NVJM, rédigé les 5, 6, 7 et 8/1/2019, publié le 11/1/2019
Une Histoire de temps
Chapitre 6 : Cracmol
« Génocide... ce mot est si doux à mes oreilles. » Léo.
Mardi 3 septembre 1991, Poudlard
« - En-en-t-t-ré-ez, lé-é-es en-enfan-ants ! » bégaya le professeur Quirrel en ouvrant la porte de sa classe.
Eh ben, ça promet d'être agréable, ça ! soupirèrent nos amis en entendant cette simple phrase. Heureusement qu'ils avaient déjà dévoré leur livre de cours tout entier ! Harry, Hermione et Neville gagnèrent par habitude les places les plus en avant, et Léo repéra un instant les lieux avant de se décider. La salle étant tout particulièrement bien fournie en toutes sortes d'issues, ses camarades pensèrent un court instant que sa paranoïa aurait de quoi être apaisée, mais... il avait pourtant l'air particulièrement stressé, regardant partout autour de lui d'un œil vif.
« - Qu'y-a-t-il, Léo ? » demanda Hermione, à deux places de lui.
« - Ça pue, » répondit-il en lui jetant un regard de glaçon. « Il y a une odeur de sexe dans l'air... » il n'en fallu pas plus pour que la fillette se détourne, complètement pivoine !
« - Il a dit quoi ? » voulut savoir Harry en voyant la réaction de son amie.
« - Rien ! Rien du tout ! » Elle était rouge de confusion ! Il parlait de ça avec un tel détachement !
Le cours commença très vite, trois plumes se mettant aussitôt au garde-à-vous, une attention toute particulière étant consacrée au déchiffrage du bégaiement professoral. « Pour notre premier cours, je commencerai par vous expliquer en quoi consiste la matière que je suis chargé de vous enseigner. Par la suite, et pour chaque cours suivant, le but sera de vous enseigner un sortilège en particulier dans toute une liste qui constituera ce dont vous aurez besoin pour pleinement affronter les dangers qui rôdent en dehors de Poudlard. »
« - Les impurs, professeur ? » demanda une voix.
« - Les impurs et autres sortes d'inférieurs, en effet, » acquiesça Quirrel, l'air approbateur. « Mais nous nous pencherons sur ce sujet effrayant plus tard. Pour l'instant, vous devez prendre pleine conscience que l'enseignement que je vous prodiguerai est incomplet. Bien entendu car le programme que vous suivrez à Poudlard n'est qu'une partie de tout ce qui existe dans ma matière, le reste étant enseigné en facultés, mais aussi car je me concentrerai presque exclusivement sur l'enseignement de sortilèges. Nous ne verrons ensemble que très peu de charmes et enchantements. D'ailleurs, certains de nos cours porteront sur ces fameux charmes et enchantements que vous aurez vu avec le professeur Flitwick, mais aussi sur certaines métamorphoses avec madame McGonagall, ou encore sur un bon nombre des potions de monsieur Rogue. Car oui, cela vous surprend peut-être, mais nombre des choses que vous verrez dans ces matières ont un potentiel défensif très important, souvent bien plus grand que tout ce que vous pourriez soupçonner. C'est pourquoi mes collègues vous les enseigneront, et que je vous expliquerai par la suite en détail quelle est leur utilité en défense. »
» Prenez l'exemple du wingardium leviosa que vous avez appris en sortilèges. Imaginez si vous parveniez à faire léviter votre adversaire, le privant de toute possibilité de mouvement ? Ou si vous pouviez métamorphoser des griffes en inoffensives plumes ? Et ce ne sont que deux exemples parmi une incroyable multitude. D'ailleurs, voici le sujet de votre devoir à rendre pour le prochain cours : chacun devra trouver dix utilisations aussi originales que possible ET utiles en défense magique pour les différents sorts, charme, enchantements, métamorphoses, potions, etcetera, qui vous ont déjà été enseignés. Les élèves qui auront trouvé des idées exclusives se verront offrir le double de points. » Tout le monde s'empressa de prendre note, Hermione en particulier ayant déjà terminé lorsque d'autres n'envisageaient pas encore de commencer.
» Bien, maintenant, nous allons voir en quoi consiste le programme que vous suivrez ces prochaines années. Il se divise approximativement en trois branches : la lutte contre les créatures magiques, la purification des impurs et les duels. L'appellation « créatures magiques » consiste en tous les animaux, plantes et autres qui pullulent en maints endroits dès qu'il s'y trouve de la magie. La plupart de ces créatures sont inoffensives, voire dans quelques cas bénéfiques, comme bien évidemment les plantes cultivées, mais aussi les vers de Bawrom, du nom de leur découvreur, et qui participent à garder un terrain magiquement fertile. Etcetera, etcetera.
» Les divers termes « impurs », « inférieurs », « sous-êtres », etcetera, désignent bien évidemment les créatures parasites qui possèdent la capacité de vivre aux dépends de notre noble société sorcière d'une pure Pureté purement Pure. Parmi ceux que nous côtoyons sur nos iles se trouvent les répugnants centaures, Gobelins, loups-garous, sirènes, strangulots, trolls, et autres immondices de toutes sortes. Mais il en existe d'innombrables autres dans les différents continents. Nous ne sommes pas concernés dans nos contrées, aussi ne les étudierons-nous pas durant le cursus classique de Poudlard, mais vous les verrez si vous suivez des études de défense en facultés ou si vous devenez aurors.
» Les duels, enfin, sont bien évidemment le combat magique et les affrontements entre sorciers. Nous ne verrons ce domaine qu'à partir de la troisième année, toutefois, car il vous faudra auparavant très clairement prendre conscience du pouvoir important que cela vous donnera. Ceux d'entre vous qui feront preuve d'immaturité risquent fort d'être privés de cet enseignement ô combien utile. Inutile de vous dire que je compte sur mon collègue le professeur Rogue pour vous apprendre la discipline dont bon nombre d'entre vous ont besoin. Soyez avertis dès maintenant que j'ai une méthode différente de la sienne, pour me faire obéir. Plutôt que me fatiguer à hausser le ton et accentuer mon bégaiement, je préfère prendre note des élèves indisciplinés, et leur retirer des points hors de leur vue, une fois le cours fini, et ne leur envoyer leurs retenues que quelques minutes avant le début de celles-ci. Avec une punition plus qu'indésirable en cas d'absentéisme... » La menace était effectivement bien plus douce qu'en potions, mais pas moins effrayante pour qui portait le moindre intérêt aux points.
Le monologue bégayant continua encore de longues minutes durant, au grand dam d'Hermione et Léo, qui supportaient très mal les remarques plus ou moins subtiles lancées pour dénigrer les autres peuples magiques. Notre amie n'avait pas encore eu la possibilité de lire d'ouvrages traitant honnêtement de ce qu'elle ne doutait pas être de braves gens très différents des stéréotypes et mensonges sorciers, aussi préféra-t-elle taire son indignation.
La première mise en pratique arriva finalement à la fin de la première heure. « Maintenant, nous allons apprendre notre tout premier sortilège ! » Un murmure d'enthousiasme naquit aussitôt et s'amplifia grandement, au point qu'un bégaiement d'appel au calme dû se faire entendre tant bien que mal par delà le brouhaha. « Avant de commencer, un petit point théorie ! » Nombre de cancres se rassirent aussitôt pour recommencer à jouer avec leur baguette, tandis qu'au devant, Hermione, Harry et Neville affichèrent un franc sourire. Léo se contentant d'avoir l'air constipé.
» Nous allons étudier aujourd'hui le très classique sortilège dit « expeliarmus », qui a pour particularité de s'attaquer à la baguette de l'adversaire et de l'emplir d'une magie autre que celle de son propriétaire, ce qui a pour effet de la faire vibrer au point que son porteur ne peut que la lâcher, à moins bien évidemment d'avoir une poigne impressionnante. Mais ce n'est pas tout ! Car ce sort a pour particularité, rare, d'avoir deux effets et non un seul ! En plus de forcer la cible à lâcher sa baguette, il a un effet d'attraction, qui, si la baguette cible est lâchée suffisamment vite, la fera s'envoler vers le lanceur. Pas avec une très grande précision ni vitesse, il sera facile au dépossédé de la reprendre s'il fait preuve d'une assez grande réactivité, mais cela donne toutefois un avantage non négligeable au lanceur. Nombre de duels professionnels s'achèvent brusquement par un expeliarmus bien placé. »
» L'expeliarmus est un sort à double effet, comme dit à l'instant, mais qui se décompose en plusieures étapes différentes. En termes d'apprentissage, cela signifie qu'il devra être maîtrisé en plusieurs temps : tout d'abord, faire preuve d'assez de précision avec vos sorts pour correctement cibler la baguette adverse, puis parvenir à la forcer à vibrer suffisamment fort pour être lâchée, ensuite la faire s'envoler, et avec assez de force, enfin maîtriser la direction dans laquelle elle s'envolera. Croyez-le bien, ce n'est pas quelque chose qui se fait tout seul. Si la baguette de votre adversaire quitte une de ses mains pour atterrir aussitôt dans l'autre, votre sort n'aura servi à rien de plus que faire perdre du temps aux deux duellistes, vous comme l'autre, à moins que ça ne fasse pleinement partie de votre stratégie. Mais c'est peu probable, car lorsqu'il est raté, l'expeliarmus est très rarement à l'avantage de son lanceur, contrairement à ce que l'intuition pourrait faire penser. Nous verrons pourquoi en troisième année, lorsque nous aborderons les duels plus en profondeur.
» Maintenant, que tout le monde se lève et gagne la partie de la salle réservée à la pratique ! Un élève dans chacun des cercles peints au sol, les autres à la suite. » L'enthousiasme revint aussitôt à son maximum, et tout le monde s'empressa d'obéir. Hermione fut bousculée plus d'une fois par les cancres, qui par miracle n'hésitaient pas à se placer en premier. Après tout, ce sort était si utile pour harceler plus faible que soi !
« - Tout le monde est prêt ? Bien ! Alors, vous allez tous faire de votre mieux pour concentrer votre magie au bout de votre baguette, et lorsque votre tour viendra, viserez l'une ou l'autre des mains du mannequin d'entraînement placé face à vous. Contentez-vous de ça pour l'instant, le reste viendra après. Si vous essayez de faire plusieures choses en même temps, vous vous rendrez la tâche considérablement plus difficile. Il est plus simple de décomposer l'apprentissage d'un sort par étapes aussi simples que possible plutôt que tenter de l'apprendre en bloc. »
C'est ainsi qu'un à une, tous les élèves purent faire montre de leurs capacités. La plupart de ceux qui avaient été éduqués dans le monde sorcier n'eurent pas grand peine à réussir l'épreuve, ayant souvent déjà été entraînés par leurs parents à cette première étape très simple. Les nés-moldus eurent plus de difficultés, mais la plupart s'en sortirent aussi assez bien après quelques essais. Hermione n'eut à recommencer que trois fois pour toucher sa cible, tout comme Harry. Neville eut besoin de cinq tentatives pour y parvenir. « À vous, monsieur... » commença tranquillement Quirrel, avant de tiquer sur le nom qu'affichait sa liste, et de prendre un ton nettement moins conciliant qu'auparavant. « À vous, monsieur Léonard, » acheva-t-il en dardant son élève d'un regard franchement hostile. Tout comme la plupart des élèves éduqués dans le monde magique.
Léo s'avança en leur rendant leurs sentiments, n'ayant rien à leur envier en hostilité palpable, semblant voir des ennemis partout. Puis il tendit sa baguette, et tenta de lancer son sort. Sans effet.
Sans aucun effet.
Il réessaya aussitôt. Toujours rien. Puis encore, mais rien. Rien, rien, rien. Strictement rien. « Il ne fallait pas s'attendre à mieux venant de quelqu'un comme toi, Léo... comme vous, Monsieur Léonard, » se rattrapa Quirrel en se rendant compte que sa langue avait fourchée. Léo le darda aussitôt avec une haine qui fit frissonner nos amis. On aurait cru qu'il allait se jeter sur leur professeur pour le tuer. Ses mains tremblaient même de rage. Ce ne fut qu'avec une grande difficulté qu'il se maîtrisa, et alla récupérer ses affaires pour claquer la porte avec fracas, comme en une tentative de la dégonder elle plutôt que la tête au turban.
Des murmures se firent bientôt entendre, la plupart moqueurs et venant des élèves de sang-pur. « Cracmol » fut le mot le plus répandu, et il fallu que Neville l'explique à nos autres amis pour qu'ils le comprennent. « C'est comme ça qu'on appelle ceux qui sont issus de parents sorciers, mais qui ne possèdent aucun pouvoir magique. »
...
La défense terminée, il était temps pour nos amis de se séparer. Hermione et Harry gagnèrent la salle de cours d'éducation sorcière, alors que Neville allait rejoindre Léo à l'entrée de celle d'étude des moldus. Du moins supposait-il qu'il le trouverait là. Ça ne manqua effectivement pas, les grognements habituels se faisant entendre à plusieurs couloirs de distance. Lorsqu'il déboucha en premier en vue de Léo, il eut le temps de le voir pensivement adossé à un mur, bras croisés et yeux fermés, l'air renfrogné... juste avant qu'il ne se détende en un bond, entendant les pas de notre ami et tendant mécaniquement sa baguette dans sa direction, au cas où il se soit agit d'un ennemi. Il fronça les sourcils en voyant arriver son camarade, et reprit sa position précédente sans mot dire, veillant toutefois à garder les yeux ouverts.
« - Euh... ça... ça va bien Léo ? » tenta Neville en rougissant, nettement plus timide maintenant qu'il était seul et non plus accompagné d'Harry et Hermione, qui prenaient la plupart des initiatives. Par un étonnant miracle, Léo ne grogna pas, du moins pas en premier lieu.
« - Pas de commentaire sur ce qu'il s'est passé en défense, compris ? Grumble ! »
« - ...je ne suis pas du genre à me moquer, rassure-toi. Mais, euh... dis, sans vouloir être indiscret... c'est vrai ce que les autres ont... ? »
« - Je suis cracmol, oui. Du moins semblerait-il fortement. »
« - Ah... euh... désolé pour toi. »
« - Pourquoi ? Ce n'est pas un mal. »
« - Non, mais... tu ne peux pas apprendre la magie en ce cas. »
« - Et pourquoi donc ? Il me suffit de penser autrement. De diverger du chemin établi. »
« - Euh, oui, certes... pourquoi pas... » Neville n'ajouta rien, tant parce qu'il ne savait que répondre que parce que la porte de leur salle de cours venait de s'ouvrir.
« - Entrez, entrez ! » s'exclama aussitôt la voix de leur enseignante, madame Sinistra, qui leur apprendrait aussi l'astronomie. Ses journées étant peu chargées, elle s'était aussi spécialisée dans l'étude des moldus pour ne pas avoir à travailler qu'à mi-temps. Comme d'habitude, Neville s'assit sur le devant de la classe, et Léo chercha l'endroit le plus sûr pour apaiser sa paranoïa. Et il avait de quoi faire, la totalité des élèves présents ici étant issus du monde sorcier, nombre d'entre eux de sang-pur...
« - Bonjour tout le monde ! Dans ce cours, je vous enseignerai l'incroyable quantité d'informations à connaître à propos du monde moldu. Comme chacun ici le sait, ce monde est un repaire de barbares immondes... » Entendant ça, Neville eut aussitôt une pensée pour Hermione, qui sauterait au plafond si elle entendait ça.
...
« - Dans ce cours d'éducation sorcière, vous, issus du monde moldu, allez apprendre comment devenir civilisés, » asséna dès le départ le professeur Harthorson. Il n'en fallu pas plus pour outrer nombre d'élèves ! La plupart ici étaient nés-moldus, et se voir considérés comme des barbares avait de quoi les déranger. Surtout lorsqu'ils étaient habitués depuis tous petits à se dire parmi les peuples les plus avancés.
Très vite, un fort murmure mécontent se fit entendre, dominant les propos du professeur. Celui-ci réagit aussitôt. « Vingt points en moins à chacun des élèves ayant eu le culot de se plaindre ! Je vous disciplinerai, bande d'imbéciles ! » Tout le monde se tut aussitôt. Hermione eut l'impression que son cœur se brisait lorsqu'un rapide calcul des points lui indiqua que Serpentard était désormais en négatif.
...
« - Ceci est un objet moldu typique, qu'ils appellent "fer à repasser". Ils ont la croyance absurde qu'essuyer leurs vêtements froissés avec cette chose a pour effet de les lisser. Mais voyez ! Ça ne fonctionne pas le moins du monde ! » La professeure Sinistra joignit le geste à la parole, et tenta de repasser une veste avec son fer... à froid. Il n'était même pas branché. « Voyez en action l'incroyable infériorité mentale des impurs Moldus ! » s'exclama-t-elle, faisant éclater de rire la majorité de la classe. Tous d'éducation sorcière purement traditionnelle.
...
« - Voyons maintenant la façon dont une digne dame se doit de se comporter, » continua tranquillement le professeur Harthorson, sans prêter la moindre attention aux nombreux regards outrés ou horrifiés qui lui étaient lancés.
» Une noble dame sorcière se doit de toujours veiller à rester aux ordres de son mari et du Pur clergé. Heureuse dans la protection de sa maison, maîtresse des elfes à ses ordres, elle consacre son temps à l'éducation de ses enfants et à la préparation du retour de son mari, le soir, afin que celui-ci puisse trouver un confort maximal. Une noble dame sorcière se doit d'être pleinement soumise à la volonté de son époux. Tel est le souhait de nos glorieux Parents. Gloire à nos Parents ! » s'exclama-t-il avec emphase. Il n'y eut aucune réponse.
» J'ai dit : GLOIRE A NOS PARENTS ! » Le hurlement de colère et la crainte de se faire de nouveau enlever des points firent que tous les élèves s'empressèrent d'obéir, même si la plupart ignoraient encore qui étaient ces-dits « parents »...
...ils ne tarderaient pas à l'apprendre, pour leur plus grand malheur.
...
« - Eh ben c'est pas trop tôt ! » s'exclama Hermione en s'asseyant à une table de la bibliothèque, en compagnie de ses trois amis.
« - Chuuuuut ! » lui chuchota aussitôt madame Pince, la bibliothécaire, plus fortement que n'avait parlé l'impudente s'attirant ses foudres. Notre amie reprit plus doucement, rouge de gêne :
« - Le cours d'éducation sorcière était horrible ! » Elle ne demanda pas ce qu'il en était pour celui d'étude des Moldus, car ne se faisant pas d'illusions. Ce devait être une insulte constante. Ses amis ne répondirent pas, sachant bien qu'une réponse ne serait que peu de choses par rapport à ce qu'ils risquaient de découvrir les mois et années suivantes.
Petit à petit, tous quatre se concentrèrent sur leurs devoirs. Hermione s'empressa de sortir la liste qui lui avait été donnée, et d'aller chercher les ouvrages requis. Sa soif d'apprendre était intense, histoire d'oublier les bêtises entendues durant la journée. Harry et Neville l'imitèrent aussitôt, tous trois se plongeant dans leurs études. « Tu ne fais pas tes devoirs, Léo ? » s'étonna Hermione en voyant son camarade
« - Grumble ! Ces bêtises ? Pas la peine, j'ai bien mieux à faire ! » Il n'en fallu pas plus pour que la pauvre petite soit au bord de la crise d'apoplexie. Il avait osé insulter les sacro-saints devoirs ?!
« - Comment ! Mais ! Mais ! Mais ! »
« - N'est-il pas plus utile et intéressant d'apprendre la politique ? La géographie ? L'Histoire, aussi faussée soit-elle ? Les langues ? Les cultures ? Et j'en passe. Plutôt que ces âneries de sorts inefficaces, pas même capables de tuer un ennemi. »
« - Tu ne peux pas penser à autre chose qu'à la guerre, Léo ?! » grimaça Hermione, que ce mot horrifiait. Malgré son jeune âge, elle était déjà bien informée sur la réalité de ces flots de sang constants.
« - Pourquoi ? La guerre s'apprête à se déchaîner. Autant s'y préparer. » Il n'ajouta rien, et fit la sourde oreille à tous les propos suivants qui lui furent adressés. Mais ces mots ne furent pas négligés par ses camarades. Que voulait-il dire ?
...
Le repas vint enfin et s'acheva, amenant après lui une nouvelle recherche d'un coin tranquille pour dormir. « Bon ! Agissons méthodiquement ! » dit Hermione. « Cette fois-ci, il faut qu'on trouve ! Harry, tu te charges de chercher au rez-de-chaussée ! »
« - Chef, oui chef ! »
« - Neville, tu t'occupes du premier étage ! Et moi, je fais le second ! On se retrouve dans le hall à... disons vingt-et-une heures quarante. Ça nous laissera le temps de tranquillement revenir dans la salle commune avant le couvre-feu au cas où on soit bredouilles. Ça vous va les garçons ? » Elle semblait craindre que son instant d'autorité ne soit mal prit.
« - Pas de souci chef ! » la rassura Harry avec un grand sourire, se mettant au garde-à-vous.
« - Idem ! » dit Neville.
« - Et toi Léo, tu... » elle se tut en voyant qu'il n'était plus à côté d'eux. « Léo ? Où es-tu ? » demanda-t-elle un peu plus fort. Un « grumble ! » lointain lui répondit, signe qu'il n'avait pas très envie de participer aux recherches... du moins lorsqu'elles n'étaient pas dans des livres. Avant le repas, il leur avait témoigné un amour à en faire pâlir Hermione d'amateurisme. « Décidément, quel malpoli celui-là ! » ne put-elle s'empêcher de se plaindre en fronçant les sourcils. « Et il espère qu'on va l'accueillir parmi nous s'il passe son temps à être désagréable ?! »
Elle continua à maugréer quelques instants pour la forme, puis tous trois partirent en quête de leur tant désiré repaire. Explorant le moindre recoin, fouillant au-delà des tas de poussière probablement plus que centenaires, déterrant des armures oubliées depuis plus longtemps encore, il leur fallu pourtant bien vite se considérer comme bredouilles. Les rares endroits assez grands, tels que des salles de classes inutilisées, n'étaient pas du tout sûrs, à leur grand dam. Il leur faudrait pourtant sûrement s'en contenter... quelques sorts d'invisibilité sur leurs affaires deviendraient la norme, à n'en pas douter. Hermione voyait déjà s'envoler son rêve d'une bibliothèque personnelle.
Tous trois se retrouvèrent dans le hall à l'heure convenue, et n'eurent guère d'autre choix que se partager leur renoncement. L'espoir mourrait lentement. Il leur restait encore plusieurs étages à explorer, mais le moment n'était pas à l'enthousiasme. Alors qu'ils quittaient le hall pour revenir à leur salle commune, une voix les interrompit dans leur discussion. « Grumble ! » s'identifia...
« - Léo ! » sursauta Hermione. « Te voilà ! Heureusement qu'on ne t'a pas attendu ! » Elle dit ça en fronçant les sourcils si fortement qu'ils ne devinrent qu'un. « On allait retourner chez les serpentards. Que veux-tu ? » Elle se montrait quelque peu hargneuse, ne digérant pas son comportement irascible.
« - J'ai trouvé un endroit où dormir. Venez. »
« - Quoi ? Mais tu n'as pas cherché ! Tu as été à la bibliothèque ! »
« - Vraiment ? Tu m'y as vu ? Tu peux le prouver ? » Ça lui cloua le bec.
« - Euh... non, mais... »
« - Mais rien. Tu n'a rien pour appuyer ta croyance, alors tais-toi. Idiote. » Hermione devint aussitôt cramoisie de honte et d'indignation mêlée. Quelle impolitesse ! Fort heureusement, voyant le risque d'explosion, Harry intervint juste à temps.
« - Et donc, c'est où cet endroit où on pourrait dormir tranquilles ? » L'échange d'éclairs et de noirs nuages prit fin avec ce rappel au problème présent.
« - Suivez-moi, » se contenta de répéter Léo en se détournant, ne prêtant plus aucune attention à Hermione. Ni aux trois élèves tranquillement occupés à discuter et qu'il bouscula impoliment. Sans s'excuser un seul instant, il se dirigea vers l'escalier des cachots. Neville s'en étonna.
« - Euh... Léo, on a déjà inspecté les cachots... »
« - Pas assez bien. »
« - Ah ? Comment ça ? On a pourtant retourné tous les recoins. »
« - Rappelez-vous votre idée de base... » nos amis ne lui répondirent pas, se demandant de quoi il voulait parler, jusqu'à ce que leur revienne en mémoire ce qu'ils avaient imaginé il y a peu, et négligé lors de leurs recherches. Hermione s'exclama aussitôt :
« - Ah ! Je sais ! Tu veux parler des salles gardées par des tableaux ? »
« - Effectivement. »
« - C'est vrai qu'on n'a pas regardé ça... et c'est où que tu as trouvé un coin tranquille ? » Il ne répondit de nouveau pas, se contentant de gagner l'un des endroits les moins fréquentés des cachots. S'arrêtant devant un tableau représentant une coupe de fruits, il chatouilla une poire, provoquant aussitôt le pivotement de la toile, et sans mot dire, entra dans ce nouvel endroit.
Un raffut improbable leur parvint aussitôt ! Entre toutes sortes de bruits de travail, une clameur de petites voix nasillardes et criardes retentit jusqu'aux tréfonds de leurs oreilles. « Seigneur Léonard ! C'est le seigneur Léonard ! » ne cessaient de répéter des centaines de petites créatures misérables aux oreilles pointues disproportionnées. Vêtues de loques, sales, affaissées sur elles mêmes, clairement craintives, on aurait cru l'incarnation de toute la misère du monde.
« - Mais qu'est-ce que c'est que ça ? » parvint enfin à dire Harry, exprimant son incrédulité en même temps que celle d'Hermione. Complètement stupéfait, ils virent Léo s'avancer vers les... choses, et tendre les mains pour leur permettre de les toucher. Ça leur semblait un grand honneur, à voir tous ceux qui pleuraient de joie d'avoir pu approcher « le seigneur Léonard ». Appellation étrange qui fut très vite rejointe par nombre de « Sauveur ! Sauveur ! Libérateur ! »
« - Mais qu'est-ce que c'est que ça ? » répéta encore Harry, comme ne semblant pas croire à ce qu'il voyait.
« - Ce sont les elfes de maison de Poudlard, » leur indiqua Neville, qui avait connaissance de ce fait, ayant été éduqué dans le monde sorcier. « Mais je ne comprends pas pourquoi ils ont une réaction pareille... ils sont toujours timides et soumis d'habitude. »
« - Les elfes de maison ? » s'interrogea Hermione. « Qu'est-ce que c'est ? »
« - Ce sont des sortes de serviteurs... Ils sont liés à un propriétaire, ici Poudlard, et le servent. Tout simplement. » Il ne semblait pas remarquer qu'il y avait comme un problème dans ses propos. Hermione ne le rata pas.
« - Liés à... un propriétaire ?! Tu veux dire qu'ils sont la propriété de quelqu'un ?! Qu'ils sont esclaves ?! » Elle semblait prête à hurler d'indignation.
« - Non, pas esclaves ! Ce sont des elfes de maison. Servir est leur plus grand souhait. Ils ne vivent que pour ça... » mais il y avait maintenant une petite hésitation dans sa voix. Il n'avait jamais envisagé le point de vue exprimé par son amie, et l'entendre lui sembla soudainement faire résonner faussement ses propres propos.
« - Si, esclaves, » acquiesça Léo en revenant vers eux. « Je vous présente toutes les petites mains qui préparent les repas et font toutes les tâches ménagères dans cette école. Et dans de nombreux autres lieux du monde sorcier. Un peuple tout entier réduit à l'esclavage et au malheur à cause de sa tendance naturelle à la soumission. » Il n'en montrait rien, maîtrisant très bien sa voix, mais sa propre indignation était toute aussi grande que celle d'Hermione.
Un « toc toc ! » retentit soudain fortement sur la toile d'entrée, figeant tout le monde dans la salle. Quelqu'un arrivait ! « C'est le directeur ! C'est le directeur ! » se mirent à crier de nombreuses petites voix, semblant soudain paniquées ! S'il voyait des élèves ici, il ne serait sans doute pas content ! Alors sans pouvoir rien y faire, nos amis furent traînés dans un coin, au milieu d'un tas de bois, et recouverts d'une toile, un « ne bougez pas ! » chuchoté alors que le tableau grinçait sur ses gonds.
« - Bonsoir professeur Dumbledore ! » s'exclamèrent en chœur tous les elfes, leurs voix vibrant d'une infime touche de nervosité. C'était juste ! À travers de petites déchirures du drap les recouvrant, nos amis purent observer ce qu'il se passait...
« - Bonsoir mes amis, » dit Dumbledore aussitôt la toile remise en place. Et il s'agenouilla pour prendre dans ses bras plusieurs petits enfants elfes qui s'étaient précipités vers lui.
« - Papy Bedore ! » piaillaient-ils, « papy Bedore ! » Ils semblaient ravis de le voir.
« - Bonsoir les enfants, » leur sourit-il, « vous vous êtes bien amusés aujourd'hui ? »
« - Oh oui papy Bedore ! Maman m'a montré à scier du bois ! Et papa m'a appris à dépecer la viande ! Je me suis même coupé ! » Le petit elfe qui avait dit ça montra aussitôt une coupure béante qu'il s'était faite à la main, l'air tout fier de lui. C'était signe qu'il avait travaillé !
« - Oh, tu es très courageux Manoldy, » le félicita Dumbledore d'une voix douce. Et il le reposa à terre pour se saisir de sa baguette et lancer un sort de soin qui cicatrisa la blessure en un instant. « Tu mérites un beau jouet aujourd'hui. Qu'est-ce qui te fait envie ? » demanda-t-il ensuite. Le petit elfe, timide, se mit aussitôt à danser sur un pied, tête basse et les yeux en larmes. Le directeur réagit aussitôt en lui prenant la main et en la caressant. « Tu es un enfant Manoldy, les enfants doivent s'amuser, pas travailler. Surtout les gentils enfants comme toi. »
« - ... »
« - Un petit train ? » sourit Dumbledore. C'était la demande habituelle des petits elfes. Lorsqu'il les emmenait dehors pendant les vacances d'été, ils ne cessaient d'admirer le Poudlard Express. En réponse, l'enfant ouvrit grand la bouche, et ses yeux se mirent à briller de mille feux. Difficile de donner plus magnifique réponse. Alors le vieux directeur attira à lui un petit morceau de cendres venant d'une des cheminées, agita sa baguette au dessus tout en récitant une longue formule, et sous les yeux émerveillés des elfes et impressionnés de nos amis, métamorphosa rapidement tout un magnifique petit train. La finesse de ses détails démontrait une remarquable maîtrise de la métamorphose. Sitôt terminé, le jouet se mit à rouler, tchoutchouquer, grincer, cracher une douce vapeur, et enchanta aussitôt le cœur de tous les petits elfes, qui s'empressèrent de se réunir autour, le suivant dans son périple jusqu'à un tapis placé dans un recoin de la salle. C'était visiblement une aire de jeu, à voir les décorations pour enfants qui la garnissaient par endroits. Son apparence sale et encombrée indiquait qu'elle servait plus comme entrepôt que pour son but premier.
Les enfants comblés, Dumbledore se tourna vers les adultes, et se montra aussitôt plus dur. Restant à genoux devant eux, il fronça les buissons, l'air absolument pas menaçant, les grondant d'une voix toujours aussi douce. « Laissez jouer vos enfants s'il vous plait, ils en ont besoin. Je recruterai plus de monde pour faire le travail, mais s'il vous plaît, laissez-les être des enfants. » Personne ne lui répondit, mais quelques mères elfes fondirent en pleurs dans leurs loques. Il était si gentil ! Elles l'adoraient. Comme tout le monde ici d'ailleurs. Il n'insista pas, n'ayant pas cœur à leur faire une plus forte remontrance. Ce n'était pas leur faute s'ils se comportaient ainsi. Alors il laissa couler, et passa à la suite. « Allons, conduisez-moi aux blessés. »
Comme chaque jour, nombre d'elfes se blessaient de diverses façons, et comme ils n'avaient pas de connaissances en magies médicales, du fait de leur absence d'éducation et de leur interdiction ministèrement légale de mener des études, leur seul moyen de guérir des affections qui les affligeaient étaient d'attendre qu'elles se résorbent seules... ou que leur victime décède. Mais pas à Poudlard. Ici, chaque jour, un vieil homme venait à leur chevet pour les aider, veillait sur leur santé et pansait leurs plaies, oeuvrant de son mieux pour les aider malgré ses limites. Si ce qu'il faisait pour eux était connu ailleurs qu'ici, dans les limites de cette cuisine, alors il serait sans aucun doute démis de ses fonctions de directeur. Le ministère encourageait l'exploitation de tout ce qu'il prétendait être des « créatures inférieures »... leur venir en aide n'était pas explicitement un crime, mais dans les faits il n'y avait pas grande différence aux yeux des juges racistes qui faisaient et défaisaient les lois selon leur bon vouloir.
Après avoir soigné coupures et autres brulures, Dumbledore vit venir vers lui une jeune elfe, qui tenait son gros ventre en grimaçant. Il comprit aussitôt ce qu'il se passait, et la saisit tout doucement d'une main pour métamorphoser un lit confortable de l'autre, et y allongea la future mère. La naissance commença quelques minutes après, des sorts antidouleur étant lancés juste à temps. Les femelles elfes ayant les hanches très larges, le travail fut très rapide et facile, et le vieux bienfaiteur se retrouva vite avec un minuscule bébé elfe braillant dans une main. Il lui jeta sans attendre nombre de sorts médicaux, puis fit apparaitre de chauds vêtements avant de le placer dans les bras de sa mère avec un grand sourire. « Je lui apprendrai à travailler dès que possible, » dit celle-ci en serrant son enfant dans ses bras. Elle était déjà horrifiée à l'idée qu'il devienne un poids mort pour l'école.
« - Laissez-le être un enfant, » rectifia tout doucement Dumbledore. « J'aimerai beaucoup qu'il puisse apprendre à s'amuser et à rire. D'accord ? » Tout le monde autour de lui acquiesça, ne pouvant rien refuser à leur bienfaiteur. Même si celui-ci savait qu'ils ne l'écouteraient pas, étant trop formatés par une éducation centenaire et une nature altruiste au point d'être leurs propres prédateurs. La quasi-totalité des elfes de Poudlard étaient nés avec ses soins, et pour tous il avait demandé la même chose à la mère, et pour tous il les avait vus travailler dur à l'âge où des enfants sorciers apprenaient encore à marcher. Mais il n'abandonnait pas pour autant son espoir de voir tout ce petit monde devenir plus heureux.
Sur le départ, Dumbledore lança un regard vers les petits elfes, qui admiraient sans s'en lasser le petit train qu'il leur avait offert. La métamorphose serait disparue d'ici quelques heures, mais ce n'était pas grave. Il reviendrait le lendemain soir, juste après le repas, comme d'habitude, pour de nouveau leur offrir un jouet, et les encourager à vivre leur enfance aussi heureusement que possible. Comme chaque jour. Et alors qu'il franchissait le tableau d'entrée, nos amis crurent voir une larme perler sur ses joues, furtive image qui disparu dans sa barbe aussi vite qu'elle était venue.
« - Grumble ! » introduisit Léo, encourageant ce faisant ses amis à s'exprimer sur ce qu'ils avaient vu.
« - ...wow ! Alors ça c'était beau ! » parvint à dire Harry, alors qu'Hermione pleurait d'émotion à ses côtés. Même Neville, bien que moins expansif, semblait approuver de ce qu'il avait vu.
« - Le professeur Dumbledore est réputé un brave homme, mais je ne pensais pas que c'était à ce point là... » murmura-t-il.
Ils furent interrompus par le retour des elfes qui les avaient cachés au milieu du tas de bois. Elfes qui les aidèrent à en sortir pour aussitôt s'aplatir de regrets, sanglotant et se frappant les uns les autres en punition. « Ce n'est rien, ce n'est rien ! » voulu aussitôt dire Hermione, horrifiée à l'idée que ces pauvres créatures soient si malheureuses. Mais elle fut interrompue dans son élan par une voix désagréable...
« - Arrêtez vos bêtises, et montrez-nous où on peut dormir ! » grogna Léo.
« - Léo ! Soit plus poli bon sang ! » le gronda Hermione, n'osant hausser la voix près des elfes. Mais son camarade ne lui prêta plus aucune attention.
Mais quel malpoli, c'est pas croyable ! pensa-t-elle... avant de suivre le mouvement.
...
À suivre...
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L'onomatopée « grumble ! », utilisée principalement en bande-dessinée, désigne un grommellement, une marque de frustration, d'impatience, etc.
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