côté sadique à souhait risque de faire son grand retour… Il faudra encore attendre un petit peu pour le retour en fanfare de ce cher et tendre Sévy, mais je m'y attelle, bien que ce ne soit pas une tâche des plus simple. Enfin… J'aime tes reviews morcelées ! Et tes encouragements, ça me motive toujours autant pour écrire…
TchingTchong : C'est vraiment agréable de savoir que tu aimes ! Je sais que j'ai été longue pour la suite, mais j'espère que tu l'apprécieras !
Camille : Ta review m'a énormément touchée… Je n'ai jamais eu la prétention de pouvoir… Comment dire… Avoir un impact autre que de faire passer un bon moments aux lecteurs, et ça me fait immensément plaisir que ma fic ait pu… T'aider un petit peu. J'espère vraiment que tout va bien pour toi, même si je ne sonnais pas ton histoire. Merci beaucoup encore.
Steph-Cool421 : Je suis désolée, il n'y a pas de lien pour t'avertir ! Néanmoins, j'espère que tu auras l'occasion de lire la suite !
Lollipop58 : Et bien la voici la suite ! Merci pour ta review.
Et un grand merci pour votre passage… Je l'espère salué par une review, afin que je m'améliore, de nouveau !
MiladyMoOn.
