Bonjour à tous !
J'espère que vous allez tous bien et que la rentrée c'est bien passée pour tout le monde ! Je suis désolée de ne pas avoir posté la semaine dernière, mais j'étais très occupée et je n'ai pas pu, j'espère que vous m'excuserez. Et pour me faire pardonner, voici le chapitre quatre que vous avez beaucoup attendu :) Je dois avouer que celui-ci me plaît bien et je croise les doigts pour que se soit aussi votre cas !
IMPORTANT : Je tenais à vous prévenir que ce chapitre est le dernier que j'avais d'avance. Le chapitre suivant est en cour d'écriture et j'espère le terminer rapidement mais la suite de l'histoire risque de mettre plus de temps à venir. J'ai quelques idées pour la suite de cette fiction mais rien n'est encore très défini, les idées ne s'alignent pas encore clairement dans ma tête et avec les cours qui ont repris j'ai moins de temps à accorder à l'écriture. Alors s'il vous plaît, soyez patient, je vais faire mon maximum pour ne pas vous faire attendre trop longtemps entre chaque chapitre.
Je tiens aussi à remercier tous ceux qui me suivent et qui me laissent des reviews, vous n'avez même pas idée à quel point vos commentaires me font plaisir et j'espère bien que vous continuerez à me donner votre avis. Je vous rappelle que nous autres, auteurs de fanfictions, nous ne touchons pas le moindre argent pour ce que nous écrivons et que vos reviews sont nos seules récompenses, alors surtout n'hésitez pas ! Cela ne vous prend pas très longtemps et ça fait très plaisir !
Disclamers : Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.K Rowling et de S. Meyer. Seule l'histoire m'appartiens et je ne touche pas d'argent pour mes écrits.
Avertissement : Cette fiction sera un slash, c'est-à-dire qu'il y aura une histoire d'amour entre deux hommes (je ne sais pas encore s'il y aura un lemon), donc homophobes passez votre chemin. Je tiens vraiment à préciser que je ne tolérerai AUCUNE remarque homophobe, donc pour ceux qui n'aiment pas les relations homosexuelles, rien ne vous oblige à lire.
Note : Comme je l'ai dit précédemment, Bella Swan ne fait pas parti de cette fic, je part donc du principe qu'elle n'a jamais mis les pieds à Forks et les Cullen ne la connaissent pas. J'ai également amené quelques modifications, à savoir que dans mon histoire Ron et Hermione sont morts (je sais c'est cruel, surtout que je les aime bien).
Très bonne lecture à vous, on se retrouve à la fin de ce chapitre !
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Vers 21h30, Harry ouvrit un œil encore embué de sommeil. Il avait dormi quelques heures mais, comme chaque fois qu'il se laissait glisser dans les bras de Morphée, des cauchemars étaient venus le tourmenter. Jetant un regard à son réveil, le sorcier décida qu'il était temps d'aller récupérer sa chère moto, abandonnée sur le parking du lycée. Il enfila sa veste en cuir et grogna en apercevant son reflet dans le miroir de l'entrée. On aurait dit qu'un pétard avait explosé sur sa tête. Vive l'hérédité, merci les gènes Potter ! Renonçant à tenter de discipliner ses cheveux rebelles, Harry attrapa ses clés de moto et transplana dans les environs de son lycée, sous le couvert des arbres. Il s'assura qu'il était bien seul, puis le sorcier se dirigea vers sa superbe moto BMW. Il l'enfourcha, annula les sorts anti-vol qu'il avait lancé le matin à son arrivée, puis il mit le contact. Un sourire vint étirer ses lèvres quand il entendit le moteur ronfler. Il n'y avait pratiquement personne sur la route à cette heure-ci et le jeune homme prit son temps pour rejoindre son cottage. Il avait tout fait pour l'aménager de façon accueillante et chaleureuse, mais Harry ne se sentait pas encore vraiment chez lui. Il manquait l'étincelle qui donnait cette impression de vie, comme au Terrier. Mais après tout, il avait emménagé il y avait tout juste une semaine, il fallait laisser le temps faire son office.
Il rangea sa moto au garage puis ressortit dans son jardin. Il faisait déjà nuit et la température chutait rapidement mais Harry n'avait pas envie de rentrer se reposer, il avait suffisamment dormi, et s'il voulait être honnête avec lui-même, il devait admettre que la perspective de recroiser Voldemort et les cadavres de ses amis dans ses songes le plongeait dans l'angoisse. Il savait que dans l'état d'esprit où il se trouvait il lui serait impossible de s'endormir, combien même il l'aurait voulu, ce qui, à l'heure actuelle, n'était pas le cas.
Désireux de se débarrasser de toutes les tensions accumulées dans la journée, Harry se transforma en panthère avant de s'élancer dans la forêt. Il était devenu animagus pendant sa sixième année à Poudlard. Après la mort de Sirius, ça avait été une manière pour lui de ne pas sombrer face au deuil et de canaliser la détresse qu'il avait ressenti en perdant son parrain. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il lui avait suffi de quelques mois pour maîtriser sa transformation et pour découvrir son animagus. Il avait rarement vu Hermione si stupéfaite. D'après elle, c'était une nouvelle preuve de l'incroyable puissance de sa magie. Pour Harry, c'était une façon de rendre un dernier hommage à son parrain, de suivre ses traces et celles de son père. Ainsi, il se sentait un peu plus proches de ces êtres chers qui lui avaient été arrachés avant qu'il puisse réellement les connaître.
Seuls Ron et Hermione avaient connaissance de sa forme animagus. Harry avait à présent l'apparence d'une sublime panthère noire à la fourrure soyeuse dotée d'immenses yeux d'un profond et brillant vert émeraude.
Sous cette forme, ses sens tels que l'ouïe ou l'odorat étaient plus développés. Il appréciait cette manière de découvrir différemment son environnement. Harry avait toujours aimé la vitesse, que se soit sur un balais ou une moto, et sous sa forme de panthère, il pouvait courir des heures durant pour le simple plaisir de sentir le vent glisser sur lui et la sensation du sol qui défilait sous ses pattes. Mais soudain, son instinct lui cria que le danger était proche. Il se stoppa dans sa course, sur ses gardes, prêt à sortir les griffes et à se battre, les oreilles dressées, à l'affût du moindre son.
Il entendit un léger bruit sur sa gauche, à environ trente mètres. Quand il découvrit l'origine du bruit, il s'immobilisa totalement. Si les panthères avaient la capacité de parler, Harry aurait lâché une belle flopée de jurons pour lesquels Madame Weasley lui aurait rincé la bouche avec du savon.
À trente mètres de là se tenait Emmett, stupéfait. Après leur discussion sur Harry, les Cullen étaient retournés vaquer à leurs occupations et Emmett avait décidé d'aller courir un peu, histoire de s'occuper et de dépenser un peu son trop pleins d'énergie.
Merlin tout puissant ! jura Harry. Mais qu'est-ce qu'il fout là lui, à une heure pareille ?! Est-ce que c'est une heure pour se promener dans les bois ça ? Non ! Bien sûr que non ! s'énerva mentalement le sorcier en occultant volontairement qu'il se promenait lui même dans la forêt malgré la nuit qui était tombée. Mauvaise foi ? Absolument pas !
Emmett n'avait nullement besoin de chasser puisqu'il l'avait fait la veille de la rentrée, mais il ne pouvait résister au défit qui lui faisait face. Une panthère à Forks, c'était totalement inattendu ! Les lèvres d'Emmett formèrent un sourire carnassier qui dévoila deux longues canines.
Oh oh... c'est mauvais ça, très, très mauvais, se dit l'animagus en commençant à reculer tout doucement, avec milles précautions.
Au moment exact où le vampire amorçait un mouvement pour combler les mètres qui le séparaient de sa proie, la panthère fit brusquement volte-face et partit à toute allure. Le vampire se lança immédiatement à sa poursuite avec un cris de joie.
Elle coure sacrément vite cette panthère,pensa Emmett. Tant mieux, la chasse n'en sera que plus amusante !
L'adrénaline coulait à flot dans les veines d'Harry alors qu'il courait pour sauver sa vie, comme il avait déjà dû le faire tant de fois dans sa courte existence. Sentant que son poursuivant gagnait du terrain sur lui, Harry accéléra. Emmett également.
Par la barbe de Dumbledore ! C'est un jeu pour lui, il s'amuse, ragea le sorcier. Il s'amuse avec moi, je suis sûr qu'au moment où il décidera de me bouffer, il n'aura pas le moindre problème à me rattraper !
Réunissant ses forces, et grâce à sa légendaire volonté de fer, Harry accéléra encore sa course, slalomant entre les arbres, bondissant par dessus tout obstacle : arbres déracinés, rochers, petits courts d'eau... Il courut comme jamais il n'avait couru. Il allait si vite, sa vitesse était si grande, que l'on aurait dit qu'il volait, il touchait tout juste le sol, ses pattes ne faisaient qu'effleurer la terre telle une délicate caresse aérienne.
Emmett, lui, semblait s'amuser comme un petit fou au vu des éclats de rire qui parvenaient aux oreilles de Harry. Comprenant qu'il ne tiendrait pas longtemps à un tel rythme, le sorcier chercha fébrilement un moyen de s'en sortir. Puis il eut un éclair de lucidité. Jusqu'à maintenant, il avait cherché à semer son poursuivant, mais il avait compris que c'était peine perdue. Il allait donc l'attirer jusqu'à chez lui où ses sorts de protections prendraient le relais.
Harry changea brutalement de direction, surprenant Emmett, ce qui lui permis de regagner quelques mètres d'avance, bien que l'adolescent sache pertinemment que cela ne durerait guère. Il devenait urgent qu'ils atteignent le cottage car Harry avait de plus en plus de mal à maintenir une cadence aussi soutenue. Son cœur battait à tout rompre, son souffle était hératique, un point de côté lui broyait les côtes et son pelage était luisant de sueur. La peur lui tordait les tripes. Harry aperçu enfin son cottage vers lequel il se précipita. À environ dix mètres de la maison, Emmett se stoppa soudainement, l'air hagard.
En s'installant ici, Harry avait lancé de nombreux sorts afin que personne ne vienne l'importuner. Si quelqu'un s'approchait trop près du domaine, cette personne se souvenait alors qu'elle avait quelque chose à faire ailleurs. Mais ce sort-ci était un des plus inoffensif parmi tous ceux qu'il avait lancé tout autour de son terrain et Harry fut surpris de constater qu'il suffit à faire faire demi-tour à Emmett.
Harry reprit forme humaine et se traîna, à bout de force, vers sa porte d'entrée qu'il ouvrit d'un simple Alohomora. Il n'eut pas la force d'aller jusqu'au salon et le jeune homme se laissa glisser le long de la porte jusqu'au sol. Son cœur battait si fort qu'il était certain qu'il allait bondir hors de sa cage thoracique. Le sang battait à ses tempes et sa respiration était complètement haletante.
- Un... vampire, bredouilla Harry, essoufflé. Emmett... est un putain de vampire !
Les Cullen étaient des vampires. C'était pourtant évident ! Pour un peu, Harry se serait gifler. Comment avait-il pu passer à côté de ça ? Ça expliquait tout : leur comportement jugé étrange par les habitants de Forks, leur indicible beauté, leur peau d'albâtre d'un froid glacial, leur voix si mélodieuse que l'on croirait entendre un chœur d'anges, ainsi que le fait qu'Edward et Jasper n'avaient semblé manifester aucun effort la veille durant le cours de sport. Mais ce qui avait trompé Harry, c'était que tous les vampires, à l'instar de Voldemort, avaient les yeux rouges contrairement aux Cullen qui étaient dotés d'iris dorés.
- Fait chier ! s'exclama Harry. C'est pas vrai ! Je viens m'enterrer au fin fond du trou du cul du monde, dans un coin reculé de l'état le plus pluvieux de tout ce foutu pays, et voilà que je tombe sur un clan de vampires ! Putain, comment c'est possible d'avoir un tel karma de merde ?! Je suis un véritable aimant à problèmes !
Harry était inquiet. Terriblement inquiet. Si les Cullen étaient des vampires, ils avaient sûrement reconnu Harry. Tous les habitants du monde magique, qu'ils soient sorciers, vampires, gobelins, nains, géants, sirènes, veelas ou fantômes, connaissaient son visage. Et dire que Harry avait pensé que s'installer dans le monde moldu suffirait à lui garantir sa tranquillité...
Mais ce qui l'intriguait, c'était que les Cullen n'avaient pas tenté de lui faire comprendre qu'ils savaient qui il était. Pourquoi ne pas avoir donné l'alerte aux aurors pour les informer qu'ils savaient où se trouvait Harry Potter le Sauveur ? La communauté magique le cherchait dans chaque recoins de l'Angleterre, les Cullen auraient tiré un certain prestige pour avoir retrouvé le Survivant, alors pourquoi n'avoir rien fait ? Attendaient-ils quelque chose de lui ? Le sorcier poussa un soupir à fendre l'âme. Tant de questions et si peu de réponses...
oOoOoOo
La nuit était déjà bien avancée et Edward se vidait un peu la tête en jouant du piano quand son frère entra, légèrement perturbé.
- Emmett ? Qu'y a-t-il ? demanda le vampire télépathe en arrêtant son morceau de musique, les dernières notes de Clair de Lune s'évanouissant doucement dans le silence soudain.
- Il vient de m'arriver un truc étrange...
Il resta silencieux quelques secondes.
- Euh... Dis-moi Emmett, intervint doucement Edward, doutant de la santé mentale de son frère au vu de ses pensées. Ce n'est tout de même pas une panthère noire dans la forêt de Forks que je vois dans ton esprit ?
- Bin... si, répondit l'imposant vampire brun.
- Mais il n'y a pas de panthères noires dans cette région ! s'exclama Edward, dérouté.
Emmett s'installa dans le grand canapé où il fut rejoint par Edward et Jasper qui avait tout entendu depuis la pièce d'à côté.
Il raconta :
- J'étais dans la forêt à environ dix ou douze kilomètres quand je suis tombé sur une grande panthère noire. Je l'ai prise en chasse, pas que j'ai besoin de me nourrir, mais bon, une panthère noire à Forks, je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion de m'amuser un peu ! Je l'ai poursuivie sur plusieurs kilomètres, je voulais en profiter un peu plutôt que la tuer directement. Et j'ai bien fait, je me suis éclaté ! J'ai rarement vu une panthère courir aussi vite !
Les deux vampires à ses côtés échangèrent un regard amusé. Leur frère aimait beaucoup s'amuser avec ses proies.
Pire qu'un gamin, pensa Jasper, ce qui fit s'agrandir le sourire d'Edward.
- Et puis soudain, continua Emmett, je me suis souvenu que j'avais quelque chose de très important à faire ici et que je devais absolument rentrer. J'ai donc abandonné la chasse et je suis revenu aussi vite que j'ai pu ! Mais c'est étrange, maintenant que je suis à la maison, je ne me souviens plus de ce que j'avais de si urgent à faire...
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Après quelques heures de sommeil agité, Harry Black anciennement Potter, se leva et commença à se préparer pour aller au lycée. Il se doutait que son malaise de la veille avait du faire le tour de l'établissement, chez les élèves autant que chez les enseignants, et qu'il serait encore plus au centre de l'attention, ce qui n'était pas peu dire. Le Garçon-qui-a-survécu savait que le moindre de ses gestes serait scruté et il profita autant qu'il pu de la tranquillité de sa maison avant d'attaquer cette nouvelle journée qui serait, à n'en pas douter, très trèèèès longue.
Il avala en vitesse un verre de jus de citrouille, attrapa son trousseau de clés et se dirigea vers sa moto. Rendu encore plus prudent par sa découverte sur la nature du clan Cullen, Harry étendit sa magie aux alentours pour repérer d'éventuels intrus. La voie étant libre, il prit la direction du lycée moldu de Forks. Il roula tranquillement, respectant les limitations de vitesse, pas du tout pressé d'arriver. Malheureusement les choses étant ce qu'elles sont, Harry finit par arriver devant l'établissement qui ne pouvait en aucun cas rivaliser avec l'impressionnant et magnifique château de Poudlard dans lequel il avait passé la plupart des meilleures moments de sa vie. Ainsi qu'une bonne partie de ses pires souvenirs, mais ce n'était guère le moment d'avoir de telles pensées.
Le bel adolescent gara son véhicule de course sous les yeux envieux des autres élèves qui murmurèrent fébrilement sur son passage et jeta discrètement ses sorts de protection. Harry pensait se rendre à l'administration pour récupérer les affaires qu'il avait laissé la veille et qui devaient certainement y voir été déposées, quand il vit les cinq vampires se diriger vers lui, Alice tenant à la main le sac à dos noir du sorcier.
Bin voyons, comme c'est étonnant ! Pourquoi faut-il que se soient les buveurs de sang qui aient récupéré mes affaires ?!
- Bonjour Harry ! s'exclama la médium avec un grand sourire. Comment vas-tu aujourd'hui ? Nous t'avons ramené ton sac !
Avant que le sorcier puisse dire quoi que ce soit, Emmett s'avança en lui tendant la main.
- Salut Harry ! Moi c'est Emmett, on a pas encore eu l'occasion de se rencontrer, sourit-il.
Ça c'est ce que tu crois, songea son vis-à-vis en repensant à la manière dont le vampire l'avait poursuivi la nuit même.
Edward et Jasper, eux, voyaient bien que quelque chose n'allait pas. Autant la veille Harry leur témoignait une franche sympathie, autant aujourd'hui il n'éprouvait plus qu'une grande méfiance à leur égard, de la colère et un profond ressentiment. Tout comme les deux jours précédents, on sentait bien qu'il était prêt à bondir et à se battre. Mais cette fois-ci son attitude était plus flagrante, un peu comme un défi.
Ignorant la main tendue d'Emmett, Harry arracha son sac des mains d'Alice.
- Vous vous croyez malins ? cracha Harry, le visage dur et les yeux acérés comme des poignards.
Les cinq vampires le regardèrent, stupéfaits face à la réaction du jeune humain.
- J'ignore pourquoi vous n'avez pas encore prévenu les Aurors, mais vous ne perdez rien pour attendre vampires, continua hargneusement Harry avec une voix terriblement glaciale mais suffisamment basse pour les Cullen soient les seuls à l'entendre. Mais le jour où vous vous déciderez à les prévenir, sachez que je serai déjà loin bien avant qu'ils n'arrivent ici !
Les Cullen sursautèrent violemment en entendant Harry les traiter de vampires. Ils étaient si stupéfaits qu'ils n'esquissèrent pas le moindre geste lorsque le sorcier, après leur avoir adressé un dernier regard rageur, se détourna et se dirigea vers le hall du lycée d'une démarche vive et décidée.
La sonnerie sembla réveiller les cinq enfants Cullen qui échangèrent un regard soucieux avant d'aller vers leurs salles de cours respectives.
Edward se rendit en cours de science mais son attention était focalisée sur tout autre chose que les propos du professeur. Comment diable Harry Black avait-il découvert leur nature vampirique ? Comment connaissait-il l'existence même des vampires ? Et ses étranges propos... il avait parlé des « aurors »... Mais qu'est-ce que c'était ? Edward n'en avait jamais entendu parler. Harry avait dit que lorsqu'ils auraient prévenus ces fameux aurors ( quoi que cela puisse être... ) il serait déjà loin avant même qu'ils n'arrivent à Forks. Ainsi Harry serait recherché ? Pourquoi ? Qu'avait-il fait pour être recherché ? Ou bien peut-être avait-il vu ou entendu quelque chose auquel il n'aurait pas dû assister ? Était-ce lié à ses blessures ?
Plus le temps passait, et plus Harry Black devenait un véritable mystère. Edward rageait de ne pouvoir lire dans l'esprit du bel anglais. Il était complètement obsédé par cet humain si étrange, si singulier. Il aurait voulu tout connaître de lui, son histoire, sa vie, ses rêves, ses envies. Le vampire ne comprenait pas pourquoi il était autant fasciné par ce mortel. Les questions ne cessaient de se bousculer dans son esprit. Qu'aillait-il se passer maintenant que le jeune homme connaissait leur secret ? Allaient-ils devoir quitter Forks ? Ou bien serait-ce Harry qui partirait ?
En tant que vampires, les Cullen ne craignaient pas les humains mais Edward sentait que Harry pouvait être dangereux. Cependant, il ne pensait pas vraiment que l'adolescent aux yeux verts, malgré sa réaction assez brutale sur le parking, ne leur veuille du mal. Mais dans le fond, le vampire télépathe ne voulait pas voir partir ce jeune humain qu'il appréciait beaucoup, malgré le peu de choses qu'il savait sur lui.
Pourquoi mon cœur se serre-t-il tant à la pensée de ne plus voir Harry ? se demanda Edward, qui n'était pas habitué à se soucier ainsi d'un humain.
- Monsieur Cullen ?
Il faillit sursauter en entendant la voix de son professeur le tirant de ses pensées, mécontent de voir un élève qui ne soit pas concentré sur son cours.
- Monsieur ? fit poliment le vampire de sa voix si mélodieuse, un air d'ange sur le visage.
- Monsieur Cullen, je vous demandais qui était l'inventeur de l'ampoule et en quelle années elle fut inventée, à moins que vous ne soyez trop dans la lune pour nous répondre, dit le professeur avec une lueur un peu sadique dans les yeux, ravi de reprendre un Cullen.
- Mais bien sûr Monsieur, répondit Edward avec le même air innocent plaqué sur le visage. Thomas Edinson a inventé l'ampoule en 1879.
Le professeur, irrité qu'Edward ait la bonne réponse alors qu'il ne suivait manifestement pas le cours, renifla avec mépris avant de reprendre son explication où il s'était interrompu.
Edward prit alors la décision d'essayer de parler à Harry pour en savoir plus. Le don de Jasper pourrait être utile afin de calmer le jeune homme si jamais il réagissait assez violemment mais Edward préférait y aller tout seul. Si Harry était bel et bien recherché, il se montrerait peut-être plus enclin à parler seul avec le télépathe plutôt qu'entouré de cinq vampires. Et le plus tôt serait le mieux. Car Edward ne pouvait occulter la sourde inquiétude qui lui enserrait le cœur depuis que Harry avait découvert leur secret.
En tant que vampire âgé de pratiquement un siècle, on pourrait croire qu'il était passé maître dans l'art de la patience, et c'est vrai que c'était généralement le cas, mais s'agissant de Harry, Edward ne pu se contenir et leva la main.
- Monsieur Cullen ? fit l'enseignant, irrité d'être à nouveau interrompu dans son interminable explication, à cause du même élève qui plus est.
- Je ne me sens pas très bien, j'aimerai sortir Monsieur, mentit le télépathe sans la moindre gêne, ni la moindre honte.
- Eh bien sortez que Diable ! Et cessez donc d'interrompre mon cours, voulez vous, rétorqua l'enseignant.
Il regarda son élève ranger ses affaires, soupira, puis demanda pour la forme :
- Faut-il qu'un de vos camarades vous accompagne à l'infirmerie ?
- Ce ne sera pas nécessaire, je vous remercie, dit le vampire.
Avant que le professeur ne puisse ne serait-ce qu'ouvrir la bouche, il était dans le couloir. Il mit quelques mètres entre lui et sa salle de cours puis s'arrêta. Il respira à pleins poumons, s'imprégnant de toutes les odeurs qui l'entouraient, afin de trouver Harry. Il commença à déambuler lentement dans les couloirs, cherchant à identifier l'odeur du bel humain qui ne quittait pas ses pensées, parmi celles de tous les autres élèves. Soudain, il s'immobilisa, humant l'air. Cette fragrance... une odeur délicate, indubitablement masculine... un parfum légèrement boisé mêlé à un peu de savon... et d'une note très subtile, presque... animale...
Il l'avait trouvé. Seul Harry dégageait cet envoûtant parfum mêlé de puissance. Edward était intrigué. L'odeur d'Harry l'attirait terriblement, et pourtant elle ne déclenchait nullement sa soif.
Comment un simple humain peut-il receler tant de mystères et soulever tant de questions par sa simple présence ?
Sur cette pensée, le vampire remonta la piste de l'odeur tel un prédateur chassant sa proie, et arriva finalement devant la porte d'une salle de maths. Il écouta les pensées qu'il captait provenant de la salle dans un brouhaha permanent :
Pfff, j'comprend que dalle à ce que baratine le prof...
Hein ? Qu'est-ce que c'est une dérivée de x ?
Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour me retrouver prof dans un lycée aussi pourri, perdu au fin fond des États-Unis ?
Quoi ? Mais il se rend compte le prof qu'on en a rien à foutre de ce qu'il raconte ?...Comme si ce qu'il nous apprend allait nous servir dans la vie...
What ? Il a marqué quoi là ?... Putain comment c'est possible d'écrire aussi mal ?!
Zzzzzzz... Zzzzzzz...
La vache, qu'est-ce que je m'emmerde...
Oh my god ! Il est tellement beau le nouveau... J'en ferais bien mon quatre heure... Je me demande s'il a une copine... J'oserai jamais lui poser la question ! Oh allez, s'il tourne la tête vers moi, je lui demande de sortir avec moi !... Tourne la tête... Allez quoi, tourne la tête !
Gagné. Un fin sourire vint étirer ses lèvres. Edward avait sa confirmation. Décidé à tenter le tout pour le tout, il frappa à la porte.
- Entrez !
Edward ouvrit la porte, et se retrouva immédiatement devant une trentaine de regards interrogateurs. Immédiatement, il remarqua Harry, assis vers le fond de la salle, à côté de Jennifer, une grande blonde aux yeux bleus et aux lèvres roses. Sans pouvoir vraiment se l'expliquer, Edward ressentit un profond mécontentement de voir cette humaine à côté de son Harry.
Est-ce que je viens vraiment de penser à lui en disant MON Harry ? se demanda Edward, légèrement perturbé et ne sachant pas trop ce qui lui avait pris de penser une telle chose.
- Oui ? C'est pour quoi ?
Le vampire reporta son attention sur l'enseignant, sans rien laisser paraître de son trouble intérieur.
Monsieur Joshua était un grand black taillé comme un joueur de basket, mais d'un caractère très calme. Edward l'avait eu l'année précédente et il appréciait cet homme qui était d'une patience rare avec ses élèves bien qu'il n'ait guère apprécié sa mutation à Forks il y avait trois ans de ça.
- Veuillez me pardonner d'interrompre votre cours Monsieur Joshua, mais Harry Black est demandé à l'administration pour régler son absence d'hier, mentit Edward encore une fois sans la moindre gêne.
- Oh bien sûr, pas de soucis ! répondit l'enseignant avant de se tourner vers le sorcier. Vous pouvez y aller Monsieur Black, je suis sûr qu'il y aura bien un de vos camarades qui s'occupera de vous faire passer la fin du cours ultérieurement.
Harry haussa un sourcil, sceptique, mais commença à ranger ses affaires. Jennifer posa une main aux ongles roses fushia sur le bras de son beau voisin de table qui s'écarta brusquement, comme s'il avait été brûlé par ce simple contact, ce qui, bien sûr, n'échappa pas à Edward. Jennifer ne s'en offusqua pas le moins du monde et roucoula :
- Ne t'en fais pas Harry, je m'occupe de tout !
Le dit Harry répondit par un grognement peu amène, se leva et traversa la classe, sentant que tous les regards étaient braqués sur lui. En passant devant le tableau, il adressa un signe de tête à Monsieur Joshua avant de suivre Edward dans le couloir. Le vampire le regarda, sans un mot. Pas besoin du don de Jasper pour voir que le sorcier était tendu et d'une humeur noire ! Le silence s'éternisa entre eux, jusqu'à ce que Harry pousse un soupir énervé.
- Bon, qu'est-ce que tu me veux, vampire ? Je me doute que ce n'est pas l'administration qui t'envoie, j'y suis passé tout à l'heure, juste avant d'aller en cours.
- Tu as raison, c'était juste un prétexte pour te faire sortir de la classe, répondit Edward de sa merveilleuse voix chantante.
Les magnifiques émeraudes scintillantes d'Harry se durcirent et son regard se fit soudain glacial. La magie du Sauveur se répandit dans l'air et Edward fut stupéfait par l'impression de puissance qui semblait se dégager de l'humain en face de lui. Il était légèrement décontenancé. En apparence, rien n'avait changé, pourtant le vampire sentait que quelque chose d'étrange venait de se produire, comme... une sorte de vibration dans l'air.
- J'aimerai te parler Harry, se reprit finalement le télépathe. Mais pas ici, allons plutôt dehors.
- Comme il te plaira, fit Harry, menaçant. Mais si j'étais toi, je ne tenterais rien de stupide. Tu sais qui je suis. Tu sais ce que j'ai fait. Tu sais de quoi je suis capable. Tu n'aurais pas la moindre chance face à moi, ne l'oublie pas.
Edward sentit un frisson d'appréhension courir le long de sa colonne vertébrale. Comment était-ce possible ? Comment un simple humain de même pas vingt ans pouvait-il le rendre aussi anxieux, lui, un vampire pratiquement centenaire.
Que veut-il dire ? s'interrogea Edward. Qui est-il, et pourquoi est-il si sûr de lui lorsqu'il prétend que je le connais ? Et surtout... qu'a-t-il fait pour être recherché ?
Harry, inconscient de toutes les interrogations qui se bousculaient dans l'esprit de son vis-à-vis, tourna les talons et sortit dans la cours du lycée, suivit par un Edward qui bouillonnait de poser toutes ses questions. Le vampire prit la tête de leur duo et s'éloigna en direction de la forêt qui bordait l'établissement.
Harry devait quand même admettre que s'il y avait bien une chose qu'il appréciait à Forks, c'était bien la gigantesque forêt environnante. Cela plaisait énormément à la panthère en lui.
Une fois sous le couvert des arbres, Edward s'arrêta et se tourna vers le sorcier qui se tenait sur le qui-vive. Tout compte fait, le télépathe se félicita de ne pas avoir emmené son frère avec lui. Vu la tension qui émanait de Harry, Jasper aurait été sur les nerfs.
- Tu voulais que l'on sorte, c'est chose faite, déclara durement Harry. Parle maintenant.
Le vampire ne se démonta pas face à la brusquerie du sorcier.
- J'ai beaucoup de choses à te dire Harry, commença Edward d'une voix empreinte de calme et de douceur. Je ne vais pas nier, cela ne servirait à rien. Tu as raison, ma famille et moi sommes des vampires et nous vivons incognito parmi les humains. Cependant, je ne peux m'empêcher de me demander comment tu connais notre existence.
L'adolescent aux cheveux d'ébènes eut un reniflement de mépris en croisant les bras sur son torse.
- Cesse tes idioties, veux-tu ? fit-il. Tu sais bien comment je connais l'existence des vampires, ne me prend pas pour un moldu !
- Un moldu ? répéta Edward sans comprendre. Qu'est-ce que c'est ?
- Ça suffit ! s'exclama Harry, le visage dur. Ma patience a des limites et tu viens de les atteindre. Alors cesse de jouer à l'idiot échapper de St Mangouste ! Arrête de tourner autour du chaudron et dis-moi pourquoi tu n'as pas prévenu les aurors et les journalistes de ma présence à Forks !
St Mangouste ? Tourner autour du chaudron ? Les aurors ? Mais qu'est-ce qu'il raconte ?
- Que veux-tu ? continua la Sauveur, hargneux. De l'or ? Combien de gallions vaut ton silence et celui de ta famille ?
- Harry je ne comprend absolument rien à ce que tu racontes, dit Edward qui commençait à se poser des questions sur la santé mentale de l'humain face à lui. Ma famille et moi ne te voulons aucun mal, tu n'as pas à nous craindre.
Harry sentit sa fureur s'accroître face à ce vampire qui faisait semblant de ne pas le connaître, de ne pas connaître la magie et qui se jouait de lui en lui cachant ses intentions à son égard. Sa magie échappa à son contrôle et Edward se sentit soudain projeté en arrière. Il alla s'écraser contre le tronc d'un arbre qui gémit face à la dureté du corps vampirique. Le télépathe voulu bouger mais une force invisible le retenait contre l'arbre. Harry s'avança, terriblement majestueux avec ces yeux captivants et le vent qui faisait voleter ses mèches d'un noir de jais, exposant sa cicatrice en forme d'éclair. Lorsqu'il s'adressa au vampire, la voix de Harry était basse et d'un froid que l'on pouvait sans problème qualifier de polaire.
- Si tu crois pouvoir te jouer de moi, Edward Cullen, sache que tu fais une grossière erreur. Tu es à ma merci, je pourrai t'ôter la vie d'un simple Avada Kedavra sans que tu ne puisses esquisser le moindre geste. Et je n'hésiterai pas. Ce n'est pas en hésitant que je suis devenu le Sauveur.
La pression exercée sur Edward s'évanouit soudainement et il tomba à genoux sur le sol, devant Harry. L'humain lui jeta un dernier regard avant de se détourner et de se diriger vers le lycée, abandonnant le vampire choqué derrière lui. Edward n'essaya pas de le retenir, trop chamboulé. Que venait-il de se passer au juste ? Comment cet humain avait-il pu le projeter et le maintenir ainsi sur le tronc d'arbre ? Harry Black prétendait pouvoir lui ôter la vie d'un simple geste et après ce qu'il venait de vivre, Edward était plutôt tenté de le croire...
À suivre...
Alors verdict ? Vous attendiez avec impatience qu'Harry découvre la véritable nature des Cullen, c'est chose faite ! Désolée pour ceux et celles qui attendaient de voir Harry et Edward se rapprocher mais ce n'est encore pour tout de suite, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas l'intention de trop brusquer les choses ;)
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