Les ailes de la rébellion : Chapitre 5

Première bataille :

« Tenez, vous aurez besoin de ça ! »

Dit Magalie tout en lançant un fusil munit de recharge au bataillon. Eren regarda l'arme, il n'avait pas le moindre souvenir sur le fonctionnement d'une telle arme. Lui avait-on ne serai-ce qu'apprit à s'en servir ? Il n'avait pas non plus le souvenir qu'on leur avait enseigné une telle chose à l'armée. Mikasa vint le rejoindre, arme en main, accompagnée d'Armin.

« Tu vas bien ? Demanda l'asiatique.

-Je me demandais juste….Comment en est-on arrivé là ?

-Hé bien, je dirais une circonstance étrange ? Proposa Armin, un fin sourire mélancolique sur le visage.

-Hum….Dis, Mikasa ?

-Oui ?

-Sais-tu comment on utilise ce type d'arme ? Demanda le plus innocemment Eren en pointant l'arme à feu.

-Attend deux secondes ! Tu fais partis de l'armée et tu ne sais pas te servir d'un fusil ? Dit Aglaé, prenant de cour Mikasa qui voulait répondre.

-Sa y est….La chieuse est arrivée….Marmonna Eren pour lui-même, faisant arqué un sourcil à la concernée. »

La petite adolescente fila droit vers Eren et lui prit l'arme des mains avec violence, arrachant un petit cri de surprise à celui-ci qui crut voir une « Caporale Rivaille encore plus mini », quand il croisa son regard, mêlant froideur et braise provocatrice. L'enfant se mit à genoux devant le soldat lui tournant ainsi le dos, plaça le fusil sur son épaule, pointa avec celui-ci une cible près des écuries et appuya sur la gâchette à plusieurs reprise, lâchant plusieurs coups d'un coup et faisant fumer le centre de la cible en bois. Nul doute que cette gamine savait viser. Puis, elle se releva et rendit l'arme à Eren, lui demandant de l'imiter et si possible, de ne pas abimer son cheval, ce à quoi le soldat répondit d'un petit grognement de mécontentement. Non mais pour qui elle se prenait cette petite pain-bêche ? Premièrement elle avait voulu tous les tuer, deuxièmement elle à bien faillit descendre Sacha et maintenant elle voulait lui donner des leçons ? Certes, il ne savait pas utiliser une telle arme, mais cette crapule en profitait tellement qu'elle se foutait de lui. Du moins, c'est l'impression qu'Eren avait lorsqu'il entendait sa petite voix rieuse et voyait son regard de défit ainsi que son petit sourire moqueur en coin. Toujours en était-il qu'il s'exécuta et se mit un genou à terre, comme Aglaé avant lui. Il positionna le canon de l'arme comme l'avait fait l'enfant et tira une première fois. Il abaissa l'arme pour voir le résultat et fut extrêmement déçus de voir qu'il n'avait pas touché la cible, mais qu'à la place, il avait eue une poutre. Aglaé ricana, moqueuse devant la moue déconfite du soldat qui était pourtant sûr d'avoir touché la cible. Mikasa, pour le réconforté lui dit que ce n'était pas grave et qu'il y arriverait mieux la prochaine fois, ce à quoi Eren répliqua qu'il était pourtant sûr d'avoir touché la cible et d'avoir bien visé.

« Ouais, ta bien visé la poutre ! » S'exclama Aglaé, l'air triomphant peint sur le visage.

Eren allait répliquer quelque chose de cinglant mais la petite le prit de cours, s'abaissant à son niveau (vu qu'il était toujours au sol), et se plaça à côté de lui. Elle colla sa tête contre celle du soldat de profil et lui releva le bras, lui faisant ainsi avoir une bonne posture. Elle lui montra ainsi comment bien viser et posa son doigt sur celui d'Eren. Elle pressa un peut le doigt du soldat, lui faisant signe d'appuyer sur la détente, ce qu'il fit. Le coup fut tiré et la balle se logea dans le cercle jaune, l'avant-centre de la cible. Aglaé se décolla d'Eren avant de se redresser et abaissa le canon de l'arme pour qu'Eren voie le résultat. Il fut assez content de voir qu'il avait enfin put toucher la cible et remercia l'enfant du regard. Elle n'était pas si chiante que ça finalement.

« Merci ! Dit-il avec un sourire franc et des yeux pétillants de vitalité. »

La petite ne répondit pas tout de suite, se contentant de rougir légèrement tout en tournant le dos à Eren, faisant voleter sa grande tresse.

« Tsk ! Ne me remercie pas ! T'es qu'un débutant, il te reste encore plein de truc à apprendre ! Je te rappelle que tes prochaines cibles ne seront pas immobiles. Il va falloir que tu tire vite et bien !

-Je sais, mais tu m'as quand même aidé !

-Ne crois pas que j'ai fait ça par gaieté de cœur. C'est juste que ça me ferait chier que tu viennes à mourir. On ne demande pas de l'aide à des soldats pour qu'ils viennent crever dès leur première bataille comme des merdes ! » Et c'est sur cette phrase que la petite partit, tout en précisant aux trois soldats présents autour d'elle que pour bien utiliser cette arme, il fallait à tout prix que le canon soit l'allongement du bras, donc qu'il soit aligné avec l'épaule. Puis, elle s'enferma d'un pas perce dans la salle de réunion que venait de quitter le bataillon à l'instant. Eren se releva, lançant à ses amis un regard peiné avec un sourire fin. Cette petite était vraiment bizarre.

Plus loin, Magalie discutait avec Erwin, Hanji et Rivaille qui venaient de voir toute la scène.

« Hé bien. Commença Magalie. On peut dire qu'il y a de l'animation au sein de cette équipe.

-Ce ne serait pas plutôt à nous de dire ça ? Continua Hanji.

-Pourquoi dites vous cela ?

-Juste pour vous rappelez que depuis qu'on est arrivé, on a rencontré un type sympa qui nous a donné une carte pour finalement tomber sur une gamine qui dirigeait un groupe de gamins et qui a faillit tuer notre commandant et l'un des membres de notre escouade.

-Ah….Les enfants…. Dit Magalie avec un air nostalgique.

-Et finalement, quand on arrive dans le repère qui est assez immense je dois dire. Des gardes attaquent et on apprend qu'une certaine Franny c'est faite enlevée avec son équipe et que seule deux trois membres ont pu s'échapper et on prépare en ce moment même un plan d'évasion.

-C'est vrai que ça doit faire beaucoup pour vous en une seule journée. Répliqua un blond, sourire aux lèvres tout en s'approchant. »

Le commandant scruta alors le nouveau venu et haussa un sourcil, lui demandant silencieusement qui il était.

« Oh ! Excusez-moi de mon impolitesse. Je me nomme Aiden, je suis le cousin de Magalie. »

Rivaille, comme par réflexe, scanna de ses yeux pénétrants et gris l'arrivant, le détaillant sur toutes les coutures. Il était de taille moyenne et deux mèches blonds platines descendaient jusqu'au niveau de ses lobes, les cheveux étant coupés courts à l'arrière du crane. Il portait l'uniforme de la rébellion et un fin sourire tirait ses lèvres, rendant plus joviale son visage à la peau pâle, qui faisait ressortir ses yeux d'un bleu intense. Il n'était pas très grand, de taille plutôt moyenne. Il était peu musclé mais juste assez pour se trouvé un minimum imposant, tout en étant assez svelte. Il n'émettait aucune source de danger et avait l'air plutôt accueillant. Pourtant, lorsque Rivaille le regardait en détail, il pouvait voir de fines cicatrices le long de ses joues, montant les restes de combats acharnés. Après l'avoir détaillé au complet, Rivaille pu s'apercevoir que l'homme venait de se tourner vers sa cousine et lui murmurait quelque chose qui semblait la perturber. Il dit enfin qu'il était venu spécialement pour lui dire ça et lui souhaita bon courage tout en s'en allant. Devant son air si soudainement perdu, Rivaille haussa un sourcil et lui demanda d'un ton grave si tout allait bien, ce à quoi Magalie sursauta et lui répondit que tout allait pour le mieux d'un petit rire nerveux. Puis, elle se posta droite comme un piquet et appela tout le monde au rassemblement. Il fallait mettre un plan en place pour sauver Franny et son équipe. Une fois tout le monde dans la salle de réunion, Magalie les rejoins avec les dirigeants du bataillon à sa suite, et ne pu empêcher à ses épaules de se relever dans un petit sursaut, ce qui laissa le caporal perplexe.

Quelques temps au par avant dans un village en ruine :

« Ach ! Où es-tu ?! Ach !

-M-….Magalie ? Répondit une voix pleine de sanglots.

-Ach ?!

-Je-….Je suis là, près des piliers ! Hurla-t-il dans un dernier effort. »

La chef des rebelles accourue vers l'homme aux cheveux de jais. Il tenait une femme à la longue chevelure cuivrée dans les bras. Magalie agrippa les restes de piliers détruits pour passer au dessus des ruines qui étaient autrefois une maison. Elle arriva tout près d'une enfant de deux ans qui tenait une couverture contre son cœur. Puis, après une caresse sur la petite tête brune, Magalie se plaça aux côtés de l'homme. Elle observa la femme qu'il tenait et retint un cri d'effroi. Le brun tourna vers elle un visage baigné de larmes, brouillant ses yeux d'un gris acier. D'une main tremblante, la chef toucha le coup de la jeune femme ensanglantée, elle fut surprise mais quelque peu rassurée de constater qu'elle était encore en vie, bien que son poult soit excessivement faible. Elle réussit à murmurer le nom de l'homme avec une grande difficulté. Celui-ci posa un regard remplit de haine et de tristesse sur Magalie et lui expliqua qu'ils se sont fait cerner ici. Ils ont tenté de sauver une famille alors que leur maison brûlait. Et alors que le toit allait s'effondrer, la mère et le père de cette famille se sont retrouvés bloqués sous les décombres d'anciens murs. Ils eurent à peine le temps de jeter une enfant des ruines avant que la petite bâtisse ne s'écroule. Au moment où Ach et la jeune femme récupérèrent l'enfant en larme tout en serrant les dents dû à cet échec, des gardes arrivèrent et les encerclèrent. Ils pointèrent leurs armes sur le trio et firent leur apparition avec une enfant de deux ans dans les bras, possédant une couverture bleue.

Ils mirent ensuite un couteau sous la gorge de l'enfant brune et menacèrent de lui couper la gorge si les rebelles ne se rendaient pas. Ce à quoi la rousse qui accompagnait Ach répondit par un hurlement de rage et se jeta, couteau en main sur les ennemis et trancha la gorge de celui qui possédait la petite. Elle attrapa l'enfant et se jeta sur les autres, les tuants un à un, très vite rejoins par Ach qui s'empressa d'éliminer les autres. Au moment où tous furent éliminés, la jeune femme posa l'enfant qu'elle tenait à terre tout en lui demandant d'ouvrir les yeux, ce qu'elle fit sans hésiter. Puis, elle se retourna vers l'enfant qu'ils venaient de sauver et constata avec effroi que celle-ci venait de se faire endormir et de se faire faire prisonnière. La rousse grogna avant de se jeter de nouveau sur les gardes, ignorant les cris d'avertissement de son mari qui courut jusqu'à elle. Malheureusement, il arriva trop tard car la jeune rousse se fit tirer dessus. Le temps sembla un instant long pour Ach, qui, dans un cri de douleur, couru vers le tireur pour lui faire la peau, pendant que d'autres gardes emmenèrent l'enfant qui venait d'être sauver. Lorsqu'Ach eu tué celui qui avait osé tirer sur sa femme, il couru à une vitesse folle auprès d'elle et remarqua que sa fille se collait à sa mère. Il prit doucement sa femme dans ses bras qui gardait les yeux clos. Puis, en tournant la tête, il constata avec effroi que la petite qu'ils avaient faillis sauver fut enlevé. La mission fut un véritable échec.

Magalie écouta avec attention le récit avant de revenir sur le corps de son amie d'enfance et de regarder la petite fille avec désespoir. Soudainement, un toussotement se fit entendre et à une grande surprise soulageant, la rousse cuivrée ouvrit les yeux.

« Emie ! Hurlèrent en cœur Magalie et Ach sous la surprise.

-Maman ! Cria la petite, heureuse de voir sa mère ouvrir les yeux.

-A-….Ach ? Où-….où est la petite ?

-Amandine ? Elle est tout près de toi ! Regarde !

-Je-….Sais-….Je l'ai-….Vue….Mais, où se trouve celle que nous venons de sauver.

-Désolé. Répondit Ach en pleur. Mais je n'ai rien pu faire. Ils l'on emmené !

-Je-….Vois…. »

Sur ces paroles, Emie tenta de se relever avec beaucoup de mal, tombant lourdement dans les bras de son mari qui c'était redressé vivement, suivit de Magalie.

« Ne te lève pas ! C'est trop dangereux ! Qu'essaies-tu de faire ?

-Il faut-….Ha ! Aller la-….Cher-….cher….

-Il en est hors de question que tu y ailles ! Dis Magalie. Ne bougez surtout pas vous deux ! Je reviens vite !

-Où vas-tu ? Demanda Ach pendant que Magalie remontait sur son cheval.

-Je vais chercher du renfort. J'aurais bien pris Emie avec moi sur le cheval mais son état risque d'empirer. Je pars trouver une charrette. A mon retour, on ira trouver l'enfant, mais avant, il faut soigner Emie !

Et sur ces bonnes paroles, Magalie s'en alla au grand galop à travers les ruines. Pendant ce temps, la petite fille approcha sa mère et plaça ses douces petites mains sur celle-ci, trônant dans les bras de son mari qui venait de la recoucher.

« C'est une fille-….Bien.

-De qui ?

-Ma-….Ma-….Magalie….

-Tu ne devrais pas parler ! Tu uses tes forces ! Demanda soudainement Ach, les yeux emplis de peurs sur sa femme qui esquissait un doux sourire tout en regardant les cieux de ses yeux fauve, le regard dans le vague.

-J'espère-….Que notre fille grandira comme-….Comme il se doit.

-Arrête ! Je l'espère aussi mais maintenant, arrête de parler, tu dois garder des forces !

-Ha ! On dirait-….La fin d'un vieux livre-….A l'eau-….De rose.

-Ha ! Ou-ouais, tu as sans doute raison. »

Puis, un long silence s'installa où Emie sentit ses forces partir. Elle continuait de sourire paisiblement, ce qui était assez rare chez elle. Ses yeux fixaient, toujours dans le vague, les nuages gris qui s'amoncelaient les uns sur les autres. Elle n'avait aucun regret, mis à part une hantise contre son destin qui lui refusait de voir sa fille grandir et s'épanouir comme la plus jolie des fleurs. Elle aurait aussi voulu retrouver cette gamine mais elle n'avait qu'un bon pressentiment envers cette enfant : Magalie la retrouverait, c'en était même sûr. Puis, elle usa ses derniers souffles et son dernier effort. Elle monta sa main sur la joue d'Ach et le regarda dans les yeux, ses prunelles larmoyantes, ce qui l'étonna et fit s'écarquiller son regard gris.

« Ach, promet-moi de prendre soin de notre fille.

-Emie ? Mais qu'est-ce que tu me chantes là ! On va te ramener !

-Non, tu ne-….Pourras-….Pas.

-Si ! Magalie est allée chercher du renfort !

-Ach, merci ! Merci d'être devenu mon mari-….Et-….De m'avoir-….Donner cette fille.

- Tais-toi ! Ne racontes pas de conneries ! Suppliait-il en pleurant tandis qu'Emie avait placée sa main sur la tête de sa fille, lui attribuant un furtif regard et sourire reconnaissant.

-Ne m'oublie jamais….

-Pourquoi est-ce que je ferais une telle connerie ?!

-Je-….Je-….Je t'aime Ach ! Dit-elle tout en caressant la joue trempée de son mari.

-Moi aussi je t'aime ! Tiens bon ! Je t'en supplie ! Tentait-il, tout en agrippant fermement la main de sa tendre femme.

-Tant mieux….Prononça-t-elle en explorant une dernière fois le ciel vaste et gris. Au revoir, mes amours…. »

Puis, elle lâcha son dernier soupir en cette parole et s'éteint, rejoignant ainsi un nouveau monde sous le ton suppliant de son mari.

« Non ! Emie ! Demanda-t-il, laissant retomber la main de sa femme. Emie ! Emie ! EMIE ! »

Seul avec sa fille, un homme pleurait et hurlait le nom de sa femme sous une pluie ravageuse.

Un peu plus tard, Magalie retrouva Ach en compagnie de sa fille, le visage ravagé par les larmes rentrer au repère. Magalie venait à peine de trouver la charrette qui lui permettrait de rentrer avec Emie. Et au moment où elle allait partir, Ach venait d'arriver avec Amandine, ruinant ainsi tous ses espoirs. Mais, dans une dernière étincelle d'une ancienne lumière, Magalie fonça avec son cheval en direction du corps d'Emie. Et ce qu'elle y trouva la brisa.

Le corps de la rousse cuivrée sans vie avec une larme s'échappant de ses yeux et un sourire doux et apaisant, baigné dans une marre de sang, avec, à ses côtés, la mystérieuse petite sauvée et disparus.

Retour dans le présent :

« Magalie ! Magalie ! »

La concernée sursauta et abattit l'ennemi qui lui fonçait dessus. Elle planta ses prunelles dans celles grises aciers de son coéquipier qui l'observait avec attention, attendant une parole de sa part. Elle lui fit un sourire nerveux en mettent un regard tout aussi nerveux en lui répondant que tout allait pour le mieux, le faisant fulminer. Puis, elle plaça le canon de son pistolet par-dessus le mur où elle était caché, laissa un peu de sa tête dépasser et tira un bon coup, tuant son ennemi. Elle fit signe à son équipe et son nouvel équipier de les suivre et ils coururent discrètement vers un autre mur. Où en étaient-ils déjà ? Ah oui ! C'est vrai ! Ils venaient tous de lancer l'attaque pour récupérer Franny et son équipe.

Comment étais fait le bâtiment déjà ? Ah oui ! Ca lui revenait ! La bâtisse était de trois étages et les prisons se trouvaient en sous-sol. Bizarrement, tout le centre du bâtiment était en ruine, permettant ainsi à chacune des équipes rebelles de tirer d'en haut pour avoir des ennemis en bas en cas de besoin, leur permettant ainsi d'en tuer un maximum. Elle regarda son équipe. Elle avait avec elle, Gayanne, et Aiden son cousin. Puis, elle détourna la tête et rencontra les yeux froids de Rivaille, elle avait fait en sorte à ce que soldats et rebelles soit mélangés. Ils étaient au troisième et dernier étage tandis que l'équipe d'Aglaé s'occupait du deuxième et celle d'Aurore, le dernier. Posté derrière un nouveau mur, Magalie avait abattu le dixième garde avant qu'il ne les ai vu.

« Hé ! Magalie ?

-Oui…. Heu….

-Rivaille. Fulmina le concerné.

-Ah oui, excuse, moi, Rivaille, qu'y a-t-il ?

-Pourquoi on est ici ? Ne devrions-nous pas partir directement au sous sol ?

-Non ! C'est truffé de garde au sous-sol, on ne peut pas y aller avec une seule équipe.

-Ok, mais alors pourquoi on a laissé aller ta seconde et des enfants au premier alors que c'est sûrement l'endroit le plus dangereux ?

-Tu crois ? Regarde bien Rivaille, le planché du centre du troisième et deuxième étage n'existe plus et nous sommes obligés de nous battre contre les gardes de notre étage tout en rasant le peux de sol et se cachant derrière le peu de mur qui reste. De plus, dit-elle tout en tirant vers le premier étage tout en buttant un garde. On doit aussi éviter les balles qui viennent d'en dessous.

-Hum. Fi le caporal qui commençait à comprendre le raisonnement de la chef d'équipe et de rebelles. Donc si je suis ta logique, les bons tireurs vont en haut pour abattre ceux de l'étage et ceux d'en bas, tandis que ceux d'en bas s'occupent seulement de tuer ceux de leur étage, donc c'est pour cela que c'est les moins bons tireurs qui y vont. C'est bien ça ?

-Exactement. Aller, on bouge ! Gayanne, Aiden, faites le tour pour prendre les derniers ennemis par derrière, Rivaille et moi, nous allons prendre les derniers gardes par devant, c'est clair ?

-Aye !

-Bien ! On se rejoint à l'endroit où se trouve les derniers gardes alors. »

Et sur cet acquiescement, Gayanne et Aiden partirent à la rencontre des gardes restants tandis que Magalie fit signe à Rivaille de la suivre discrètement, ce qu'il fit. Ils iraient aider l'équipe d'Aglaé après.

Ils approchaient, droit devants eux, Rivaille et Magalie trouvèrent les deux gardes manquants sur la liste de mort de l'étage. Ils s'étaient cachés derrière un mur et attendirent le signe comme quoi les deux autres étaient arrivés. Au bout de quelques secondes, une pièce tinta, provocant la curiosité d'un des gardes qui s'avança vers le bruit. C'était le signe ! Pendant que le premier garde était arrivé, le deuxième, lui, restait droit comme un piquet, attendant toute forme de danger. Soudainement, un tir se fit entendre et le garde curieux se redressa, mais il fut trop tard car à peine était-il debout qu'un homme brun avec un sourire mystique lui faisait face le pointant avec son arme, pendant que derrière lui, un autre brun, plus petit, couteau en main, lui sauta dessus et lui trancha la gorge. Pendant ce temps, Magalie et Aiden eurent le temps d'immobiliser l'autre garde et de le ligoter comme un gigot alors que celui-ci se débattait comme un fauve. Rivaille regarda alors son travail et celui des cousins et les questionnas du regard.

« Bah quoi ? Fit Magalie. Il faut bien des prisonniers pour faire pression non ?

-Hum….Fit simplement Rivaille, pas tellement convaincu. »

Puis, le brun regarda l'autre étage et pris en considération le groupe d'Aglaé.

« Dis-moi Magalie, si c'est censé être les bons tireurs ceux qui sont aux étages supérieur. Comment se fait-il que certains membres de mon escouade soit avec Aglaé sachant qu'ils sachent à peine se servir d'une arme à feu et surtout CELUI-CI.

-Hé bien, il faut bien apprendre ! Et quoi de mieux que le terrain pour ça ?!

-Je ne suis pas sûre que t'es méthodes d'enseignement soit très bonne….

-Allez, assez discuté ! Répliqua-t-elle d'un ton grave, perdant son petit sourire en coin. Franny et son équipe nous attendent ! On doit se dépêcher de rejoindre Aglaé ! »

Et sur ces mots, ils partirent en direction de l'étage du dessous à petits pas pressés, armes à la main.

Equipe d'Aglaé :

« Putain Eren ! Mais qu'est-ce-que tu fous, avance ! Murmura Aglaé d'un ton rageur.

-Je fais ce que je peux, je te rappelle que je ne suis pas habitué à ce genre de truc. Répondit Eren.

-Je sais mais fait un effort bon sang. »

Aglaé venait de changer de mur et commençait à en avoir marre qu'Eren traine la patte. Décidément, mis à part tuer des titans, ces soldats étaient des bons à rien, en plus, ils ne savaient même pas se cacher normalement, à croire qu'un mur en ruine n'arrivait pas à les cacher et qu'ils ne pouvaient être discret qu'avec leur équipement. Aglaé grogna, le moment n'était pas le mieux choisit pour s'énerver. Devant eux, une dizaine de soldats patientait sagement, attendant qu'un ennemi se montre ne se doutant pas que l'équipe était juste sous leurs yeux. Aglaé évaluait calmement la situation. Les ennemis n'étaient pas positionnés de façon à ce qu'elle puisse tous les avoir. De plus, il n'y avait qu'Antonin et Clyde qui faisait partis de son autre équipe et qui savaient bien manier les armes à feux. Bon, Mikasa se débrouillait bien aussi mais ce n'était pas à quatre qu'ils pourraient tous les avoir, bien qu'ils soient peu, les gardes étaient placés de tel manière que s'ils ne mourraient pas tous en même temps, l'équipe serait perdu, l'équipe se trouvant juste contre un mur, empêchant toute fuite. De plus, ils étaient séparés de telle sorte qu'on ne pouvait pas les avoir tous d'un coup. Ah ! Maudite Magalie ! Pourquoi lui avait-elle mit ses boulets qui ne savent utiliser que des lames et des câbles ?!

« Attendez….Des lames et des câbles ?

-Aglaé ?

-Mais oui, c'est ça ! Attends deux secondes. »

Elle regarda leur emplacement. Leur mur se trouvait face au centre. A leur gauche des gardes qui se tenaient près au combat et à leur droite, les mêmes gardes. S'ils tiraient sur ceux du centre, ils étaient perdus et si à l'inverse, ils tiraient sur les côtés, ils seraient perdus aussi. Mais, pas si on s'occupe de tous en même temps, bien que cela soit impossible avec le niveau d'utilisation des armes à feu des soldats présents. Mais, s'ils n'utilisaient pas les armes à feu ? Au moment où elle aller donner ses ordres, Aglaé entendis des coups de feux provenant de la cage d'escalier menant à leur étage. C'était le moment ! Elle se tourna vers Eren, Mikasa et Armin, un sourire triomphant peint sur les lèvres pendant que ceux-ci la regardait avec une pointe de peur dans le regard. Qu'avait-elle encore bien pu inventer cette fois-ci ?

« Bien. Eren et Armin, vous allez bien m'écouter et faire ce que je vous dis à la lettre, OK ?

-Ouais. Répondirent-ils dans un murmure.

-Vu qu'Eren est vraiment une merde au tir.

-Hé.

-Oui, tu l'ais et encore, je suis gentille quand je dis une merde. Bon, puisqu'Eren est aussi con et maladroit qu'une poule au point qu'il ne puisse pas tenir une arme à feu j'espère au moins qu'il est doué pour trancher. Eren, Armin je veux que chacun d'entre vous deux aille dans un côté pour abattre les gardes de gauche et de droites.

-Et comment tu veux qu'on fasse ça ? Demanda Eren.

-C'est très simple, tu vois les poutres et les cloisons restantes ? Hé bien, je veux que tu t'y accroche avec les câbles de ton équipement tridimensionnel et que tu leur tranche la gorge au passage. Tu iras du côté gauche et Armin prendra le côté droit et fera de même. Est-ce que j'ai été assez claire ?

-Oui. Dit Eren avec sérieux.

-Je ferais de mon mieux ajouta Armin, un sourire nerveux aux lèvres.

-Mais toi et les autres, vous allez faire quoi ? Questionna Eren.

-On butte ceux qui sont devant avec les fusils. »

Soudainement, les coups de feu cessaient dans les escaliers et des pas se firent entendre, signe que quelqu'un approchait.

« Allez ! C'est partit ! »

Eren fit un hochement de tête et s'élança du côté gauche tandis qu'Armin allait du côté droit. Ils plantèrent les grappins de l'équipement dans les cloisons, attirant l'attention de tous les gardes, et s'élancèrent droits sur les gardes, lames en main, prêtes à trancher. Eren rencontra un premier garde qu'il tua sans que personne ne s'en rende compte en coupant sa gorge. Il se réceptionna contre la poutre avant de changer de direction et de s'agripper au mur de derrière et de s'élancer, tranchant les deux dernières gorges de son côté à une vitesse éclair. Il finit en même temps qu'Armin. Ils tournèrent tous deux la tête et s'aperçurent que les derniers gardes les pointaient avec leurs armes. Au moment où les gardes allaient tirer ce furent d'autres coups de feu qui se firent entendre et les derniers gardes tombèrent à terre, tués par le reste de l'équipe d'Aglaé, qui était plutôt fière de son plan.

Eren et Armin rejoignirent le groupe et au moment où Aglaé allait parler, Des bruits de pas rapide se firent derrière eux. D'un mouvement rapide et instinctif, Aglaé pointa son arme vers les nouveaux venus qui firent de même. Une seconde, puis une minuta passa avant que chacun des deux groupes ne rangent son arme, soulagés.

« Putain, Magalie ! Tu m'as foutue une de ces frousses !

-Désolé, désolé ! Je ne m'attendais pas à ce que vous ayez finis si tôt.

-Moi non plus d'ailleurs. »

Dans un souffle commun, ils se scrutèrent pour voir si personne n'était blessé et découvrir avec une agréable surprise que ce n'était pas le cas. Puis, Aglaé tomba nez à nez avec le garde que Magalie venait de jeter à terre sans ménagement, tel un vieux sac à patate.

« C'est quoi ça ? Demanda Aglaé, l'air dégouté.

-Un otage. Répondit le plus simplement du monde Magalie.

-Dis, s'il ne répond pas à ce qu'on lui demande, ou même s'il ne se montre pas coopératif. J'aurais le droit de le torturer un peu.

-Oui, si ça te chante.

-C'est vrai ?!

-Hum !

-Cool ! S'extasia l'enfant devant le garde, comme si elle avait devant elle le plus beau de tous les cadeaux de noël.

-Vous êtes tarées ! Répliqua alors Rivaille tout en se pinçant le nez, se demandant encore ce qu'il faisait là.

-A-Aye….Répliquèrent Eren et Armin avec une peur panique dans leur voix se faisant tremblante »

Ce sera donc sur ces bonnes paroles que tout le groupe se mit en chemin pour rejoindre le groupe d'Aurore qui venait à peine de finir tout les gardes au moment de leur arrivée.

Magalie fut contente de constater qu'aucun de ses membres ne sois blessé et les soldats retrouvèrent Sacha, Connie, Jean, Hanji et Erwin complètement épuisés du au monde fou de garde qui se trouvait en bas. D'ailleurs, tout le groupe d'Aurore était à bout de souffle, les ennemis s'étaient faits très nombreux, plus d'une petite quarantaine et cela relevait du miracle que personne ne soit blessé. Enfin, c'était une assez bonne chose au final. Puis, d'un commun accord, tous prirent le chemin du sous-sol, bien décidé à libérer Franny et l'équipe. Ils avaient descendu les escaliers tels des félins chassant leur proie. La porte menant aux prisons se trouvait juste devant eux, se dressant fièrement. Magalie l'ouvrit après un hochement de tête commun et en un cliquetis, toutes les armes étaient prêtes à tirer. La porte claqua et s'ouvrit sur un noir complet. Magalie sortit alors un petit paquet d'allumette et s'empressa d'en gratter une. Elle fit un bref tour des lieux sur place grâce à sa lumière de fortune et trouva une torche pour son plus grand bonheur. Elle alluma celle-ci et demanda à tout le monde de la suivre. Ils marchaient tout à pas de loups, et arrivèrent assez vite devant une porte de bois épaisse. Un interstice laissait filtrer de la lumière. Des bruits de soldats riant de façon grave s'élevaient de la pièce et des plaintes de jeunes se faisaient entendre, surtout des femmes. D'un mouvement de tête, Magalie donna l'ordre à son équipe de se placer à sa gauche et à sa droite. Ils rentreraient après elle. Aglaé la rejoint pour lancer l'assaut. Un hochement de tête et la porte fut tombée. Les soldats n'eurent pas le temps de se préparer à l'attaque, bien trop occupé à boire et à emmerder de pauvres prisonniers apeurés. Une fois Magalie et Aglaé entrée ainsi que les premiers coups de feu donnés, tout le reste de l'équipe entra.

Dans le fond à droite de la pièce qui venait d'être prise, une femme regardait avec haine les soldats. Elle n'arrivait pas à apercevoir qui était leurs mystérieux sauveurs, mais elle eut une petite idée. Soudainement, d'autres coups de feu et des cris se firent entendre. Deux femmes demandaient aux soldats de se mettre à genoux sans discuter où ils se prendront une balle dans le crâne. La prisonnière se tourna vers ses coéquipiers qui restaient à l'écoute, elle leur expliqua alors qu'elle n'arrivait pas à voir qui était les inconnus mais que leur voix lui disait quelque chose d'extrêmement familier. Elle voulu crier pour donner leur positon lorsque les deux inconnus demandèrent où elle et ses compères étaient, mais la fatigue et sa blessure au ventre l'en empêchait. Elle se tourna vers son équipe qui n'était pas non plus en état d'émettre un seul cri. Puis, elle entendit de nouveau ces deux voix et les reconnus instantanément. Elle se tourna vers se équipiers et leur murmura de qui il s'agissait, le faisant sourire de pur bonheur. Alors elle avait tenu parole et ne les avaient pas oublié finalement. Puis, la jeune femme entendit une voix masculine qu'elle était loin de connaître s'élever et dire d'une façon quelque peu mal à l'aise qu'il croyait discerner une ouverture dans le mur dans l'ombre. Non, le mur n'est pas dans l'ombre gamin. Se dit la femme. C'est juste que les prisons soient jetées dans l'ombre, donnant l'impression que c'est un mur. Puis, la voix de leur sauveuse se fit entendre de nouveaux et demanda au jeune homme curieux surement de prendre la torche et de vérifier ça. Il eu semblé acquiescer car des bruits de pas approchant et une fine lumière arrivèrent dans la direction des prisonniers, pendant que des tris surgissaient, faisant signe aux détenus que les soldats furent tous tués au complet.

Plus les bruits de pas se rapprochaient et plus la chaleur du feu sur la torche et la lumière que cela provoquait se faisaient présente. Puis, soudainement, devant eux se trouvait un jeune garçon aux cheveux châtains et aux grands yeux vers turquoise. La jeune femme le regarda de haut en bas et arqua un sourcil. Ce gamin, il ne lui disait rien, elle ne savait si elle devait lui faire confiance ou non et pour une raison inconnue, elle se persuada qu'il était du côté ennemi et avait réglé son compte à celui qui devait normalement venir les chercher.

« T'es qui toi ? Demanda-t-elle méfiante.

-Euh….Eren des bataillons….D'explo….Ration….

-Tu m'en diras tant. Et tu l'as eu comment celui qui devait venir nous chercher hein ?! C'est bizarre mais j'ai jamais vu ta gueule au par avant. Tu sors d'où gamin ? T'es du côté ennemi, c'est ça ?!

-Excusez-moi mais je ne voix pas de quoi vous parlez. Magalie m'a juste donnée la torche pour que je voix si oui ou non il y avait bien un passage qui menait aux prisons par ici. Dit Eren sûr de lui et quelque peu impressionné par la blessée qu'il venait de laisser bouche bée ainsi que se coéquipiers qui ricanèrent.

-Ah….

-Si vous pouviez me dire si vous avez aperçu les clefs et où elles se trouvent, ça m'aiderais beaucoup.

-Ouais gamin, je les ai aperçus. Elles sont accrochées à un crochet juste derrière toi.

-Super ! S'exclama le soldat en attrapant les clefs qui se trouvaient en effet derrière lui. Je les ai. »

Puis, il s'avança d'un pas rapide vers la porte de la prison et l'ouvrit avec hâte. La jeune femme allait le remercier et lui poser quelques questions mais une voix grave la prit de court et c'est tant bien que mal qu'elle attrapa le fusil d'Eren et qu'elle courut du mieux qu'elle put en direction de la source du bruit empêchant son sang de couler (enfin, tentant d'empêcher son sang de couler).

« Ha ! Ha ! Tu pensais pouvoir t'enfuir sale garce ?! Dit une voix rauque derrière Magalie. Si l'un d'entre vous braque son arme sur moi, je fais sauter la cervelle de la jolie demoiselle. »

Merde ! Fut la seule pensée qu'obtient Magalie. Elle ne perdait pas son équipe des yeux, ne se retournant pas pour voir agresseur. Les membres de l'équipe n'osaient braquer leur arme sur cet horrible soldat bien gras. Il ricana de sa voix rauque et son haleine putride touchait le cou de Magalie qui retint un son remplit de pur dégout. Il commençait à appuyer sur la détente en rigolant sous les regards perdu des rebelles qui ne savaient à première vu pas comment réagir. Enfin, c'est ce que pensait le garde car il ne faisait attention aux regards stoïques et calmes des rebelles, nullement effrayé. Il ne fit même pas attention au large sourire moqueur de Joyce qui avait les mains dans les poches à ce moment précis.

« La prochaine fois, dit Magalie en le regardant du coin de l'œil. Fais attention à ton entourage. Puis, il se fit descendre par une balle fusant de la pièce dans l'ombre. »

Sur le chambrelan de la porte d'entrée de la pièce, une jeune femme s'y accrochait désespérément, le souffle cour, une main tenant son ventre en sang. Puis, elle se fit retenir de justesse par Magalie alors qu'elle allait heurter le sol. Celle-ci l'allongea délicatement et lui dit que tout allait bien se passer.

« Tu penses pouvoir t'en sortir ? Demanda Aglaé septique.

-Evidemment, personne ne peut me venir à bout.

-Tant mieux alors. Souris Magalie. Mais il faut te faire un bandage et vite. Elle se tourna vers la scientifique. Clyde, tu lui fais un bandage ?

-Bien sûr ! Dit le concerné, bandage en main.

-Franny, où se trouve le reste de ton équipe ?

-Ils sont restés dans la prison. La plupart son enchaînez et Matt ne peux plus bouger. On a été obligé de le couché sur notre seul lit.

-Très bien. Le reste peu bougé ?

-Sans leurs chaînes, ça devrait bien fonctionner.

-Il faut le leur enlever alors.

-Oh, le petit jeune s'en sort plutôt bien. C'est quoi son non déjà ? Il me l'a dit pourtant….

-Eren ? Proposa une brune dans l'assemblée.

-Merci ! Eren, c'est ça. Il est en train d'enlever les chaînes. D'ailleurs, je pense que tu as deux-trois trucs à me dire toi. »

Magalie eue un léger rire et lâcha Franny. Puis, elle voulu demander à son équipe de la suivre vers les prisons, mais Eren la pris de court, amenant le corps d'un homme mal en point. Il le coucha auprès de Franny pendant que celui-ci le remerciait. Puis, le jeune soldat informa Magalie que certains prisonniers n'arrivaient pas à sortir et qu'il lui faudrait un peu d'aide. Magalie hocha la tête et le suivit, avec à sa suite, le bataillon, Aglaé et Aurore. Ils arrivèrent rapidement vers le cachot et délivrèrent à une vitesse folle les derniers prisonniers qui se dépêchaient de rejoindre Franny et les autres membres. Magalie se préparait à partir mais Rivaille lui dit qu'il pensait voir quelque chose bouger dans le fond. La chef lui répondit alors de vérifier et de les rejoindre après dans la salle principale. Ils avaient trouvés des prisonniers inconnus en arrivant et elle voulait leur poser quelques questions. Le caporal ne fit rien pour lui répondre et entra à la place dans la cage de fer.

En effet, il n'avait pas eu tort car un petit bruit de chaîne lui fit comprendre que quelqu'un était encore attaché. Il s'avança avec prudence de cette personne et trouva avec effroi ce que c'était. Il fut choqué de voir une si petite chose ici. Comment avait-elle atterrit ici ?

Un peu plus tard, après avoir posé toutes les questions et avoirs eue toutes les réponses qu'elle voulait, Magalie nota que le caporal était toujours absent. Et c'est au moment où elle partait le chercher que Rivaille arriva dans la pièce, tenant visiblement une petite chose dans ses bras qui s'agrippait fermement à sa chemise et à sa cravate. L'équipe vint vers lui et sa trouvaille qu'il ne voulait visiblement pas mettre à terre et surtout qu'il ne pouvait pas mettre à terre tant la petite chose ne voulait le lâcher. Magalie se posta en face de lui et constata avec surprise qu'il s'agissait d'un enfant qui ne devait pas avoir plus de quatre ans. Elle ne pouvait voir sa bouille mais elle contemplait ses longs cheveux de jais assez sales. Dans son cerveau, une lumière s'alluma. Non, ce n'était pas possible. Il était mort il y a de ça deux semaines. Comment la petite aurait-elle survécu ? Elle n'avait pas eue de nouvelle d'elle depuis la mort de son père. Et alors qu'elle essayait en vain de se convaincre qu'elle avait tort, elle croisa le regard couleur fauve de l'enfant. Et à ce moment là, elle comprit. Elle sortit une fine et petite couverture bleue de son sac où il y avait inscrit le prénom :

Amandine. Magalie tendis la couverture en direction de la petite qui s'empressa de la prendre et de la serrer avec un tendre sourire sur, le visage sur son cœur. Magalie n'en revenait définitivement pas. Alors elle était en vie ! La fille d'Emie et d'Ach était en vie. Elle prit délicatement l'enfant dans ses bras sous les yeux protecteurs des rebelles qui connaissaient l'enfant et ceux perdus des soldats qui n'y comprenaient rien. Magalie serra avec délicatesse l'enfant, la berçant un peu tout en acceptant que ses larmes coulent sous les regards plus qu'inquiets des soldats qui n'y comprenaient rien à rien.

« Bon retour parmi-nous Amandine. »

Deux semaines avant :

Dans un jardin en fleur, une jeune rousse aux cheveux cuivrés ramassait une plante, l'air rêveuse et perdue devant un lac : elle attendait quelqu'un, ou plutôt, quelques uns. Elle espérait qu'il tiendrait sa promesse et arriverait le plus tard possible mais malheureusement, ce ne fut pas le cas. Car, auprès d'elle, se trouvait Ach, debout, la tête basse, lui demandant pardon.

« Tu es conscient qu'il est trop tôt et que tu ne devrais pas être ici n'est-ce pas ?

-Je suis, tellement désolé….Je n'aurais pas pu la protéger jusqu'au bout.

-Ce n'est rien, tu as fait de ton mieux. Vient t'assoir auprès de moi. Regarde, d'ici, dit-elle en désignant le lac. On peut la voir. »

En effet, il put l'apercevoir pleurer sur son corps sans vie et se faire attraper par des gardes riant aux éclats avant d'être enchaînées et enfermées comme un vulgaire animal, la faisant pleurer de plus belle. La pauvre, elle n'avait que quatre ans. Elle ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Mais c'est parents, du haut des cieux, ne la quittait pas des yeux. Ils l'accompagneraient partout où elle irait. Que se soit dans ses peines ou dans ses joies, ils seront là, veillant sur elle et l'attendant de pied ferme.

« Nous sommes-là, Amandine. »

A suivre….